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13/05/2006

LA VILLE DE CONAKRY CAPITAL DE LA GUINEE - CONAKRY

Ma ville Conakry

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Conakry est la capitale de la Guinée (République de Guinée), sur l'île de Tombo, dans l'Océan atlantique. En 2006, la ville compte près de 2 millions d'habitants, ce qui en fait de loin la première métropole du pays. Le territoire bâti déborde aujourd'hui largement sur le continent, en particulier sur la presqu'île de Kaloum à laquelle l'île est reliée par une digue. L'activité portuaire constitue aujourd'hui un secteur majeur de l'économie de la ville.

Conakry a été créée officiellement par les colonisateurs français en 1887 par l'agglomération de quatre villages : Conakry, Boulbinet, Krutown et Tombo. Conakry devient la capitale de la colonie des "Rivières du Sud" en 1889 puis de la colonie de Guinée – Française en 1891.
Vous voulez visiter Conakry ? Ville principale (1,6 million d'habitants en 1996) et capitale de la Guinée, Conakry est située a l'ouest du pays, sur l'océan Atlantique. Lorsque les gens me demandent ou j'habite, je réponds "en Guinée", ce a quoi j'obtiens toujours la même remarque : "laquelle des Guinée ?". Pour cette raison, le mot Conakry évoque bien d'avantage qu'une ville, fut-elle capitale. Il est aussi un indispensable point de repère. Un mot-clé qui précise de savoir de quelle Guinée on parle. Pour la petite histoire, des l'arrivée des Portugais sur le continent africain, "Guinée" a servi a en désigner presque toute la côte occidentale, du Sénégal au fleuve Congo. De ces temps d'exploration, l'Afrique a donc hérité de trois territoires homonymes: la Guinée, la Guinée-Bissau et la Guinée équatoriale, sans oublier le golfe du même nom, ou seule la dernière baigne. Ajoutons a la liste la Papouasie … Nouvelle-Guinée, éloignée entre l'Indonésie et l'Australie, mais qui pourrait tout de même ajouter une certaine confusion … Voila pourquoi on appelle la Guinée: Guinée - Conakry! La capitale de la Guinée est Conakry– une des villes les plus méconnues du continent africain. Conakry– la ville commence au kilomètre 36, la ou a peu choses près le massif du Kakoulima s’annonce comme un fer de lance entre les mangroves de Dubreka, au nord, et celles de Benty, au sud avant de se fendre les flots de l’océan Atlantique sur plus de 10 kilomètres. C’est aussi au kilomètre 36 que la Nationale 1, unique accès à la capitale, réunit les routes du nord et de l’est du pays. Conakry– porte de la Guinée est une ville avec un site de très grande originalité. La ville s’est développée sur une sorte de promontoire qui, tel un wharf, s’avance dans l’océan Atlantique vers le sud-ouest; comme pour confirmer la justesse d’un choix effectue, il y a plus d’un siècle par son fondateur, le doctor Ballay: Conakry est d'abord un port. Conakry, modèle de ville coloniale; Conakry, ville océane; Conakry, capitale tout juste centenaire de la Guinée … On vous invite a parcourir ses rues et boulevards … et il faut savoir que Conakry a été «dotée» des ses belles avenues plantées de manguiers, de cocotiers et de flamboyants par le Secrétaire du Gouverneur Ballay – Cousturier, qui a été très «broussard et passionne de plantations». Conakry se trouve sur l'île de Tombo et est relié à la presqu'île de Kaloum par une digue. Autrefois, on passait de la presqu'île de Kaloum à l'île de Tombo en empruntant un pont. L'isthme a été comblé a partir de 1963 (construction du Palais du Peuple, puis du jardin du 2 Octobre). En se faufilant entre les habitations et les marchés, Conakry donne l'impression d'être avant tout urbaine. Le parcours semble long, pour se rendre au "centre-ville" qui, contre toute attente, se trouve tout au bout de la presqu'île. Pour le rejoindre, on navigue entre différents quartiers qui donnent à Conakry l'image d'une agglomération de villages. Et il suffit parfois de s'éloigner de quelques dizaines de mètres pour se retrouver au cour de la Guinée profonde ou assister aux bains et lessives, dans la rivière. Aujourd'hui, l'isthme qui séparait l'île Tombo de la presqu'île du Kaloum est comblé et le quartier historique de Conakry est relié à la terre ferme depuis les années 60. C'est sur l'île Tombo que les premières factoreries européennes ont été installées, modifiant considérablement le paysage urbain. Sur une carte de 1889, le réseau routier entre les villages se limitait à des sentiers; six ans plus tard, on avait tracé des rues dans la moitié de l'île. Au fur et a mesure que se développait la ville coloniale, ces communautés traditionnelles disparurent au profit de constructions a l'occidentale, souvent dotées d'arcades et de galeries fermées par des persiennes. Si l'on ne visite pas l'intérieur du pays, il est difficile de s'imaginer, aujourd'hui, a quoi devaient jadis ressembler les villages de Boulbinet et de Conakry avant l'arrivée des colons. Pourtant, il existe toujours une architecture traditionnelle, même si elle n'a plus rien à voir avec les cases rondes ou rectangulaires originales, entourées de larges vérandas. Il s'agit le plus souvent de maisons en terre, dont certaines sont centenaires, de la commune de Kaloum, Coronthie, qui compte sans doute la plus grande concentration de ce type d'habitat en Afrique de l'Ouest. Des vestiges de l'architecture coloniale ont, eux aussi, survécu aux ravages du temps. On les découvre en levant les yeux, par-dessus la foule et les voitures, omniprésentes. Archevêché, ambassades, collèges, gare, douanes et autres bâtiments affichent leurs allures rétro à travers toute la ville. On pourrait même en faire le thème d'un parcours de visites aussi intéressantes que nostalgiques. Mais personne, ou presque, ne semble se soucier de ce patrimoine. Parpaing et tôle ondulée ont désormais pris possession des lieux et constituent la quasi-totalité de l'environnement urbain de la capitale. La voirie n'a guère eu droit a plus de considération: le bitume, propriété presque exclusive des voitures et des camions, s'est arrêté au "centre" et aux grands axes. Ailleurs, les piétons et automobilistes se partagent des pistes tracées dans la terre ou la roche nue de nombreux autres quartiers … Toute en longueur, Conakry donne l'impression d'une ville surpeuplée. Il est vrai que presque tous les métiers s'y exercent en plein air, entre les multiples échoppes et les innombrables camelots. On y assiste, par exemple, au travail des ferronniers, dont la spécialité semble se limiter aux portes de garages, des ébénistes, qui étalent sur le trottoir leurs dernières chambres a coucher blanc émail ou rose bonbon, des "médecins du vêtement", des vendeurs de pains, de fruits, d'objets de récupération, des réparateurs de tous genres … Si vous décidez de prendre un taxi, demandez au chauffeur de vous emmener dans la commune de Kaloum. C'est la où se trouvent les principaux points d'attraction de Conakry. Je vous suggère de commencer la découverte de la ville par Boulbinet. Si l'ensemble de l'agglomération de Conakry totalise près d'une vingtaine de "ports" de pêche, plus souvent réduits à de simples berges ou viennent s'échouer les pirogues, celui de Boulbinet est l'un des plus accessibles. Installé a la pointe sud de la presqu'île, il résume a lui tout seul des gestes immuables et des activités répétées depuis des siècles, en Guinée. Une image d'un retour aux sources qui ne peut que fasciner le visiteur, malgré les aménagements bétonnés que l'on est en train d'y réaliser. Le phare, accessible a marée basse, offre une belle vue sur les environs. La visite du vieux cimetière de Boulbinet (qui n'est plus "fonctionnel" depuis 1946) est recommandée à qui veut mieux comprendre la ville. Le cimetière, comme protégé par ses immenses fromagers, à deux pas de l'agitation du port de Boulbinet, est un lieu de recueillement, mais aussi d'histoire. En face du petit port, le Palais des Nations. Derrière le bâtiment, le boulevard du Commerce et l'avenue de la République, les deux principales artères commerciales de Conakry, délimitent le quartier populaire d'Almamya, ou l'on trouve l'ancienne gare et le marché Niger, tableau animé d'une trépidante vie quotidienne. Du savon aux objets les plus divers, en passant par les fruits et légumes, les poissons, la viande ou la volaille, on y découvre tout ce que les Guinéens mangent et fabriquent dans les ateliers et petites manufactures locales, sans oublier les biens d'importation. A l'étage, une foule de tailleurs découpent, froncent, plissent et cousent ces magnifiques étoffes multicolores qui transforment les Guinéennes en véritables tableaux impressionnistes. Encore plus populaire et plus grouillant de monde, le marché Madina est aussi plus prolifique encore: tout, paraît-il, peut y être acheté
. Cependant, les Conakrika eux-mêmes trouvent l'endroit un peu risqué… Autre option: a gauche du Palais des Nations, une promenade le long de la mer mène vers un quartier plus luxueux, aux avenues ombragées abritant les villas de l'OUA. Une facette toute différente de Conakry… A deux pas de Boulbinet, le petit Musée national du quartier Sandervalia mérite lui aussi une visite en tant qu'introduction a tout voyageur vers l'intérieur des terres. On y trouve, en effet, une maquette reprenant, par zones géographiques, le style des différentes cases des peuples de Guinée. Sont ainsi représentés a travers leurs habitats: les Peuls, Malinkés, Soussous, Bagas, Kissis, Tomas, etc.… Set a tatoué et autres ustensiles sont également exposés, à commencer par une intéressante collection de masques et d'instruments de musique, dont on a pris la peine d'expliquer les fonctions et usages. On y apprend, par exemple, que la plupart des événements sociaux occasionnent toujours la sortie de tel ou tel masque, protecteur ou simplement symbolique, ce qui démontre que, malgré l'islam et le passage des missionnaires, l'animisme est resté bien vivace, se superposant souvent aux rituels des cultes devenus officiels et que les Guinéens pratiquent avec autant de ferveur. Certains masques sont remarquables par la double identité qu'ils présentent, de face ou de profil, mariant les visages humains et les traits animaux, qui en accentuent davantage le mystère… Au-delà de ces quelques lieux a ne pas manquer, c'est en parcourant la ville que vous en découvrirez tous les atours. Certaines avenues se sont muées, au fil du temps, en véritables tunnels végétaux, tant les arbres qui les bordent se sont épanouis. D'autres se déroulent en suivant le bord de mer, comme à Dixinn et Ratoma Ouest, deux autres communes de Conakry. Dans bon nombre de rues commerçantes, les échoppes ont élu domicile dans des containers recyclés. Une particularité que l'on voit aussi ailleurs, en Afrique, et qui dénote un grand sens pratique. Quoi de plus solide, de plus étanche et, sans doute, de plus économique pour mettre son épicerie a l'abri? Et, pourquoi pas,… son lit? Conakry est le principal pôle administratif et commercial du pays ainsi qu'un important noud de communications (tête de ligne du chemin de fer de Kankan). C'est un grand port bénéficiant d'excellents équipements. Le commerce international maritime y est très actif: exportations de bananes, de minerai de fer (presqu'île de Kaloum), de bauxite (îles de Los), de café, d'agrumes, de poissons. Ses principaux secteurs industriels sont l'agro-alimentaire, le textile, la métallurgie, le plastique, le bois. Conakry est également un centre culturel intéressant. Le centre historique de Conakry, particulièrement l'extrémité ouest de l'île Tombo, est remarquable par la diversité et la richesse de son patrimoine architectural. Contrairement a d'autres capitales africaines, le renouvellement du parc immobilier a été faible à Conakry, qui a conservé de nombreux immeubles dont la construction remonte à la création de la ville. Rien de très prestigieux, sauf exceptions, d'autant que le temps a fortement marqué ces bâtiments … Et pourtant, une architecture intéressante, pleine de sens : pour qui sait voir, c'est l'histoire de la ville coloniale, mais aussi, en partie, celle de la Guinée contemporaine, qui est la, inscrite dans les murs et les façades …
O. Dollfuss.
Conakry en 1951-52. Etude humaine et économique

Cette étude sur Conakry a été présentée en juin 1952 comme Mémoire principal de diplôme d'Eludes supérieures de Géographie devant M. Robequain, Professeur à la Sorbonne.
Le travail sur le terrain a été effectué de décembre 1951 au mois de mai 1952 au Centre I. F.A.N. de Conakry, grâce a une bourse de voyage d'élude accordée par le Ministère de la France d'Outre-Mer.
Présentation de Conakry Située par 9° 32 de latitude Nord et 13° 44 de longitude ouest, Conakry se trouve à l'extrémité d'une des rares presqu'îles du littoral guinéen. La presqu'île du Kaloum s'étend sur 35 km. Du N-E au S-W avec de 4 a 6 km. De largeur. Elle est formée d'une série de collines d'une centaine de mètres d'altitude, partant du pied du Kakoulima, sommet qui domine la Basse Côte de plus de 1000 mètres, jusqu'au signal du Kaloum, qui les termine a 8 km. De l'extrémité de la presqu'île. C'est un dos de pays très allongé et surbaissé, flanqué de chaque côté de surfaces subhorizontales bordées sur les deux tiers de la longueur de la presqu'île par de vastes étendues de poto-poto. Ce môle se prolonge par une île de 3 km. 5 de long sur 1 km. Du nord au sud, l'île de Tumbo reliée au continent par une digue de plus de 300 mètres de long. C'est sur l'île de Tumbo qu'est bâtie Conakry. En face de Conakry, l'anneau brisé des îles de Loos protége Tumbo des vents d'ouest et de la houle. Individualisée topographiquement par rapport au reste du littoral guinéen, la presqu'île l'est géologiquement : le Kaloum est recouvert sur presque toute sa surface d'une cuirasse de latérite très ferrugineuse formée aux dépens de la dunite, roche éruptive basique qui constitue le soubassement de la presqu'île. Quant aux îles de Loos, elles sont formées de syénites néphéliniques se décomposant dans les parties les plus basses pour donner une latérite souvent bauxitique.
Climatiquement, Conakry est située dans la zone la plus arrosée de l'A.O.F. Pendant la saison des pluies, du juin a octobre, il tombe plus de 4 mètres d'eau ; en contrepartie, une saison bien marquée s'étend de décembre a avril : une trentaine de mm. D’eau en cinq mois avec des pluies inexistantes en décembre, janvier, février et mars. Au renversement des saisons, surtout en mai et au début de juin, la pluie tombe sous forme de violentes tornades. C'est la période la plus pénible a supporter : l'atmosphère est chaude, humide et orageuse. Le déséquilibre dans la répartition des pluies est compensé par une remarquable régularité thermique. Les différences de température sont également réduites entre le jour et la nuit et d'une saison à l'autre. La moyenne annuelle est de 27° avec des variations moyennes mensuelles allant de 28° 10 en mai à 25° 28 en août au moment de l'hivernage. La différence entre les maxima et les minima est de quelques degrés. La régularité des températures se comprend en regardant le tableau montrant. L’hygrométrie : le voisinage d'une mer chaude et peu profonde et la situation de la presqu'île a 9° de latitude Nord entretient une humidité relative moyenne tournant autour de 80°. Les vents sont aussi réguliers que le balancement des saisons dont ils sont l'un des facteurs ; soufflant en saison sèche du N-W, ils viennent du S-W pendant l'hivernage. Ce n'est qu'au renversement des saisons, au moment des tornades qu'ils soufflent par à-coup de la terre de l'Est. Tel est le cadre naturel, brièvement décrit, de Conakry. L'existence d'un courant « alternatif » entretient a l'extrémité N-W de l'île de Tumbo des fonds suffisants pour permettre l'établissement d'un port, qui est facilité d'autre part par l'absence de barre et la protection naturelle des îles de Loos.

Ce sont ces données naturelles : facilités pour la création d'un port, point de surveillance des postes des Rivières du sud, climat moins malsain que dans la Basse côte guinéenne bonne ventilation de l'île qui présidèrent a la naissance de Conakry. En mai
1889, la corvette « l'Ardent », recevait un télégramme ordonnant l'annexion de la presqu'île au nom de la France et deux ans plus tard le décret créant la colonie des « Rivières du sud », et choisissant Conakry comme lieu de résidence du Lieutenant Gouverneur était signé.
Soixante-deux ans après sa naissance, qu'est devenue Conakry ? Conakry, ville de plus de 40.000 habitants dont près de 3.000 Européens, éclate dans le cadre étroit de l'île de Tumbo et déborde sur la presqu'île. C'est une ville en plein essor, essor récent qui remonte à un peu plus de cinq ans. Conakry, en effet, après un rapide développement jusqu'en 1910, continuant le mouvement que lui avaient imprimé le
Gouverneur Ballay et son successeur, Cousturier, resta statique jusqu'après la guerre de 1945 ; elle vécut dans un demi-sommeil qui n'excluait pas une certaine activité commerciale, demi-sommeil dont elle a été tirée après 1945 et surtout depuis 1947.
En 1952, le voyageur débarquant a Conakry pénètre dans un immense chantier : le port s'agrandit et s'apprête a exporter le minerai de fer du Kaloum ; en ville, des immeubles a multiples étages se construisent et les grandes artères sont défoncées pour permettre la pose de nouvelles canalisations. Mais c'est dans la banlieue, création toute récente, que le paysage change le plus rapidement.
De nouvelles villas naissent chaque jour dans la zone résidentielle située sur la côte nord, des bâtiments neufs s'élèvent, des entrepôts et des usines se montent et de nouvelles voies de communication s'ouvrent : la voie ferrée de la Compagnie Minière de Conakry et les routes découpent l'extrémité de la presqu'île. En face de Tumbo, dans l'île de Kassa, la Compagnie des Bauxites du Midi achève la construction de ses installations et se prépare à extraire le minerai.
Ce pays est en pleine transformation et la rapidité de ces transformations rendra cette petite étude dépassée aussitôt qu'écrite. Grosso modo, la ville de Conakry pourrait s'inclure dans deux rectangles : un grand, le plus a l'Ouest, de 1 km. 7 de l'Est à l'Ouest et de 1 km. 4 du Nord au Sud, dans lequel vient s'emboîter un autre rectangle de 1 km. D’Ouest en Est et de 900 m. du Nord au Sud. Dans le quart N-E du précédent. En rognant un peu l'angle S-E du grand rectangle et les angles S-E et S-W du plus petit, on obtient le cadre topographique de la commune mixte.
Une corniche de 8 km. 5, ombragée de cocotiers, de manguiers et d'eucalyptus, de fromagers et de flamboyants, longe le rivage formé de blocs de latérite rougeâtre découvrant par endroit a marée basse des étendues vaseuses de
poto-poto. A l'intérieur de cette ceinture, la ville est découpée géométriquement par des avenues orientées E-O et des boulevards de direction N-S, larges avenues et boulevards sont numérotés. Seule l'Avenue du Niger fait exception a l'orientation E-O ; de direction N-O, S-E, elle joint le « Pont » de Tumbo a la 6e avenue, l'une des plus importantes de Conakry. La plupart des boulevards et avenues sont plantés d'arbres. Conakry est une ville boisée qui a l'aspect d'un « bocage urbain ». De grands manguiers ombragent le quartier administratif, la 6e avenue et l'avenue du Niger, les essences variées de la Corniche et les cocotiers de la Mission des Pères du Saint-esprit masquent en partie la ville au voyageur arrivant par mer. Les manguiers, les arbres à pain et les cocotiers parsèment les quartiers de Boulbinet et celui de Coronthie.
La ville de Conakry est divisée en quartiers bien délimités : quartier administratif, quartier du centre, quartier de Boulbinet , quartier de l'hôpital, quartier de Coronthie. Mais la place réservée aux habitations est réduite dans l'île de Tumbo : les emprises du port et des chemins de fer, celles des grandes compagnies et des services publics occupent plus de la moitié de la superficie de l'île.
Au N.-O. De la ville, se trouve le port, dont l'emplacement a été déterminé par l'existence d'un courant alternatif et par sa situation relativement protégée de la houle du sud et de l'Ouest par l'île de Tumbo et l'archipel de Loos. Autour du port se rassemblent les entrepôts de quelques unes des grandes compagnies de commerce, la capitainerie du port et le service des Travaux publics.

Le quartier administratif s'étend au sud du port, entre la corniche ouest et le 3e boulevard. C'est un quartier calme aux larges avenues ombragées, aux habitations et services séparés les uns des autres par des jardins. Au centre de ce quartier, un des mieux ventilés de Conakry, se trouve la place Ballay. Le 3e boulevard qui le limite est une des artères les plus commerçantes de la ville : boulevards « réservés » au grand commerce, a celui des compagnies, aux Compagnies d'Assurances, aux Compagnies maritimes et a la Banque d'Afrique Occidentale. La 6e avenue, qui part du Gouvernement et coupe l'île d'Est en Ouest sépare les quartiers du Centre au nord de celui de Boulbinet au sud. Elle est aussi jusqu'a sa rencontre avec l'avenue du Niger, l'allée du grand commerce, celle ou se trouvent, avec les magasins des grandes compagnies, les plus importantes maisons grecques et libanaises. Au sud de la 6e avenue, compris entre le 3e et le 4e boulevard, s'étend le quartier du Boulbinet. Dans un espace restreint s'entassent officiellement 6.000 a 7.000 personnes, en fait 8.000 a 10.000, avec des densités atteignant 600 a 700 habitants a l'hectare. Des maisons en banco, sans étage, avec des toits en tôle rouillée, des concessions fermées par des ferrailles sordides, donnent à ce quartier une allure de bidonville qui s'explique par l'absence de voirie sérieusement organisée et la vétusté des habitations. Près de la mer, en bordure de l'anse de Dragonnier, le port de pêche et de cabotage de Boulbinet jette une note originale dans le paysage. Au sud de l'île sur une étroite presqu'île, avec la plus belle vue de Conakry, s'éleve l'Institut Français d'Afrique Noire, que l'on atteint après avoir passé entre les deux cimetières, les abattoirs délabrés et le dépôt des voitures défuntes.
Le quartier de l'hôpital, à l'est de Boulbinet, lui est semblable. Au nord de la 6e avenue et jusqu'a l'emprise du Chemin de Fer Conakry – Niger (C.F.C.N.), s'étend le quartier du Centre. C'est un quartier commercial et d'habitations. Des maisons a plusieurs étages voisinent avec des masures africaines, des magasins, entrepôts de quelques entreprises, la Poste et le Château d'eau en font un quartier actif ou les logements des fonctionnaires et employés africains voisinent avec des taudis. La place du marché est, comme partout ailleurs, l'endroit le plus grouillant et le plus coloré de la ville. Autour du « Marché » en construction, des centaines de petits commerçants africains vendent leurs produits, assis les uns sur des nattes, les autres derrière de petites table, protégées du soleil et de la pluie par des bâches. Tout autour de la place de ses commerçants libanais et Syriens ont installé des boutiques. Le quartier au sud de l'avenue du Niger, bien que certains lots soient habités, par des indigènes, comprend surtout la vaste concession de la Mission et le terrain occupés par l'armée, la radio et la météorologie.
Le quartier de Coronthie, débordant par endroits au sud de l'avenue du Niger, s'étend surtout au nord de cette avenue. Traversé par la voie ferrée, c'est le quartier le plus important de Conakry par sa superficie et le nombre de ses habitants, qui officiellement dépasse 10.000, et doit, avec la population flottante, atteindre 14.000 a 15.000 individus. C'est aussi le quartier le plus misérable de Conakry : des allées défoncées, l'absence d'écoulement naturel pour les eaux de pluie qui les transforme en marécage lors de l'hivernage, des maisons en banco souvent croulantes, plus de cases qu'a Boulbinet, un habitat relativement désordonné en font, malgré la végétation qui masque certaines tares, le quartier le plus lépreux de Conakry avec certains lots de Boulbinet.
Au nord du quartier du centre s'étend la grande emprise du Chemin de Fer de Conakry – Niger (CFCN). Sur la corniche nord se sont établis les entrepôts et les logements du C.F.C.N., l'usine électrique, les Travaux publics et les magasins d'entrepôts des anciens Etablissements Jules Burki. Un petit port de cabotage qui se maintient dans une anse disparaîtra lorsque la voie ferrée de la Compagnie Minière atteindra le port. Disparaîtra aussi l'actuel terrain de football qui sera remplacé par un parc d'hydrocarbures. Conakry, « commune mixte » réduite à l'île de Tumbo, éclate dans ses limites de 1952. La ville, dont le
docteur Ballay voulait faire un camp militaire et un centre administratif et commerçant, réservant la plus grande place a l'administration et aux concessions des Compagnies, s'est gonflée d'une population qu'elle n'était pas préparée a recevoir. Stagnant entre 6.000 et 10.000 habitants de 1910 a 1931, en 1936 elle atteint 14.000 habitants, dont 1.200 européens. Elle passe en 1945 à 26.000 habitants, dont 2.000 blancs. En 1951, elle compte officiellement 34.000 individus et 2.800 européens et assimilés ; en fait, elle doit dépasser ce chiffre en certaines périodes de l'année.
Cet afflux de population pose une série de problèmes : Un problème administratif : Conakry est une « commune mixte » dirigée par un administrateur, en même temps commandant du cercle, et qui est assisté d'un conseil municipal s'occupant du budget communal. Un des aspects par où pêche l'organisation de Conakry est celui de l'absence d'autorité dans les différents quartiers. Chaque quartier a un chef chargé de collecter l'impôt personnel et d'apaiser les querelles, mais le chef n'a aucun pouvoir coercitif et n'est pas obéi ; enfin il n'est pas assisté de chefs d'îlots et ne pourrait, suffire a se tâche, même s'il en avait le désir. Le problème financier : le budget de la «commune – mixte» est relativement réduit. Il est monté à 91 millions C.F.A. en 1951, mais il n'est prévu que 54 millions pour 1952. Le budget est alimenté par les quotes-parts attribuées à la commune sur le produit des contributions directes et par les taxes et revenus des biens municipaux. Avec ce budget, la Mairie doit s'occuper de la gestion et de l'entretien de la commune mixte. L'entretien de la voierie est un poste important dans la dépense communale : avec 13.000 m. de boulevards, 16.000 m. d'avenues, plus les 2.000 m. de l'avenue du Niger et les 8 km. 5 de la Corniche. Sur ces 39.500 m. de chaussées, de 8 m. de largeur en moyenne. 11.500 sont bitumés. L'état de certaines routes bitumées laisse à désirer mais un gros travail de réfection est entrepris. Quant aux avenues et boulevards non bitumés, ce sont des artères poussiéreuses en saison sèche et des bourbiers pendant l'hivernage. Le problème du nettoiement des ordures est délicat : 4.000 a 5.000 m3 sont enlevés chaque mois par des bacs a ordures placés au coin des avenues et boulevards, mais beaucoup de détritus traînent dans les rues et les maisons : l'absence d'un réseau d'égout bien organisé, qui d'ailleurs est en voie de construction, transforme certaines parties de la ville et la corniche en dépôts d'ordures et en w.-c. Publics. Heureusement que pour le nettoiement le service de la voierie est aidé d'auxiliaires bénévoles : les « charognards » pour lesquels le nettoiement des ordures est aussi la base de l'alimentation. Parmi les problèmes d'urbanisme, en dehors de celui des logements, le problème de l'eau est l'un des plus gênants du Conakry des années 50. Dans le pays le plus arrosé de l'Afrique Occidentale, mais qui connaît une longue saison sèche de la fin de novembre a mai, l'eau manque a Conakry du milieu de mars a juin. La ville reçoit actuellement son eau de trois ruisseaux captés en 1903-1911, et 1932, dont deux proviennent du massif éruptif du Kakoulima (Lanékouré et Sanékouré) et le 3e des grés de Kitéma. La consommation est calculée sur la base de 300 litres par jour et par habitant branché et de 40 litres par jour et par habitant non branché. Ce qui correspond à un peu plus de 3.200 m3 par jour, soit le débit de la principale conduite d'amener. Avec l'augmentation de la population et du nombre des branchements, avec l'accroissement des besoins du port et de l'industrie, ce chiffre devient rapidement insuffisant. Or, ce minimum de 3.200 m3 par jour n'est atteint que quelques mois seulement pendant l'année. Il tombe en avril et mai a près de 800 m3 par jour et il y a des heures dans la journée ou le château d'eau est a sec. Les heures d'ouverture sont réduites a 3 ou 4 par jour et les habitants qui logent dans des maisons a étages n'ont jamais d'eau. Les 819 branchements, a peu près exclusivement européens et libanais, ne sont pas servis. Quant aux indigènes non branchés, si le spectacle de la recherche de l'eau aux bornes-fontaines est caractéristique de Conakry, l'attente prolongée des bassines vides devant les fontaines sèches est le symbole muet d'une ville qui a soif. Le problème de l'eau a Conakry, après des recherches longues et coûteuses, semble avoir été résolu : des forages exécutés au Kakimbon, a 13 km. De Conakry, ont permis d'obtenir des débits de 200 m3 par heure par forage. Parallèlement à ces recherches, des travaux d'adduction d'eau et des branchements se font à Conakry. Conakry est éclairée actuellement par le courant fourni par la centrale thermique fonctionnant au mazout. La centrale vient de voir sa capacité de production s'augmenter par l'installation de groupes de 400 kWh. Une seconde tranche de travaux est en cours, comprenant l'installation de 4 groupes de 900 kWh Le financement se fait pour la 3/4 par la Compagnie Minière, qui en sera le principal consommateur. Pour suppléer à la centrale thermique, on construit actuellement à « Grande Chutes » à 90 km. De Conakry, une centrale hydraulique. Mais le problème le plus important de Conakry est celui du logement. Ville dont les cadres sont en apparence bien tracés. Conakry a poussé d'une façon désordonnée et sans plan. Conakry, ne pouvant plus recevoir de nouveaux habitants, s'est étendue dans la presqu'île du Kaloum. Ainsi se crée une banlieue qui tend à prendre de plus en plus d'importance dans la vie de l'ensemble urbain et qui permettra à Conakry de jouer un rôle plus actif en lui assurant son équilibre.
La banlieue se développe dans la presqu'île du Kaloum le long des grands axes de communication : route Nord, voie ferrée du Conakry – Niger et route inter coloniale (R.I.C.) no. 4 au sud. Cette banlieue a encore par endroits un aspect presque rural avec quelques plantations de bananiers, des boeufs paissant dans la plaine de Dixin, les palmiers a huile le long de la côte et les petits champs de manioc autour des cases de Madina, Coléa et de Dixin. Cet aspect rural tend à disparaître au profit des nouvelles maisons d'habitation européennes de la côte nord, des lotissements africains de Coléa, des usines de la zone industrielle. Banlieue en formation, elle n'a pas encore de personnalité juridique. Cependant, un adjoint au commandant du cercle vient d'être chargé des affaires de la banlieue et d'ici quelque temps, la banlieue aura un statut analogue a celui d'une subdivision. Un statut de la banlieue est nécessaire pour ordonner les questions de police, de voirie, d'adduction d'eau et de branchements électriques. La banlieue aura bientôt un service de voierie, des conduites sont posées pour amener l'eau dans les nouvelles constructions et remplacer les puits existants, souvent malpropres et défaillants; des branchements d'électricité dans la zone industrielle et les secteurs résidentiels sont en cours d'installation.
La population de la banlieue s'accroît ; elle atteint peut-être actuellement 15.000 habitants. Les Européens habitent surtout dans le secteur résidentiel de la cote nord, a Camayenne, a Donka, Landrea et plus loin dans la cité de la compagnie minière dans le bois de palmier a huile en bordure de la plage de Rogbané. Entre le secteur résidentiel et la cité de la Compagnie Minière, les villages africains de Dixin-Soussou et de Dixin-Foula reçoivent chaque jour de nouveaux habitants. Dixin-Foula, de modeste village qu'il était avant-guerre, ou était resté dans un état analogue a celui du moment de sa création lors de la construction de la voie ferrée entre 1900 et 1904, compte maintenant près de 8.000 habitants.
Entre la route nord et la voie ferrée, le Jardin d'Essai de Camayenne, déjà cinquantenaire, et les grands Collèges techniques et modernes, qui, avec la pharmacie d'approvisionnement, sont les premiers bâtiments publics, occupent la plaine de Dixin. Au sud de la R.I.C. 4, les villages de Coléa-Madina et Matam passent d'un état presque rural a un état semi – urbain. Au-delà de Matam, entre la route et la voie ferrée, des entrepôts et des usines sont en construction dans la zone dite industrielle, tandis que sur les pentes du signal du Kaloum la Compagnie Minière de Conakry termine son installation et se prépare a sortir le minerai de fer.
Banlieue en formation, c'est une banlieue type : elle sert d'un coté de résidence et de l'autre elle permet l'implantation d'industries et d'entrepôts, mais elle n'a pas de fonction commerciale ; il n'y a pratiquement pas de magasins et en dehors d'un petit marché indigène a Madina, c'est a Conakry (presqu'île de Tumbo) qu'il faut s'approvisionner.
C'est en banlieue que l'on observe les transformations les plus rapides et que l'on comprend le mieux l'essor de Conakry, de cette ville qui doit être comprise non en fonction de son passé, mais en fonction de l'avenir. On peut espérer que la banlieue permettra le dégagement de Conakry et favorisera sans contrainte l'essor de la capitale guinéenne. Toutes ces transformations et ces agrandissements se font ou devraient se faire dans le cadre d'urbanisme. Nous résumerons les grandes lignes de ce plan en fin d'étude, lorsque nous aurons envisagé les divers aspects de Conakry et de sa banlieue.
Etude humaine. Les populations africaines Il est difficile d'évaluer avec précision le chiffre de la population de Conakry en 1951-51. En 1950, un recensement fait ressortir 34.618 habitants pour la ville de Conakry et estime à une dizaine de milliers d'habitants la population de sa banlieue. Mais un dénombrement quartier par quartier et village par village n'atteint que le chiffre de 35.000 habitants en tout. On ne peut pas estimer avec exactitude la population de Conakry en raison du nombre élevé de « flottants ». Il serait assez juste de chiffrer la population de Conakry – ville à un peu plus de 30.000 habitants et celle de la banlieue a une quinzaine de mille. Quels sont les caractères de la population africaine de Conakry ?
Ethniquement, c'est une population mélangée, synthèse des races guinéennes avec une prédominance Soussou. Les Soussous refoulant ou assimilant les Baguas originaires du Kaloum, constituent le fond de la population de la région de Conakry. Le mélange de ces populations ne se fait pas seulement à l'intérieur de la commune mixte mais encore quartier par quartier et maison par maison. Il n'y a qu'en banlieue ou les
Foula se sont plutôt fixés dans le village de Dixin-Foula, tandis que les Soussous s'installaient de préférence a Dixin-Soussou, Madina et Coléa. Mais la encore aucune frontière n'est bien nette car des Foula habitent Dixin-Soussou et inversement des Soussous habitent Dixin-Foula.
Démographiquement, c'est une population ou il y a, a l'inverse de la brousse, plus d'hommes que de femmes (entre 52 et 54% contre 48 a 46%), et ou dominent les éléments de 15 a 35 ans : théoriquement active, c'est une population ou le taux de la natalité (près de 40 %) est près du double de celui de la mortalité, (environ 20-22 %).
Physiologiquement, c'est une population a peu près bien nourri, dont le riz constitue la base de l'alimentation. Les épidémies, malgré d'effroyables conditions d'hygiène, sont pratiquement inconnues ; mais les maladies sociales, syphilis, alcoolisme, tuberculose et le paludisme, entre autres maladies, tropicales, font des ravages.
Socialement, c'est une population instable ; les vrais urbains sont rares et beaucoup parmi les
Foula ne sont que des Conakriens « a court ou moyen terme » ; ils séjournent en ville soit quelque temps pendant la morte saison des travaux des champs, soit quelques années. La population flottante pèse dans une certaine mesure sur ceux qui sont installés à Conakry, et vivant surtout en parasites de ceux qui sont stables.
C'est une population extra – coutumière et une population encore mai adaptée dans son ensemble. En dehors de la catégorie de ceux que l'on appelle du terme désagréable « les évolués » et les demis et souvent faux évolués (commis, employés et boys), il y a une masse de détribalisés (le terme usuel est aussi déplaisant). Les contraintes sociales et les coutumes indispensables à la vie du village de brousse ont disparu et ce qui en reste n'est plus adapté a la vie urbaine. Par exemple la traditionnelle hospitalité pour celui de sa race est un fardeau lourd a supporter pour ceux qui sont installés de façon durable a Conakry et c'est un fardeau « a sens unique ». Rien n'a remplacé l'armature sociale préexistante. Le passage d'une société traditionnelle et bien organisée aux formes les plus spécialisées de la vie moderne, dans une agglomération qui est à la fois un port, une place de commerce et devient un centre industriel, s'est fait rapidement et sans transition. A l'emprise du village et aux contraintes qu'il imposait, succède une liberté qui n'est souvent que licence. Le rythme de la vie et la condition humaine s'en trouve transformés. A une vie réglée sur le rythme des saisons et des cultures, succède une vie ou les facteurs climatiques sont inexistants dans les occupations. L'homme doit nécessairement travailler pour vivre et doit travailler tous les jours. A une vie ou les rapports humains étaient souvent conditionnés par le milieu naturel, succède une vie ou ce milieu n'agit plus directement. 1. Ethnie et démographie Nous avons les Bagas du Kaloum, quoique ethniquement différents des Soussous, se transforment a leur contact. Ils perdent l'usage de la langue baga et adoptent un islamisme mélangé de traditions animistes. Grosso modo, dans l'agglomération urbaine et la banlieue, plus de 50 de la population est Soussou et Baga ; il y a 15 % a 20 % de
Foula, mais la proportion de ces derniers est variable suivant le nombre des flottants ; 8 a 10 % de Malinkés ; 3 a 4 % de « Forestiers » et le reste de divers : pêcheurs Bozos, Ouolofs et Sierra Léonais.
Ces ethnies, a Conakry, sont géographiquement très mélangées. Une enquête qui n'était pas encore dépouillée à la fin d'avril 1952, fera ressortir la répartition des races par quartier. Même en tenant compte des erreurs qui l'entacheront, elle sera une bonne base d'études. Des sondages effectués dans les lots du quartier de
Boulbinet, du centre et de l'hôpital montrent que la
Répartition est à peu près la même par quartier.
En banlieue le mélange est moins marqué. Les Foula forment un noyau important a Dixin-Foula.
Quelles sont les explications à donner à ce mélange ? Pour certains, c'est peut-être le désir de s'évader du cadre de sa race, mais ce désir n'atteint probablement qu'une petite minorité de « repoussés ». Il s'agit probablement beaucoup plus de raisons matérielles : n'ayant pas, au départ, de quartier bien délimité pour chaque race (en dehors, nous l'avons vu, de Dixin-Foula en banlieue), les arrivants se logent ou ils peuvent, souvent chez un parent ou ami. Ces populations ne « fraient » pas beaucoup ensemble, ce qui infirme l'explication psychosociologique des « repoussés ». Les petites minorités ethniques (« Forestiers » par exemple) par un réflexe de défense caractéristique, essaient de se réunir les uns chez les autres. Il faut noter également que l'obstacle des langues empêche souvent les rapports entre les races. Les conséquences de la Tour de Babel sont lourdes à supporter en Afrique.
A Conakry, donc, le mélange des ethnies dans l'habitat n'entraîne pas la fusion des races. Le « Melting-pot » de la ville n'est qu'apparent et se marque seulement par un vernis d'habitudes urbaines. Il est fort possible que s'il se forme dans l'avenir une population réellement et définitivement urbaine, les nuances et les différences ethniques s'effacent.

Une étude démographique de la population africaine de Conakry est impossible à faire avec précision. A Conakry, il existe un état civil africain. Officiellement, les enfants nés à Conakry sont déclarés à la mairie ; en fait, lorsque l'enfant naît à l'hôpital, les parents hésitent parfois à porter le bulletin de naissance qu'on leur a remis aux services de l'État-Civil. Beaucoup de femmes, d'autre part, aiment accoucher dans leur famille et retournent dans leur village pour la naissance de l'enfant. Enfin la plupart des Conakriens sont nés hors de Conakry et il est impossible de savoir leur âge exact, qu'eux-mêmes ignorent. Lorsqu'ils ont besoin de préciser cet âge pour une formalité administrative ou pour toute autre raison ils demandent « un jugement supplétif » d'acte de naissance.
Les conditions à réunir pour obtenir le jugement supplétif laissent subsister une large marge d'erreur dans l'estimation de l'âge du requérant. En fait, souvent le « demandeur » fixe son âge en fonction de ce qu'il désire obtenir : carte d'électeur, permis de conduire, etc... Aussi, les statistiques n'établissent-elles que trois groupes d'âge : moins de 1 an, de 1 an a 14 ans, de plus de 14 ans.
En ce qui concerne les décès, la encore les chiffres n'ont pas une très grande signification. L'acte de décès à l'hôpital est notifié à la mairie et il faut que le décès soit déclaré pour que le permis d'inhumer soit délivré. A Conakry, les décès non déclarés sont encore peu nombreux. Par contre, beaucoup de vieux ou de malades se retirent dans leur village, soit pour y finir leurs jours, soit pour essayer de se rétablir. C'est la encore un trait qui caractérise une population qui n'est pas définitivement attachée a la ville.
Il faut remarquer enfin que si l'on possède des chiffres pour la commune mixte, ceux de la banlieue sont empreints de la plus grande fantaisie et ne valent pas la peine être cités.

a) Etude de la natalité.
On peut difficilement établir un taux de natalité en raison de l'incertitude des statistiques : le taux doit approcher de 40 %. Ce taux est très élevé, surtout si l'on considère que le nombre des femmes est légèrement inférieur a celui des hommes ; mais il faut note que la majorité des femmes est en âge de reproduction, de 14 a 35 ans. Le docteur Deen a calculé qu'une femme
Malinké, Foula ou Soussou met au monde 4 enfants en moyenne, chiffre qui diminue avec la polygamie.

b) Etude de la mortalité.


Elle est d'un plus grand intérêt, car elle est liée à l'état de santé de la population. Nous avons beaucoup d'Africains habitant a Conakry retournent dans leur village pour y mourir. Cependant les chiffres montrent une diminution de la mortalité par rapport à l'augmentation de la population ; le chiffre de 1939, ainsi que celui de 1946, paraît anormalement élevé. Par contre les chiffres se maintiennent et même diminuent de 1947 a 1950 alors que la population passe de 25.000 a 35.000 habitants, soit un accroissement de 40 % sur 1947.
La mortalité aurait baissé de près de 10 % pendant la même période, ce qui compte tenu des progrès de l'hygiène et des soins semble difficile à admettre. On passe d'une mortalité de 30 ‰ en 1947 à 21 ‰ en 1950. Si ces chiffres sont approximativement exacts, c'est un progrès remarquable dont il faut se féliciter. Mais pour tempérer cet optimisme, il faut remarquer que depuis 1947, la population s'est accrue d'éléments flottants et instables, jeunes, et qui ne meurent pas a Conakry.
Plusieurs aspects caractérisent la mortalité à Conakry : Une mortalité élevée. En 1950, plus de 160 mort-nés sur 711 décès, soit 22 % des morts et 12 % du chiffre des naissances. Les causes de la mortinatalité sont l'hérédité syphilitique qui pèse lourdement sur beaucoup et les mauvaises conditions lors de l'accouchement quand il n'a pas lieu a l'hôpital Avec les facilités qui leur sont accordées, un nombre de plus en plus grand de femmes suivent des consultations prénatales et viennent accoucher a l'hôpital. En 1951, il y a eu 2.347 consultantes au dispensaire pour la protection maternelle et infantile. Ainsi peu à peu les causes de mortalité dues à un mauvais accouchement diminuent à Conakry.
La mortalité des enfants de moins de 1 an atteint 14 %, du total des morts et un peu plus de 70 % du nombre des naissances annuelles ; 93 enfants de moins de 1 an meurent à Conakry en 1950. Les bébés passent par deux âges critiques : les premières semaines qui suivent la naissance et pendant lesquelles ils peuvent être emportés par des troubles gastro-intestinaux et surtout par des crises de paludisme ; et au-delà d'un an, au moment du sevrage, lorsque quittant le dos maternel ils sont déposés a même le sol et qu'ils commencent a manger du riz.
De 1 a 5 ans la mortalité diminue : 97 en 1950 a Conakry. De 6 à 20 ans, la mortalité est faible 52. A cette accalmie dans les décès succède une hausse brutale de la mortalité de 20 a 30 ans (71 décès masculins et 21 décès féminins en 1950 ; le déséquilibre est remarquable entre les hommes et les femmes). Il faut noter qu'une fraction importante de la population de
Conakry est incluse dans cette classe d'âge. D'autre part, c'est l'âge ou l'alcoolisme et les maladies résultant souvent des abus sexuels font le plus de ravage. Le chiffre des morts diminue ensuite régulièrement avec un faible nombre de femmes. De 30 a 40 ans (ces âges sont approximatifs) 77 décès ; de 40 a 50 ans : 45 décès Il ne reste alors plus beaucoup de vieux a Conakry (en Afrique un homme est « vieux » 20 ans plus tôt qu'en Europe). Ensuite, de 50 a 60 ans, le chiffre des morts retombe a 25 et il remonte pour les plus de 60 ans a 64. Il faut remarquer une particularité dans les décès des vieillards, particularité plus psychologique que démographique : quelques vieillards meurent entre 60 et 65 ans, puis brusquement la mort laisse les survivants et ne frappe plus qu'au delà de 100 ans. Tant qu’à mourir âgé il faut mourir centenaire, cela fait mieux. C'est- la l'un des rares mais discrets plaisirs qu'offre le dépouillement des registres d'Etat-Civil.
Par ces quelques indications sur la démographie a Conakry, indications qui ne nous ont pas permis de faire des calculs d'espérance de vie et d'établir des taux précis de mortalité, de natalité et de reproduction, on a vu un des aspects de la santé de la population. Il importe de préciser cette question.
A Conakry, on relève une absence remarquable d'épidémies que les conditions défectueuses de hygiène sembleraient faciliter. Ce qui tend a prouvé que les vaccinations généralisées contre la variole et la fièvre jaune s'avèrent efficaces.
Par contre, il faut noter l'importance du paludisme 1 qui varie selon les quartiers. Les lots les plus atteints sont les plus proches de l'isthme de Tumbo: plus de 50 %, et même 80 % de la population est impaludée ; tandis que l'Ouest et le Sud de la ville sont moins atteints, le taux des impaludés y étant compris entre 10 et 30 % et en banlieue de 25 a 40 %. A Conakry, 25 lots sont impaludés de 0 a 25 %, 31 entre 25 et 50 %, 6 de plus de 50 %. Le paludisme se serait répandu, récemment à Conakry. Avant la création de la digue, le paludisme ne sévissait presque pas à Conakry, mais l'absence de documents ne permet pas de donner a cette assertion plus de valeur qu'il ne faut en donner aux « traditions orales » et aux souvenirs. La création de la digue, donnant naissance a des marécages, et les chantiers de plus en plus nombreux, dont les réservoirs sont des nids d'anophèles, sont en partie responsables de l'extension du paludisme qui se manifeste plus particulièrement pendant l'hivernage.
Des mesures ont été prises pour enrayer les progrès du paludisme : désinfection des maisons par le Service de hygiène ; amendes pour ceux qui laissent traîner des récipients susceptibles de servir de gîtes aux anophèles pétrolisation, des flaques d'eau. Enfin des mesures médicales telles que les distributions de quinine et nivaquine contribuent a restreindre l'action néfaste des anophèles
Les autres maladies tropicales : l'ankylostomiase, la bilieuse, les fièvres de tous types et les ulcères variés existent a des degrés plus ou moins importants a Conakry.
Les maladies sociales : maladies vénériennes, alcoolisme et tuberculose, sont plus lourdes de conséquence. Il est habituel de déclarer que 70 % de la population de Conakry est plus ou moins syphilitique. En fait, si pour beaucoup « la syphilis est un héritage » (Deen) tous n'en sont pas atteints : 15 a 20 % des femmes venant consulter au dispensaire sont syphilitiques ou blennorragiques. Beaucoup d'Africains ont eu dans leur vie une blennorragie, mais tous n'en ont pas gardé de traces. Actuellement on peut lutter mé

00:45 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (26)

Commentaires

Félicitation aucun commentaire tout est parfait , surtout sur les îles des loos, moi même suis Insulaire et notre ONG oeuvre sur l'Archipelle des ïles, nous pouvons corespondre si vous voulez , pourquoi pas travailler ensemble.

A bientôt sur email
Françoise

Écrit par : Maddy | 10/03/2006

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Mmmm... Site looks good! Real good!;-) http://www.sesso.grandsearch.net

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Gut Seite! Sehr gut! Danke schoen fuer Information! http://erotik.freehostpro.com

Écrit par : Gut Seite! Sehr gut! Danke schoen fuer Information! | 17/04/2006

Les choses n'ont pas beaucoup changé finalement. Qu'en est-il de l'immeuble dit "15 étages" à Conakry? En quelle année a-t-il été construit?

Écrit par : camara | 17/04/2006

Ooo.! Gut Seite:) Sehr schoen! http://automobile.batcave.net/

Écrit par : Ooo.! Gut Seite:) Sehr schoen! | 19/04/2006

Ehmm..m. Sehr gut Seite! Ich sage innig..!:) bmw

Écrit par : Ehmm..m. Sehr gut Seite! Ich sage innig..!:) | 30/04/2006

Gut! Sehr schoen seite! ^^ Wirklich! :) http://www.wikipedia.741.com

Écrit par : Gut! Sehr schoen seite! ^^ Wirklich! :) | 02/05/2006

SALUT:
Je veux tout jouste savoir quant sera changer le fancs guineen.

Écrit par : idrissa diallo | 03/05/2006

SALUT:
Je veux tout jouste savoir quant sera changer le fancs guineen.

Écrit par : idrissa diallo | 03/05/2006

bonjour mon grand je souhaite que tu vas bien et que tu aurras rèussi dit moi quoi par mésage oui tu veux bien ou tentot un grand merci je pense beaucoups a toi et je suis avec toi ca me fait plaisir de te faire plaisir car je veux que tu heureux tu serras chaque jour avec toi merci beaucoups gros bisous amitié a bientot merci gros bisous de nous tous

Écrit par : annick | 10/06/2006

Hi sirs ;-)
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Or maybe some info...

Thank you very much!!!

P.S. Вот уроды...

Écrit par : JeyramoXRu | 18/10/2008

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Écrit par : greeftCer | 13/12/2008

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Goodluck!!!

Écrit par : Goobbixmoisse | 27/12/2008

What is bumburbia?

Écrit par : piestattibbob | 06/01/2009

Si gioca all'asta al ribasso : ecco l’ultima invenzione della rete!

Su internet aumentano i siti web di aste al ribasso , asta al ribasso . “Si gioca al ribasso”, attraverso il meccanismo delle aste al ribasso sul web. È l’ultima intuitiva creazione scovata nell’infinito universo della rete.

Sul portale www.astabassa.it , si può acquistare di tutto al prezzo più basso della rete con un’offerta bassa e soprattutto unica. Il congegno è lineare e le transazioni sono assolutamente prive di pericoli. Nella vetrina “Aste Aperte” delle aste al ribasso sono esposte le proposte commerciali, comprensive del reale valore, ed il tempo residuo stimato per lanciare l’offerta, naturalmente al ribasso (asta al ribasso ).

Dopo aver scelto il prodotto (un week-end distensivo piuttosto che uno scooter, ma anche orologi, cellulari e televisioni), si punta sul prezzo esatto per assicurarselo: vince l’asta, l’utente che ha formulato l’offerta ad un prezzo inferiore e soprattutto unico. Se infatti il prezzo prescelto è già opzionato, le due offerte automaticamente decadono. Se due utenti, ad esempio, decidono di offrire dieci euro per un computer portatile, entrambi vengono eliminati dal gioco, mentre se un terzo ne offre undici, ed è l’unico a presentare l’offerta più bassa, il computer portatile è venduto a soli undici euro. Ecco come funzionano le aste al ribasso .

Un gioco, una asta al ribasso che s’intreccia con la fortuna ed un software che garantisce efficienza, affidabilità e sicurezza. Le aste al ribasso sono questi gli ingredienti principali di quest’ultima innovazione tecnologica: un vaso di terracotta che non vuol rompersi in mezzo a molti vasi di ferro. www.astabassa.it

Écrit par : Luana | 14/07/2009

Excellent article sur conakry , cependant j'ai une question à poser sur l'agglomération des quatre villages qui composent la ville de conakry à l'arrivée de la france en 1887. A savoir conakry , boulbinet , krutown , et tombo . question krutown se trouve ou dans tout ça..?

N'est ce pas conrontie..? Je vous serais reconnaissant pour la réponse .

Écrit par : Robert Toure | 01/11/2009

Excellent article sur conakry , cependant j'ai une question à poser sur l'agglomération des quatre villages qui composent la ville de conakry à l'arrivée de la france en 1887. A savoir conakry , boulbinet , krutown , et tombo . question krutown se trouve ou dans tout ça..?

N'est ce pas conrontie..? Je vous serais reconnaissant pour la réponse .

Écrit par : Robert Toure | 01/11/2009

je suis élève de l'école KVR à Penticton BC en Canada. j'etudie la Guinée en science humains! Est-ce que tu peux m'envoyer des informations et des photos?

Écrit par : Maggie Robinson | 10/05/2011

je suis élève de l'école KVR à Penticton BC en Canada. j'etudie la Guinée en science humains! Est-ce que tu peux m'envoyer des informations et des photos? tu va trouver mon adresse ci-dessu

Maggie Robinson
KVR Middle School
300 Jermyn Avenue
Penticton, B-C
V2A 2E1

Écrit par : Maggie Robinson | 10/05/2011

J"e suis très ravis des infos reçues à partir de votre e mail.Je voudrai juste m'informer sur le shema technologique de la Centrale Thermique de Tombo et les effets de celle ci sur l'env. Merci et à bientôt

Écrit par : M.BAH Abdolaye | 29/06/2011

ce ma pratroiu

Écrit par : barry | 19/02/2012

Bonjour Monsieur,
Ce que vous avez écrit sur La Guinée est très intéressant, c'est un pays que je ne connais pas et cela m'a permis de le découvrir.

Je suis bénévole dans une assoication en France à Metz (Moselle) et je voudrai vous faire une demande si c'est possible pour vous bien entendu.
Actuellement dans le cadre de cette association j'accompagne une personne Guinéenne qui pour l'instant réside en France à Metz.
La caisse d'allocations familiales lui réclament une copie intégrale de son acte de naissance légalisé datant de moins de 3 mois. Elle ne l'a pas en sa possession. Je suis à la recherche de l'adresse de la mairie ou de l'état civil de la ville de Conakry afin de leur demander ce document.
Etes vous en mesure soit de me communiquer l'adresse postale ou mail de la mairie ou de l'organisme qui délivre ce document.
Ce serait très sympathique de votre part si vous pouviez répondre à ma demande et ce serait formidable pour cette personne.
Je vous remercie d'avance de ce que vous pourrez faire car j'ai essayé par internet impossible de trouver le renseignement que je vous demande.

Cordialement et bonjour de France où l'hiver arrive avec le froid, il gèle (- 1°)

Alain Valy
alain.valy@modulonet.fr

Écrit par : VALY | 01/12/2012

la guinee est un pays beni par les encètres

Écrit par : Elhadj Mamadou | 13/11/2014

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