08.05.2008
GUINEE-SOCIETES-POLITIQUE-TRANSPORTS-MEMOIRE
Guinée- Société
La Guinée se préoccupe de la montée de l’insécurité à Conakry et dans les provinces
APA-Conakry, (Guinée) Le gouvernement guinéen se dit préoccupé par le taux de criminalité qui a atteint un seuil très élevé dans la capitale guinéenne, où des cas d’homicide sont enregistrés presque de façon quotidienne, ainsi que des accidents de la circulation provoqués par des conducteurs souvent ivres, a appris APA jeudi de sources concordantes à Conakry.
Devant la recrudescences des scènes de violences, le gouvernement, à travers le département de la Sécurité , entend organiser la riposte contre cette anarchie paralysante.
Au cours d’une rencontre avec les services de la police guinéenne mercredi, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité , Mamadou Beau Kéita, a exhorté les différentes structures de lutte contre le grand banditisme à redoubler de vigilance, dans leur tâche de maintien de la paix et la quiétude sociale dans la cité.
Les setrvices impliqués dans la lutte contre le grand banditisme en Guinée sont la Brigade anti-criminalité (BAC), la Brigade de répression du grand banditisme (BRB) et le Compagnie mobile d’intervention et de sécurité (CMIS), ainsi que la police routière.
Dans son intervention, le ministre a rappelé les priorités de son département qui sont le rétablissement et le maintien de l’ordre public, assurer la fluidité de la circulation routière et traquer les véhicules non immatriculés qui sont légion dans la ville de Conakry.
Les populations de la capitale guinéenne se sentent de plus en plus dans l’insécurité face aux tueries enregistrées surtout dans la banlieue.
La fréquence élevée des accidents de la route constitue aussi un autre calvaire pour les habitants de Conakry, exposés aux caprices de chauffeurs souvent éméchés avant de prendre le volant.
Le dernier cas en date est ce drame qui s’est produit au quartier de Ratoma, il y a environ quatre jours, où un taxi en excès de vitesse a tué un piéton et blessé grièvement deux autres dont un se trouverait dans un coma profond.
Les préfectures intérieures ne sont pas épargnées par cette insécurité, où en plus des vols à main armés et des cas d’homicide, on note aussi l’impunité des coupeurs de route.
AGEPI/BAC: LA CAMPAGNE MEDIATIQUE SUR LA PROMOTION DES FEMMES ET DE LA GOUVERNANCE EN GUINEE
La Gouvernance et l'état de droit en Guinée
Il n'est un secret pour personne que l'état de droit n'est pas respecté en Guinée. Ce phénomène constitue un problème aigu de gouvernance qui mérite une attention toute particulière non seulement des gouvernants mais aussi des bailleurs de fonds.
L'Etat de droit en qui nous intéresse et interpelle tous, mérite que l'on se penche sur ses origines avant de suggérer une quelconque esquisse de solutions.
Le manque de patriotisme prend des dimensions outrancières avec la corruption qui caractérise l'octroi des marchés publics mais aussi le détournement pur et simple de l'argent publics par ceux qui sont chargés de le collecter et le gérer au nom de l'Etat.
Face à cette situation nous avons rencontré Maître Mohamed Kouyaté assistant avocat pour nous parler de l'Etat de droit en guinée. Il nous a laissé entendre que l'Etat de droit est un état ou les citoyens sont en liberté et que les droits et devoirs sont respectés où chaque citoyen fait son devoir. L'Etat aussi fait son devoir vis-à-vis des citoyens pour ne pas créer une tension intarissable. L'Etat de droit est un état où les citoyens se soumettent librement aux lois qui sont votés par le parlement.
Il a signifié que l'Etat de droit n'est pas du tout respecté en guinée parce que si nous remontons les cours de l'histoire toute récentes, dans le cadre des manifestations de Janvier février 2007 où les militaires se sont hasardés à tirer sur la population manifestante de son droit comme des animaux dans la brousse en débandade. Il y a aussi le fait que les étudiants n'ont pas leur droit respecté. Donc cela dit que l'état de droit n'est pas respecté en guinée par ce que les plus nantis écrasent les plus pauvres.
Les hommes en uniforme terrorisent ou brutalisent la population
Ces différents exemples suffisent pour comprendre que l'état de droit n'est pas respecté en guinée et pour cela il y a un long chemin à faire. La solution qui semble la meilleure après ce constat amer c'est que l'on doit d'abord inculquer dans la mentalité de tout un chacun le civisme. Il y a l'introduction de l'équité dans notre cité. Il faut aussi une reforme intellectuelle et morale pour que chacun puisse connaître ses limites, ses droits et devoirs par ce qu'il ne faut pas en enjamber la liberté d'autrui sans quoi on s'expose automatiquement à un libertinage et cela n'est pas du tout compatible avec un Etat de droit.
En suite il faut alphabétiser a longue échelle l'ensemble de la population non seulement des hommes en uniforme, les jeunes, il ne faut laisser au compte personne parce que dans un état de droit si les droits et les devoirs les plus élémentaires ne sont pas enseignés, ne sont pas observés dans le pays, nous courrons automatiquement à la catastrophe. Nous devons aussi regarder ailleurs où la gouvernance et l'état de droit sont respectés pour puiser leurs bons éléments a fin de les adapter a nos réalités pour qu'il y ait une bonne leçon as simuler dans ce domaine.
Quant à la gouvernance, c'est la condition sine qua none du développement d'un pays. Elle suppose la mise en place des institutions judiciaires, parlementaires, administratives ainsi que des entreprises responsables et des règles solidement établies qui assurent le développement et garantissent la paix et la sécurité dans le pays.
Guinée : La presse nationale en deuil
Mamady Kéita, le correspondant de l’Agence Guinéenne de Presse (AGP) à Koundara, ville située au nord du pays a rendu l’âme ce 5 mai à Tamba Kounda, au Sénégal selon la Radio nationale sans donner assez de précision sur les circonstances de sa mort. La disparition fatale de cette voix laisse l’AGP, la RTG et leurs travailleurs dans la désolation et la tristesse.
Cette voix qui provenait de la Guinée profonde est partie à jamais et elle ne sera plus entendue à la radio nationale. Mamady Kéita qui a travaillé pendant plusieurs années pour l’AGP était très apprécié. Trois jours seulement après la fête internationale de la presse le 3 mai, la famille des journalistes guinéens vient de perdre un membre. Que l’âme de Mamady Kéita se repose en paix. Amen.
Perspective d’une marche de la honte
Les démons du malheur continuent de plus belle manière leur sale besogne dans le seul but de plonger la Guinée dans le chaos. Leur dernière trouvaille diabolique se matérialise dans les séries de réunions qu’ils tiennent ces derniers temps chez le déconnecté homme d’affaire Mamadou Sylla en sa résidence de Dixinn Bora à Conakry.
Ces réunions multiples ont à leur ordre du jour un seul point, celui de voir comment faire sortir dans les rues les jeunes qu’ils croient manipulables dans les quartiers qu’ils qualifient de quartiers peu recommandables et chauds. Mais comment tout cela est arrivé ?
La réponse est bien simple car Mamadou Sylla et compagnie dont le ministre des Finances qui en est le financier potentiel, veulent en découdre avec le gouvernement de consensus parce que simplement, Mamadou Sylla a été débouté de sa prétention, lui le prédateur invétéré de l’économie nationale. En effet au cours de leur réunion du 5 mai qui a presque duré toute la nuit, parce qu’il fallait trouver les moyens de financer l’action et en connaître le budget réel qui doit être supporté par le ministre des Finances qui n’a pas encore compris que son sort est lié à celui du gouvernement en place et qui s’adonne au petit jeu sans calcul d’un petit analphabète de la trempe de Mamadou Sylla. On le sait Mamadou Sylla n’a pas fini de ruminer le camouflet qui lui a été porté par la justice et mal pour lui car il n’a pas eu le soutien du gouvernement qui n’a pas la conviction de venir en secours à prédateur de l’économie.
Donc pour réussir sa sale besogne, il passe par le service de deux petits syndicats en mal de popularité pour organiser des troubles dans le pays. Ces Syndicats qui n’ont d’existence que de nom mangent actuellement aux râteliers de sieur Sylla. D’ailleurs, ils en ont donné la preuve le 1er mai. Ce jour sacré des nobles travailleurs du monde entier a été pour eux l’occasion non pas de magnifier l’action des travailleurs avec à la clé le dépôt des cahiers de doléances à l’autorité, mais un mouvement de loubards qui visent à saper les bases de ce que le peuple de Guinée a patiemment construit sur la route du développement. Ironie du sort ou simple calcul de dilettante, c’est que la rencontre a connu la participation du pauvre Sam de la présidence un égal à lui-même dans les coups bas tant l’homme a le dessein machiavélique
Aujourd’hui, après toute la discussion le fameux groupe a arrêté la modique somme-pour eux- de cinq cents millions à distribuer pour semer le trouble dans le pays. Les frasques verbales de Mamadou Sylla sont connues car il n’arrête pas de dire que le président de la république est dans ses bottes, et qu’il est d’ailleurs désigné par ce dernier pour lui succéder.
Dans leur prévision trois dates ont été retenues pour une marche qui n’a de sens que le désir de nuire au peuple de guinée. Il s’agit des 7- 11 et 16 mai et l’itinéraire va de Enco5 au palais du peuple. Nous prenons à témoin l’opinion nationale et internationale, si ce groupe de bandits à col blanc bouge, il trouvera la jeunesse responsable de guinée sur leur route.
Mamadou Sylla doit comprendre qu’il sera jugé dans les formes de l’art et rendra à la guinée ce qu’il lui doit. A bon entendeur salut.
Guinée-Transports
100 nouveaux bus réceptionnés au port de Conakry pour améliorer le transport
APA-Conakry (Guinée) Le gouvernement guinéen a réceptionné jeudi 100 cent bus achetés en Inde dans le souci d’améliorer le trafic urbain et inter-urbain, a constaté APA au port de Conakry.
Les véhicules flambants neufs ont été réceptionnés au nom du gouvernement par le ministre des transport, avec deux véhicules de dépannage et d’un autre véhicule utilitaire dans le lot reçu.
’’Les bus ont été achetés dans le but de soulager les populations en réduisant la crise de transport qui frappe les populations du pays en général, et celles de Conakry en particulier’’, a expliqué le ministre des Transports.
Suivant la répartition, 70 bus seront mis sur des lignes à Conakry, tandis que les 30 restants serviront à desservir certaines villes de l’intérieur.
Fabriqués en Inde, les 100 bus seront gérés par une société mixte qui comprendra des privés guinéens, le gouvernement et la SOTRA (Société de Transport Abidjanais), partenaire stratégique qui apporte son expertise.
Depuis la disparition de la défunte SOGETRAG (Société Générale de Transport Guinéen) au début des années 90, la Guinée n’a pas de société fiable de transport urbain et inter-urbain,
Guinée-Mémoire
Erection de stèles dans Conakry pour célébrer les 50 ans d’indépendance de la Guinée
APA-Conakkry (Guinée) Le Gouvernement guinéen a entrepris la construction de plusieurs stèles à travers des carrefours de la capitale Conakry, dans la perspective du cinquantenaire que s’apprête à célébrer le pays le 02 octobre prochain, a constaté APA sur place.
A la sortie de l’aéroport de de Conakry, c’est la stèle d’une femme galamment vêtue, tenant une calebasse contenant des noix de colas, signe de souhait de bienvenue aux visiteurs et étrangers.
Au pont de ’’Moussoudougou’’, plus connu sous le nom de ’’pont des pendus’’, à l’entrée de Kaloum, le centre administratif et de celui des affaires, une autre stèle représentant un gaillard qui brise des chaînes pour s’offrir la liberté.
Au grand carrefour de Enco 5, c’est un grand livre ouvert qui y est installé, symbole d’une Guinée des lettres et des arts, pour avoir enfanté des écrivains de renom tels Djibril Tamsir Niane, Thierno Monenembo, William Sassine, Camara Laye, etc.
D’autres carrefours et espaces publics devront eux-aussi être meublés de stèles dans les semaines et mois à venir, indique une source au Gouvernorat de la ville.
La Guinée qui a obtenu son indépendance le 02 octobre 1958 compte faire de la célébration du cinquantième anniversaire de son indépendance un événement inoubliable, qui sera en même temps l’occasion pour ses fils de se réconcilier avec eux-mêmes; après avoir perdu au moins 50 000 de ses fils sous le régime de Sékou Touré
Cyclone Nargis: malgré la pression, la Birmanie s'ouvre difficilement à l'aide

La Birmanie, malgré une pression internationale intense, s'ouvrait encore difficilement jeudi à l'aide internationale qui s'offre pourtant massivement à elle pour secourir plus d'un million de sinistrés du cyclone Nargis.
Les Américains, qui avaient annoncé avoir reçu un feu vert de la junte birmane pour dépêcher sur place un avion transportant de l'aide, ont
finalement fait savoir que l'appareil ne partait plus. "Je ne sais pas s'il y a eu une annulation ou un problème de communication", a déclaré à la presse l'ambassadeur américain à Bangkok, Eric John.
La junte birmane est l'une des bêtes noires de Washington, mais les Etats-Unis la pressaient depuis plusieurs jours d'accepter leur assistance après le passage le week-end dernier de Nargis qui pourrait avoir fait plus de 100.000 morts. L'ambassadeur américain a précisé que Washington acheminera tout de même de l'aide, via les Nations unies.
Un premier avion de l'ONU, un appareil du Programme alimentaire mondial (PAM), a atterri jeudi à Rangoun, l'ex-capitale.
De l'aide affrétée par l'ONU était déjà arrivée en Birmanie, mais pas encore à bord d'un avion spécial des Nations unies. Elle avait été notamment transportée par des appareils thaïlandais, selon Richard Horsey, porte-parole des Nations unies à Bangkok.
L'aide internationale commence à renforcer les équipes humanitaires qui se trouvaient sur place au moment de la catastrophe. Mais les moyens sont largement insuffisants face à une population qui manque de tout: eau, nourriture, abris, médicaments.
L'ONU a d'ailleurs demandé à la junte birmane d'envoyer une centaine d'experts, notamment du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef).
Mais le processus d'obtention de visas prend du temps. Le régime militaire en Birmanie, l'un des pays les plus fermés de la planète, avait prévenu les travailleurs humanitaires en début de semaine qu'ils devraient négocier avec lui pour pénétrer sur le territoire.
Mercredi soir, un bilan officiel encore provisoire relayé par la télévision d'Etat faisait état de 22.980 morts et 42.119 disparus.
D'autres chiffres bien plus lourds circulent.
Dans la seule localité de Labutta et les 63 villages voisins, au coeur du delta de l'Irrawady ravagé par le cyclone, un responsable local, Tin Win, a parlé d'environ 80.000 morts. Selon ce chef d'arrondissement de Labutta, des dizaines de villages alentour ont été balayés.
Dans l'ensemble du delta, "il pourrait y avoir plus de 100.000 morts", a avancé la chargée d'affaires américaine à Rangoun, Shari Villarosa.
"On évalue à 5.000 km2 la superficie submergée (...) Au moins un million de personnes ont besoin d'aide", a estimé jeudi le porte-parole onusien Richard Horsey.
Face à cette situation catastrophique, la communauté internationale a multiplié les appels à l'ouverture de la Birmanie.
"Nous espérons que la Birmanie coopèrera avec la communauté internationale, aura des consultations avec elle et qu'elle surmontera le désastre rapidement", a déclaré jeudi le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.
"J'espère que nous allons avoir une ouverture avant qu'il ne soit trop tard", a indiqué Surin Pitsuwan, secrétaire général de l'Association des Nations d'Asie du Sud-Est (Asean), dont fait partie la Birmanie.
La veille, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, avait "exhorté le gouvernement" à faciliter l'aide, et la France avait proposé de saisir le Conseil de sécurité des Nations unies pour obliger la junte à s'ouvrir.
Des discussions informelles à New York ont donné lieu à de vifs échanges, mais Paris n'a pas obtenu de débat formel, au moins cinq des quinze membres du Conseil s'y étant opposés, au premier rang desquels la Chine, grand allié de la Birmanie.
Sur place, les témoins continuaient de décrire des scènes de désolation.
A Labutta, des orphelins, des veuves, des parents et bonzes affligés attendaient assis par terre dans des abris temporaires, nombre d'entre eux recevant l'aide de moines bouddhistes. Privés d'eau potable, de toilettes, de médicaments, leur situation s'aggrave chaque jour.
Si l'aide n'arrive pas rapidement, des médecins craignent que le bilan ne grimpe encore. "La population a besoin immédiatement de choses de base comme l'eau, la nourriture, les médicaments et les sanitaires", a déclaré l'un d'eux.
Malgré la situation catastrophique, la junte a maintenu samedi le référendum sur une nouvelle Constitution qui, selon l'opposition, pérennisera surtout la mainmise des militaires sur le pouvoir. Le vote ne sera reporté, au 24 mai, que dans 47 municipalités particulièrement affectées.
21:02 Publié dans Dernier Nouvelle de Guinée Conakry Par Mountagha B | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note













