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16.04.2008

Guinée - Gouvernance - Economie

GUINÉE : LE PANIER DE LA MENAGERE EN PANNE

Les vieilles habitudes ont la vie dure en Guinée, les « riches » commerçants du pays, premiers importateurs des denrées de première nécessité qui se réclament musulmans n’ont toujours pas fléchis devant les larmes de misère qui coulent sur le visage de la quasi-totalité des Guinéens.

Malgré l’annonce faite par le gouvernement sur les antennes de la RTG lors du récent conseil des ministres pour les mesures d’accompagnement, les citoyens guinéens n’ont toujours pas vu leurs applicabilités. On se demande parfois cette promesse ne ressemble aux autres qui ne sont toujours pas tenues car le panier de la ménagère est toujours vide et ce phénomène devient de plus en plus inquiétant.

1203567159.jpgLes pauvres citoyens guinéens se demandent maintenant à quel saint se vouer, le444219105.jpgs espoirs suscités au début par les nouvelles autorités se transforment du jour au lendemain en désespoir tant les inégalités, les querelles mesquines bref les vieilles habitudes du passé reviennent au galop.

Concernant ces denrées de première nécessité les prix crèvent le plafond. Tenez à titre d’exemple un sac de riz qui était vendu juste après les événements de Janvier à 750000fg et revenu aujourd’hui à 150000 voir 200000fg dans certains marchés de la capitale et sans oublier les marchés de l’intérieur ou on vend le riz selon les personnalités.

Aujourd’hui, comme par le passé les guinéens sont dans la misère. Pas de sécurisation alimentaire ni sanitaire, nos pauvres mamans continuent de souffrir et les nouvelles autorités comme leurs prédécesseurs continuent de nos négligés pour assurer leurs leaderships sur la scène politique, les jeunes sont devenues des opportunistes et la guinée fait un retour à la case de départ.

Espérons que les décisions prises soient respecté pour éviter le chaos une nouvelle fois en guinée car l’heure est grave

Gouvernance financière: La Guinée à la croisée des chemims...

Selon un rapport récent publié dans un document et produit par des experts guinéens et la Banque Mondiale , la gestion des finances qui demeure au cœur de la croissance et de la réduction de la pauvreté, service de la dette extérieure persistante, faiblesse avérée du financement d’investissement publics ; dépenses d’investissement-qui se sont considérablement détériorées sur la période 1990-2005, continuant de faire de la Guinée , un pays très pauvre.

La présentation du système de gestion des finances publiques guinéennes, sur la période 1990-2005, s’articule autour des ponts-ci après : tendance des politiques fiscales, tendance des dépenses publiques et réduction de la pauvreté et enfin et responsabilité : Aussi, il faut noter le service de la dette extérieure, les dépenses d’investissement, le financement extérieur, qui toutes, se sont considérablement détériorées à la même période. C’est tout ce manque à gagner qui est souvent pris par le document stratégique pour la réduction de la pauvreté (DSRP) qui classe souvent la Guinée , pays très pauvre. A la queue toujours, comme on l’a constaté ces dernières années.

Ainsi dans le rapport, il a été révélé que ces points qui n’ont pu respectés par le gouvernement guinéen, a traîné derrière eux, des conséquences très fâcheuses pour toute la nation guinéenne. Non sans négliger les responsabilités qui s’imposent :

 

453669128.jpgLes conséquences ainsi qu’ils suivent ont été mentionnées. Entre autres : la diminution sensible de la mobilisation des ressources à l’exclusion des dons. De 16,2% du PIB en 1990 à 12, 2% en 2005 ; du fait de la part en baisse des recettes du secteur extractif dans les ressources totales de 52% de 1990 à 1993 à 19% de 2002 à 2005 ; de la faible collecte des recettes non miniérées qui ont stagné de 8% du PIB en 1995 à environ 9% en 2005 ; de la faiblesse des recettes non fiscales qui ont représenté moins de 1% du Pib au cours de la période 1995-2004.

 

1203567159.jpgPar rapport à la CEDEAO et d’autres pays africains ; les résultats sont les suivants : 17,7% du PIB dans les pays de la CEDEAO contre 11,7% en Guinée ; de 44, 7% aux Seychelles ; 43,4% au Lesotho et 42,3% au Botswana.

L’étroitesse de l’assiette fiscale, la prolifération des exonérations (20% des ressources totales ou 3% du PIB) ; l’évasion fiscale, le manque d’incitation des agents, la corruption de l’administration centrale et la persistance des problèmes de gouvernance financière sont entre autres les points qui ont occasion la mauvaise santé de l’économie guinéenne au cour de cette période citée.


A cette liste noire, il faut également remarquer : la diminution des parts du total des dépenses publiques et prêt net, environ 30% du PIB en 1990 à 15% du PIB en 2005. Le déficit budgétaire hors dons s’est situé en moyenne à 4% du PIB sur la période 2001-2005 contre 3% en 1996-2000. S’agissant du changement dans la composition des dépenses publiques qui s’est montré très significatifs entre 1990-2005 il a été noté : augmentation de la part des dépenses courantes primaires dans les dépenses totales de 40% en 1990 à 54% en 2005 ; augmentation des subventions et transferts de : 3, 8% des dépenses primaires courantes en 1990 à 10,9% en 2000 avec une moyenne de 20,4% pendant la période 2001-2005 du fait de conflits sous-régionaux ; la diminution des dépenses publiques au capital de 3,4% du PIB en 1990 à 2,5% du PIB en 2005 (un des niveaux les plus bas en Afrique sub-sahariennes) ; le financement de l’éducation et de la santé s’est accru respectivement de 15% du PIB à 2,2% et de 0,4% à 1,2%, niveau en deçà de la moyenne en Afrique subsaharienne et insuffisante pour réaliser les OMD. Les allocations des autres secteurs prioritaires (Agriculture, Elevage, Transport, Justice) ont à peine augmenté au PIB.

 

Quant au service de la dette extérieure, il faut noter qu’à la fin de l’année 2004, selon les estimations de la dette extérieure de la Guinée , le chiffre était de 3 milliards 270 millions de dollars US. Ce qui a entraîné ; prêts liés aux projets, avec une moyenne de 771 millions de dollars US de 1990 à 1994 contre 515 millions de dollars pendant la même période 2000-2004

Prêts liés aux programmes : une chute de 196 millions US durant la période 1990-1994 à 76 millions US pendant la période 2000-2004. le financement extérieur a été principalement affecté au développement rural, aux infrastructures et aux secteurs sociaux.

 

Ainsi le document de la Stratégie de la réduction de la Pauvreté (DSRP), première version, adopté en 2000, n’a pas atteint les résultats escomptés.

Les experts guinéens et la Banque Mondiale , qui, au cours d’une étude sur la Revue de Politique de Développement ont estimé qu’il fallait redonner un souffle nouveau aux différentes tendances, ont préconisé des recommandations pertinentes ainsi qu’elles suivent :

-Volet recette : il est souhaité : de relever le taux de pression fiscale, de supprimer les exonérations non légales de contractualiser les postes des directeurs des régies financières de l’Etat ; améliorer les procédures des collectes ; réexaminer les conventions minières, combattre la fraude et l’évasion fiscale et enfin encourager la transparence dans la gestion des finances publiques.

 

Au niveau international, s’inspirer des meilleurs pratiques en matière de taxation minière ; supprimer la mercuriale au profit des liquidations basées sur les valeurs transactionnelles ; réhabiliter et redynamiser la commission d’appel fiscal. Et enfin, éliminer les sous-évaluations de TVA au niveau des fournisseurs et sous-traitants des sociétés.

Guinée: Lansana Kouyaté dans la tourmente ...

Si pour le commun des citoyens et citoyennes guinéens, le changement acquis au prix du sang et des incommensurables dégâts matériels, pourrait apporter comme aspire-t-on ; des changements qualificatifs et quantitatifs dans la trame de l’amélioration des conditions de vie des Guinéens, loin s’en faut.

A en croire nos informations ; si le Premier ministre et son gouvernement ont suite aux douloureux événements de janvier-février 2007 , eu la charge noble de traduire la légitime aspiration du peuple de Guinée en réalité à travers une feuille de route ; hélas !...d’autres ambitions byzantines animeraient celui-ci aujourd’hui. Et dans ce tremplin d’une nouvelle vision désormais politicienne ; le Premier ministre fait dos à sa famille de route ; tout en piégeant le changement souhaité par tous et qui d’ailleurs ; d’après certaines sources bien informées ; serait dores et déjà hypothétique. Même si sous d'autres sphères de la vie politique nationale ; l’on continue à soutenir mordicus ; que le changement obtenu en Guinée ; est irréversible.

D’ailleurs selon une source proche du cercle présidentiel ; ledit changement n’est que l’ombre de lui-même. Aujourd’hui ; aussi bien à la présidence que chez bas peuple ; l’on dresse sans ambages ; un bilan très négatif de l’avènement de M. Lansana Kouyaté à la Primature guinéenne. Tandisque lui-même ; vaille que vaille ; ne voudrait pas reconnaître son échec vis-à-vis des attentes des populations qui ; depuis belle lurette, auront perdu l’enthousiasme d’antan à son égard.

 

Fort de ce constat, d’anciens membres de son équipe gouvernementale ; ne s’encombrent plus de l’histoire d’hiérarchie dans leur rapport avec le Chef de l’Etat. Contrairement à ce que celui-ci a notifié aux ministres à l’occasion de la présentation des vœux de nouvel an, de poser leurs problèmes au Premier ministre, actuellement la donne a tellement changé. C’est pourquoi, ayant constaté les dérives de son Premier ministre, le chef de l’Etat aurait donné le feu vert aux membres du gouvernement de s’adresser directement à lui.

 

D’où est venu l’échec de Kouyaté et de son gouvernement ?

Sans tentative murale de faire le procès du Premier ministre et de son gouvernement, partant seulement des affirmations et des faits depuis la nomination de cette équipe dite de consensus, l’on parvient aisément à tirer les conclusions suivantes :

« Les populations auront,t de l’eau et d’électricité (petit problème) dans quarante jours », a déclaré Lansana Kouyaté quelques jours après sa nomination. Ce qui fut un lamentable échec. Car plus de huit mois après, ce sont les populations des quartiers de Lambanyi et de Sonfonia dans la commune de Ratoma qui sont descendues dans les rues le 18 février dernier pour protester contre l’incapacité ostentatoire du gouvernement Kouyaté de leur fournir de l’eau et d’électricité comme il l’a promis. « Les prix des denrées de première nécessité vont baisser d’eux-mêmes. Je ne veux faire du mal à personne, mais je demande aux commerçants de revoir les prix avant qu’il ne soit trop tard », a affirmé M. Kouyaté.

 

Actuellement la situation est scandaleuse sur nos marché ; le prix du riz qui est le principal aliment de base du pays, a exponentiellement doublé, affectant âprement le panier de la ménagère. S’agissant des faits, toujours enliser la population dans l’éternel espoir, le Premier ministre a décidé de domicilier le revenu du secteur minier à la BNP Paris Ba afin dit-il, de garantir l’importation du riz en faveur des populations. A cet égard, l’unanimité voudra que la commission des finances de l’Assemblée nationale fasse un audit sur ces fonds domiciliés à cette institution parisienne. Au vu de aberrations, peut-on faite l’avocat du diable ?

 

Aussi, sur le plan administratif, le Premier ministre ne maîtrise guère l’orthodoxie administrative. Comment peut-on concevoir que jusque-là, M. Kouyaté soit incapable de mettre son propre cabinet en place, soit en confirmant ou infirmant celui de l’ancien Premier ministre, François Loncény Fall. Toute chose qui fait aujourd’hui qu’il dirige la Primature de façon désemparée.

Le Premier ministre et la famille présidentielle

Décidément comme dit un adage, tous les moyens sont bons pour atteindre son objectif. Telle serait la ligne de conduite actuelle du Premier ministre Kouyaté face à la famille présidentielle et surtout à l’égard du chef de l’Etat, qui le concéderait selon des indiscrétions, comme ‘’une planton et béni oui oui’’. Quand le Premier ministre affirmait du haut de la tribune qu’il ne démissionnerait pas, sans doute les Guinéens ne l’on pas compris. Puisque a-t-on appris, il il aurait le sentiment de certains barons du pouvoir pour être le dauphin du général Lansana Conté. D’où son revirement subite, en moyennant le changement contre son illicite prétention, celle de succéder au général Conté. Face à cette existence irrationnelle de M. Kouyaté et de son gouvernement, l’on est tenter de se poser les questions suivantes :

Pourrait-on vilipender la mémoire de nos sœurs et frères qui sont tombés sous les balles lors des événements de la grève en janvier-février 2007 ? Le peuple acceptera-t-il de se laisser condamné à la perpétuelle régression ?

 

Que reste-t-il de Lansana Kouyate ?

Est-il toujours le Premier ministre qu’il faut pour la Guinée ? Voici autant de question qui ravivent actuellement la conjecture des populations. N’empêche ! Comme stipulé par l’article 39 de la Constitution guinéenne, dès lors qu’il avérerait davantage en contradiction avec sa feuille de route, le premier magistrat n’a qu’à le démettre de ses fonctions qu’il ne gère plus.

En tout cas, la Guinée connaît un contexte qui n’a point besoin de cruciverbiste, mais plutôt, des actes concrets. Même si Lansana Kouyaté occulte cette réalité.

Guinée: Fautes des bus scolaires, le gouvernement prolonge les congès des élèves et étudiants!

Prévue pour le mardi 15 avril 2008, l'ouverture des classes ne sera fera plus que le 17 avril prochain, d'après le communiqué du ministre en charge de l'éducation nationale et la recherche scientifique. Force est de reconnaître que le gouvernement est beaucoup embarrasé avec l'augmentation des prix de carburants à la pompe qui ne profite personne, surtout les élèves des écoles primaire et secondaire qui ne reçoivent pas de pècules comme les étudiants.

Car, on sait que les mesures d'accompagnements de cette augamentation du prix de carburant ne concernent que les fonctionnaires salariés et les étudiants boursiers guinéens. Face à cette situation, le gouvernement avait promis de mettre un certain nombre des bus pour les élèves avant l'ouverture des classes prévue, auparavant  pour  mardi, mais reportée maintenant pour le week-end prochain. Histoire de permettre à ce gouvernement, certainement, de préparer des bus pour lés élèves comme promis; une façon d'éviter des accrochages entre élèves et chauffeurs qui risqueraient de perturber la circulation.

Ainsi, on attend de voir si cette promesse du gouvernement sera respectée d'ici le 17 avril prochain dans moins de 3 jours. Car, on sait que, jusuq'à présent les Guinéens n'ont pas vu les 100 bus promis depuis belle lurette, chaque fois on entend parler de l'embarquement de ces  bus 'à partir de l'Inde mais l'arrivée et le débarquement ne se concrètisent point.

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