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20.03.2008
GUINEE-POLITIQUE-EDUCATION
Chantal Colle, une Française en service pour les Interets de la France en Guinée. Lisez Cet excellent article de Billet d'Afrique publié le 1er avril 2007
Guinée Conakry : silence, on tue !
Au lendemain du carnage commis le 22 janvier par les forces de répression, Amadeu Altafaj Tardio, porte-parole du commissaire européen Louis Michel, pour le développement et l’aide humanitaire, déclarait sur RFI : « Il est clair que nous continuerons à soutenir le processus visant à renforcer la démocratie, et bien sûr s’il y a des dérapages, ces décisions peuvent être revues, si dérapages il y a, et après consultation de toutes les parties, des décisions en ce sens peuvent être prises, mais ce n’est pas en discussion pour l’instant. »
Le 24, Louis Michel durcissait un peu le ton, condamnant « les violentes interventions des forces de l’ordre » et assurant que celles-ci « pourraient » entraîner un gel des fonds européens. Ces propos appellent une première question : combien de dizaines de morts supplémentaires faut-il pour faire sauter le conditionnel, comme le voudrait l’article 96 de l’accord de Cotonou qui conditionne l’attribution de l’aide au respect des droits de l’Homme et des principes démocratiques ? Et une deuxième : quel processus de « renforcement » de la démocratisation l’Union Européenne prétend-elle soutenir quand le pouvoir tire à balles réelles sur la foule désarmée ? La démocratie est-elle en marche quand le propre fils du dictateur dirige la rafle des militants syndicaux ? À quoi sert-il de déverser des dizaines de millions d’euros (93 millions annoncés en juin et 147 millions promis en octobre) sur un pays n°2 au hit parade mondial de la corruption ?
Quelle coopération européenne ?
Les événements récents ont amplement démontré que l’accord politique de décembre dernier, qui avait incité l’Union Européenne à reprendre une coopération économique n’était que de la poudre aux yeux. Cette aide, comme les précédentes, ne profitera en rien à la population dont les conditions de survie ne cessent de se dégrader. Les Guinéens l’ont parfaitement compris, comme en témoignent l’évolution des mots d’ordre de la grève générale, passant de revendications sociales et judiciaires (après la libération arbitraire du patron des patrons, Mamadou Sylla, emprisonné pour détournements de fonds) à des revendications politiques (démission de Lansana Conté). Signe de la détermination des insurgés : ils se disaient prêts à mourir plutôt que d’en rester au statu quo.
Si l’Union Européenne voulait réellement soutenir un processus de démocratisation en Guinée, elle financerait les contre-pouvoirs auxquels elle a le toupet de conseiller la « modération ». Elle pourrait surtout proposer la mise en place d’une commission d’enquête internationale sur l’évaporation, depuis des décennies, des richesses tirées de l’or, des diamants et de la bauxite (dont la Guinée possède les premières réserves mondiales).
Discrétion française
De son côté, le gouvernement français se contentait du service minimum. Le 19 janvier, après les premières victimes de la répression, Jean-Baptiste Mattéi, le porte parole du ministère des Affaires étrangères (MAE), se fendait d’une courte déclaration exprimant sa « préoccupation », et appelait toutes les parties au « dialogue », alors que la dernière audience des syndicalistes s’était soldée par des menaces de morts de Lansana “Ubu” Conté.
Le mardi 24 janvier, il indique finalement que « la France condamne l’usage de la violence par les forces de l’ordre face à une population pacifique et regrette l’arrestation des responsables syndicaux, même si ceux-ci ont été depuis libérés ». Un petit mieux puisque, en juin dernier, lors de la précédente grève générale, le MAE français n’avait fait que « déplorer », sans les condamner, l’assassinat de 18 étudiants (et 83 blessés). On reste très loin des moyens de pression que la France pourrait exercer au regard de ses responsabilités dans la situation actuelle.
Après la mort d’un Sekou Touré tout juste réconcilié avec Foccart, Lansana Conté est installé au pouvoir. Le régime est alors couvé par les réseaux gaullistes. Ses forces spéciales sont formées par la DGSE. À partir des années 1990, les élections truquées sont légitimées au niveau international, jusqu’à récemment par un spécialiste en la matière : Jacques Chirac.
Quelle coopération française ?
La France a repris, avec la Guinée , une coopération économique et militaire à partir de 1985. Dans la revue Frères d’Armes n°247 (novembre 2005, disponible sur le site du ministère de la défense), l’ex-ambassadrice de France en Guinée, Bernadette Lefort, chiffrait l’aide bilatérale annuelle à « environ 50 millions d’euros par an » notamment pour « le renforcement des capacités institutionnelles de l’État et la promotion des valeurs démocratiques ». La blague est cher payée ! Et ce n’est pas tout : « Outre ses engagements au plan bilatéral, la France joue un rôle prépondérant au plan multilatéral, notamment par le canal de l’aide accordée à la Guinée par la Commission européenne (25 % par la France sur le total de l’aide). »
Dans la même revue, l’enthousiaste attaché de Défense, le Lieutenant-colonel Pauc, qualifiait la politique du gouvernement de « courageuse et dynamique » et caractérisait la coopération militaire en Guinée de « particulière et attachante à la fois » avec « un réel capital de sympathie » et un « climat très favorable au développement d’une coopération complice et fraternelle », au point d’envisager l’ouverture d’une nouvelle École Nationale à Vocation Régionale (ENVR, école militaire française décentralisée) en Guinée.
L’attaché de Défense notait également : « il est encourageant de constater combien, à leur retour [de formation], les stagiaires nouvellement formés sont utilisés dans leurs nouvelles compétences et à leur niveau de responsabilité. » Des propos qui sonnent étrangement après qu’on ait vu les militaires tabasser les manifestants blessés, et dévaliser leurs maisons. Les fameux « Bérets rouges » (la garde prétorienne du dictateur) n’ont pas hésité également à bloquer l’accès du quartier administratif aux manifestants, tirant à la mitraillette, et même au lance-roquettes ! On ignore si ces méthodes et le soutien à Conté font l’unanimité dans l’armée guinéenne : toujours est-il que des mercenaires de Guinée-Bissau ont été appelés en renfort.
Les conseillers français
D’autres français sont également très bien placés en Guinée (même si le business est ouvert à d’autres influences, américaines, russes ou libanaises). Michel Billard est conseiller du ministère des mines guinéens et a organisé à Düsseldorf en octobre 2006 un symposium sur « les potentialités géologiques et minières considérables de la Guinée » (L’Aurore - Conakry - 28/09/2006). Lansana Conté est également escorté d’une conseillère en communication, Chantal Colle, au cœur du pouvoir guinéen depuis 10 ans.
Enfin la succession de l’autocrate est suivie de près par l’Élysée et la cellule africaine de Michel de Bonnecorse, selon La Lettre du Continent (cf. par exemple Conté branché en direct sur l’Élysée, 14/10/2004). Et de rappeler que le nouvel ambassadeur de France en Guinée, Jean-Michel Berrit est « un "vieil" Africain » nommé en 2005 « pour "gérer" le président Lansana Conté et son interminable succession » (LdC, 21/07/2005). Brigitte Girardin s’était également rendue en Guinée fin mai dernier pour relancer la coopération, prôner « le dialogue entre le pouvoir et l’opposition [...] pour éviter toute aventure militaire qui déboucherait sur des affrontements ethniques » (Le Point, 08/06/2006). Une demie réussite, sans doute involontaire : les affrontements sont sociaux et ont fait passer au second plan les instrumentalisations ethnistes. Quant à l’aventure militaire...
Chantal colle clame sa citoyenneté Française lors d'une conférence de presse le 7 décembre 2006 dont journal LA VÉRITÉ faisait écho.
Prise en partie par une certaine presse (Internet) qu’elle accuse d’être au service de Mamadou Sylla, la directrice générale de ‘’Alo’’, Chantal Colle, a animé une conférence de presse le lundi dernier, pour mettre les points sur les i.
La directrice générale de ‘’Alo Guinée’’, Mme Chantal Colle, s’est dit profondément indignée par les contrevérités contenues dans certaines presses qu’elle qualifie d’alimentaires. Répondant aux accusations portées contre elle par une certaine presse sur son prétendu soutien à une société de téléphonie française, Chantal Colle dira qu’elle ne souhaite pas engager une polémique autour de sa citoyenneté française qu’elle réclame avec fierté. Elle affirme qu’elle n’a rien contre l’installation d’autres sociétés de téléphonie en Guinée si celles-ci peuvent faire le bonheur des Guinéens. Chantal Colle se demande toutefois pourquoi l’on refuserait une licence à la Sonatel , étant donné qu’au niveau d’Intercel le ministre des PTT, Jean Claude Jacques Sultan, a signé une licence sans que le gouvernement et les opérateurs de la place n’en soient informés. Elle ignore combien Intercel a payé pour que lui soit accordé cette licence. Dans tous les cas, dira-t-elle, elle ne voit pas ce qui empêcherait le ministre de signer une autre licence si la Sonatel veut négocier avec Spacetel.
Chantal Colle révélera que lors de l’attribution de la licence à Investcom, le ministre Sultan avait signé qu’il n’y aurait pas plus de 4 licences. Conséquemment, en signant la licence pour Celcom, c’est un 5ème opérateur qui entre dans la danse. Au contraire, si la Sonatel rachète Spacetel, rien ne change. C’est-à-dire qu’il restera toujours 4 opérateurs. Ceci dit, Chantal Colle dira qu’elle voudrait seulement que tout le monde se retrouve dans ses droits et devoirs. Au moment venu, dira Chantal Colle, Sultan aura des comptes à rendre au peuple et à la République pour les différentes licences qu’il a signées.
De la santé du chef de l’Etat…
En apportant un démenti aux informations diffusées sur un site Internet concernant l’état de santé du chef de l’Etat, Chantal accuse Mamadou Sylla d’être à la base de la fausse information. Mais au nom de qui parle Chantal Colle et en quelle qualité ? Le PDG de ‘’Alo’’ sur cette question dira qu’elle agit tout simplement en qualité de citoyenne guinéenne responsable qui a eu la chance d’appartenir au cercle proche du président. Elle accusera Mamadou Sylla de diffuser des fausses informations à travers le site Internet Aminata.com sur l’état de santé du chef de l’Etat. En conséquence, elle ne peut accepter que des mensonges soient véhiculés de façon permanente par Mamadou Sylla pour développer ses petites affaires. Poursuivant, elle dira que le jour qu’elle a lu sur Aminata.com que le chef de l’Etat était dans le coma, elle est tombée des nues. Tout simplement parce que, à la date indiquée par le Site Internet, elle se trouvait avec le chef de l’Etat dans la cour du Palais des nations en ruine où il a reçu des personnalités toute la journée. Chantal Colle pense d’ailleurs que c’est pour toutes ces raisons que le chef de l’Etat a choisi un bureau extérieur pour que tout le monde puisse le voir. Par ailleurs, Chantal Colle a apporté un cinglant démenti à une rumeur qui prétendait que Harouna Conté, jeune frère du président, a eu peur de rentrer en Guinée parce qu’il craignait un coup d’Etat qui se préparerait. Aussi révélera-t-elle que Harouna Conté a quitté la Guinée avec sa femme pour la Mecque par le troisième convoi. En outre, elle apporte un éclairage sur ce qu’elle appelle les mensonges du site Aminata.com entretenus par Mamadou Sylla.
Chantal Colle fustigera également l’article de presse intitulé ‘’le dernier round entre l’homme fort du régime, Fodé Bangoura, et l’homme le plus riche (en dettes précise Chantal) du pays, Mamadou Sylla’’, paru dans Jeune Afrique. Chantal Colle se posera la question de savoir si l’auteur de l’article sait lire les chiffres quand il écrit que le rapport d’audit donne Sylla favorable et que les ennuis de Mamadou Sylla viendraient de la guerre ouverte pour la succession du président de la République. Chantal Colle soutient qu’elle ne voit pas Fodé Bangoura nourrir des ambitions présidentielles. Parce que, dira-t-elle, Fodé Bangoura ne pose aucun acte qui démontre cela. Elle dira que Fodé Bangoura ne distribue pas de l’argent et n’essaye pas non plus d’être populaire. Elle laissera entendre que Fodé Bangoura est tout juste un homme au service du chef de l’Etat. En outre, Chantal Colle dira qu’il y a plus de 3 ans que Mamadou Sylla s’est mis dans la tête qu’il pouvait être président de la République. Et Sylla déclare à qui veut l’entendre que l’on n’a point besoin de diplôme pour être président de la république. Chantal Colle soutient que l’UDIBAG avait été créée par Mamadou Sylla dans la logique de la succession au général Lansana Conté. Elle ajoutera que Sylla a mis dans la même marmite tous les cadres aigris (ex ministres et ex directeurs) en leur disant qu’ils construiront la Guinée de demain. « Kiridi Bangoura, avec sa formation de sociologue lui laissait comprendre que l’UDIBAG est une formation politique. C’est pourquoi, Kiridi refusera jusqu’au bout de délivrer un agrément à cette structure ».
Chantal Colle, tout en félicitant la presse privée, s’en est prise violemment à l’actuel ministre de l’Information et est revenue largement sur les péripéties de la célébration de la fête du 2 octobre qui a valu la suspension du directeur de Horoya qu’elle présente comme une victime innocente qui aura bu le calice jusqu’à la lie à la place du chef du département.
Contentieux Etat-Futurelec…
« Maintenant nous allons en venir au voleur qu’est Mamadou Sylla », dira Chantal Colle. « Mamadou Sylla dit qu’il a fait des prestations pour l’Etat de l’ordre de 81 millions de dollars qui ne sont pas payés. Et le montant global facturé par Mamadou Sylla est de 54 milliards GNF, et 1.796 mille euros ». Se fondant sur le rapport d’audit elle révélera que Mamadou Sylla a présenté des factures de dépenses de souveraineté non justifiées. Elle dira que les prestations non justifiées facturées et les dépenses de souveraineté non justifiées font 9 millions 350 mille dollars et 23 millions de dollars et en GNF 31 milliards. Tous non justifiés et certifiés par les auditeurs.
Quant au fait que pour certains Fodé Bangoura a fait des dépenses inutiles de 350 mille dollars pour l’audit, elle expliquera de manière élémentaire qu’il a plutôt fait économiser à l’Etat 31 millions de dollars. Parce que ce sont ces factures non justifiées que Mamadou Sylla réclamait. Et sans le travail de l’audit l’Etat aurait payé inutilement à Mamadou Sylla toutes ces sommes d’argent. CQFD. En conclusion, elle dira que le solde certifié par les cabinets d’audit en faveur de l’Etat est de 48 milliards GNF et plus de 200 mille de dollars. Chantal Colle soulignera que Mamadou Sylla a tout simplement procédé au recyclage de ses factures. Qu’il a été incapable de présenter aux auditeurs les documents justifiant les fournitures et prestations qu’il a facturées. « Mamadou Sylla doit être poursuivi non pas pour les 16 milliards mais pour 56 milliards, parce qu’il doit payer au cours du jour ».
Chantal Colle s’en prendra également à la justice qui, à ses yeux, serait corrompue par Mamadou Sylla. Cependant, elle jure que si Mamadou Sylla n’est pas sanctionné, au nom des Guinéens qu’il a volés, elle fera un scandale inimaginable. Attendons alors la suite.
GUINÉE: La nouvelle mesure de ravitaillement des militaires bientôt en vigueur
Depuis l'avènement de la deuxième république en avril 1984, les militaires guinéens bénéficiaient d'une faveur dans l'achat des sacs de riz à 18000 au lieu de 81000 ou 145000, cette mesure prendra fin à partir de ce mois de mars 2008.
Cette nouvelle mesure dans le processus de ravitaillement des militaires en denrées alimentaires, notamment en riz, met fin à une mesure exceptionnelle qui leur est accordée depuis l'arrivée de l'armée au pouvoir.
Cependant, l'annonce de cette nouvelle mesure, tombée comme un couperet dans les casernes, n'est pas restée sans réactions.
Dans la matinée de ce 18 mars, en face du camp Alpha Yaya, un homme de rang nous a expliqué que la nouvelle mesure est prise pour annuler le ravitaillement en riz dans les casernes. Et que les militaires ne seraient pas contents pour la simple raison que l'augmentation est excessive. Même son de cloche au camp Samory.
On affirme que même les officiers ne sont pas contents, eux qui pouvaient s'offrir plus de dix sacs de riz à raison de 18.000 fg l'unité.
En réalité, le riz devait être disponible dans les casernes pour être vendu à 81000 fg depuis hier. Tandis que sur les marchés, le reste de la population continue à acheter le sac de 50 kg entre 140.000 et 150.000 fg.
La question qui est sur toutes les lèvres est de savoir si cette mesure drastique pour nos sofas tiendra, surtout ceux du côté du Camp Alpha Yaya ?
Attendons de voir.
ONU-Guinée-Latortue
L’ONU nomme Gérard Latortue "facilitateur international" en Guinée-Conakry
L’ex-Premier ministre haïtien a pour mission de trouver une solution négociée à la crise politique qui secoue le pays
jeudi 20 mars 2008,
L’ancien Premier ministre intérimaire haïtien, Gérard Latortue (2004-2006), a été désigné par l’ONU pour jouer le rôle de "facilitateur International" dans la crise politique à laquelle est confrontée la Guinée-Conakry, informe une note de presse de l’intéressé envoyée à la rédaction de Radio Kiskeya.
Le nouveau facilitateur devra instaurer un dialogue inclusif entre le gouvernement du général-Président guinéen, Lansana Konté, les principaux acteurs politiques, leaders syndicaux, religieux, responsables universitaires et représentants de la société civile. La note précise que la mission de Gérard Latortue consistera à "partager un cadre d’actions prioritaires à mener pour la facilitation d’un dialogue social et politique avant l’organisation des élections législatives prévues d’ici la fin de l’année".
L’ex-Premier ministre devait quitter Miami jeudi soir à destination de Conakry via Paris.
En proie depuis de longs mois à une montée de la contestation sociale et à une situation économique intenable à l’origine de violents affrontements, la Guinée fait aussi face à de graves conflits politiques au sommet de l’Etat. La cohabitation entre le Président Conté -au pouvoir depuis 1984 et usé par la maladie- et son Premier ministre de consensus, Lansana Kouyaté, est de plus en plus difficile et ne semble pas pouvoir tenir jusqu’aux prochaines présidentielles de 2010.
Avant sa médiation à Conakry, Gérard Latortue avait déjà présidé au Mali la mission d’observation électorale de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) lors des présidentielles de 2007. Peu après l’investiture du Président René Préval en mai 2006, l’ancien chef du gouvernement de transition avait regagné précipitamment la Floride où il réside depuis de nombreuses années. spp/Radio Kiskeya
12 000 enseignants contractuels vont être engagés en Guinée, fin mars
APA-Conakry(Guinée)
Le Gouvernement guinéen vient de décider d’engager douze mille enseignants contractuels dans la Fonction publique, à compter du 29 mars 2008, a appris APA de source officielle.
Cette décision a été précipitée par l’avis de grève lancé le 17 mars dernier par la Coordination des enseignants contractuels, qui entendait ainsi protester contre la lenteur dans le traitement de ce dossier qui fait pourtant partie des points de revendication figurant dans le protocole de janvier 2007.
Face aux promesses faites par le Gouvernement guinéen de tout mettre en œuvre pour que les actes d’engagements soient tous prêts au plu tard le 29 mars prochain, les contractuels ont suspendu leur avis de grève ce 19 mars.
Le secteur éducatif guinéen et celui de la santé sont les plus gros demandeurs d’emploi.
Le Gouvernement de Lansana Kouyaté a, dès sa prise de fonction en mars 2007, promis de recruter de nouveaux fonctionnaires pour résorber le chômage qui frappe la jeunesse et combler les besoins au niveau de l’appareil administratif dont la plupart des effectifs sont vieillissants.
Chantal Cole expulsée de la Guinée !
Après avoir passé plus d'une journée( 30 heures) dans les locaux de la DPJ , la directrice de '' Alo-Guinée'', qu'on croyait intouchable, a été expulsée de la Guinée sous une escorte policière, ce mercredi 19 mars 2008 avant minuit. Force est de rappeler que l'ordre d'expulsion de cette sorcière a été signé par le ministre de l'intérieur, de la décentralisation et de la sécurité, M.Bo Keita, qui avait en même temps ordonné son arrestation et sa mise en garde à vue.
A rappeler que cette arrestation est intervenue à la suite de la conférence de presse que cette soi -disante fille de Lansana Conté a eu à animer le lundi 15 mars dernier; une conférence de presse dans la quelle, la directrice de Alo-Guinée s'est malencontreusement défoulée sur Lansana Kouyaté, Premier ministre Guinéen et ses ministres que Chantal Cole qualifie de tous les maux en les rendant responsables de la misère que les Guinéens vivent depuis belle lurette tout en oubliant que ce sont les anciens membres du gouvernement qui sont à la base de toutes les souffrances des pauvres guinéens.
Selon bon nombre d'observateurs, Chantal Cole continue à faire des victimes en Guinée; car, cette démoiselle s'est attaquée à tous les premiers ministres qui se sont succèdés en Guinée, elle fait partie de l'axe du mal de Fodé Bangoura et sa suite et elle oublie que les anciennes habitudes ne peuvent plus marcher en Guinée, on est dans le vent du changement maintenant.
GUINÉE Le ministre de l’Education tente de désamorcer la grève des contractuels.
Le ministre de l'éducation nationale a procédé ce matin à une visite des locaux de la cellule de saisie et d'informatisation des dossiers des contractuels sise dans les locaux du ministère de l'emploi et de la fonction publique à quelques heures de l'échéance fixée par les enseignants contractuels pour la grève.
C'est en vue de désamorcer la crise que le ministre de l'éducation nationale Dr Ousmane Souaré a entreprit cette vaste offensive pour la prise en charge des enseignants contractuels dans les effectifs de la fonction publique, cette première étape s'est déroulée dans les locaux de la cellule de saisie des différents dossiers pour s'enquérir de leur état d'avancement.
Appuyée par un cabinet d'audite privé de la place pour accélérer la saisie et l'informatisation de la cellule, les techniciens qui ont en charge la régularisation de plus de 12 milles dossiers se disent prêts à boucler le travail avant même la date impartie.
Conscient du travail déjà effectué, le représentant des contractuels a saisie cette occasion pour appeler ses collègues à la retenue.
Ce même engagement est réitère par le ministre en charge du secteur de l'éducation pour éviter tout trouble au niveau de l'enseignement à quelques mois des examens de fin d'année.
Le Système d’Information Géographique ‘’ SIG’’: Un important outil de lutte contre la pauvreté
Sous l’appui technique et financier considérable de la Coopération Technique Allemande ‘’ GTZ’’, la direction nationale de Statistique, à travers la Cellule Cartographique de la Pauvreté ‘’ CCP’’, a mis sur place un important outil de lutte contre la pauvreté en Guinée. Cet outil, appelé‘’ SIG’’ (Système d’Information Géographique) permet d’identifier toutes les poches de la pauvreté de notre pays, à travers une carte numérique de la Guinée.
Dans cette carte, toutes les régions, les préfectures, les CRD, les sous préfectures sont indiquées avec les différents degrés de pauvreté, par des couleurs.
Pour mieux outiller les Guinéens de ce nouvel outil de travail, la cellule cartographique de la pauvreté a organisé un atelier de 20 jours pour sept personnes qui seront déployées à la longue dans tout le pays pour faire des enquêtes sur la pauvreté. Dans le même ordre d’idées, cette cellule sera bientôt érigée en Institut pour permettre aux initiateurs et partenaires au développement de toucher plusieurs personnes dans notre pays.
A préciser que cet atelier est animé par M.Bademba Barry, consultant en cartographie, qui situe le contexte de cet atelier en ces termes : ‘’cet atelier de 20 jours permettra de doter aux participants d’un nouvel outil de lutte contre la pauvreté en Guinée. Cet atelier n’est qu’une façon de donner des informations en système géographique, en Système de positionnement par satellite (GPS)’’.
Force est de reconnaître que ce système permet de localiser toutes les poches de la pauvreté en Guinée.
Pour le représentant de la GTZ en Guinée, M.Peter Hillen, cet atelier constitue le renforcement des capacités par excellence des cadres avec des impacts immédiats pour mieux cibler les interventions. Car, à travers ce système toutes les poches de la pauvreté de la Guinée seront situées.
Dans la même lancée, M.P.Hillen a indiqué qu' un atlas de la pauvreté sera bientôt lancé en Guinée.
A rappeler que la cellule cartographie de la pauvreté qui sera bientôt érigée en Institut, existe depuis 2000.
Conakry: L'AGEPI lance une campagne médiatique
En prélude au lancement d'une campagne médiatique sur la promotion de la bonne gouvernance en Guinée, l’Association Guinéenne des Editeurs de la Presse Indépendante (AGEPI) en collaboration avec le bureau d'appui à la coopération canadienne (BACC), a organisé récemment à Conakry, un atelier de formation de deux jours à l'intention d'une cinquantaine de journalistes de la presse indépendante.
Financée à hauteur de 24 000 dollars canadiens, cette campagne médiatique vise à promouvoir la gouvernance en Guinée à travers les articles de presse susceptibles de mettre en évidence l'impact de la gouvernance, en attirant les décideurs à faire de la transparence, un credo du système de gouvernement.
Il sera aussi question pour les participants de s'approprier des différents genres journalistiques, notamment, le reportage, l’interview et le compte rendu.
A noter que les meilleurs articles faits sur la gouvernance en Guinée par les journalistes seront payés par le bureau d'appui à la coopération canadienne.
23:23 Publié dans Dernier Nouvelle de Guinée Conakry Par Mountagha B | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note













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