« la Guinée donne aujourd'hui l'image d'un bateau ivre et sans repère. Le pays est un véritable désert économique, peuplé de mendiants et de délinquants au col blanc. | Page d'accueil | Martyrs des peuples ? »

14.03.2008

Martyrs des peuples ?

Les préliminaires des lendemains plus sombres, au regard de l’inconscience des gouvernants, et du jeu insalubre des courtisans malpropres qui conseillent le pouvoir absolu régnant.

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mountmane@gmail.com

Lorsque les étudiants se déversent dans la rue en mai 1968 en France pour contester un régime qui, à leurs yeux, n’était plus très loin de la monarchie et ne correspondait plus tout à fait aux exigences d’un monde plus moderne, le général De Gaulle comprit, sans se faire prier, qu’il était temps de s’en aller. Le geste qu’il voulut solennel, prit la forme d’un désaveu constitutionnel construit par la voie référendaire.

L’histoire récente nous renvoie à la Guinée Conakry , où un président chroniquement malade, ordonna à son armée de briser la jeunesse engagée dans une vaste contestation populaire. Les enfants ne demandaient qu’à vivre mieux, qu’à ne plus voir leurs parents pleurer le soir à la maison à cause des souffrances quotidiennes. Leur peine était immense, et toute l’Afrique assista avec le cœur serré, à un des plus chagrinants épisodes de l’histoire sociale de ce coin de la planète.

Mais avant cela, nous avions assisté à la chute mémorable de Moussa Traoré, un dictateur qui avait trôné pendant deux décennies à la tête du Mali, et qui un matin fut déposé par son armée, suite au soulèvement violent de sa jeunesse. C’est encore sur un mouvement d’écoliers qu’il tenta d’écraser avec ses baïonnettes, que le bouffon empereur moderne de Bangui, fut bouté hors du pays. Comment ne pas rappeler le cas de Tsiranana à Madagascar ? Le tout puissant président tomba suite à une banale revendication des étudiants de l’université de Tananarive. L’armée avait tiré sur les enfants, et les parents avaient rejoint les survivants dans la rue. Ainsi finissent les dictatures sales et têtues qui ne veulent ni voir, ni écouter, ni demander pardon.

Nous nous sommes souvent réveillés en écoutant sur les ondes internationales, comment ailleurs dans le monde, l’armée et les chars pouvaient écraser des manifestants aux mains nues. Nous avons entendu parler de la révolte de Varsovie, du coup d’Etat du Chili, du génocide du Rwanda, et tout cela. Mais jamais, nous ne pensions vivre le calvaire du citoyen dont le pays fait les premières pages dramatiques des médias internationaux, parce que des gens sont, semble-t-il, balancés par dessus des ponts et survolés par des hélicoptères menaçants.
La vérité sur la marche révolutionnaire du monde et l’expression de l’histoire, n’est pas une affaire d’idéologie, ni une expertise de gouvernants bien arrogants. La vérité c’est celle qui tire sa substance de la vie de tous les jours, de la négation des droits élémentaires de vivre décemment, de se soigner et de s’éduquer. Le diable est dans le corps de ceux qui font tout pour renier ces droits aux gens, et qui condamnent les enfants à peine sortis du lait maternel, à des destins sans gloire, au désespoir éternel.

Se lever spontanément contre les injustices ou s’engager à lutter pour briser les chaînes de l’oppression, du mensonge et de l’ignominie, c’est se donner en martyr pour son peuple.
A la vérité, personne ne naît criminel, casseur ou martyr, et aucun parent ne souhaite voir sa progéniture dans le rôle de casseur, de voleur ou de criminel. C’est la société qui fabrique les casseurs et transforme les citoyens en loups les uns pour les autres. Autant dire tout de suite, que ceux qui ont gâché le destin des enfants, sont des criminels qui s’ignorent.
L’Afrique au stade où elle se trouve, promet d’écrire des pages très dures de l’histoire de l’humanité.

Je veux dire et assumer, dans cette qualité de citoyen libre, de père de famille, et d’être humain vertueux, qu’il n’en fut rien, que nul part, diable ou sorcier, tint la main des gamins pour les conduire dans la rue en leur demandant de brûler. Je veux dire et jurer pour ce qui concerne ma conscience d’analyste et d’observateur, que depuis très longtemps, nous avons accumulé des injustices, des erreurs, des haines, des tares de toutes natures, au point de ne plus être qu’une poudrière en attente d’explosion.

Lorsque l’on a ainsi pris place dans l’histoire à l’envers, il vaut mieux s’excuser et s’en aller comme le firent de rares souverains en remords. L’art de promettre la chicotte et la guerre, n’a jamais fait que accélérer la perdition de ceux qui se trompent d’ennemis, d’époque, et de champs de bataille

mountmane@gmail.com

Certains intellectuels guinéens sur le grill

« Même si l’on est pas beau que l’on soit honnête ». Cette célèbre phrase de Mao Tse Toung tiré de son livre vert, s’applique bien a` l’écrit paru sur le site internet « aminata.com » le 28 février dernier, intitulé, la légende funeste de Sékou Toure’.

Cet assemblage ressemble beaucoup plus a`un ramassis de fausses informations tirées des livres écrits par des historiens d’un autre âge, qui ont transformé a` leur guise l’histoire, qu’a une analyse susceptible de contribuer a` la consolidation de la paix, au renforcement de l’unité nationale et au développement économique et social de la Guinée.

Ce qui est surtout inquiétant avec ce fameux scribe, c’est non seulement son acharnement contre les leaders malinkés, mais aussi son ethnocentrisme caractérisé que tout bon intellectuel honnête et digne de ce nom éviterait en ce moment d’entame de changement et d’espoir dans notre pays ou` tous les Guinéens aspirent désormais a` la paix et au bonheur après les événements douloureux de janvier et février 2007. Autant dire que cet article, pardon ce ramassis, ne ressemble qu’à` son seul auteur.

En lisant ce collecteur de mensonges, qui accuse l’ancien président Ahmed Sékou Toure’ de tous les maux, on a l’impression qu’il parle d’un autre leader d’une autre Guinée. Comment peut-il affirmer que Sékou Toure’ n’aimait pas sa patrie ?

Père de l’indépendance, l’un des premiers syndicalistes africains, grand patriote, timonier de la révolution guinéenne, Ahmed Sékou Toure’ reste et restera toujours pour les Africains en général et les Guinéens en particulier un model dans le patriotisme et le nationalisme.
Se rappelle-t-il la première déclaration du Comite’ Militaire de Redressement National (C.M.R.N.) au lendemain de la prise du pouvoir par les militaires ? Quand son porte parole déclarait sur les ondes nationales et internationales ceci : « Peuple de Guinée ! Tu viens de conduire a` sa dernière demeure l’un de tes fils les plus prestigieux, auquel l’Afrique et le monde ont tenu a` rendre un hommage mérité. L’œuvre immortelle de Ahmed Sékou Toure’, aura été de conduire notre pays a` l’indépendance et de faire rayonner sur le plan national et international tes nobles idéaux et aspirations… ».

Ce grand homme ne mérite-t-il pas dans ce cas d’être immortalisé ? Ses admirateurs n’ont-ils pas le droit de créer des clubs en son nom ?

Soyons sérieux.

Le premier régime, comme tout régime africain, au lendemain des indépendances, avait une seule ambition, la création d’une nation. Dans ce processus de création et de consolidation de la nation, ceux qui ont essayé de trahir leur patrie ont payé le prix.
Combien de fois le groupe de Kaman Diaby et Fodeba Keita ont attenté a` la vie de Sékou Toure’ ?

Combien de fois le groupe de Telly Diallo et d’Alpha Oumar Barry a essayé d’éliminer le père de la nation ? 

Que dire du complot petit Toure’ ?

Qu’a` cela ne tienne, on ne peut applaudir la mort d’un être humain quelque soit la raison. D’ailleurs nous ne cesserons jamais de prier pour le repos de leurs âmes et compatir a`la souffrance de leurs proches. Au lendemain de la disparition du Président Ahmed Sékou Toure’, on criait sur toutes les ondes qu’il aurait des millions en banque par-ci et des châteaux par-la`. Aujourd’hui ou`sont ces millions et ces Châteaux ? Voici le seul président de notre époque qui n’avait pas de compte bancaire et qui n’avait pas de villa a`l’extérieur de la Guinée. Il a offert a` la Guinée tous ses biens valeureux.  En guise d’illustration on peut citer, entre autres, l’actuelle chancellerie de la Guinée a`Rabat et les millions de dollars qui ont été versés dans les caisses de l’Etat que l’ancien président irakien Sadam Houssein lui a offerts lors de ses tentatives de reconcilliation entre l’Irak et l’Iran dans les années 70.
Les ressources minières que le président Conte’ et son clan étaient entrain de dilapider de1984 a` 2007, n’étaient-elles pas la chasse gardée du président défunt pendant 26 ans pour les générations futures? Durant ses 54 années de témoignage, l’auteur de l’écrit incriminé, n’a pourtant jamais publié un seul article dans lequel il vente les merites de Sékou Toure’.
Aussi, notre confrère n’a écrit aucun article sur Siradiou Diallo qui, pourtant, était dans le bateau de guerre des Portugais lors de l’agression du 22 novembre 1970. Il n’a jamais non plus écrit sur le spectaculaire détournement des deniers publics de Cellou Dallein Diallo lors de son passage dans les différents départements ministériels, la primature y compris. Pourtant la richesse de Dallein dépasse aujourd’hui les frontières guinéennes. Plus d’une trentaine de villas, des comptes bancaires a`l’étranger et plusieurs entreprises au Sénégal.
Enfin il n’a jamais informé les jeunes de l’après indépendance du détournement de l’argent du contribuable guinéen par Bah Mamadou avant son exil.

Le correspondant du site « aminata.com », résidant a` Conakry, ne publie, lui, que des dépêches hostiles au premier ministre Lansana Kouyaté. Comme pour ironiser, il s’est permis d’écrire, en citant selon lui, un de ses confrères, Lansana « Fouyante’ » au lieu de Kouyaté.
Un autre correspondant, toujours de « aminata.com » souhaiterait purement et simplement un autre 4 juillet en Guinée. C’est a`dire, l’élimination des leaders et officiers militaires malinkés comme en 1985.

Logiquement, que reproche-t-on a` ce gouvernement Kouyaté qui ne fait que suivre la feuille de route qui a été élaborée par toutes les forces vives de la nation ?
Certes, beaucoup reste a` faire, mais force est de reconnaitre que le bilan de ce gouvernement de consensus est satisfaisant a`tous les niveaux.

Sur le plan économique par exemple, tous les indicateurs sont au vert : la restauration de la stabilité macroéconomique, la réduction de l’inflation de 40 a` 12%, l’élimination du déficit budgétaire et le dessert en partie des services sociaux de base. Aussi, la confiance a été rétablie entre le gouvernement et les institutions de Bretton Woods. En plus de l’annulation d’une partie de la dette guinéenne, il y’a eu la signature de l’accord formel avec le Fonds Monétaire International.

Conséquence : le renflouement de la banque centrale en devises et les investisseurs étrangers se bousculent devant les portillons des départements ministériels pour l’acquisition des contrats.
Alors, encore une fois soyons sérieux et patriotes.

Evitons de réveiller les feuilles d’automne qui risquent de faire des bruits et beaucoup de bruits d’ailleurs. La Guinée n’a plus besoin de ça. Tout comme, elle n’a plus besoin d’intellectuels qui cultivent l’ethnocentrisme ou qui soufflent sur des braises pour mettre notre chère patrie a` feu et a` sang. Au lieu de continuer a`ressasser le passé, pourquoi ne pas s’attaquer aux graves problèmes de l’heure qui mettent en cause le changement pour lequel certains de nos frères et sœurs ont payé de leur vie ? Au lieu de critiquer un leader parce qu’il n’est pas de son ethnie, il vaut mieux focaliser les critiques sur ce qu’il fait de positifs ou négatifs. Tous les écrits qui dénigrent les responsables malinkés viennent toujours des mêmes individus. Heureusement qu’ils ne parlent pas au nom de leur ethnie mais en leurs propres noms.
Il suffit qu’un malinké soit nommé a` un poste de responsabilité pour qu’ils commencent a`verser leur venin sur lui, en l’accusant de tous les maux, comme si c’était lui désormais la cause de tous les malheurs de la Guinée. On se rappelle encore la question subjective du successeur de Siradiou Diallo, Ousmane Bah, lors du passage, l’année dernière, du Premier Ministre a`l’hemicycle guinéen : « combien de malinkés avez-vous nommé comme préfets ou gouverneurs? » disait-il. Cette question en dit long sur la mentalité de certains intellectuels guinéens qui pensent que les nominations a` des postes de responsabilité doivent être faites non pas en fonction des aptitudes intellectuelles, mais au prorata du nombre d’ethnies que compose la Guinée. Aussi bizarre que cela puisse paraître, si tous les cadres compétents et honnêtes n’étaient que des peulhs, cela ne dérangerait pas un patriote, qu’ils soient nommés a` des postes de responsabilité selon leur compétence. Pour vue que le travail qui leur sera demandé soit bien fait. Mais ce qui est évident et surtout regrettable, si un cadre de l’ethnie de ces grands bavards et détracteurs était nommé au poste qu’occupe Lansana Kouyaté aujourd’hui, ils allaient, soit, rabattre le caquet, soit faire l’apologie de ce gouvernement. Jamais, ils n’auraient écrit de mensonges pour le discréditer. Les intellectuels doivent comprendre que l’avenir de notre pays ne dépend que d’eux. Ils doivent, par conséquent, faire attention a` ce qu’ils écrivent. Les hommes d’opinion et les journalistes doivent contribuer au renforcement de l’unité nationale. Utiliser nos différences pour nous unir et nous développer au lieu de nous diviser. Refuser d’encourager l’ethnocentrisme et d’essayer de faire des critiques constructives et objectives allant dans le sens de l’édification d’une Guinée nouvelle, unie, prospère et démocratique. Voila` en fait leur devoir.

Conakry : Les forces vives se concertent

Le 11 mars, les Forces Vives de Guinée, une coalition des leaders syndicaux, partis politiques, représentants de la société civile, des coordinations régionales et leaders religieux, ont organise une conférence de presse dans un hôtel de Conakry. Ils ont annonce qu’ils comptent organiser, courant mars et avant la date du 31, une concertation nationale en vue de sortir la Guinée de sa crise actuelle.

M. Charles Pascal Tolno, président du PGP (Parti du peuple de Guinée) a ouvert les débats en soulignant que la concertation vise à rassembler tous les fils de la Guinée autour de la même table. Il n’exclut pas donc la participation du PUP et de l’Armée. M. Tolno a tenu à avertir qu’il ne faut pas que les gens pensent que la concertation est organisée pour renverser le régime du Président Conte. Faisant allusion aux concertations de 2006 qui avaient demande une transition de 18 mois, la mise en place d’un gouvernement d’union et la destitution des institutions républicaines.

Pour lier l’utile a l’agréable, M, Ditinn Diallo, porte parole des Forces Vives, a souligne qu’ils privilégient désormais le dialogue ‘’ pour trouver une solution de sortie de crise pacifique et durable afin de préserver la quiétude et l’harmonie sociale’’. La concertation que souhaitent les Forces Vives se veut républicaine, impliquant la recherche d’une plate forme minimale fondée sur un dialogue inclusif sur les problèmes majeurs de la Guinée.

Pour sa part, M. Ibrahima Fofana, secrétaire général de l’USTG, a note qu’il n’a pas été dit qu’il y a aura grève en Guinée après le 31 mars. Pour le moment, note-t-il, les syndicats entendent privilégier la voie du dialogue et de la concertation. Jusque-là, ajoute M. Fofana, ce sont les actes impopulaires des dirigeants qui ont pousse les Guinéens a descendre dans la rue. ‘’ Si la voie du dialogue n’arrive pas a nous aider a sortir de la crise, cette fois-ci le mot d’ordre de grève sera signe et par les partis politiques, les syndicalistes, les leaders religieux et les représentants des coordinations régionales. Je n’exclu pas, non plus, la signature du mot d’ordre de grève par les représentants des institutions nationales’’, clame Ibrahima Fofana. Ce dernier reconnaît que la grève de janvier/février 2007 était politique. ‘’Nous avions demande un changement de régime. Nous avons obtenu un changement de Gouvernement et la nomination d’un Premier Ministre’’.

Le seul hic de cette conférence de presse est que les organisateurs n’ont pas donne la date exacte de la tenue de la concertation. Il a été note également l’absence de plusieurs partis de l’opposition autour de la table. Notamment le RPG d’Alpha Condé, l’UPR de Bah Ousmane, l’UFDG de Cellou Dalein Diallo et le PUP.

Point de presse du Ministre du Commerce suite à la nouvelle flambée des prix des denrées de première nécessité

Le Ministre du Commerce de l’Industrie du Tourisme et de l’Artisanat, Mr Mamady Traoré, a organisé une conférence de presse le Samedi 1er Mars 2008, dans la salle de conférence de son Département.

1677890885.jpgAprès avoir donné de larges informations sur les causes de la flambée des prix des biens de premières nécessités et sur le fonctionnement des services relevant de son Département, Mamady Traoré a demandé aux différents médias présents dans la salle, à plus de responsabilité dans la diffusion de l’information.
« Le commerce est un secteur qui devrait être le moteur de la croissance économique. Mais la libéralisation du secteur en 1985, traduit par le désengagement de l’Etat aux activités commerciales, a conduit à une désorganisation du secteur caractérisé par l’anarchie, due au non respect de la réglementation » a déclaré le Ministre en charge du commerce.
Mamady Traoré a tout d’abord décrit la réalité de son Département, avec toutes la série de reformes engagées depuis 20 ans.
Abordant la problématique de la fixation des prix des biens et des services, Mamady Traoré s’est surtout accentué sur les reformes de 1994, à savoir : la loi sur la concurrence et la fixation des prix, les réformes de judiciaires sur les Accords de OHADA, l’adhésion de la Guinée à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), les accords de Cotonou sur l’AGOA et l’Union Douanière de la CEDEAO , pour pointer du doigt les opérateurs économiques sur la flambée des prix.
Les réformes engagées dans ce Département se sont soldées par la disparition du corps des contrôleurs des prix, qui a été exclu de la Fonction Publique , et le transfert du service de Droit De taxe à l’Exportation (DDE) et Droit De taxe à l’Importation (DDI), à la Direction Nationale de la Douané. Ce service vient d’être ramené au Ministère du Commerce de l’Industrie du Tourisme et de l’Artisanat, et il sera opérationnel à compter du 17 Mars prochain.
Pour le cas spécifique du riz, Mamady Traoré a justifié l’augmentation du prix par le fait qu’il y a une pénurie du riz au marché mondial. Cette baisse de l’offre mondiale de cette céréale s’explique par le fait que certains pays producteurs du riz, comme la Chine ont enregistré une baisse considérable de leur capacité production et commencent même à importer le riz. Il y a également l’augmentation du coût de FRET maritime, suite à la flambée du prix du baril de pétrole qui a franchi la barre de 100$.
Le prix de riz continue à grimper dans le monde. En 2007, le coût de revient de la tonne de riz était rendue à Conakry à 414 $ (soit 91 080 FG le sac de 50 kg). Aujourd’hui, le prix de la tonne de riz rendue à Conakry se situe entre 530$ à 600 $, selon le pays et la qualité (entre 116 600 à 132 000 FG le sac de 50 kg), soit une augmentation de 44,92% en une année, et avant la période de soudure. Le coût de FRET maritime est passé de 50 $ la tonne en 2007, à 130 $ maintenant, soit une augmentation de 160%. De même, le prix de la tonne de farine est passé de 330 $ en début d’année 2007, à 600 $ maintenant, soit une augmentation de plus de 82% pendant cette période.
A cela s’ajoute, les faibles capacités financières des opérateurs locaux pour constituer des stocks importants sur une longue période, pour mettre notre pays à l’abri d’une fluctuation intempestive des prix sur le marché mondial. La longueur excessive des circuits de distribution, le cordon douanier et la spéculation entretenue par certains opérateurs dans la fixation des prix, les marges bénéficiaires des transitaires, compagnies maritimes et commerçants importateurs,….Tous ces facteurs cumulés, agissent négativement sur l’évolution des prix intérieurs, ce qui réduit considérablement le pouvoir d’achat des Guinéens.
Depuis 2004, une liste des treize (13) produits stratégiques avait été élaborée par le Comité consultatif du Ministère du Commerce, en vue de contrôler l’évolution de leurs prix au marché, et trouver des mesures adéquates pour la stabilité des prix de ces produits. Il s’agit entre autres : le riz, le sucre, la farine, le pain, le lait, l’huile, le poisson, la viande, le ciment, le fer à béton, l’eau, les fournitures scolaires et les produits pharmaceutiques.
Pour pallier à la problématique de fixation des prix des biens et des services, Mamdy Traoré voit la nécessité de recruter, si le budget national le permet, au moins 500 agents surveillants des prix, pour réduire le poids de l’informel. Ensuite, la mise en place de la Chambre du Commerce d’industrie et d’artisanat, qui va jouer pleinement son rôle. Il a enfin rappelé que la meilleure sécurité alimentaire est celle de la production nationale, avant de répondre aux questions des journalistes.
A la question de savoir quel a été le montant investi par le Gouvernement pour l’achat de riz, pendant le mois du Ramadan, Mamady Traoré précise que le Gouvernement a procédé à une subvention, pour l’approvisionnement de 52 748 tonnes de riz, à raison de 7 000 FG par sac de 50 kg. Dans la logique, il a été demandé comment est ce que la quantité de riz que le Gouvernement a réussi de la Chine et l’Egypte a été distribué ? Mamady Traoré rappelle que le Gouvernement avait réussi deux (2) dons : le premier a été offert par la Chine pour un stock de 2 800 tonnes de riz, qui a été vendu à 85 000 FG aux travailleurs. Et le montant correspondant a été orienté au Ministère de la Jeunesse des Sports et de la Culture et a servi d’alimenter le fonds alloué au programme de l’emploi jeunes.
Le deuxième stock a été offert par l’Egypte pour une quantité de 220 tonnes, et, était destinée aux nécessiteux, comme l’exigeaient les donateurs. Une partie a été affectée au Secrétariat Général des Affaires Religieuses, qui a été distribué dans les mosquées, l’autre a été distribué aux nécessiteux.
Quant aux arriérés de l’Etat vis-à-vis des compagnies pétrolières, le Ministre du Commerce a indiqué que l’Etat devait aux compagnies pétrolières un montant de 260 milliards de francs guinéens, à son arrivée à la tête de ce Ministère. Le Gouvernement a commencé à rembourser ce montant suivant un échéancier qui s’étend jusqu’en 2009. Le montant de l’échéance s’élève actuellement à 10 milliards de francs guinéens par mois. Il a rappelé que le Gouvernement continue à subventionner le carburant, en abandonnant une partie des taxes sur les produits pétroliers (TPP).
D’autres questions ont été également abordées au cours de cette conférence de presse. Il s’agit du partenariat Guinéo-Vietnamien, qui porte sur l’appui du Vietnam à la Guinée , en vue développer la culture du riz dans notre pays. Ensuite, le partenariat entre la Guinée et certains pays exportateurs de riz, dans le cadre de l’échange commercial, sous forme de « troc », entre le riz et la bauxite. Mamady Traoré a donné des larges informations sur ce sujet et il a rappelé que c’est la raison de son voyage avec le Ministre des Mines et des importateurs de riz en Malaisie. « Les négociations se poursuivent à Conakry, et à ce stade il y a de l’espoir », a estimé le Chef du Département du Commerce.
S’agissant du partenariat Guinéo-Lybien, dans le domaine du Tourisme, Mamady Traoré précise que le Gouvernement a déjà engagé des discussions pour l’Hôtel Camayenne, l’Hôtel Kaloum et Novotel en vue de céder aux partenaires Lybiens, qui ont fait des preuves dans certains pays de la sus région.
Il a souligné enfin que ce partenariat tant vers la finalisation du contrat, qui sera suivi par l’exécution du programme. Et les travaux de construction de l’Hôtel 5 étoiles de Kipé, vont bientôt démarrer.
Cette conférence de presse a permis aux différents médias d’avoir une vision large sur la situation qui prévaut actuellement dans le Département du Commerce de l’Industrie du Tourisme et de l’Artisanat, qui reste l’un des Ministères clés, pour le décollage économique de la Guinée.

Enquête sur le bois guinéen: Kouyaté dupé et plus de 2 milliards GNF en jeu

Récemment, sur instruction du ministère du commerce, la direction national du commerce a mandaté un groupe de filiale Bois Guinée et un contingent de la Gendarmerie a procédé à une opération de saisie de bois au Port autonome de Conakry et dans l’enceinte de la menuiserie moderne de l’entreprise du Groupe d’investissement international Jinya du Jiangsu en Guinée, installée sur le site de Friguiadi à Coyah

Cette mission avec vocation d’opération de saisie s’est rendue à la menuiserie moderne de la société de coopération économique et technique du groupement d’investissement international Jinya du Jiangsu, avec pour objectif, dénombrer et retirer la matière première de cette menuiserie qui est le bois brut destiné à la transformation, évalué à une valeur marchande de plus de 2 milliards GNF. Ayant pris vent de cette affaire rocambolesque, notre Rédaction a ouvert une enquête spéciale sur ce dossier à l’effet de situer la vérité. Selon nos investigations, la société de coopération économique et technique du groupement d’investissement international Jinya du Jiangsu de Chine en Guinée, dirigée par M. Qian Zhenbiao ne s’est jamais investie dans l’exportation du bois brut guinéen.

Opérationnelle en Guinée depuis 15 années, cette société a pour objet social,  la valorisation du bois guinéen à travers la transformation, pour le besoin des entreprises locales, notamment le projet de construction du nouveau stade de 50 mille places à Nongo, la rénovation du palais du peuple pour le cinquantenaire et le projet de réalisation de la plateforme au pont 8 Novembre à Conakry. Dans la même foulée, cette société a réalisé de nombreuses infrastructures en faveur de la Guinée , dont entre autres, la centrale ‘’Yessoulou 1 et 2’’ dans le cadre du traitement des eaux usées dans la commune de Kaloum et la construction des réseaux de collecte de ces eaux à Conakry. Et à travers la menuiserie moderne dont la matière première fait l’objet de la présente saisie, ladite société a créé plus de 41 emplois directs. Cependant, en ce qui concerne le cas de saisie du bois de cette société, l’on dénote une confusion absurde sur la responsabilité des uns et des autres. Au ministère du commerce, industrie, tourisme et artisanat, les informations qui filtrent indiquent que c’est sur une instruction du Premier ministre, chef de gouvernement, Lansana Kouyaté, que cette opération de saisie a été menée.
En revanche, suivant d’autres informations au niveau du même ministère, l’instruction du Premier ministre Kouyaté relative à cette opération de saisie, ne concernait que le bois brut arraisonné au Port autonome de Conakry, mais non ceux de la menuiserie moderne de Friguiadi dans la préfecture de Coyah, destiné à la transformation sur place. Car au vu des documents officiels d’autorisation de création de cette unité industrielle chinoise, le doute plane sur la véracité de la version du ministère du commerce d’après laquelle, une instruction du Premier ministre cautionnerait la saisie du bois brut de ladite société, légalement constituée. Fort de ce constat, le conseil national du patronat guinéen (CNPG), épris de la promotion du secteur privé qui est le leitmotiv de la croissance, aurait écrit au ministre du commerce, M. Mamadi Traoré, lui demandant de diligenter la restitution du bois saisi dans l’enceinte même de ladite menuiserie moderne.

 

Le gouvernement serait-il commerçant ?

En dépit de l’intervention du patronat guinéen auprès du ministre du commerce, les dernières informations collectées auprès des sources proches dudit ministère, la direction nationale du commerce serait d’ores et déjà en opération de bradage de ce bois, en le vendant à M. Qim, directeur général de ‘’Forêt Forte’’, et ce, au grand dommage de l’intérêt du directeur général de ladite menuiserie moderne, M. Qian Zhenbiao.

 

Au fait, qui est responsable de quoi dans cette affaire ?

Apparemment, dans cette histoire de spéculation sur le bois guinéen, le seul répondant est le Premier ministre accusé à tort ou à raison, d’avoir donné une instruction implicite pour une telle opération. A l’office guinéen du bois (OGUIB) qui est le service technique en charge de la gestion du bois guinéen, là, la méfiance à l’égard de ce dossier est lisible. Parce que dans le but de se rendre à l’évidence selon laquelle, cette opération émane d’une instruction de M. Lansana Kouyaté et pourquoi, l’interlocuteur principal qui est le directeur général de l’OGUIB, esquive toute question liée à ce sujet.  Toutefois, au cours de nos investigations, des indiscrétions auront fait état d’une manipulation orchestrée par une horde de cadres du ministère de l’agriculture, des eaux et forêts,  du ministère du commerce et de l’OGUIB. Puisque l’on a appris que ces cadres auraient par le biais du ministre du commerce, M. Mamadi Traoré, dupé le Premier ministre en faisant croire à ce dernier que M. Qian Zhenbiao serait dans la commercialisation du bois brut. Et après vérification, il s’avère que ni de près ni de loin, cet opérateur économique chinois n’est mêlé à ce dossier.

 

Pourquoi privilégier le monopole ?

Un déclic cynique que l’on a également découvert dans ce dossier, relève d’un monopole sur le bois guinéen que le gouvernement à travers le ministère du commerce entend conférer au directeur général de ‘’Forêt Forte’’, M. Qim. D’après nos enquêtes, tous le bois saisi serait en train d’être liquidé à ce Chinois, au détriment de ses compatriotes, évoluant dans le même secteur. Le Premier ministre aurait-il occasionné encore ce monopole ? C’est là une question que l’on est tenté de se poser au regard de cette nouvelle doctrine. Car pendant que tous les acteurs parlent de la levée du monopole dans les secteurs viscéraux, il serait inconcevable que ce gouvernement accorde le monopole à un opérateur économique, même si dit-on, celui-ci aurait ‘’salué sous la table’’. Néanmoins, en attendant que le Premier ministre éclaire la lanterne de l’opinion publique, nos prochaines enquêtes en diront assez !
Parce que lors des travaux de la 4ème session de la grande commission mixte entre la République de Chine et la Guinée , tenue à Conakry du 27 au 28 février dernier, le ministre guinéen des affaires étrangères, Me Abdoul Kabélé Camara avait réaffirmé la volonté du gouvernement et du peuple de Guinée, de poursuivre sans relâche les liens d’amitié et de coopération avec la Chine. Il a même invité les sociétés chinoises à venir investir en Guinée. Et pendant ce temps, l’on continue à spolier les investisseurs chinois en Guinée. Quel écart alors entre le discours et l’acte ? Il serait quand même souhaitable que M. Qian Zhenbiao qui a tant œuvré en faveur de la Guinée , soit rétabli dans ses droits. Faute de quoi, aucun investisseur chinois sérieux, ne saurait risquer pour venir investir en Guinée.
Dossier à suivre…

Fin à Conakry de l'atelier sur la prévention des conflits : un véritable défi pour les organisateurs

L'atelier de deux jours s'est achevé mercredi dans un hôtel de la place. C'était une initiative du Forum de la Société Civile de l'Afrique de l'Ouest(FOSCAO) avec l'appui financier de la Coopération Danoise , DANIDA. Des recommandations ambitieuses ont sanctionné la rencontre. Mais, le organisateurs vont-ils gagner leur pari dans une sous-région assurément instable? L'avenir nous le dira.

L'atelier de deux jour avait pour objectif d'initier les acteurs de la société civile aux concepts de paix et de conflit ; de les préparer aux signes d'alerte précoce ; de leur donner des connaissances de base pour la gestion des conflits et, enfin, de leur permettre de mieux saisir les enjeux locaux, nationaux et internationaux.
Ont pris part aux travaux les professionnels des médias, les responsables d'ONG, les représentants des grands partis politiques et les associations d'étudiants et les mouvements de jeunesse, entre autres.
Au bout de deux jours donc, les échanges ont abouti sur la principale recommandation :
Organiser une journée de rencontre de tous les acteurs de la société civile guinéenne pour discuter du modèle de structure à adopter au niveau de la coordination nationale de FOSCAO-Guinée.
Les organisateurs ont félicité l'équipe technique de FOSCAO-Abuja pour la qualité des prestations fournies. Ils s'engagent également à ne ménager aucun effort de la présente recommandation.
Seulement voilà : pour nombre d'observateurs, cet atelier vient à point nommé. Car, estiment-ils, en Guinée, tous les regards sont tournés vers la date fatidique du 31 mars 2008. Date à laquelle, rappelons-le, les principaux syndicats du pays menacent d'aller en grève si le généralissime Lansana Conté et ses hommes ne respectent à la lettre les accords tripartites de janvier-février 2007.
Autant dire que le Forum de la Société Civile de l'Afrique de l'Ouest (FOSCAO) a du pain sur la planche.

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