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31.03.2008

GUINEE-POLITIQUE

La Guinée : Vivre sous le même Toit et se Haïr pour la Politique  

Les maux qui dévorent les hommes sont le fruit de leur choix Confucius (-551-478)

632991535.jpgDans toute société digne de ce nom, la civilité et la décence recommandent l’euphémisation de certaines expressions sensibles, se rapportant à un groupe ou à une communauté minoritaire. En termes plus simples, dans une nation civilisée, chaque membre, quelque soit sa situation économique, son rang social, son savoir ou ses aptitudes physiques et/ou intellectuelles, doit aseptiser son langage envers les autres, dans le but d’éviter des frustrations inutiles.

La donne est, de nos jours, devenue une règle normative consignée, sans que je ne sache trop pourquoi, sous les termes de « Rectitude Politique ». A mon entendement, la « rectitude linguistique » aurait mieux correspondu à la description. Ainsi par exemple, chez les occidentaux, il est politiquement incorrect d’appeler un noir « nègre », de dire « Je suis fier d’être blanc » ou encore, d’affirmer qu’untel peuple est « naturellement inintelligent » etc.

Qu’à cela ne tienne, toutefois, la rectitude politique, de l’anglais politically correct, est largement observée dans le monde développé, quoique, la plupart des pays ayant en commun l’expression de langues dérivées du latin, se montrent encore timides à son adoption, préférant se blottir dans le conservatisme de pratiques médiévales.

C’est de cette perspective politique d'ailleurs, que relève le fait d’élargir une dépréciation à une majorité afin de ne pas « froisser », voire « insulter » la fierté d’une minorité. Pourtant, si le grand Confucius était de notre époque, il serait sans doute, tenté de reformuler l’adage, cité en introduction, comme suit « les maux qui dévorent les africains sont le fruit de leurs choix ». Cependant, si c’était le cas, d’aucun se serait sans doute empressé de s’écrier à l’incorrection politique. La formulation aurait pourtant, été très juste; d’autant plus, qu’en ce début du 3eme millénaire, les africains noirs, intellectuels de surcroît, sont encore les seuls hommes de l’univers, à choisir les voies qui les détruisent. Thierno Monenembo, le très assagi et avisé écrivain Guinéen, nous édifie encore plus clairement en ces termes : «le problème de l’Afrique c’est l’intellectuel Africain ». Cependant, en analysant ce qui se produit actuellement sur le net entre guinéens, divisés par nos politiques, l’on ne peut s’empêcher de croire que Monenembo ne parlait des africains que par souci de se conformer, lui aussi, à la rectitude politique, et qu’en réalité, il ne pensait qu’à ses compatriotes.

Car si toute l’Afrique, en général, est malade de ses compétences, remarquons que la Guinée en souffre davantage. La cause de cette souffrance se trouve essentiellement au sein de la couche intellectuelle juvénile, pour qui la sagesse se voit éjectée de la connaissance par l’égoïsme et le particularisme communautaire. Certains jeunes, en effet très « insulaires », font de l’ethnie, l’épicentre de leur débat politique. Ils se meurent d’amour pour cette philosophie ethniciste qui déchire le continent africain depuis des temps immémoriaux. Peu de gens se souci des tragédies de l’histoire que cette philosophie a causées, notamment les guerres tribales sanglantes, l’oppression injustes de certains peuples par d’autres, les dictatures féroces qui durent et continuent de devoir leur longévité à la terreur associée à l’ethno-stratégie.
On n’a pas besoin de l’avis d’un scientiste pour comprendre que la crise politique et sociale que traverse la Guinée , au crépuscule de l’ère Conté, a un lien direct avec et notre passé sombre (proche et lointain) et notre présent. Les séquelles de ce passé défient encore le temps, hantent notre vie et peinent à disparaitre de notre société. En outre, elles compromettent, sérieusement, toute chance de jouir durablement, de la paix non encore ébranlée en Guinée.

On semble se laisser couler vers l’ethnocratie, sur laquelle certains fondent leur espoir de voir triompher un pouvoir ethnique. Le type de pouvoir qui, on le sait, n’augure que la haine, la méfiance et l’intolérance et fait courir à notre pays le risque de traverser la même crise que celles qui ont été à la base du génocide Rwandais, de la guerre ethnique kenyane actuelle, du conflit civil ivoirien et Soudanien pour ne citer que ceux-là.

Ce qui exaspère le plus, c’est que personne ne semble comprendre les leçons qui s’imposent à nous. On préfère encore, se livrer à ces querelles intestines sur le Net, prenant, sans scrupule, fait et cause pour les membres de son ethnie pour si peu qu’on s’en montre critique. Les différents débats sur le net, souvent accompagnés d’invectives inutiles s’organisent généralement, autour de la crise politique que connait le pays en négligeant la « crise ethnique » Pourtant l’une et l’autre sont fortement intriquées et même indissociables. Avant les indépendances, de problèmes tribaux existaient certes, mais dans une moindre mesure. Ils étaient souvent bien contenus et contrôlés. La période d’après s’est traduite par la montée en flèche de l’ethnocentrisme, émoulu par l’endémie de l’ethno stratégie : le grand mal africain.

La Guinée est l’un des rares pays de la sous région à n’avoir pas encore connu de véritables coups d’états. C’est pourquoi peut être, certains de ses fils semblent ignorer les conséquences de l’ethnocratie qui, dans un Etat multiethnique comme le notre, ne réussira qu’à nous dresser les uns contre les autres alors que nous vivons dans le même espace géographique.

C’est partant de cette longue introduction, que je reviens pour renchérir sur ce qui a toujours été mon mot d’ordre, s’éprendre des valeurs universalistes de l’unité de l’égalité et du respect mutuel pour remédier aux débâcles financières, politiques et sociales, qui ne sont pas uniquement liées à nos politiques. Pour se convaincre de telles valeurs sociales, la sagesse doit primer sur tout autre sentiment qui nous anime. En exaltons le temps soit peu de cette sagesse qui sommeille en chacun de nous, nos connaissances nous feraient privilégier le chemin de l’unité, de la tolérance, de l’égalité et du respect de son prochain.

En lisant certains articles sur les sites du pays, on comprend que la sagesse est une vertueuse qualité que ne possèdent pas certains de nos jeunes intellos. Nonobstant, la sagesse se veut complice de la connaissance. L’une et l’autre, en dépit de la limitation qu’impose la nature, se laissent accroître au gré de l’évolution du temps et des mutations sociales qui s’opèrent dans le milieu servant d’abri à l’homme. Le savoir humain, quant il s’accompagne de sagesse, permet de greffer la conscience à l’action de l’homme dans sa poursuite infinie du bonheur sain, bâti loin du malheur de son prochain. La conscience qui guide ainsi l’action de l’homme garanti la production d’œuvres humaines cadrant avec les principes de l’éthique et de la morale. C’est ainsi dire que le savoir humain, sans la sagesse s’éloigne carrément de l’éthique et de la morale pour baliser le chemin aux sentiments les plus viles, notamment, la haine, l’intolérance l’orgueil et le culte du chauvinisme racio-ethnique. C’est pourquoi, à mon humble avis, il nous est important de nous efforcer à contrôler les sentiments immoraux et déshumanisants qui germent dans notre subconscient, du fait certes de l’imperfection humaine, pour accepter de nous unir afin qu’ensemble, nous aspirions au même bonheur.

Fâcheusement, chez certains guinéens, la haine prime sur l’amour du prochain altérant le mode relationnel entre connaissance et sagesse. Ce me semble, plus on s’intéresse à la politique, plus on s’abandonne à la dépersonnalisation pour s’incarner dans un individu étrange, qui s’inspire d’idées désuètes symbolisant le particularisme identitaire sans issue, une voie qui nous mène inexorablement vers notre perte. Certes, nos ancêtres nous ont légué une tonne d’héritage. Reconnaissons que tout ne peut être positif. En tant que peuple vivant dans un siècle éclairé par la science et guidé par l’universalisation des valeurs humaines et culturelles des peuples, on se doit d’éviter de reconduire toute pratique ou pensées qui nous opposent.
Ces pratiques on le sait sont basées sur des préjugés séculaires, faisant que la politique et l’identité s’entremêlent, se confondent en nous, pour nous obliger à appuyer des politiciens astreints à poursuivre des ambitions personnelles égoïstes par le principe « de diviser pour régner ».

Aujourd’hui, je suis fier, et même très fier de constater que notre pays a des intellectuels hautement intelligents et instruits. Par contre, je regrette par la même occasion, le raisonnement, décevant et dangereux, de certains d’entre eux.
L’analyse ci-dessous des inepties souvent reprises par certains partisans de nos grands partis ethniques permet de cerner le danger qui accompagne certains raisonnements

La subdivision ethno régionale de notre pays et les mauvaises stratégies politique ont favorisé l’émergence de partis politiques de même nom.
L’ethno stratégie a fini par exacerber l’ethnocentrisme. L’ethnocentrisme à son tour, a fait perdre à la démocratie son sens originel. La médiocratie semble se muer en ethnocratie avec la bénédiction de nos leaders politiques et l’agitation de certains partisans.

Bien sur, ce que je dis ici tout haut est ce que certains partisans de partis politiques pensent tout bas.
Par exemple, au sein de l’UFDG, certains adeptes se disent que puisqu’il y a 40% de peulhs en Guinée, une élection transparente avec un seul candidat peulh signifierait la victoire pour « la moyenne Guinée ».

Quant aux inconditionnels du RPG, l’autre « parti ethnique », ils se disent que les malinkés composent plus de 33 % de la population guinéenne. Ainsi, ils demeurent, au plan numérique, une grande ethnie et pourraient drainer plus facilement l’électorat de ses voisins immédiats de la région forestière et même de la basse Guinée. De ce fait, une élection transparente entraînerait forcément la victoire du RPG.

Ces rhétoriques ne sont pas qu’absurdes, mais elles sont aussi dangereuses, je m’explique.
Premièrement, la source et la fiabilité de ces statistiques ethnographiques demeurent encore douteuses. Avec les méthodes archaïques de recensement de notre population qui négligent la dynamique migratoire et l’enregistrement adéquat des décès et de naissances il y ait de forte chance que la proportion de chaque ethnie soit sous estimée soit surestimée. Dans l’un ou dans l’autre cas, on peut constater que nous nous trouvons dans le domaine de la probabilité. Il est hors de question de diriger un pays avec des « à peu près » et des « peut-être ». La conséquence est que nous serons toujours et dans tous les domaines les derniers à la face du monde.

Deuxièmement, malgré qu’aucune ethnie majoritaire ne représente la majorité de la population, ces pensées illusoires et équivoques semblent cliver le pays entre deux ethnies qui font fi de leur supériorité numérique et négligent les autres couches ethniques. Ai-je besoin de rappeler qu’aucune ethnie majoritaire ne peut a priori vaincre les élections sans drainer des électorats au sein des autres ethnies. C’est pourquoi le pouvoir en Guinée ne peut être ni Manding ni Foutanienne mais un pouvoir des guinéens tout court, ou chaque entité ethnique est représentée. Toute donnée contraire nous exposerait au fatal danger décrit plus haut.

Troisièmement, avec tous les aléas que présentent les possibilités de combinaisons ethniques, aucune victoire n’est à priori assumée. Mais si chaque parti est aussi convaincu d’une victoire pour une élection transparente, cela laisse présager des vagues de contestations (avec là encore, un risque de conflit civil) comme l’a suggéré notre sage doyen Ansoumane Doré. Une autre éventualité est que d’autres ethnies minoritaires pourraient aussi s’unir pour constituer une force de contestation, et vive le cercle vicieux.

Aux USA, il y’a une foncière prédominance de la race blanche sur la race noire. Si jamais la notion de cette « majorité blanche » devait prévaloir aux élections actuellement disputées entre les deux candidats démocrates Barack Obama et Hilary Clinton, je crois qu’Obama ne serait pas là où il se trouve aujourd’hui.

Alors je prie tous mes compatriotes de bien vouloir prêcher le gouvernement d’union nationale qui préparerait le lit de la démocratie, tout en œuvrant à l’éducation de la population sur ce qu’est, véritablement, la démocratie et ce qu’en sont les préalables.

Wa Salam

Les prix des denrées toujours de plus en plus élevés en Guinée

APA-Conakry(Guinée) Les prix des denrées de première nécessité, depuis quelques semaines, ont connu de plus belle une flambée sur les marchés guinéens, et la perspective d’une augmentation inéluctable des prix des hydrocarbures à la pompe fait craindre le pire, a constaté APA sur place.

La situation est d’autant plus préoccupante que le spectre d’une augmentation du prix des hydrocarbures à la pompe, pour dit-on « adapter les prix de l’essence et du pétrole à la réalité des prix sur le marché international », fait grincer des dents au sein de la population qui tient difficilement la situation.

Les émissions de radios privées et de la RTG (Radio Télévision Guinéenne), consacrées au ‘’panier de la ménagère’’ sont depuis quelques jours les plus écoutées et suivies, donnant l’occasion aux auditeurs et téléspectateurs de dénoncer « de vive voix », la flambée « exagérée » des prix sur les marchés.

Aucun produit de première nécessité dont pour la presque totalité sont importés n’échappent à la flambée des prix depuis des semaines.

Par exemple, le sac de riz parfumé de 50 kg, livré à 150 000 FG (environ 15000CFA), depuis au moins une semaine s’obtient à 260 000 FG (26 000CFA).

Le riz chinois de 50 kilogrammes est passé de 120 000 FG à 150 000 FG (12000 à 15000CFA).

Le kilogramme de sucre quant à lui est passé de 2500 FG à 4000 FG, tandis que la baguette du ‘petit pain’’ est lui, passé de 1200 (120 CFA) à 1500FG (150 CFA)

Le kilogramme de poisson, tout comme la viande sont respectivement passés de 4000 FG à 6000 FG et de 14000 à 15000 FG.

Par contre le prix du sac de riz local, communément appelé ‘’barabara’’, lui n’a pas connu d’augmentation de son prix, continuant de se négocier au prix de 3600 FG le kilo, soit 180 000FG le sac de 50 kilogrammes.

Pour pallier la situation qui devient de plus en plus intenable, des personnes proposent que les Guinéens changent leurs habitudes alimentaires et les orientent vers des produits locaux cultivés sur place, tels l’igname, le manioc, le fonio, au détriment du riz qui est importé.

BELLE, ET PAS SI BETE !

VOICI CINQ DES PLUS BELLES FEMMES DE LA PLANETE , ISSUES DES PLUS PRESTIGIEUX CONCOURS DE BEAUTE. ET ELLES NOUS PROUVENT QU’IL EST POSSIBLE DE MARIER LE CHARME ET L'INTELLIGENCE.

mountmane.hautetfort.comAishwarya Rai
Présentée par le célèbre magazine américain d’informations 60 minutes comme "le plus beau visage au monde", Rai parle couramment l’anglais ainsi que cinq dialectes indiens, dont l’Hindi et le Tamil. Elle s’est tournée vers des études d’architecture après une très brillante scolarité. Après avoir décroché le titre de Miss Monde en 1994, elle a poursuivi une carrière d’actrice à Bollywood (le surnom attribué à l’industrie du cinéma indien) dont elle est devenue l’actrice la mieux payée.

Elle est apparue dans un film adapté du roman de l’écrivain anglais Jane Austen «Pride And Prejudice» ("Fierté et Préjudice" en français), rebaptisé pour l’occasion « Bride And Prejudice » (La mariée et le préjudice). Afin de donner plus de crédibilité à son personnage, la svelte Rai n’a pas hésité à prendre quelques kilos pour les besoins du film. Elle a également lancé en 2005 la Fondation Aishwarya Rai afin de venir en aide à court et long terme aux victimes du Tsunami qui venait de frapper l’Asie du sud-est.

Hammasa Kohistani
En 2005, cette jeune
femme se fait remarquer en devenant, à 18 ans, la première femme musulmane à être couronnée Miss Angleterre. Elle est capable de s’exprimer dans six langues différentes dont le farsi, le russe et le français. Née en Ouzbékistan de parents afghans obligés de fuir leur pays, elle a ensuite émigré au Royaume-Uni avec sa famille. Elle a alors été confrontée à de très fortes pressions de la part de la communauté musulmane qui ne voulait pas qu'elle participe pas au concours de Miss Angleterre; et même après avoir remporté le titre, elle a continué à recevoir des menaces de mort.

Déterminée à ne pas se laisser impressionner, Hammasa Kohistani est une militante active en faveur de la tolérance religieuse. Elle est depuis retournée sur les bancs de l’université du Uxbridge College, où elle entend achever ses études portant sur les médias, la littérature, les sciences politiques et la sociologie !
[ Sensibiliser l'opinion publique  ]                mountmane@gmail.com

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