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03.04.2008

Guinée - Politique - Sociale - Economie

Can-Mondial 2010 Pas d’erreur pour le Syli

Les éliminatoires combinées Can-Mondial 2010 débuteront en juin prochain. Pour la première phase desdites éliminatoires, la Guinée aura pour adversaires le Zimbabwe, le Kenya et la Namibie. La question que tout le monde se pose aujourd’hui est de savoir quelles sont les chances du Onze guinéen dans cette compétition.

Après les phases finales de la 26ème édition de la Coupe d’Afrique des nations de football, les yeux sont désormais tournés vers la CAN 2010 en Angola et le Mondial 2010 en Afrique du Sud. Comme en 2006, la CAN et la FIFA ont jugé nécessaire de coupler les deux éliminatoires pour certainement mettre les équipes nationales à l’abri des dépenses colossales. Douze groupes ont été constitués au compte de cette première phase. Les douze premiers et les huit meilleurs deuxièmes seront qualifiés pour la seconde phase. Les vingt (20) équipes ainsi retenues seront réparties en cinq groupes de quatre.

A l’issue des matches aller et retour, les cinq premier obtiendront automatiquement leur ticket de qualification pour le Mondial 2010 dont l’Afrique du Sud de Nelson Mandela aura l’insigne honneur d’accueillir les phases finales pour la première fois de son histoire.

Quant aux trois premiers de chaque groupe, ils se qualifieront pour la CAN 2010 qui sera organisée par l’Angola de Dos Santos. Il faut rappeler qu’en leur qualité de pays organisateurs, l’Angola et l’Afrique du Sud sont d’office qualifiés, respectivement pour la CAN 2010 et le Mondial 2010.

Le Syli national de Guinée évoluera, au compte de la première phase des éliminatoires, dans le même groupe que le Zimbabwe, la Namibie et le Kenya. Les 30, 31 mai et 1er juin 2008, les matches comptant pour la première journée des éliminatoires combinées CAN-Mondial se joueront sur les différents stades du continent. Les hommes de Robert Nouzaret auront à en découdre avec l’équipe nationale du Zimbabwe. Les Brave Warriors de Namibie seront à cette occasion en face des Harambee Stars du Kenya.

Pour la deuxième journée programmée les 7 et 8 juin, le Kenya aura l’insigne honneur d’accueillir à Nairobi la Guinée de Pascal Feindouno pour un duel particulièrement digne d’intérêt. Une semaine plus tard, le Onze guinéen effectuera un autre déplacement périlleux à Windhoek pour y défier les Brave Warriors de Namibie. Le 22 juin, le Syli national de Guinée entamera la phase retour en recevant les Namibiens au stade du 28 septembre.

Les deux dernières journées sont programmées en septembre et octobre 2008. De cette l’avis de tous les observateurs et analystes sportifs, la Guinée a toutes les chances de se qualifier, sans trop de difficultés, pour la seconde phase des éliminatoires combinées CAN-Mondial 2010. Mais pour qui connaît le parcours peu élogieux du Syli national lors de la CAN 2008, il serait sage de cultiver la prudence jusqu’au bout. Le match nul concédé face aux Brave Warriors de Namibie lors de la phase de poule à Accra en est une parfaite illustration. Dans la perspective de ces joutes continentales, le Syli de Guinée livre ce mardi 25 mars un match amical face aux Eperviers du Togo.

GUINEE: L'augmentation des produits pétroliers pousse les populations à emprunter les rails

C’est par un communiqué radio diffusé que le gouvernement de large consensus a annoncé l’augmentation exponentielle du prix du carburant à la pompe. Dans discours le ministre du commerce Mamady Traoré a annoncé certaines mesures d’accompagnement qui doivent suivre cette évaluation du prix des produits pétroliers une annonce qui laisse sceptique beaucoup de guinéens quant on sait que le pétrole est un produit transversal.

Connaissant la mentalité de nos dirigeants et de nos opérateurs économiques on est tenté d’admettre le bout du tunnel n’est pas pour demain. Même si le ministre Traoré a promit de suivre l’évolution du flux pétrolier au niveau international.

En effet, les guinéens dans leurs écrasantes majorités reste pessimiste face à ses promesses, quant on sait que l’augmentation des salaires des agents de la fonction publics, l’arrivée annoncée des 100 bus et autres promesses tenues par ces mêmes personnes sont devenus des leurres dans le pays du Général Conté.

Ce mercredi matin, sur l'axe Hamdallaye-Bambeto où les passagers payaient 500 fg auparavant, les taxis roulaient presque vides parce qu'à chaque fois que le chauffeur disait à un passager : "C'est 1000 fg le transport" ce dernier redescendait aussitôt du véhicule. Pour aller en ville il faut débourser la somme de 500fg.

Une crise qui s’annonce de nouveau, pendant que l’on reproche aux syndicats d’avoir adhéré cette augmentation exagérée, selon l’avis de nombreux observateurs.
Depuis hier à Conakry les stations sont vides et les populations ne se bousculent plus sur les points de stationnement des taxis et autres minibus appelé chez moi Magbana. Pour elles les rails et les trottoirs sont aujourd’hui utilisés à bon essayant.

Il n'est pas exclu que des prix fantaisistes soient fixés sur les marchés ce matin. Bref, si le problème des fonctionnaires est réglé il reste celui de la grande majorité des guinéens

Vie nationale: L’impossible changement en Guinée

En janvier et février 2007, le mot « changement » était sur toutes les lèvres en Guinée. Un an après ces douloureux événements qui ont fait de nombreuses victimes et des dégâts matériels importants, l’on est au regret de constater que ledit changement a encore du mal à se traduire en actes concrets sur le terrain. Quelques exemples suffiraient pour s’en rendre compte

De mémoire de Guinéen et de l’avis de tous les observateurs, jamais un mouvement social n’a aussi ébranlé la Guinée comme la grève générale déclenchée en janvier et février 2007 par l’Inter centrale CNTG-USTG, élargie à l’ONSLG et à l’UDTG. Les Guinéens ont répondu massivement à l’appel des syndicalistes pour demander légitimement un changement qualitatif dans la gestion quotidienne des affaires publiques. Pendant près de deux mois, le pays tout entier a été en ébullition. Des pertes en vies humaines et des dégâts matériels importants ont été enregistrés aussi bien à Conakry que dans les villes et villages du pays profond.

Pour désamorcer la crise, le président de la République , le Général Lansana Conté a accepté, au terme d’une médiation de la CEDEAO , le principe de nomination d’un Premier ministre de consensus, chef du gouvernement. Son choix s’est porté sur la personne de Lansana Kouyaté pour occuper ce poste éminemment stratégique. Lorsque le nouveau Premier ministre a formé son gouvernement, nombreux sont les Guinéens qui ont aussitôt pensé que l’heure du changement avait enfin sonné dans leur pays. Mais au fil des semaines et des mois, l’on s’est rendu compte que certains Guinéens n’étaient pas prêts à s’embarquer à bord du train du changement.

Les débats à l’Assemblée nationale, à la faveur du passage du Premier ministre, ont permis de voir au grand jour, les dissensions et les divergences au sujet du changement en Guinée. Les téléspectateurs ont suivi avec intérêt les prises de position des députés en faveur ou à l’encontre du gouvernement de consensus que dirige Lansana Kouyaté. Les analyses politiques sont allés jusqu’à dire qu’il y a désormais en Guinée deux camps antagonistes qui semblent décidés à se livrer un combat sans merci : l’un pour le changement et l’autre apparemment contre la dynamique de changement enclenchée en janvier et février 2007.

Le retard pris souvent dans la signature des décrets avait fini par donner raison à tous ceux qui n’ont cessé de dire que le véritable changement n’est pas pour demain en Guinée. En limogeant Justin Morel Junior, le Général Lansana Conté a envoyé un signal fort à ses détracteurs qui pensaient naïvement peut-être qu’il n’était plus le Timonier du navire Guinée. Le dernier acte posé par le chef de l’Etat reste incontestablement la nomination de Tibou Kamara à la tête du Conseil national de la communication. Le désormais ex-Administrateur général du journal « l’Observateur » est présenté, à tort ou à raison, par une frange de la population comme l’un des pourfendeurs du système Kouyaté. Et à l’allure où vont les choses, l’on est en droit de se demander si le changement est bien possible en Guinée. Les luttes d’intérêts, les « guerre » de positionnement et les folles rumeurs tendent de plus en plus à empoisonner littéralement la vie nationale.

Fermeture anticipée des écoles en Guinée pour prévenir des manifestations

APA-Conakry (Guinée) Le ministre guinéen de l’Education nationale, le Dr Ousmane Souaré, a annoncé, dans un communiqué, la fermeture, à partir de ce mercredi, des tous les établissements scolaires et universitaires en Guinée pour les vacances de Pâques.

La mesure a été prise sans aucun doute pour prévenir les manifestions qui ont cours dans le pays, suite au réajustement des prix des produits pétroliers à la pompe survenu il y a 48 heures.

Habituellement, les congés de Pâques commencent à partir du 3 avril et dure une semaine. Selon le communiqué du ministre de l’éducation nationale, les cours vont reprendre le 12 avril prochain, soit après 10 jours de vacances.

Les étudiants des universités et des grandes écoles n’ont jamais eu droit aux vacances de Pâques en raison des retards accusés généralement dans l’exécution des programmes.

Cette fois-ci, la décision s’applique à tous les établissements scolaires y compris les universités, pour éviter que le mécontentement qui a suivi la hausse des prix des produits pétroliers ne gagne les milieux scolaires, confrontés pour leur part à l’augmentation des tarifs dans les transports.

La police anti-émeute a d’ailleurs rapidement dispersé mercredi matin une manifestation des élèves du lycée Kipé, un des établissements secondaires les plus importants de Guinée, situé dans la banlieue de Conakry.

Des lycéens, qui n’avaient pas été informés du début des vacances de Pâques, ont commencé à barrer la route aux véhicules et à jeter des pierres, pour protester contre la hausse des prix dans les transports, consécutive à celle de l’essence.

GUINÉE: Hausse des prix du carburant en Guinée

CONAKRY, 02/04 - Le gouvernement guinéen procédera, ce mardi à minuit, à la hausse des prix du carburant à la pompe sur toute l`étendue du territoire national, a appris la PANA de source officielle.

Le litre de l`essence super, ceux du gasoil et du pétrole lampant passeront à 7.000 Francs guinéen (1 dollar américain = 4.500 FG contre 4.300 FG précédemment).

Les conducteurs de taxis de la capitale ont déjà procédé à une hausse de plus de 80% des prix des transports interurbains avant l`entrée en vigueur des nouveaux tarifs.

Les mesures de compensation envisagées vont de la suspension provisoire des taxes perçues sur le riz au réajus- tement des primes de transport en faveur des fonctionnaires de l`Etat et à une augementation partielle des bourses trimes- trielles versées à 65.000 étudiants.

En dépit de ces mesures, plusieurs consommateurs crient à "une hausse fantaisiste" du prix du carburant, alors que, selon eux, le gouvernement devrait procéder "normalement" à une augmentation conséquente des salaires qu`ils jugent "misérables".

Guinée- Economie-Prix

APA-Conakry, (Guinée) Le gouvernement guinéen a procédé à un réajustement des prix des produits pétroliers à la pompe, faisant passer le litre d’essence de 4300 francs guinéens à 7000 francs soit près de 700 FCFA, a constaté APA dans la capitale, Conakry.

Le même prix unitaire s’applique au gasoil et au pétrole alors que la mesure entre en vigueur mardi 1er avril.

Il y a longtemps que les pouvoirs publics guinéens nourrissaient le dessein de revoir les tarifs des produits pétroliers à la hausse pour se conformer à l’environnement international, marqué par une forte augmentation des cours du baril, qui a franchi récemment la barre des 100 dollars.

Mais, certaines voix s’élevaient pour contrer la mesure, craignant que cela ne puisse déboucher sur des émeutes, comme ce fut le cas en janvier et février 2007.

Le Comité de veille mis en place pour évaluer l’application des protocoles d’accords de juin 2006 et janvier 2007, s’est penché sur la question et après examen, a donné son feu vert.

Le gouvernement guinéen a promis de prendre des mesures d’accompagnement pour soutenir le pouvoir d’achat des fonctionnaires, une fois que cette décision entrera en vigueur.

Dès l’annonce des nouveaux tarifs, l’Union des transporteurs de Guinée a aussi publié un communiqué portant sur les nouvelles tarifications des transports urbains et interurbains.

C’est ainsi que le taxi qui coûtait 800 francs guinéens par tronçon est passé à 1300 francs guinéens. Les minibus et les bus qui coûtaient au passager 500 par tronçon, ont continue une augmentation variant entre 650 et 800 francs guinéens selon les tronçons.

Au niveau des transports interurbains, les tarifs ont connu une forte hausse. Ainsi, pour se rendre à N’Zérékoré, ville située à 1000 km dans le sud de la Guinée , le passager qui payait 140.000 francs guinéens soit 14 mille FCFA, son ticket de taxi, va devoir débourser à partir de demain la somme de 236 mille francs guinéens, soit près de 23 600 FCFA.

Ce qui représente une fortune dans un pays où les fonctionnaires touchent à peine 400 mille francs guinéens, pour la hiérarchie A 

Guinée : République d'Afrique de l'Ouest bordée par l'Océan Atlantique

La République de Guinée est un pays d'Afrique de l'Ouest, proche du Maghreb, parfois appelée Guinée Conakry, du nom de sa capitale pour le différencier de la Guinée-Bissau et de la Guinée équatoriale. Le pays se trouve sur la côte atlantique de l'Afrique de l'Ouest et est frontalier de la Guinée-Bissau , du Sénégal, du Mali, de la Côte d'Ivoire, du Libéria et de la Sierra Leone.née. La côte et la plus grand partie des terres de Guinée ont un climat tropical avec une saison des pluies, d'avril à novembre, et une saison sèche, de décembre à mai.

À Conakry, la température se situe généralement entre 23°C et 30°C .Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) situe la Guinée dans les pays les plus pauvres de la planète. Pourtant, le pays possède des richesses minières considérables de bauxite, de diamants, d'or, de fer et d'uranium. Les autres ressources sont principalement le café, le riz, l'huile, le sucre, le manioc; les bananes-plantains; les patates douces et le maïs. Le pays dispose d'un potentiel touristique impressionnant que les autorités guinéennes ont décidé de développer pour l'apport de devises qu'il représente. Le récent Ministère du tourisme, de l'Hôtellerie et de l'Artisanat (MTHA) a pour objectif de valoriser ce potentiel. Sa côte atlantique lui confère une façade maritime de près de 300 kilomètres de belles plages et d'îles verdoyantes. Pour les amateurs d' écotourisme , d'aventures, de trekking, de randonnées ou d'escalades : des massifs montagneux, des gorges profondes, des cascades, la mangrove, des parcs naturels ou des grandes forêts classées.

Le Mont Nimba, avec sa flore et sa faune exceptionnelle, est classé patrimoine mondial par l'UNESCO. La Guinée possède de nombreuses sources thermales appréciées depuis le temps des colonies. Le potentiel culturel est riche de la diversité ethnique de la Guinée sur les plans de la musique, des danses, de l'architecture et la variété des objets artisanaux. Le tourisme d'affaires est également privilégié avec des salles dont les capacités variant entre 200 et 300 places ou des structures de type congrès comme le palais des nations et le palais du peuple.

Les amateurs d'histoire peuvent apprécier des vestiges de la traite négrière à Dominiyah, Kosseisein, Farenya et Boké, d'anciennes villes coloniales, la ville de « Niani », la légendaire capitale de l'empire du Mali ou « Bissandougou », capitale de premier empire Wassoulou. D'autres parts, la Guinée est dotée d'infrastructures pour répondre aux attentes des organisateurs de voyages. Il y a quatre aéroports internationaux et trois compagnies aériennes locales pour les vols domestiques à destination de Kissidougou, Boké, Sambailo, Macenta, Siguiri, Kankan, Labé et N'Zérékoré. Dans la capitale, Conakry, on trouve de grandes chaînes hôtelières comme par exemple Novotel ou des lieux plus modestes. A noter : La Guinée est une ancienne colonie française, proclamée en 1891, indépendamment du Sénégal, auquel elle était précédemment rattachée. Le pays accède à l'indépendance le 2 octobre 1958 et Ahmed Sékou Touré en devient le président. Il s'allie à l'Union soviétique et met en place un régime socialiste à parti unique. En 1993, le nouveau président Lansana Conté introduit le multipartisme et organise des élections qui l'ont depuis confirmé à la présidence, soit en 1998 et en 2003.       mountmane@gmail.com

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