Guinée : arrivée d'une mission de l'ONU
Les membres de la commission internationale d'enquête de l'Onu sur le massacre du 28 septembre en Guinée sont arrivés ce soir à Conakry pour une mission de dix jours.
Les trois commissaires, Mohamed Bedjaoui, Françoise Kayiramirwa et Pramila Patten, sont arrivés à Conakry où ils ont été accueillis par le ministre guinéen de la Justice, le colonel Siba Lohalamou. Les commissaires, dont la mission s'achève le 4 décembre, doivent rencontrer jeudi le chef de la junte guinéenne, le capitaine Moussa Dadis Camara, et le Premier ministre guinéen, Kabiné Camara, en plus d'autres membres de la junte qui a pris le pouvoir en Guinée le 23 décembre après la mort du président Lansana Conté.
Le Conseil de sécurité de l'ONU avait approuvé fin octobre la création de cette commission d'enquête sur le massacre d'opposants perpétré fin septembre dans le plus grand stade de Conakry. Elle doit "travailler de manière indépendante pour établir les faits et faire des recommandations sur les mesures à prendre pour déterminer les responsabilités", selon l'ONU.
Selon de très nombreux témoignages, les forces de défense et de sécurité guinéennes, commandées par des officiers proches du chef de la junte, avaient mis en oeuvre une "violence inouïe" pour réprimer un rassemblement d'opposants.
La présidentielle guinéenne "techniquement impossible"
Le chef de la jungle Moussa Keita
L'élection présidentielle en Guinée, dont le premier tour est théoriquement prévu le 31 janvier 2010, est "techniquement impossible à tenir" à cette date, a annoncé mercredi à l'AFP le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Ben Sékou Sylla.
"Il est techniquement impossible de tenir les élections à la date prévue à cause de plusieurs facteurs imprévus", a-t-il indiqué par téléphone depuis Conakry. Un éventuel deuxième tour était prévu le 14 février.
A ce jour, "nous n'avons même pas fait la commande du matériel électoral, pas de liste des électeurs à cause de la suspension du financement par les bailleurs de fonds" à la suite du massacre par les forces de sécurité de la junte au pouvoir de dizaines d'opposants fin septembre à Conakry, a-t-il ajouté.
"Nous attendons qu'on nous demande de faire une nouvelle proposition de date et peut-être que les négociations en cours à Ouagadougou (entre la junte et l'opposition) entre les autorités guinéennes et les Forces vives aboutiront à cela", a-t-il expliqué. (belga/acx)
Guinée: la junte menace d'exclure les ex-Premiers ministres de l'élection présidentielle
(AFP) – Il y a 12 heures
OUAGADOUGOU — Le porte-parole de la junte au pouvoir en Guinée a menacé mercredi à Ouagadougou d'exclure les anciens Premiers ministres de l'élection présidentielle, théoriquement prévue le 31 janvier, les accusant d'avoir "pillé" ou "bradé" le pays.
"Tous ceux qui ont géré le pays, qui ont +goûté+ au poste de Premier ministre ne peuvent être candidats (à l'élection présidentielle) en Guinée", a déclaré à l'AFP, Idrissa Chérif, le ministre en charge de la Communication du chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara.
"Le pays a été pillé, bradé par ces gens-là, on ne peut pas accepter ça. Ces personnes sont +poursuivables+ sur le territoire guinéen parce qu'ayant géré et dilapidé les fonds publics", a-t-il insisté.
"C'est la nouvelle Constitution que nous allons mettre en place qui dira qui peut être candidat (et) qui ne doit pas l'être. Mais on ne peut pas permettre à des gens qui ne sont pas propres de diriger encore notre pays", a indiqué à Ouagadougou le ministre. Il n'a cité aucun nom.
Trois anciens Premiers ministres devenus leaders de l'opposition : Sidya Touré (juillet 1996-mars 1999), François Lonsény Fall (février 2004-avril 2004) et Cellou Dalein Diallo (décembre 2004-avril 2006), membres des Forces vives (opposition, syndicats, société civile) s'opposent farouchement au maintien du capitaine Camara à la tête de la Guinée.
Ils réclament également la non-candidature du capitaine Camara à la présidentielle et la dissolution du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD, junte).
"Certains ont vendu des usines, des sociétés d'Etat, d'autres ont pillé l'économie du pays. Ceux qui ont amassé des sommes colossales et qui ont acheté des maisons et des buildings, nous les avons tous recensés", a affirmé M. Chérif.
"L'Etat a toutes les preuves nécessaires, ils vont nous démontrer où et comment ils ont eu cet argent", a-t-il insisté soulignant que c'est un problème "interne" guinéen qui ne peut être soumis à la médiation du président burkinabè Blaise Compaoré.
M. Chérif s'exprimait quelques heures avant la remise des propositions de la junte au médiateur pour sortir la Guinée de la crise dans laquelle elle est plongée depuis le massacre, selon l'ONU, de 150 opposants, le 28 septembre dans un stade à Conakry.
Dans ses nouvelles propositions, la junte, arrivée au pouvoir par un coup d'Etat le 23 décembre 2008, réclame la désignation d'un Premier ministre de "consensus" contrairement aux propositions de M. Compaoré qui avait demandé qu'il vienne des Forces vives.
"Nous sommes prêts à discuter sur tout ce qui semble être bon pour la Guinée, mais le départ de Dadis n'est pas à l'ordre du jour pour nous. S'il devait partir un jour, ce serait de la volonté du peuple de Guinée à ne pas voter pour lui", a pour sa part déclaré le ministre-secrétaire permanent du CNDD, le colonel Keïta, chef de délégation de la junte.
Trafic de drogue au Mali : les responsables restent inconnus
A la mi-novembre, on apprenait des médias étrangers le crash d’un Boeing 727 à Gao et qui aurait déchargé une importante quantité de drogue. De nouveaux éléments dans l'affaire.
En réalité, l’affaire remonte au début du mois, mais l’information n’a filtrée qu’à la mi-novembre. Le nord du Mali est une vaste zone d’insécurité. Des trafics en tous genre s’y passent puisqu’il n’existe aucun radar couvrant la zone
C’est donc un terrain propice aux trafics d’armes, de drogues, et parfois même de personnes. Il est ouvert sur le Niger, l’Algérie et la Mauritanie. Et ces régions sont réputées favorables aux islamistes armés. C’est le manque de contrôle qui encourage certainement les nombreux trafics qu’elle enregistre ces derniers temps. Signalons que l’Afrique de l’Ouest est un important point de transit et d’ouverture vers les marchés occidentaux. En témoigne les sites de fabrications de drogues multiples telles l’héroïne et la cocaïne, en Guinée Conakry.
Rappel des faits
Le 16 novembre denier, on apprenait la découverte d’un Boeing 727 à Tarkint, situé à 200 Km de Gao. Selon l’ONUDC, l’agence des nations unies pour la lutte contre la drogue, le cargo aurait quitté le Venezuela avec comme destination, le Mali. Il faut dire que cet avion était déjà trop fatigué, très vieux. Après l’atterrissage donc, la dizaine de tonnes de cocaïnes qui s’y trouvait, a été déchargée par les trafiquants, pour les mettre dans cinq 4x4 immatriculés au Niger. Une fois l’opération terminée, les véhicules auraient pris la route vers le Niger. Et, l’avion qui avait des problèmes techniques, refusa de repartir. L’unique solution était d’y mettre le feu, afin d’effacer toute trace. La drogue se trouverait en ce moment, entre le Mali et le Niger.
Deux versions de l'affaire
Il était prévu dans un premier, de larguer la marchandise avant de poser l’avion. Mais, ce plan n’ayant pas marché, la seconde option a été adoptée par les trafiquants.
Cependant, deux versions ont été exposées par les experts de l’ONU. D’une part, l’avion aurait explosé au moment de son redécollage et d’autre part, le feu y aurait été mis volontairement. Et, c’est la seconde version qui paraît la plus plausible, puisque des bidons d’essence ont été retrouvés près de l’épave.
Tout compte fait, la drogue n’était pas destinée au Mali. Le pays a juste servi de passage pour les assaillants. Le terminus est de toute vraisemblance, l’Europe. La crise au nord Mali a certainement joué un rôle important dans l’audace des trafiquants ; Car c’est la Guinée-Bissau qui servait de plaque tournante pour le cartel Sud-américain. Parmi les moyens utilisés jusqu’alors, c’est bien la première fois qu’un cargo est employé pour l’Afrique de l’Ouest.
Les pays Ouest africains les plus connus et propices au trafic de drogues, étaient le Nigéria (plus grand trafiquant) et la Guinée Conakry. Le Mali sert d’ouverture sur le marché extérieur avec l’Algérie, la Libye, la Mauritanie, ensuite le Maroc et l’Egypte, qui sont des voies d’accès sur l’Europe.
Enquête en cours
Depuis le début de l’affaire, des enquêteurs américains, libyens, européens et maliens, travaillent activement sur les lieux. Les enquêtes ont permis de connaitre le lieu de fabrication du Boeing, et de préciser qu’il aurait déjà appartenu à un Etat africain.
En début de semaine, trois hommes avaient été arrêtés. Ils ont été pris, entrain de découper une épave de l’avion. Selon toute vraisemblance, il s’agirait de simples ferrailleurs en quête de fer à revendre, histoire de se faire un peu de sous. L’un d’eux, se serait même blessé pendant le découpage.
Silence au sommet de l’Etat
15 jours après l’affaire de Boeing, l’Etat malien n’a fait aucune déclaration sur la question. Les Maliens se posent de nombreuses questions sur ce silence qui paraît ridicule pour certains. Un haut fonctionnaire explique sur le signe de l’anonymat : « Des déclaration officielles compliqueraient la résolution de l’affaire. Des preuves pourraient disparaitre et le processus de paix dans la zone qui est bien parti, risquerait d’être touché à cause de ce nouveau problème. »
Cependant, est-ce une raison valable pour que personne n’ose en parler ? La question suscite en tout cas, de nombreuses interrogations. Même si des cadres du pays sont directement ou non, concernés par l’affaire, ce n’est pas une raison pour le gouvernement d'agir comme s’il ne s’était rien passé.
L’enquête suit son cours, et de nouveaux éléments seront bientôt trouvés par les multiples services de renseignements sur place.
Réédition ratée
Il y a trente neuf ans que la Guinée de Sékou Touré écrasait ses agresseurs composés, à majorité, de ses propres enfants. Leur but, nous disaient-ils, était la libération de la Guinée d'un régime qu'ils avaient, eux-mêmes, rendu sanguinaire.
A quelques semaines de la date anniversaire de cette victorieuse réponse aux mercenaires, ceux qui les ont régentés ont essayé de rééditer en essayant de salir la célébration de cette autre historique date du 28 septembre 1958. Tout avait été planifié, mais avec méconnaissance du profond patriotisme des Guinéens. Le 28 septembre 2009 fut choisi pour réaliser ce qui avait été conçu à Paris et dont l'odeur parfumait, quelque peu, les différentes réunions publiques organisées par les cerveaux du mal guinéen.
Comme toujours, ils avaient embobiné quelques compatriotes en affirmant leur union pour créer un gouvernement parallèle. Celui-ci violerait, à sa création, les rues de Conakry pour asseoir son pouvoir. Mais faut-il rappeler que ce plan était établi par des fuyards dont certains avaient commandité l'assassinat de deux gendarmes guinéens avant de trouver refuge à Paris ou ailleurs?
Ce premier crime les fit croire à une quelconque influence sur le cours de notre histoire et surtout sur la population qui les maudit aujourd'hui. Comme l'ivrogne de la brousse de l'auteur africain dont j'oublie le nom, cet essai criminel les rendit ivres. Ils fomentèrent un coup plus meurtrier pour déstabiliser la Guinée en conquête d'un vrai souffle à sa démocratie.
Ils devinrent des autistes à l'appel à la raison à la fois de l'organisation des femmes guinéennes, mais surtout de celui du Président Dadis, le patriote. Tout était ficelé, même s'ils le nient. Cependant, « Ne voulaient-ils pas montrer leur poids politique selon certains dans leur rang » ?
De quel poids peut se référer un politique lorsque la sécurité de la nation et des citoyens est en jeu ?
Non, le plan était suffisamment préparé pour faire marche arrière ! Il fallait s'assembler au stade du 28 septembre puis se ruer vers le camp Alpha Yaya si les Guinéens avaient répondu à l'appel. La preuve ? Ils n'avaient ni micro, ni haut parleur pour s'adresser aux manifestants.
D'ailleurs ceux qui étaient sortis n'étaient-ils pas majoritairement des jeunes des quartiers ci-après cités? Les petits cireurs de Madina, les désœuvrés, mais fanatiques de Cosa, Enco5, Hamadallaye et Bambéto. Eux-mêmes appellent leur fief : Gaza, Bagdad…., etc ?
Ce sont ces islamo-politiquement manipulés qui ont constitué la troupe et envahi le stade du 28 septembre au cri d'Allah Akbar, Allah Akbar. Ce refrain guerrier des fanatiques des pays du golf avait fini par une prière, celle qui précède la rencontre avec Dieu. Voilà une des réalités qui ont sous-tendu le malheur qui nous a frappés à travers notre jeunesse. Un des leaders, disqualifié par ses pairs à Ouga, avait dit être maître de 10 000 jeunes, ses « soldats de rue » avec lesquels il avait promis de
chasser le CNDD. Les vieillards de l'opposition guinéenne avaient cru à cette chansonnette irréaliste.
Le résultat est connu de nous tous. L'analyse du film autorise quelques observations :
1) - Moins de femmes parmi les manifestants. Où a-t-on trouvé ces nombreuses femmes violées dont quelques leaders malhonnêtes avaient déclaré avoir suivi le viol ? Comme ces déclarants sont non seulement des hommes politiques, mais aussi les organisateurs de la manifestation, ils sont coupables à mes yeux de non assistance à personne en danger pour n'être pas intervenus. Alors je les dénonce et porte plainte contre eux !
2) Le photographe qui a photographié le « présupposé militaire violeur et sa victime » est complice pour n'avoir pas pris le militaire en commission de l'acte de viol et de ne l'avoir pas dévisagé avec son appareil. Lui aussi est coupable pour non assistance à la violée et surtout pour avoir caché le visage du militaire.
3) Aussi surprenant que cela apparaît, le film ne montre aucun, pas un seul militaire tirant. L'on commence à entendre les coups de feu dès que le véhicule bleu des anti-gangs s'arrête. L'on ne voit pas d'où viennent les tirs, mais le crépitement des balles s'entend distinctement à l'intérieur du stade.
4) Brutalement, c'est l'alignement abominable des corps, déjà et aussi rapidement des corps au milieu de paires de chaussures entassées. Par qui ? La mise en scène n'est pas loin de transparaître. Tout cela est ignoble et indigne dans une nation ! Bien sûr, il y a des blessés dont d'autres auraient pu survivre si le spectacle n'avait pris le dessus sur le sauvetage de la vie humaine. Ainsi voyons-nous un jeune blessé que les autres trainent sous l’œil de la caméra au lieu de le conduire à l'hôpital Donka qui
n'était pas pourtant loin.
5) Une autre surprise : tous les leaders blessés ne l'ont été que sur la tête. Mais quelques jours plus tard la plaie est guérie sans la moindre cicatrice. Quelle prouesse de la médecine ?
6) Nous attendons la liste des morts et des blessés. Elle lèvera sûrement un voile sur la vraie intention des organisateurs des crimes du 28 septembre 2009.
De tout ce qui précède, il ressort que notre histoire a besoin de la lumière de la vérité, celle des faits et non celle des Hommes.
Le 28 septembre 2009 va être le début de la fin des mensonges pour la seule VERITE HISTORIQUE en Guinée? En tout cas le 22 novembre ne se répétera pas.
Paris 24 septembre 2009
Négociations de Ouagadougou:réactions des acteurs politiques...
 Jean-Marie Doré, porte-parole des forces vives: « La Guinée est une et indivisible. Mais cela n’empêche pas que de temps en temps qu’il y ait des problèmes entre ses éléments de la même famille, de la même entité. Donc quand le problème se pose, on se rapproche les uns aux autres pour trouver une solution nationale à nos préoccupations. C’est ce qui nous amené ici. Dans un débat, on ne dit pas toujours oui ou non. Il y a des moments ou des arguments se rencontrent. Il y a d’autres moments où les arguments s’éloignent les uns des autres. Ne prenez pas cela pour la fin de l’étape. C’est une contribution à l’approfondissement des arguments développés par les uns et par les autres. Je suis convaincu qu’on arrive à s’entendre sur l’égide de l’excellent président du Faso. Tous les jours que Dieu fait, toutes mes pensées vont vers les Guinéens. Qu’ils soient de l’intérieur ou de l’extérieur. Nous sommes dans ce beau pays du Faso qui est un exemple dans la sous région par la propreté, l’organisation, la rigueur de son administration. Je félicite les ressortissants du Faso et je souhaite que la Guinée aussi puisse un jour marquer des points. Pour qu’elle soit citée en exemple de la rigueur, de la bonne gouvernance où la presse fait son travail et écrit dans un langage intelligible ». Colonel Moussa Keita, Chef de la délégation de la junte (CNDD)  « Depuis le début des pourparlers, le CNDD et le gouvernement n’ont eu pour ambition que d’aider le peuple de Guinée. En faisant en sorte que la nation puisse se sortir de l’ornière. Nous, nous avions mis au devant de tout, l’intérêt national. Donc nous estimons que le négociateur est de bonne foi. Puisque, malgré la distance qui sépare le Burkina de la Guinée, le président Blaise a accepté la médiation. Et ce, malgré la difficile conjoncture économique que traversent nos Etats en ce moment. C’est un sens panafricaniste qui le guide. Certes, de notre côté, nous œuvrerons d’une toute autre manière en tout cas, en ce qui concerne les pourparlers, pour que ces dialogues puissent aboutir à des résultats probants. Nous avons reçu le document de synthèse du président Compaoré. Nous avons-nous aussi des réserves vis-à-vis du document. Mais ce qui ne voudrait pas dire que nous rejetons en bloc la proposition du médiateur. Cela ne voudrait non plus signifier que nous récusons le facilitateur. Puisqu’il est de bonne foi. Il n’a pas d’intérêt particulier à défendre en Guinée. Il veut plutôt assister les guinéens à traverser cette étape difficile de leur histoire. Il mérite encouragement et remerciement. Rien qu’à cause de cela nous devons accepter de dialoguer. Car on peut prétendre être patriote et doubler de démocrate et refuser la culture du dialogue, le sens de l’écoute de l’autre. Le premier signe d’une démocratie, c’est le dialogue, l’ouverture, l’acceptation de la différence. Si nous, nous avons accepté de dialoguer, de nous asseoir à la table des négociations en tant que pouvoir central actuellement en place avec les gens qui se disent Forces Vives et qui n’ont aucune représentativité légitime et légale exercée au nom du peuple. Parce que quelque part, nous nous sommes dit que nous voulons contribuer positivement à l’histoire et à son épanouissement. Donc l’esprit d’exclusion n’est vraiment pas notre slogan. Nous sommes ouverts au dialogue avec tous les guinéens. Qu’ils soient de l’intérieur ou de l’extérieur mais qui sont réellement animés par la volonté d’apporter positivement quelque chose si petite qu’elle soit à l’édification de la Guinée. Mais une fois de plus, ces soit- disant Forces Vives viennent de témoigner à la face de l’opinion nationale et internationale que tout ce qui les préoccupe, c’est leur intérêt égoïste au détriment de celui du peuple. Parce qu’ils sont venus avec l’intention qu’il doit se passer à Ouaga le partage du pouvoir comme un gâteau où chacun allait s’approprier une partie. Ils n’œuvrent pas dans le sens du bien-être de leurs compatriotes en dépit des souffrances qu’ils ont connues depuis l’indépendance. Et ils ne pensent même aux nombreux jeunes qui ont récemment trouvé la mort. Cela veut dire que les jeunes qui sont morts, sont morts pour rien. Et pourtant si ces jeunes innocents sont morts, ils sont morts à cause d’eux, rien que pour assouvir leur soif du pouvoir. C’est regrettable. Donc nous encourageons et félicitons le président Blaise à œuvrer davantage pour la réussite de la mission difficile qu’il vient de commencer. Parce que sur le chemin du bonheur, il y a toujours des embûches. Si ce n’est pas que nous sommes animés par la volonté et le souci du bien être du peuple, pensez vous que nous n’avons pas de griefs sur le même document que le facilitateur nous a remis. Par exemple c’est la question du choix d’un premier ministre qui sera proposé par seulement les Force Vives. Chose que nous, nous contestons. Les Forces vives ne sont pas mandatées par le peuple de Guinée tout entier. En Guinée, actuellement on compte au moins 96 partis politiques. Nous ne sommes certes pas opposés au choix d’un Premier ministre qui émanera des partis politiques. Cependant, nous souhaiterions que le choix du futur nouveau premier ministre associe l’ensemble des 96 formations politiques agréées que comporte le paysage politique Guinéen, les syndicats, la société civile et les représentants des organisations de la jeunesse et des femmes. C’est ce qui est notre souhait. Il faudrait que le nouveau Premier ministre soit l’émanation de la volonté de toute la classe politique au lieu de celle exclusive des soi-disant Forces Vives. Une fois encore comme le président Dadis l’a toujours réitéré, nous tendons la main franche à l’ensemble de la classe politique guinéenne, aux personnes de bonne volonté, surtout à la jeunesse qui est le symbole et l’incarnation du présent et de l’avenir. Nous invitons tout le monde à revenir autour de la table des négociations en ne privilégiant que l’avenir de ce pays qui a été déjà longtemps martyrisé durant un demi-siècle. Il est donc temps qu’on se réveille maintenant de cette longue torpeur pour faire face aux grands défis de la mondialisation, aux besoins de développement de notre pays. Ces vieux politiciens ne nous mèneront en rien qu’à l’échec. Parce que la plupart ont été Premiers ministres ou occupé de hautes fonctions au sein de l’Administration publique. C’est pourquoi ils sont soient habités et constamment par la peur d’être rattrapés par les audits ou par l’âge. Soyez toutefois rassurés d’une chose, c’est que les audits vont continuer sans relâche. En tout cas, nous ferons de tout notre mieux pour que la Guinée puisse enfin sortir grandie de ces dures épreuves qu’elle est en train de traverser ».  François Loucény Fall, Président du FUDEC « La position des Forces Vives est bien connue maintenant. Puisque nous avons publié un communiqué qui est largement diffusé. Nous avons tenu compte du fait que les préoccupations essentielles des populations guinéennes exprimées dans notre mémorandum n’ont pas été prises en compte. Nous avons également pris en compte que les résolutions des différentes institutions à savoir la CEDEAO, l’Union Africaine, le Groupe international de contact sur la Guinée, le Conseil de Sécurité qui avaient déjà pris préalablement des dispositions et fait des recommandations, tout cela n’a pas été pris en compte. Donc pour toutes ces raisons, nous avons purement et simplement rejeté des propositions qui ont été faites par le médiateur. Puisque nous avons dit que nous rejetons, il appartient maintenant au médiateur et à la CEDEAO de voir ce qu’ils doivent faire pour que les deux parties puissent maintenir le dialogue. Le dialogue n’est pas rompu. Mais nous tenons que les choses soient revues correctement et qu’on tienne compte des réalités du terrain. Je crois que la communauté internationale toute entière, sur l’engagement du capitaine Dadis lui-même, le CNDD a promu de ne pas présenter de candidature aux élections, ni le président, ni un membre du CNDD, ni le gouvernement ni le Premier ministre. Et si le médiateur propose qu’un membre du CNDD prenne la tête du CNT et devienne le chef d’Etat, cela est contraire aux recommandations et résolutions de ces institutions (CEDEAO, Conseil de sécurité de l’ONU, EU UA…), Première chose. Deuxième chose, vous savez que le CNT est un organe législatif et non exécutif, le chef de l’Etat donc ne peut pas être président du CNT. A notre avis, le CNT est un organe législatif ou consultatif, peu importe son appellation. Il faut séparer les fonctions de président et les fonctions législatives. Ensuite la composition du gouvernement, vous avez vu qui sera composé de 30 membres, 10 aux Forces Vives, 10 aux CNDD et 10 à autres forces que nous considérons comme étant des forces proches du CNDD. Ce qui fait que nous n’avons que le tiers. Et nous représentons une grande force pour toutes ces raisons, nous avons estimé que c’est comme si on donnait une prime aux événements du 28 septembre pour dire que qui s’est passé au 28 septembre, il faut leur donner une prime. C’est ce qui a fait que nous avons purement et simplement rejeté les propositions et nous voulons que les propositions qu’on devrait faire tiennent compte de la réalité et puissent amener les paries à la collaboration. Nous sommes tous pour la paix en Guinée. Je tiens à le dire nous ne voulons pas enflammer ce pays. Il a déjà suffisamment souffert, pas seulement le 28 septembre, mais toute l’histoire de notre pays, nous avons connu beaucoup de problèmes. Ce que nous cherchons, c’est d’amener la paix, l’entente entre les guinéens, le développement qui ne peuvent passer que par la démocratie. C’est la raison pour laquelle nous maintenons notre position. Personne dans notre délégation n’a été expulsé. Vous savez qu’une délégation de 12 membres a été désignée à Conakry. Ce sont les douze membres qui sont venus de Conakry et qui ont pris part à la réunion. Nous n’avons expulsé aucun membre des Forces Vives. C’est de la confusion. Les 12 membres sont bel et bien ici et ce sont eux qui ont participé à la réunion ».  Alexandre Cécé Loua, Ministre des affaires étrangères « Actuellement nous sommes en pourparlers. Dans cet exercice politique, le seul gagnant, c’est le peuple de Guinée. Il faut dire Dieu merci. Parce que nous travaillons dans un contexte de l’unicité du territoire. Il n’y a pas de conflit armé, le territoire est resté unique avec une seule autorité à la tête. Le message que les Guinéens doivent comprendre, c’est qu’aujourd’hui aucun leader politique, même dans une coalition de partis politiques, ne peut prétendre parler au nom et pour le compte du peuple de Guinée. Ça c’est un vrai faux débat. Nous ne sommes pas dans un système de parti unique et chaque leader politique représente la voix de ses sympathisants, mais pas la voix de tout le peuple de Guinée. Donc, je pense qu’il faut redescendre sur terre et renégocier, aller sur la base des réalités pour que le peuple de Guinée sorte victorieux de cette situation qui n’honore pas notre pays. C’est entre les fils du pays. Donc nous sommes conscients que nous sommes dans une difficulté, il faut sortir de cette difficulté sans exclusion. Toutes les fois qu’on va tenter d’aller vers l’exclusion, c’est là que les positions vont se durcir. De cette situation comme celle là, nous avons besoin d’en sortir victorieux. Puis qu’enfin de compte, nous sommes tous guinéens. La situation est donc telle qu’il faille aller avec l’esprit de compromis. Je dis bien dans l’esprit du compromis constructif. C’est dans ce sens que la délégation du CNDD s’inscrit et s’emploiera à faire valoir cette philosophie durant tout le long des pourparlers ».
 Sidya Touré, Président de l’UFR « Nous avons reçu du médiateur un document qui a été diffusé par d’autres personnes que nous et partout. Nous avons examiné ce document, nous en avons tiré les conclusions comme quoi il n’était pas conforme au mémorandum que nous avons déposé au niveau des Forces vives et nous avons en conséquence décidé de rejeter ce document et de proposer que les nouvelles discussions s’engagent sur la base d’un document beaucoup plus consensuel qui partage les points de vue des uns et des autres. Voilà notre position au jour d’aujourd’hui. Le médiateur a fait des propositions qui devraient contenir les desideratas des Force Vives et les desideratas du CNDD. Je crois que c’est que le rapprochement de tout cela qui devait permettre d’aboutir à un document qui pourrait être considéré comme un document consensuel. Donc ce que nous avons rejeté. Ce sont les premières propositions, il faut que ce soit très clair, ce qui nous a été remis comme document, ce n’est pas un document final, c’est une première proposition du médiateur. Et c’est cette première proposition que nous avons rejetée. Nous sommes cependant bien prêts à poursuivre le dialogue sous l’égide du médiateur Compaoré. D’autant que ce n’est pas nous qui désignons le médiateur. Ce sont les chefs d’Etat de la CEDEAO. Nous avons dit comme nous sommes la deuxième partie de cette discussion, que devons y prendre autrement. Les 12 représentants des Forces Vives sont là, nous d’accord à 100% sur le rejet de la proposition. Le rejet strict du document n’a rien à voir avec la personne du médiateur ». Propos recueillis par Amara Moro Camara Source:L’Indépendant
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Guinée-Conakry : les forces vives disent non aux propositions du médiateur Blaise Compaoré
Appelé pour servir de médiateur à la crise guinéenne qui oppose opposition, société civile et la junte au pouvoir, le président burkinabè Blaise Compaoré se heurte à une fin de non-recevoir des forces vives guinéennes.
mardi 24 novembre 2009, par
Staff Culturefemme
Depuis la mort de Lansana Conté, la Guinée-Conakry, dirigée par le capitaine Moussa Dadis Camara après un coup d’Etat sans effusion de sang le 23 décembre 2008, a connu de graves violences ces derniers mois. En cause, le désir de Dadis Camara de briguer la présidentielle, alors que lors de sa prise de pouvoir, il avait promis de ne pas se présenter à un tel scrutin. 28 septembre dernier, l’Onu a estimé à au moins 150 morts, le nombre de manifestants tués dans un stade de Conakry, alors qu’ils participaient pacifiquement à un rassemblement de l’opposition. Ces violences caractérisées par des morts et viols en série, ont été attribués à des éléments de l’armée et les forces vives, loin d’abandonner la partie, continuent toujours de dire non à une probable candidature de dais Camara.
Un document de synthèse du médiateur accusé de faire la part belle à la junte
Blaise Compaoré, qui a aidé entre autres à réconcilier les frères ivoiriens, a été envoyé en Guinée-Conakry par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), pour tenter de trouver une issue politique à la crise. Parmi ses propositions, la possibilité de maintenir la junte (et donc Dadis Camara) au pouvoir pour une période transitoire de 10 mois ; la mise en place d’un Conseil national de transition avec à sa tête le capitaine Moussa Dadis Camara. Le chef de l’actuelle junte, selon ce document remis par le médiateur, conserverait aussi le statut de chef de l’Etat et de chef suprême des armées. C’est aussi le Conseil national de transition qui devra organiser la prochaine élection présidentielle (courant septembre-octobre 2010). Il sera possible, pour Dadis Camara ou pour tout autre membre du Conseil national transitoire, de briguer la présidentielle, à condition de quitter son poste quatre mois avant la date du vote.
Les Forces vives jugent sévèrement les propositions de Blaise Compaoré
Via un communiqué, le Forum des Forces vives qui regroupe partis d’opposition, syndicats et société civile, a rejeté cette proposition du médiateur, affirmant que « Les préoccupations fondamentales du peuple guinéen n’ont pas été prises en compte dans le projet d’accord politique » présenté par Blaise Compaoré. Pour le forum des forces vives, un des préalables est le départ de Dadis Camara et de la junte militaire au pouvoir. Pour le forum, le document remis par le médiateur n’a pas pris en compte les recommandations de la CEDEAO ou de l’ONU, à savoir qu’aucun membre de la junte ne soit candidat aux prochaines élections, et qu’une nouvelle autorité de transition soit mise en place pour remplacer la junte. ©Culturefemme.com
article numéro 981 sur 2985 dans cette rubrique
Guinée: le plus important groupe de presse menacé par les militaires
Le plus important groupe de presse en Guinée, Le Lynx-La Lance, est actuellement "menacé par les militaires" à Conakry, a assuré mardi Reporters sans frontières (RSF) qui tiendra la junte au pouvoir "pour responsable de toute agression" contre ce groupe.
"Le groupe de presse Lynx-Lance et plusieurs de ses journalistes sont actuellement dans le collimateur des militaires", assure, dans un communiqué, l'organisation de défense de la presse, qui dit l'avoir appris "auprès d'une source au sein de la junte au pouvoir".
"Alors qu'un climat de peur règne toujours au sein des médias guinéens, nous tiendrons la junte pour responsable de toute agression contre le groupe de presse Lynx-Lance et ses employés", ajoute RSF.
L'organisation appelle de nouveau "le médiateur dans la crise guinéenne, le président burkinabé Blaise Compaoré, à demander à la junte de respecter la liberté des médias".
De son côté, l'administrateur général du groupe Le Lynx-La Lance, Souleymane Diallo, a assuré à l'AFP que "des militaires du camp Alpha Yaya Diallo (siège de la junte, ndlr) envisageaient d'attaquer" son groupe. Selon lui, "l'opération consiste à organiser un raid nocturne sur la rédaction et monter des embuscades contre un certain nombre de journalistes" et "l'attaque sera mise au compte d'éléments +incontrôlés+".
Dans une autre affaire, Reporters sans frontières déplore la convocation à l'état-major de la gendarmerie du rédacteur en chef du groupe L'Indépendant, Talibé Barry, "inquiété pour la publication d'un article sur la disparition d'un militaire".
L'organisation rappelle que depuis le massacre d'opposants le 28 septembre par les forces de sécurité, de nombreux journalistes guinéens vivent dans la peur et que plusieurs correspondants de la presse étrangère ont dû fuir le pays pour échapper aux menaces de mort.
Le 28 septembre, plusieurs journalistes avaient été passés à tabac, blessés ou soumis à des simulacres d'exécution, durant la répression sanglante d'un rassemblement d'opposants.
Selon diverses ONG, "150 à 200 personnes" ont été tuées ce jour-là, tandis que la junte dirigée par le capitaine Moussa Dadis Camara avance un bilan officiel de 56 civils tués et 934 blessés.
Moussa Dadis Camara - Le combat d`un nationaliste
Pour Comprendre ce qui se passe en Guinée depuis l’arrivée au pouvoir du capitaine Moussa Dadis Camara, il faut remonter à l'année 1984.
En 1984, trois ans après l'arrivée du français Mitterrand au pouvoir en France, Sékou Touré meurt. Ses héritiers se disputent la succession à la tête de la Guinée. Des officiers excédés s'emparent du pouvoir et nomment à leur tête l'officier le plus ancien dans le grade le plus élevé, le Colonel Lansana Conté. La Guinée sort alors de 26 années d'embargo et se dote de tout l'arsenal institutionnel d'une économie libérale aux potentialités énormes et se développe à son rythme. Lansana Conté qui incarne l'ordre historique de Sékou Touré avec son "non" historique et légendaire du 26 septembre 1958 est aimé par son peuple qui rêve d’une Guinée libre et économiquement indépendante. C'est la Présidentielle du 14 décembre 1998 qui doit attirer l'attention de tous les guinéens sur le complot d'une partie de la communauté internationale contre la Guinée. Aujourd’hui, un des adversaires de Lansana Conté cette année là s'appelle Alpha Condé et vivait jusque là en exil en France, condamné par Sékou Touré à la peine capitale. A la veille de cette présidentielle, le discours de la France en dit long : "Si le scrutin est honnête, Condé gagne. Mais comme il ne sera pas honnête, mieux vaut prendre toutes les dispositions dès à présent pour éliminer ce général qui est en train de prendre goût au pouvoir et réaliser cette alternance qui nous permettra enfin de manger le gâteau Guinéen". Voici l'origine du complot contre la Guinée depuis Lansana Conté jusqu’aujourd’hui. Ce que la France n'a pas pu faire du vivant de Sékou Touré, elle pense pouvoir le faire avec ses successeurs. Selon des sources, Alpha Condé arrive en retard après le démarrage de la campagne électorale. Sa candidature, bien que forclose, est tout de même acceptée par la commission électorale guinéenne. C'est que l'homme était surmédiatisé à l'extérieur de la Guinée et soutenu par la France. Un refus de sa candidature risquerait de compromettre l'image des autorités guinéennes. Lansana Conté laisse donc faire. Alpha Condé bat campagne et multiplie des provocations à l'encontre du Président Lansana Conté qui se calme et laisse faire toujours. Pourtant à la veille du scrutin, Alpha Condé disparaît sans avoir accompli son devoir de citoyen. Il est surpris à la frontière Ivoiro - Guinéenne à près de 2000 Km de Conakry par un soldat de 2eme classe qui refusa de se faire acheter par le candidat à coût de 2 millions de Francs guinéens. Alpha Condé est alors arrêté pour infraction mineure, au regard des autres qui seront découvertes ultérieurement. En fait, Alpha Condé s'apprêtait à traverser la frontière ivoiro-guinéenne illégalement alors que cette frontière était fermée pour la sécurité de la Guinée en période électorale. La question qui mérite d'être posée est de savoir pourquoi Alpha Condé a voulu coûte que coûte traverser la frontière en cette période électorale particulière ? A cette question, Alpha Condé a répondu sur son procès verbal d'interrogatoire et dans de nombreuses interviewes : "je suis un citoyen libre guinéen et je peux me rendre librement sur toute l'étendue du territoire guinéen". Mais il faut souligner que c'est la fouille du sac de cet opposant soutenu par la France qui lèvera le lièvre. En effet, des effets vestimentaires, des passeports, un permis de conduire, des cartes d'identité attestant sa nationalité plurielle guinéenne et française, des chèques et cartes de crédit, des clés de ses appartements à l'étranger, des devises étrangères ont été découvertes. Puis un bloc-notes intitulé M2 et un document compromettant qui révèle que Alpha condé avait dégagé la somme de 60 000 dollars US pour acheter des armes. En outre des nombreuses et concordantes sources, avait révélé qu'une opération dénommée ''opération Koweït'' se préparait contre la Guinée, en dehors de la Guinée et que Alpha Condé en serait le pilier central. Le signal de l'attaque devrait être la nouvelle répandue par la presse de la traversée de la frontière par Alpha Condé. Mais ce signal ne viendra jamais. Le général Lansana Conté, digne successeur de Sékou Touré tenait la barre à la tête de la guinée. Mais une campagne médiatique alimentée depuis la France condamne les dirigeants guinéens. Un peu comme Dadis Camara est condamné par la presse occidentale aujourd'hui. Les mêmes acteurs sont en scène avec à leur tête Alpha condé contre le nationaliste Moussa Dadis Camara. Ces acteurs regroupés au sein de l'opposition sont aux ordres des impérialistes qui lorgnent les richesses minières de la guinée. Le seul péché de Dadis c'est qu'il est nationaliste et refuse de brader l'économie de son pays aux impérialistes. Une histoire qui ressemble à celle qui a provoqué la crise en Côte d'Ivoire quand les refondateurs ont tenté de donner l’indapendance économique au pays. Personne ne peut nier le fait. Le capitaine Moussa Dadis Camara aime son pays Il l'a démontré en faisant sauter le verrou des narco trafiquants. Cet homme de poigne qui n'a pas la langue dans la poche demeure le seul espoir du peuple guinéen en dépit des tergiversations des comploteurs et autres rapaces qui guettent les richesses guinéennes. Le peuple a besoin d’un homme fort pour garantir la dignité et la souveraineté de la Guinée. Cet homme fort c’est Moussa Dadis Camara.
La source de cette crise qui mine aujourd'hui la Guinée, remonte depuis le temps de Lansana Conté. C'est un complot contre la guinée libre et digne comme l'avait longtemps rêvé Sékou Touré, premier Président de la Guinée. C'est bien de cela qu'il s'agit : La France qui voulait avoir une mainmise sur les immenses richesses de la Guinée depuis les indépendances s’est toujours heurtée au nationalisme des fils dignes de la Guinée.
Ce qui effraie toujours les nations impérialistes c'est le réveil d'un nationalisme dans les pays du tiers monde surexploités. Or tous ceux qui ont succédé à feu Sékou Touré ont maintenu le cap sur le nationalisme. L'amour pour la Guinée demeure au cœur du combat de Lansana Conté et de Dadis Camara aujourd'hui. C'est pourquoi dès son accession à la tête de la Guinée, les complots des plus diaboliques sont montés contre lui pour l'affaiblir. Mais qu'on ne se trompe pas ! Ce que les médias européens montrent au monde entier pour ternir l'image de Dadis Camara est un mensonge contre les fils dignes de l'Aftique. Le vrai peuple nationaliste est avec ce Président charismatique qui ne veut pas brader son pays aux impérialistes. Son élan révolutionnaire, qui a dévoilé les corrompus et les trafiquants de drogues continue de séduire et l'élève jusqu’à la dignité du révolutionnaire Burkinabé Thomas Sankara. Moussa Dadis Camara l'a promis. Et peut- être qu'il le réalisera s'il réussit à surmonter les complots internationaux. Il fera entrer la Guinée dans le concert des nations appartenant à l'Afrique Nouvelle, libre, digne et prospère.
N'Guessan Antoine
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