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25.05.2007

brèves "Il n’y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va."

Flash Info

¿ DES IMAGES QUE JAMAIS LE PEUPLE N'OUBLIERA !

Un gouvernement qui montre l’exemple ?

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En Guinée, le site d’information Guinée Conakry Info revient sur le séminaire gouvernemental qui s’est tenu il y a une semaine à Bel Air, dans la préfecture de Boffa. Le site souligne que le gouvernement a voulu montrer l’exemple en matière d’économies. «En commençant, explique-t-il, par les moyens de déplacement que l’on a réduit au strict minimum». Et pour se rendre de Conakry à Bel Air, «tous les membres du gouvernement, à leur tête le Premier ministre Lansana Kouyaté, ont embarqué à bord d’un seul bus. Chacun a laissé sa voiture de commandement à la maison», remarque Guinée Conakry Info, qui note également que le retour a été plutôt long. Partie de Bel Air à 14 heures, l’équipe gouvernementale est arrivée à Conakry à 21 heures. «Partout de multiples escales, le long de la route», explique le site. «Il a fallu parfois l’intervention de la sécurité pour permettre au bus gouvernemental de se frayer un chemin parmi la foule ». Commentaire de Guinée Conakry Info : «Cette preuve de confiance manifestée par les uns et les autres a laissé une trace indélébile dans la mémoire des membres du gouvernement, tous conscients de l’ampleur de la tâche qui les attend».

Guinée: Informatisation du Port Autonome

de Conakry - M. Kousasi Offori Stephane,

l'expert Ivoirien assassiné

A la faveur du vent de renouveau qui a soufflé en Guinée, un expert ivoirien du nom de Kousasi Offori Stephane, Directeur Général de " Géosys IC" ( géo-système ingénierie et Conseil) basé à Paris a voulu manifester sa solidarité au peuple de Guinée en lui proposant ses services qui consistent à informatiser les services stratégiques et centraux du pays. Hélas, mal lui a pris car, il a été retrouvé mort dans sa chambre d'hôtel à l'hôtel Mariador Palace, situé dans la banlieue de Conakry. Comment en est-on arrivé là ?

L'expert ivoirien qui avait déjà fait ses preuves dans ce domaine, et cela, dans plusieurs pays africains notamment le Port de Lomé, de Douala, d'Abidjan, de Bénin avait auparavant écrit aux autorités guinéennes pour venir prospecter le marché guinéen et informatiser le Port Autonome de Conakry. Avec pour objectif de tripler les recettes douanières. Il est arrivé le 23 avril à Conakry. Pour un premier temps, il a décidé de loger chez un ami à lui. Mais, le cadre n'étant pas approprié pour travailler sereinement, il a décidé le 11 Mai de loger à l'hôtel Mariador Palace. La Chambre 315 du 3ème étage lui a été attribuée.

Quelques jours après, il se rend compte que le climatiseur et certaines ampoules ne fonctionnent pas. Il a signalé le problème. La direction de l'hôtel l'affecte la chambre 416. Là, également selon les témoignages de son chauffeur, il y avait des problèmes au niveau de la chambre notamment sur le plan sécuritaire parce que il y avait une autre issue.

Toutefois, selon son chauffeur il s'est finalement contenté de rester là. Toujours, selon son chauffeur, le 22 mai, ils sont rentrés à 2h du matin. Son patron lui a demandé d'être matinal au motif qu'il avait un rendez-vous important le lendemain. Ce que ce dernier a fait aux environs de 8h30. Et quand il est arrivé, il a tapé la porte plusieurs fois, mais son patron n'a pas répondu. Il a patienté un peu. Avant de revenir pour insister. Et c'est le corps de son patron qu'il a découvert dans le sang. Il a immédiatement informé les autorités de l'hôtel.

A signaler qu'il avait adressé des lettres au Directeur Général du Port Autonome de Conakry le 26 avril, une autre le 2 Avril au Ministre des Mines et de la Géologie , Ahmed Kanté pour l'informatisation du secteur minier, le 30 Avril à Thierno Ousmane Bah, Ministre des Travaux Publics, Urbanisme et Habitat, le 2 mai à la Ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Paulette Kourouma pour l'informatisation du casier judiciaire et enfin le 15 Mai ; il a adressé une autre lettre au Gouverneur de la ville de Conakry, Amadou Camara pour les mêmes motifs, note notre informateur.

Et comme on le voit, l'ambition de notre frère Kouasi était de doter l'administration guinéenne d'une structure de contrôle fiable, qui répond aux normes internationales afin de freiner la corruption, le despotisme, le népotisme et le détournement des deniers publics qui caractérisent l'administration guinéenne et pour que les ressources nationales profitent à tous les Guinéens.

Pour satisfaire leur sale besogne, les forces du mal en ont décidé autrement en assassinant celui qui voulait les empêcher de tourner en rond, souligne un citoyen de Kaloum.

Ce genre de crime n'est malheureusement pas le premier du genre.

Un autre Guinéo-Ivoirien, qui vivait en Côte d'Ivoire et qui était venu pour les mêmes motifs à savoir informatiser le Port Autonome de Conakry a subi, il y a de cela quelques années le même triste sort que Kouassi. Le corps de ce dernier aussi a été retrouvé inerte dans son hôtel.

Pour l'heure pas de réaction, ni le moindre de Communiqué ou de déclaration des autorités. Et mieux, ni le chauffeur, ni les autorités de l'hôtel ne sont interrogés sur la question, du moins à notre connaissance.

Dans les supputations, comme un tel sujet l'exige généralement, les uns se demandent si les autorités ne sont pas au courant de ce crime. Car, leur silence trouble plus d'un. D'autres, par contre affirment que le problème n'a pas été ébruité pour donner plus d'efficacité à l'enquête, bref chacun se livre à ses commentaires.

Préoccupation ? Manque de temps ? Discrète investigation de la Police ?

L'assassinat de l'expert Ivoirien serait-il en rapport avec les éventuels marchés juteux qui l'attendaient ? Qui trouverait-il intérêt dans l'assassinat de Monsieur Kouassi ? Serait-il victime de crime crapuleux perpétré par des voyous ? Qui a été tué ou ordonné de tuer Monsieur Kouassi ?

Aux dernières nouvelles, le corps de Kouassi sera rapatrié les jours à venir dans sa Côte d'Ivoire natale pour subir l'autopsie à la demande de sa famille.

Guinée: Premier Salon de l'Emploi 2007

à Conakry, plus de 3000 candidatures,

1000 présélectionnées !

Le projet du forum des jeunes de Guinée qui n'est autre que le Salon de l'Emploi va tout droit vers la dernière ligne droite, puisqu'il va ouvrir ses portes le 6 juin prochain au Palais du Peuple. Une première en Guinée.

Pour en savoir plus, nous avons conféré ce matin avec la Commission d'Organisation de ce rendez-vous qui est, faut-il le rappeler le premier du genre dans le pays. Adramet Barry du Secrétariat Général et de la Commission Mobilisation des Entreprises du FOJEG s'est prêté à nos questions.

A ce jour, dira notre interlocuteur, le Secrétariat a reçu plus de 3000 candidatures aussi bien en Guinée que de l'extérieur du pays. Outre la capitale guinéenne et les préfectures de l'intérieur du pays, des Guinéens de l'étranger notamment de la France , de la Belgique , de l'Angleterre, de la Chine , du Sénégal, du Maroc, de la Côte d'Ivoire, du Bénin ont aussi postulé et ils participeront à ce salon de l'emploi qui aura lieu du 6 au 9 juin.

Avec la compagnie Royal Air Maroc, les tarifs de transports de ces Guinéens de l'étranger est réduit à 50%. Du côté des employeurs, 60 entreprises installées en Guinée se sont inscrites pour participer à ce salon de l'Emploi. Alors comment avez-vous fait pour présélectionner les 1000 candidatures ?

Quatre cabinets de recrutements contactés à cet effet ont fait le tri et des entretiens avec les candidats pour retenir enfin 1000 candidats qui auront un accès direct aux entrepreneurs pour des entretiens, déclare à aminata.com, Adramet Barry. Chaque entreprise aura son stand pour recevoir les candidats retenus.

Quant aux entretiens, ils auront lieu les 7 et 8 juin. Et les participants peuvent récupérer leur badge du 5 au 6 juin. Fait notable, car, au dire de M.Barry les 60 entreprises qui participeront à ce salon se sont engagées à retenir des candidats qui répondront à leur profil.

Rendez-vous donc est pris pour le 6 juin.

Guinée/Conakry : Pragmatisme

d’abord, démocratie ensuite

mercredi 30 mai 2007.

"A quoi sert la littérature dans un pays qui a faim ?" Une telle question dont la réponse est beaucoup plus complexe qu’on pourrait le croire, renvoie cependant à la détermination des urgences et des priorités à observer dans la vie de l’homme comme dans celle de la société tout entière, tant les préoccupations de la vie sont multiples et diverses. La situation que vivent les populations de la Guinée /Conakry qui a atteint son paroxysme dès le début de l’année et qui a conduit à la nomination au poste de Premier ministre de Lansana Kouyaté comme tentative de solution, ramène à l’ordre du jour la question qui vient d’être posée.

Le Premier ministre guinéen "choisi" par la société civile et l’opposition politique et "accepté" par le président Conté semble avoir en tout cas pris position : le pain et l’eau d’abord et la démocratie ensuite. Il affiche par là un choix difficile mais raisonnable, tant il est vrai qu’il se trouve dans un dilemme cornélien. Il a opté pour le pragmatisme en s’engageant avec une réelle conviction, à la résolution, prioritairement, des questions "bassement" vitales.

En faisant baisser le prix des denrées de première nécessité, telles que le riz, l’huile, le sucre, en faisant de l’électrification et de l’adduction d’eau potable pour la majorité des populations guinéennes ses priorités, M. Kouyaté a annoncé les couleurs : donner d’abord à manger au peuple et chercher à résoudre les problèmes fondamentaux avant de s’intéresser aux question politiques dont la démocratie.

Car quand il arrivait, les Guinéens manquaient presque de tout : pas d’électricité ni d’eau potable ; prix du sac de riz hors de la portée des salaires moyens (pour ceux qui en ont : le salaire d’un instituteur étant l’équivalent du prix d’un sac de riz de 50 kg) ; paupérisation très avancée des populations qui luttent en vain pour survivre.

A-t-il raison de faire un tel choix ? A-t-il fait preuve d’assez de lucidité et de clairvoyance politiques quand il déclarait à la presse française qu’il fait allégeance au président Conté et que les revendications de la rue s’étaient arrêtées à la Constitution donc à la légitimité du régime du président ? Alors que, en désespoir de cause, le peuple avait fini de demander purement et simplement le départ de ce dernier ?

En effet, en dehors de certains engagements, notamment celui relatif à la révision des contrats d’essence économique pour en vérifier et la régularité et le degré de sauvegarde des intérêts de la nation, le Premier ministre évite soigneusement de s’attaquer au régime de Conté et à ses institutions parmi lesquelles, l’Armée dont on soupçonne que le président en soit l’otage.

Cette "cohabitation" qu’il semble accepter de vivre auprès de Conté serait-elle une ruse politique du genre : "Le président règne et le Premier ministre gouverne "pour se donner le calme et le temps nécessaires afin de sortir la Guinée du champ de ruines dans lequel elle végèle depuis plus d’une décennie ? Il pourrait s’agir pour le Premier ministre, de négocier une transition permettant à Conté, vivant ou mort de partir, l’honneur sauf.

En laissant aussi et surtout la Guinée en paix. Car, au regard de la disposition des forces en présence et de la nature de la démocratie en Afrique, il est presque sûr qu’un départ forcé et violent du "vieux" prolongerait le pays, ne serait-ce que pendant un court moment, dans une guerre civile dont il se passerait fort volontiers.

Sur toute la ligne donc, Kouyaté aura fait le bon choix. D’autant que l’une des revendications grandement maximalistes et provocatrices des militaires (payement d’arriérés de salaire de 11 ans) cache mal leur volonté d’affirmer leur présence, voire leur capacité de nuisance, eux qui ont fait jusque-là la force de Conté.

Cette présence réelle et forte de l’armée, toujours aux côtés du président, risque, de surcroît, de limiter la crédibilité et l’efficacité de la lutte que le Premier ministre a promis de mener contre l’impunité. Environ deux décennies de catastrophe économique et politique ne se règlent pas le temps d’une transition aux formes et au contenu aussi confus ! surtout dans le contexte général de la démocratie "africaine".

L’évocation répétée de la Constitution et de la légitimité du pouvoir du président Conté (pour lequel en fait, il est le serviteur, voire le sauveur) par le Premier ministre, illustre une réalité pénible à assimiler : depuis la Baule , la démocratie recule démocratiquement en Afrique ! C’est-à-dire qu’on se sert de la démocratie formelle et formalisée dans des textes (constitutions, institutions républicaines...) pour tuer légalement la démocratie.

Car il existait en Afrique "des" démocraties avant la Baule , et rien ne dit aujourd’hui que certains régimes à Parti unique d’antan n’étaient pas plus démocratiques que beaucoup de démocraties actuelles sur le continent noir. De quoi donner quelques raisons à l’Afro pessimisme, au moins pour ce qui concerne l’avenir de la vie démocratique en Afrique : les formes et structures de la démocratie sont mises en place pour la vider de son fond et en faire une coquille vide qui n’est pas pour autant moins répressive et moins violente.

Mais pendant combien de temps la technique de Kouyaté sera-t-elle efficace ? Peut-on satisfaire, les besoins même les plus prioritaires des peuples sans une référence politique claire à la démocratie ? Car, n’oublions jamais qu’en Afrique noire, la pauvreté des peuples est proportionnelle à la qualité et à l’exploitation des richesses de leur sous-sol.

Le Pays

Guinée: Ni plages, ni boulevards

épargnés par les sachets plastiques

La présence des sachets plastiques dans les rues de Conakry est un spectacle presque banal. Mais quand ces sachets plastiques prennent d'assaut les plages de la capitale guinéenne, ce n'est plus seulement l'environnement qui est menacé, c'est le plaisir de se promener en ces lieux qui l'est également.

Sur les plages situées au bas de la falaise de Sandervaliah, au coeur de Conakry, les sachets plastiques et déchets de toutes sortes couvrent maintenant le sable fin.

En lieu et place des promeneurs et des gens à la quête d'un lieu de détente, l'endroit n'attire plus que des enfants, quelques fois des drogués et des marginaux qui fouillent dans les tas d'immondices, bourrés de sachets plastiques, à la recherche d'on ne sait quel bien précieux.

"Les sachets plastiques ont rendu impraticables la quasi-totalité des plages de Conakry", déplore Mody Mahi Barry, directeur du Service public de transfert des déchets (SPTD). Les déchets plastiques sont en effet devenus un véritable casse-tête pour les autorités chargées de leur gestion car il n'y a plus une seule ruelle de Conakry qui ne soit envahie

Les populations, par ignorance, incivisme ou par manque de solution alternative, sont évidemment les principaux acteurs de cet état des choses à l'image de cette ménagère, Fatoumata Diouara, surprise en train de se débarrasser d'une grande quantité de déchets plastiques, en pleine nuit, dans une ruelle du quartier Dixinn de Conakry.

"Je suis obligée de procéder ainsi parce que ceux qui sont chargés du ramassage des ordures ne sont pas arrivés chez nous depuis une semaine", explique à IPS la jeune femme de 23 ans.

La situation s'est aggravée lors de la grève générale qui a secoué le pays en janvier et février 2007. Les organisations de ramassage d'ordures ne passaient plus dans les maisons, et Conakry était pratiquement devenue la poubelle des plastiques.

Environ 50 pour cent des déchets plastiques de Conakry sont des sachets d'eau minérale, rapporte Mamadou Saliou Diallo, responsable de l'organisation non gouvernementale Guinée Ecologie.

"La situation est grave car ces sachets plastiques qui trainent partout dans Conakry contribuent à la dégradation de l'environnement et constituent un danger pour la santé publique", admet Diallo.

Le SPTD reconnaît qu'il est débordé par la situation. "Les déchets plastiques constituent un problème critique pour nos services", admet Barry du SPTD.

Environ 800 tonnes d'ordures ménagères sont produites chaque jour à Conakry. Quinze pour cent de ces ordures sont des déchets plastiques.

Barry confesse que 90 pour cent de ces plastiques s'envolent lors de leur transfert vers la décharge publique et vont salir la voie publique parce qu'il "est extrêmement difficile de compacter ces produits", souligne-t-il.

"Quand je pense que nous sommes obligés de subir la loi des marchands de produits plastiques à la recherche de gain facile, je me demande ce que l'Etat attend pour agir", s'énerve Ibrahima Mansare, un habitant de la banlieue de Conakry. Mansare pointe du doigt le grand dépotoir d'ordures en plein milieu du marché de Matoto et dénonce les odeurs nauséabondes qui envahissent la ville. Malheureusement, ils sont peu nombreux, les habitants de Conakry qui sont conscients du danger que représentent ces éléments non dégradables dans leur environnement.

Le danger de ces sacs plastiques dans une ville, explique Diallo de Guinée Ecologie, c'est qu'ils annihilent les efforts de reboisement.

"Lorsqu'ils sont transportés par le vent, beaucoup d'entre eux finissent par se coller aux jeunes plants et les étouffer. Ils tuent la germination en plusieurs endroits et empêchent la régénération naturelle des plantes".

Infiltrés dans le sol, ils se mêlent aux racines des arbres et les empêchent de pénétrer le sol.

En clair, semble dire Diallo, ces sachets plastiques, qui voltigent dans une ville, sont un danger pour les arbres, pourtant indispensables dans un pays déjà en proie à la désertification.

"Ce qu'il faut, c'est faire adopter aux femmes les sacs en fibres végétales, moins dangereuses pour l'environnement, en lieu et place des sacs en plastique ", conseille-t-il.

Pour le moment, les rares actions organisées pour le nettoyage des sachets plastiques et autres déchets solides se résument au balayage des rues de la commune de Kaloum, au coeur de Conakry, par des femmes regroupées en association.

Conscient de la gravité de la situation, le gouvernement guinéen a annoncé en ce mois de mai la mise en route d'un programme de ramassage des déchets solides à Conakry grâce au soutien de la Banque islamique de développement (BID).

"Le gouvernement va engager une opération d'assainissement de la ville de Conakry avec le ramassage des ordures, le curage des caniveaux et la pulvérisation domestique. Le gouvernement a obtenu de la BID un montant de 400.000 dollars américains", a déclaré le porte parole du gouvernement, Justin Morel Junior.

La solution se trouve peut-être dans l'application de la règle du pollueur-payeur, suggère Diallo, car la loi guinéenne prévoit des peines et des amendes à l'encontre des personnes qui polluent l'environnement.

"On pourrait également organiser les jeunes gens à ramasser les déchets plastiques, moyennant de l'argent", suggère Diallo.

Guinée: Dépôt des nouvelles

structures des cabinets ministériels

Le séminaire gouvernemental de Bel-Air a été l'occasion de scruter tous les sujets. D'élaborer à court, moyen et long termes des politiques d'action du Gouvernement de mission. Rien n'a été laissé au hasard. Tous les aspects de la vie nationale ont été passés au peigne fin.

Ainsi, pour réaliser le vaste chantier de développement amorcé par le Gouvernement actuel, c'est aujourd'hui Mardi 29 Mai que les Ministres devraient déposer la copie corrigée des nouvelles structures de leur département, en vue des nominations prochaines. Il s'agit des cabinets ministériels, des directions nationales, des grandes entreprises de l'Etat...

De nos jours, à l'intérieur du pays, il n'y a pas d'Etat. Les Gouverneurs de région et autres préfets ont déserté leur localité administrative depuis les manifestations populaires de Janvier et Février derniers.

Au cours donc du séminaire gouvernemental de Bel-Air, la restructuration des administrations publiques a été un des sujets phares discutés en plénières. Le Chef du Gouvernement Lansana Kouyaté en a la conscience, les Ministres aussi, que pour tenir leur feuille de route et réussir leur mission, le choix des hommes compétents, qualifiés, intègres, disponibles... demeure l'enjeu majeur. Le pari à gagner. Car, le succès de tout travail repose sur la gestion rigoureuse des ressources humaines.

Par ailleurs, il n'est un secret pour personne, qu'aujourd'hui, la plupart des hauts cadres de l'Etat, nommés par les Gouvernements successifs, ont brigué leur poste par affinités plus que par compétence. Or, le défi qui incombe au Gouvernement de Lansana Kouyaté, pour le relever, exige de porter le choix sur des cadres qui maîtrisent le nouvel environnement économique, social, politique, diplomatique mondial, pour que la Guinée en tire le maximum de profits. Et ces hommes ne manquent pas au pays, dans tous les domaines de la vie nationale.

Enfin, dans l'Administration civile ou militaire, la promotion devrait désormais tenir compte des compétences et de l'intégrité des cadres, plutôt que de se porter sur les caractères subjectifs liés à des affinités de tous ordres. La République sortira grandie et les Guinéens profiteront de cette nouvelle politique de bonne gouvernance initiée par Lansana Kouyaté et son équipe.

GUINEE: Comment réduire

la mortalité maternelle...

Un atelier technique consacré à l'adoption d'un plan stratégique national (2006-2015) de réduction de la mortalité maternelle néonatale et infanto-juvénile s'est tenu du 17 au 22 mai dernier à l'hôtel Kanya dans la préfecture de Kindia. L'objectif principal de cet atelier de cinq jours était de consolider le plan de stratégie national de lutte contre la mortalité néonatale et infanto-juvénile, afin de prendre toutes les préoccupations liées aux objectifs du millénaire pour le développement (OMD).

L'atelier a, pendant cinq jours passé en revue, le fonctionnement et les circuits des produits pharmaceutiques, pour les femmes en grossesse en âges de procréer et les femmes en difficultés d'accouchement.


Les participants venus des départements de la santé publique, de la décentralisation, de la sécurité, de la jeunesse, de l'Unicef, de l'OMS, du PNUD, ont travaillé sur de nouvelles approches permettant d'aboutir à des résultats qui devront être examinés et adoptés à Dakar, au cours d'une réunion prévue du 26 au 1er juin prochain.

 

Guinée: La Guinée et l'affaire

Diallo Cravate devant la CI J ,

remarques furtives et derniers

développements

Réalisé par Alia DIABY, candidat au Doctorat en Droit International .Université d'Hitotsubashi, Tokyo. Prosaïquement dénommé affaire Diallo cravate en Guinée et pendant à la Cour Internationale de Justice sous le nom : affaire Ahmadou Sadio Diallo (République de Guinée c République Démocratique du Congo) depuis le 28 Décembre 1998, le différend juridique opposant deux Etats africains en matière de protection diplomatique vient de connaître un important développement.

Après 8 ans et demi de procès, La CIJ rejetant les exceptions d'irrecevabilité de la RDC sauf celle relative à la protection diplomatique par substitution ,a décidé par son arrêt du 24 Mai 2007 que la requête guinéenne est recevable pour l'essentiel.

Au moment où, la prestigieuse juridiction s'apprête à fixer les délais pour la procédure écrite sur le fonds, il n'est pas inutile de revenir sur les faits et les péripéties qui ont jalonné la marche de l'affaire ,les prétentions de la Guinée ainsi que les exceptions congolaises et tenter de comprendre comment malgré l' amateurisme de sa conduite « l'Etat » guinéen a finalement gagné la bataille sur les exceptions préliminaires même si cela ne signifie pas que la cour lui a déjà donné raison !.

1. Les faits d'une singularité déconcertante Ahmadou Sadio Diallo « Diallo Cravate » né au Fouta Djallon en 1947 est guinéen par l'histoire et la Géographie. A 17 ans ; il immigre au Congo en 1964.Après une période de galère, il s'installe à son propre compte en 1974 en créant la Société Africom-Zaire puis la société Africontainers -Zaïre sous la forme de sociétés privées à responsabilité limitée. Commence alors pour lui une vie exceptionnelle et singulière. La première curiosité est que, très vite ses affaires prospères .Il devint riche, même plus riche que l'Etat de résidence devenu depuis 1971 le Zaïre. Il réclame aujourd'hui plus de 36 milliards de dollars des Etats-Unis soit 7o fois au moins le budget de la Guinée en principal de l'Etat redevenu la République démocratique du Congo depuis 1997 Mais et c'est la deuxième curiosité à la fin des années 80, divers litiges commerciaux l'opposent à ses partenaires que sont l'Etat du Zaïre ;les sociétés publiques comme la Zecamines ; Zaire Shell ;Zaire Fina ;zaïre ,mobil .Son activisme est débordant ,ses réclamations sont qualifiées de « démesurées » et « intempestives » .Même les décisions judiciaires prises en sa faveur sont interdites d'exécution par les autorités administratives .En 1988 il a été arrêté et aurait passé près d'un an en prison sans procédure régulière. Libéré ;il relance les procédures judiciaires et tente d'« internationaliser son cas » en écrivant notamment à certaines hautes institutions telles que le président de la cour internationale de justice .En 1995 il est à nouveau arrêté et passe près de 75 jours en détention préventive .pendant ce temps un décret d'Expulsion le concernant est pris le 31 Octobre au motif que sa présence et sa conduite troublaient « l'ordre public » zaïrois mais le décret est exécuté le 31 janvier 1996 de la même année comme une mesure de refoulement . Diallo cravate, milliardaire se retrouve refoulé vers la Guinée où il débarque avec un seul complet, une seule cravate ; une seule paire de chaussures ...c'est de la prison qu'on l'a tiré pour aller l'embarquer !!

Le troisième lot de faits déconcertant est l'extraordinaire manque d'intérêt que les autorités guinéennes de l'époque ont réservé au dossier «Diallo cravate » alors que ce dernier a fait preuve d'une combativité et d'une bravoure qui ont finalement payé le 24 Mai 2007.Si le cabinet Me Alpha Oumar Diallo a été constitué presque bénévolement et a rédigé notamment la requête introductive d'instance (Il s'est retiré par la suite) ;il est notoire que les autorités publiques et même une partie de l'opinion publique guinéenne n'ont réservé que du mépris au dossier soutenant que l'intéressé avait passé 32 ans à l'extérieur ,qu'il n'avait aucun bien en Guinée et qu'il était sinon maudit du moins fou d'avoir une fortune en milliards de dollar alors que le pays souffrait !! Au même moment un opérateur sénégalais refoulé dans les mêmes circonstances aurait bénéficié du soutien de l'Etat sénégalais au point que le président de ce pays aurait embarqué le sénégalais spolié de ses biens dans son avion de commandement pour aller voir le maréchal MOBUTU qui aurait accepté de dédommagé l'intéressé et se serait exécuté. Finalement, on n'ignore comment Diallo cravate a fini par obtenir la protection diplomatique de la Guinée mais en tout cas le 28 décembre la Guinée déposait qu greffe de la CIJ une requête introductive d'instance contre le Congo à l'effet de prendre fait et cause pour Diallo Cravate que les faits têtus lui imposaient en tant que « son national » Pour clore cette énumération ; on peut relever l'acharnement des événements contre le richissime guinéen qui s'est trouvé ainsi dans la position d'un « mal chanceux » au point d'apparaître renégat. Parti de la Guinée en 1964, il ne pouvait naturellement revenir au pays sous le régime du PDG sans risquer sa vie .Sous ce rapport, il ne pouvait faire aucun investissement en Guinée à l'époque. Lorsque le changement politique est intervenu en Guinée à partir de 1984 comme beaucoup de guinéens ; il se préparait peut être pour assurer une présence en Guinée et cela aurait été soupçonné dans son pays d'accueil d'où la ,multiplication des problèmes ;la confiscation de ses biens ;le refus de payer ses dettes et enfin le refoulement .Son arrivé en Guinée a coïncidé à la mutinerie de février 1996 si fait que le pouvoir vacillant cherchait plutôt à se consolider que de défendre le dossier d'un aventuriste parti au gré du vent depuis des lustres !!Au même moment entre 1996 et 1999 ; il y a eu deux guerres au Congo .On peut donc dire que le contexte politique a largement contribué à mettre Diallo cravate pour reprendre les, mots de la Guinée devant la CIJ dans une situation « d'extrême pauvreté » .Il ainsi passé d'un extrême à l'autre et mine de rien ! 2 .péripéties de l'affaire et prétentions des parties La procédure devant la cour obéit aux dispositions de son statut ensemble avec son règlement tel que modifié en 1978.Un survol de cette procédure permet de relever que la compétence de la cour n'est jamais que facultative, la cour ne jugeant que les Etats qui ont accepté d'une manière ou d'une autre sa compétence. Comme le Congo était déjà en règle sur ce point, la Guinée a dû précipitamment le 11 Novembre1998 souscrire à l'article 36 § 2 du statut de la cour pour pouvoir la saisir unilatéralement en vue du règlement du différend qui allait l'opposer à la RDC.

C'est ainsi que le 28 Décembre 1998, la Guinée saisissait officiellement la CIJ contre la RDC avec un texte dont la qualité rédactionnelle et la prétention informaient le manque cruel de professionnalisme. Elle soutenait dans les deux parties de sa requête à la cour que- son national Ahmadou Sadio Diallo, homme d'affaires installé au Congo depuis 32 ans y avait été injustement incarcéré, spolié de ses biens et expulsé au moment où il cherchait à entrer dans ses droits :- ces actes constituaient des violations du droit international notamment le respect de la liberté et de la propriété des étrangers ainsi que leur droit à un procès équitable Et poussant l'offensive la Guinée demandait déjà près de 32 milliards de dollars des USA en principal et 4 milliards de dollars en dommages et intérêts mis à part ses prétentions pécuniaires en monnaie locale qui s'élevait à 16 milliards de Zaïre et les biens non valorisés . Non contente de ces prétentions surévaluées, la Guinée demandait en outre à la cour de l'autoriser à saisir partout où ils se trouvent les biens du Congo pour se faire payer ignorant sans doute l'immunité de juridiction et d'exécution des Etats ainsi que l'absence huissier international. Après avoir accompli les formalités prévues à l'article 40 de règlement, la cour a fixé le délai du dépôt du mémoire de la Guinée au 11 septembre 2000.La Guinée ayant obtenu la prorogation de ce délai a finalement déposé son mémoire le 23 Mars 2000 : Pour l'essentiel ses conclusions n'ont pas changé. Le 3 Octobre 2002 au lieu et place de son contre mémoire, la RDC a plutôt soulevé des exceptions d'irrecevabilité de la requête guinéenne obligeant ainsi la cour à suspendre la procédure sur le fonds pour trancher avant dire droit la question des irrecevabilités La RDC demandait à la CIJ de débouter la Guinée aux motifs que :- La Guinée tente de protéger essentiellement les sociétés Africom,-Zaïre et Africontainer-Zaire qui sont des sociétés congolaises ayant une personnalité juridique différente de celle des associés et des gérants comme Diallo Cravate.- Le ressortissant guinéen objet de la protection n'a pas épuisé les voies de recours internes efficaces et disponibles au Congo En tout Etat de cause, l'existence du lien de nationalité ainsi que la règle de l'épuisement des voies de recours internes sont des principes bien établis en Droit international Public comme conditions de recevabilité de toute action en protection diplomatique. Ce qui selon le Congo n'était pas le cas en l'espèce..

La haute juridiction a alors informé la Guinée de ce développement et l'a invité à présenter ses observations tendant a démontré que sa requête était recevable avant le 7 juillet 2003. Pendant ce temps , comme le permet le règlement de la Cour chaque partie a désigné un juge ad hoc pour siéger spécialement et seulement pour cette affaire . La Guinée a désigné un Algérien qui pour des raisons probablement pécuniaires a démissionné par la Suite . Pour le remplacer La Guinée a encore choisi un algérien !! . Dans le délai prévu avec l'appui des éminents professeurs de droit international venus surtout de Paris 10 Nanterre ,le texte guinéen présenté était devenu lisible et cadré .Elle concluait en demandant à la cour de rejeter les exceptions soulevées et de fixer les délais pour la procédure au fond . C'est ainsi que la cour a fixer la date pour la procédure orale pour que chaque Etat vienne défendre « ses écritures » .Les plaidoiries orales qui sont un grand moment dans l'activité de la cour se sont déroulées du 27 Novembre au 1er décembre 2006. Au cours de ces plaidoiries le Congo s'est pour l'essentiel basé sur ses écritures alors que les conseils de la Guinée ont redressé certaines des maladresses contenues dans les anciennes écritures en insistant sur le fait qu'au delà des droits des sociétés dont Diallo Cravate est propriétaire, la Guinée poursuivait surtout la protection de droits individuels et des droits propres de son national. Et qu'en vérité selon le droit congolais le « refoulement » n'est pas susceptible de recours judiciaires. Au surplus la dynamique équipe du PR Alain Pellet agent adjoint et conseil de la Guinée a démontré en plaidant successivement en anglais et en français que l'éloignement du Guinéen a eu pour motif et pour effet de l'empêcher de poursuivre les actions judiciaires entamées et qu'en tout Etat de cause la suspension de l'exécution d'un arrêt rendu en sa faveur par les autorités administratives et les procédures anormalement longues allant de 13 à 14 ans pour une même affaire étaient la preuve qu'il n'y a avait pas de recours internes efficaces et disponibles à épuiser au Congo .ces arguments étaient imparables et fournis en béton armé . En revanche, la Guinée a voulu forcer la main à la cour en soutenant à travers une abondante jurisprudence arbitrale et un lot compact de conventions bilatérales que le droit international coutumier de la protection diplomatique fondée sur la nationalité comporte une exception permettant à un Etat d'assurer la protection diplomatique d'une société dans la quelle son ressortissant a des actions lorsque l'Etat contre lequel l'action est entreprise est l'Etat national de la société en cause.

Dit autrement c'est une « protection par substitution » par laquelle l'Etat national de l'actionnaire protège la société dans le but de protéger les intérêts de son ressortissant .ce argument non fondé sur la nationalité est dérivable de l'arrêt de la cour de 1970 Barcelona Traction ensemble avec la jurisprudence de 1989 elletronica Sicula mais demeure une exception non encore concrétisée par la haute juridiction. Après la phase orale, la cour a mis l'affaire en délibéré et a rendu sa décision le 24 Mai 2007. 3 L'arrêt de la CIJ du 24 Mai 2007 : Vérité et signification Dès après l'annonce de l'arrêt de la juridiction mondiale sur les exceptions préliminaires ; une certaine presse a relayé la recevabilité de la requête guinéenne l'interprétant comme signifiant que la cour aurait adjugé à la Guinée ses conclusions sur le fond .On aurait même commencé à vanter les mérites de l'Etat et la fortune, de 40 milliards de Diallo cravate (bientôt classé après Bill Gates dans le palmarès des magnats de ce monde ou bientôt ami personnel du roi de Brunei) Au surplus on pense que ce montant va bientôt se retrouvé dans les banques guinéennes ! Diallo cravate lui-même jusque là effacé et maintenant courtisé par les stations de radio s'est montré exubérant en donnant libre cours à certaines élucubrations .c'est ainsi qu'on a entendu dire qu'il a été défendu par 40 avocats et qu'il aurait fourni comme preuve un dossier de 7 kg. Tout cela fait partie sinon de la désinformation du moins de l'ignorance. En vérité la décision de la cour se résume à peu près à ceci : la requête de la Guinée en protection diplomatique est partiellement recevable. La cour qui n'est pas un tribunal de commerce ,encore qu'elle statuait en exceptions préliminaires, a tranché la question de savoir si la Guinée pouvait attraire le Congo devant la cour pour avoir violé les droits de son national et des sociétés africom-Zaïre et Africontainer-Zaire dont celui-ci est actionnaire et unique gérant . La CIJ quelque fût sa réponse à cette question avait aussi à se prononcer sur le point de savoir si le ressortissant Guinéen avait épuisé les voies de recours internes existant qu Congo avant que la Guinée ne prît fait et cause pour lui .Donc à ce stade ;il n'était pas question d'argent ainsi que la reconnu Mohamed Camara chargé d'affaires par Intérim de l'ambassade de Guinée à Bruxelles ,agent de la Guinée ,dans son exposé liminaire devant la CIJ le 2_ Novembre 2006 en déclarant que « le débat sur le quantum de l'indemnité réclamée par la Guinée n'est pas l'objet de la procédure à ce stade » .

Ce mal entendu levé, on peut maintenant exposer la solution de la cour .L'opinion de la cour habituée à couper la poire en deux se résume en trois points essentiels :- Comme il est établi que Ahmadou Sado Diallo est guinéen, la Guinée est donc en droit d'assurer sa protection diplomatique pour la violation alléguée de ses doits individuels et de ses droits propres d'actionnaire et de gérant de sociétés de droit congolais.- Le Congo n'ayant pas suffisamment prouvé qu'il existe dans son system judiciaire des recours internes efficaces et disponibles, le refoulement n'étant pas susceptible de recours judiciaire en droit congolais, des retards abusifs et l'ingérence des autorités administratives dans les procédures judiciaires ayant été établis ; l'épuisement des voies de recours interne n'est alors pas opposable à la Guinée qui est dès lors en droit de solliciter la justice de la Cour.- Mais les sociétés Africom,-zaïre et Africontainer-Zaire sont des sociétés de nationalité congolaise, or le fondement de la protection diplomatique est la nationalité ; il n'existe pas de règle internationale coutumière permettant à un Etat d'assurer la protection diplomatique par substitution : Dès lors la Guinée ne peut assurer la protection de ces deux sociétés qui ne possèdent pas sa nationalité. L'examen de cette décision permet de relever que si la requête de la Guinée est recevable ; ce n'est que partiellement car à supposer même qu'à l'avenir la Guinée obtienne des réparations celles -ci prendront la forme d'excuses publiques pour la violation des droits individuels de Diallo Cravate au moyen de son arrestation ,son emprisonnement et son refoulement. La violation des droits propres d'actionnaire et de gérant pourront faire l'objet d'indemnisation Mais dès lors les prétentions Guinéennes sont de jure amputées de 60 % mis à part les évaluations surréalistes faites par la Guinée .L'exclusion du champ de la protection des sociétés réduit donc pour beaucoup le volume d'une éventuelle indemnisation ; L'action diplomatique et la combativité du Congo n'a donc pas été vaine. Au surplus ce pays a renforcé ses compétences dans ce domaine puisque ceux-là mêmes qui ont gagné l'affaire Yerodia devant la cour en 2002 contre la Belgique ont réussi cette fois encore à minimiser les dégâts dans l'affaire Diallo cravate.C 'est dire que le comportement de l'Etat compte pour beaucoup dans les relations internationales .En est-il de même pour la Guinée ? 4 La Guinée : Un Etat inattentif et amateur, sauvé par des particuliers Dans l'euphorie consécutive à l'annonce de la « victoire de la Guinée » tirée d'une certaine lecture de l'arrêt du 24 Mai 2007 ; toute critique de l'attitude de l'Etat et son régime est peut être mal vue .Mais le droit n'est pas la politique.

On le sait, la CIJ ne reçoit pas les plaintes des individus et aucun Etat n'est obligé d'endosser la cause d'un particulier. Dès lors ; il y a un mérite pour l'Etat de Guinée d'avoir relevé ce défi .Mais en le faisant , la Guinée s'est comportée comme un Etat mendiant ;qui n'a aucune considération pour ses « propres cadres » ;qui ignore le fondement des institutions internationales et agit dans l'improvisation et la subjectivité .C'est cette attitude qu'il convient de mettre en exergue car son abandon contribuera à mieux viabiliser la présence internationale et la respectabilité du pays. En 1er lieu ;il est de notoriété publique que les autorités guinéennes n'ont pas très tôt pris le cas Diallo cravate au sérieux .Des considérations ethniques et une certaine « jalousie » étaient à la base de cette attitude .On n'ignore d'ailleurs par la suite comment cet homme d'affaires habitué aux couloirs de ce monde a fini par ses relations personnelles par intéresser le gouvernement de l'époque à son dossier .On sait aussi que certains retards enregistré du côté de la Guinée étaient motivé par le « manque de moyens » .A un certain moment Diallo cravate avait même lancé dans la presse locale l'idée d'un appel public à souscription pour prendre en charge les frais de la procédure .Il proposait notamment à tous les guinéens de contribuer à un fonds qui serait ouvert au trésor public contre remise de bons ou de reçus et ainsi ,comme il était convaincu de gagner l'affaire croyant que c'était une affaires de jours ou de mois ,chaque souscripteur serait payé avec un bénéfice au taux de 100 %.Les guinéens dont la plupart tirent le diable par la queue ne pouvaient pas s'engager face à une offre trop originale du reste. Ceci indique que l'Etat guinéen ne voulait prendre aucune charge alors qu'il avait la possibilité de le faire car il y a un budget national et il y avait une section de la dette intérieure ou même l'agence judiciaire de l'Etat. Cette situation a amené la démission du cabinet d'avocat Me Alpha Oumar Diallo, puis de Mohamed Bedjaoui désigné qu départ par la Guinée comme son juge ad hoc.Une seconde bourde indigne d'un Etat qui se respecte est justement la désignation par la Guinée par deux fois de juristes Etrangers pour siéger à la cour comme juge ad hoc. La morale qui s'en dégage est que pour l'Etat de Guinée ; aucun Guinéen n'est digne de siéger à la CIJ ! La notion de juge ad hoc est motivée par l'idée que si un Etat est requérant ou requis dans une procédure devant la CIJ et qu'il n'y a pas sur le siège de la cour ; un juge de sa nationalité ;il a la possibilité de désigner quelqu'un à l'effet de siéger spécialement pour cette affaire .Il est clair que là ce sont les nationaux de l'Etat qui sont appelés car l'Etat a la possibilité par ailleurs de se faire conseiller par qui il veux. De surcroît comme c'est une simple possibilité l'Etat peut bien s'en abstenir car la CIJ n'est pas comme les juridictions guinéennes une cour qui « vend ses arrêts » .après tout la CIJ a donné raison qu NIcaragua contre les Etats-Unis en 1986 dans l'affaire des activités militaires et paramilitaires au Nicaragua et contre celui-ci .

Elle a donné raison en 2001 au Cameroun face au Nigeria. Ce que est plus grave le même Mohamed Bedjaoui était l'arbitre de la Guinée lorsque le pays a perdu dans l'affaire de délimitation des frontières maritimes contre la Guinée Bissau dans la sentence arbitrale du 14 février 1985 .Si comme on l'a dit la Guinée n'avait pas de moyens pourquoi n'avoir pas choisi un guinéen qui aurait coûté nettement moins cher .Il est vrai que tout le monde ne peut pas siéger à la CIJ .mais les critères sont la formation ;la moralité et l'aptitude a exercer les plus hautes fonctions judiciaires dans son propre pays .A dire vrai des juristes répondant à ses critères ne sont pas introuvables parmi les guinéens. On ne sait pas en quoi Ahmed Mahiou (qui a été substitué à Mohamed Bedjaoui) serait plus compétent qu'un Cheick Sacko ; agrégé en droit International et de surcroît avocat au barreau de Montpellier .On ne sait pas non plus en quoi il serait plus compétent que Robert Guilao, membre de la cour suprême et rapporteur de la plus haute instance judiciaire de la Guinée depuis au moins de 10 pour tous les grands arrêts relatifs au droit Public. On pourrait multiplier les exemples mais qu'il suffise de noter que le choix des étrangers est motivé par un mépris et un complexe qui n'honore pas le pays. On ignore comment l'équipe de Alain pellet en est arrivé à s'intéresser au dossier. Mais là encore il n'y a avait aucun guinéen dans l'équipe qui a plaidé mis a part l'agent de la Guinée Mohamed Camara dont le rôle protocolaire se bornait à introduire les conseils à la cour .Cet agent q reconnu devant la cour que les estimations faites par la Guinée sont d'une « exagération manifeste » et a même présenté les excuses de la Guinée à la cour et au Congo sous prétexte tenant à « Notre inexpérience de ce type d'affaire » .les bons juristes qui ne manquent pas en Guinée nous diront si on peut se prévaloir de sa propre turpitude ! Il a été dit que l'affaire a été plaidé par 40 avocats .c'est un gros mensonge .Toute l'équipe (agents ; avocats et conseils) faisait 7 personnes et il n'y a que quatre personnes qui ont plaidé devant la cour : Forteau, Wordsworth ,Pellet et Thouvenin . Il y a lieu de noter au compte des bourdes de l'Etat Guinéen, l'absence d'une diplomatie offensive et avisée. Sur ce plan lors des audiences publiques de Novembre et Décembre 2006 , les audiences se sont ouvertes par la présentation aux membres de la cour des vÅ"ux du président Kabila par son ministre de la Justice ;garde des sceaux .

La délégation congolaise a massivement et qualitativement investi la cour .On notait la présence du ministre de la justice chef de la délégation ;l'Ambassadeur du Congo au pays Bas ,des professeurs d'Université ; des députés , avocats ainsi que d'éminents hauts cadres de l'administration venus du Congo ou directement d'autres parties du Monde . La RDC qui en 1998 date d'introduction à la cour de la requête de la Guinée ;ne contrôlait que 40 % de son territoire ,montrait ainsi son souci de sa représentativité et sa respectabilité comme Etat en 2006 devant la cour . Au même moment la plus haute personnalité de la Guinée présente dans la salle était un chargé d'affaire qui n'était de surcroît pas titulaire de sa charge mais intérimaire ! On ne s'interrogera pas ici sur la déstructuration de l'administration guinéenne de nos jours par des « postes par intérim » mais il y en de trop ! Cette presque absence de la Guinée dans cette procédure informe sur le désintérêt de l'Etat dans la défense de ses nationaux même si aujourd'hui il tente de récupéré l'affaire .Mais il y a plus grave lorsque L'agent de la Guinée a humilié le pays tout entier en déclarant devant les juges les plus prestigieux du monde que « Mon pays bénéficie de l'expertise et du concours d'éminents juristes qui ont généreusement accepté de l'assister » .En termes clair ,il voulait dire et les juges de la CIJ l'ont sans doute compris , que la Guinée n'a rien payé à personne même pas le transport et les frais d'Hôtel de toute cette équipe ! En d'autres termes c'est à peine s'il n'a pas dit que la Guinée est un Etat mendiant et que non content de mendier auprès de ses pairs et des organisations internationales ; elle n'éprouverait également aucune honte de mendier auprès de simples particuliers. On le sait a Paris 10 Nanterre il y a un centre de droit International et cette université a une forte présence maghrébine ce qui n'est pas sans connections avec le choix des algériens pour être des « Des guinéens de circonstance » sur le siège de la Cour .On sait également que le PR Alain Pellet ancien président de la Commission de droit international travaille à établir une notoriété semblable à celle de son maître le regretté Guyen Quohq Dinh. Or l'affaire Diallo Cravate posait un sérieux problème dans la théorie du droit celui de savoir si un Etat peut assurer la protection diplomatique d'une société qui n'a pas sa nationalité contre l'Etat national de cette société par substitution aux droits de l'actionnaire qui lui a sa nationalité. La CIJ a laissé entrevoir cette possibilité dans son arrêt de 1970 barcelona Traction et l'a admise en 1989 lorsqu'elle est fondée sur une convention bilatérale .Mais Elle ne pas encore jugé de cas où elle admet cette règle comme faisant partie du droit internationale notamment coutumier. L'excellent PR Alain Pellet qui lui pense que oui , voulait certainement être celui qui a amené la cour à confirmer l'existence d'une telle règle .C'eût été une contribution historique à l'enrichissement du droit International Publique .N'étant pas motivé par l'argent il aurait alors réuni « tous ses petits » pour aller défendre le droit ;la justice et l'équité à la cour .Mais cela n'explique pas tout car toutes les retombées en termes d'expérience pour son équipe ,d'informations pour son pays et des prochaines publications leur revient .

En tout cas ironie du sort ,c'est le point défendu par Pellet qui a été refusé par la cour .mais ce n'est que partie remise (C'est Alain pellet qui va prononcer le prestigieux cours de l'académie de droit International de la Hayes en Juillet -Août 2007 ) . Pour la Guinée ; mieux vaut cesser l'amateurisme étatique .En 1985 un certain Daouda Kourouma diplomate dirigeait l'équipe de la Guinée dans l'affaire des délimitations maritimes . La Guinée a perdu devant la Guinée Bissau à cause surtout de la mauvaise rédaction du compromis d'arbitrage dû à l'envoie de cadres peu avisés. Plus récemment dans le conflit frontalier contre la sierra Leone, on a frôlé l'échec. Une délégation composé de tout sauf de spécialistes était sur le point de reconnaître la souveraineté de la Sierra Leone sur yendé (Riche en ressources diamantifères et aurifères et surtout stratégique pour les soldats guinéens face aux infiltrations d'une pluralité de groupes armés) n'eût été la présence du PR Mohamed Lamine Bangoura dont l'interprétation de la théorie des lignes de bases tirée d'une convention du 19 siècle entre les anciennes puissances coloniales a sauvé le pays. Pourtant c'est au dernier moment qu'il a été appelé dans la délégation dont il a d'ailleurs été plus tard exclu. A l'heure de la mondialisation les Etats mettent l'accent sur leurs ressources humaines car comme l'a conceptualisé Jean Baudin « Il n'y a de richesses que d'Hommes »

Puissent les autorités de la Guinée assimiler cette leçon de tous les temps ! 5 Développement ultérieurs dans l'affaire Diallo Cravate 5 -1 : entamer la procédure écrite sur le fond qui consiste à - fixer la date limite de dépôt par la Guinée de son mémoire sur le fond Communiquer le dit mémoire à la RDC et lui fixer une date limite pour le dépôt de son contre mémoire ;Chacune de ces dates pouvant être reportée ; cela pourrait prendre entre 2 à 3 ans 5-2 passer à la procédure orale Celle-ci comporte les plaidoiries sur le fonds de la Guinée ;la réplique congolaise et si nécessaire la duplique de la Guinée . 5-3 Rendre son arrêt sur le fonds Si l'arrêt reconnaît les prétentions guinéennes même réduites au minimumIl faudrait un autre arrêt sur le montant des indemnités (Il faudrait alors ajouté un an supplémentaire aux délais). 5 -' l'exécution de la cour tenant au bon vouloir du Congo mais le Conseil de sécurité peut l'y contraindre (article 94 de la Charte des nations Unies) Par Exception, comme le règlement judiciaire n'est jamais qu' « un succédané du règlement diplomatique » les parties peuvent décider à tout moment d'un règlement amiable et prier la Cour de radier l'affaire de son rôle (Affaire du Nicaragua précité) Le bout du tunnel n'est donc pas si proche.

Elhadj Mamadou Sylla a quitté Conakry pour Genève
(Africa Guinee 30/05/2007)

Elhadj Mamadou Sylla a quitté Conakry, lundi 28 mai aux environs de 22h 30, pour Genève, a appris africaguinee de source proche de Futurelec Holding. Selon nos informations, le patron de Futurelec Holding a emprunté le vol régulier d'Air France en compagnie de ses collaborateurs.

La sortie de ce désormais Président d'honneur du parti de l'Unité et du Progrès (PUP) intervient plus de deux semaines après l'annulation de la saisie conservatoire de ses biens et 3 jours après son couronnement au PUP.
Le 18 mai dernier au siège de son Holding à Dixinn Bora, Mamadou Sylla, comme s'il narguait ses détracteurs, avait lancé: ''Si Youssouf Diallo veut être Président du Patronat, il peut attendre la fin de mon mandat. Je reste et demeure Président du Conseil National du Patronat Guinéen jusqu'à la prochaine élection. (...) Ce n'est pas l'Etat qui m'a mis là et personne d'autre ne peut m'enlever à ma place. (...) Je suis le Président des 15 patronats de l'Afrique de l'Ouest. La première invitation venue m'était adressée. C'est par finir que j'ai appris que c'est un certain Dabo, Secrétaire général du patronat ''disside

Commentaires

Au delà des revendications pécuniaires de Diallo, c'est une affaire, sur le plan juridique stricto sensu, est d'une importance capitale, ouvrant ainsi la voie à travers une jurisprudence séduisante de la CIJ à une meilleure protection de l'individu sur le plan international. En effet, le droit international, malgré la mondialisation de nos rapports...reste camper autour d'une logique inter-étatique, où l'individu est relegué au second plan, s'il n'est pas réduit au mépris, comme le sort réservé au citoyen de Guinée le sieur Diallo cravate...

Ecrit par : Maher Abdmouleh | 14.05.2008

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