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22.04.2008

GUINEE - POLITIQUE - ORALE - GOUVERNEMENT - BLABLA

Compte rendu de la session ordinaire du conseil des ministres

La session ordinaire du conseil des ministres s’est tenue le mercredi 23 avril 2008 sous la présidence du premier ministre, chef du gouvernement. L'ordre du jour de cette session ordinaire du conseil des ministres portait sur divers points qui sont :

I- Discussion des projets de textes

Ministre des affaires sociales, de la condition féminine et de l’enfance

Projet de loi instituant la parité entre les hommes et les femmes en République de Guinée.

II- Communications

Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan

Communication relative aux réunions du printemps 2008 du FMI et de la Banque Mondiale tenues à Washington


Ministère des Mines et de la Géologie

Communication relative au compte rendu de la session extraordinaire du CA de la CBG

Ministère de l’Agriculture, des Eaux et Forêts, de l’Elevage et de l’Environnement

Communication relative au lancement de la campagne agricole 2008/2009

III- compte rendu de mission des membres du gouvernement

IV- Divers

La session a démarré à 10h35 par la communication relative au projet de Loi instituant la parité entre les hommes et les femmes en République de Guinée.

Suite aux débats qui ont suivi cette présentation de la ministre des Affaires Sociales, le Conseil a marqué son accord de principe sur ledit projet.

 

Mme le ministre a été chargée d’introduire les amendements issus des débats et soumettre le projet de loi amendé en seconde lecture aux prochains conseils des ministres.

 

Le conseil a ensuite suivi la communication du ministre de l’Economie et des Finances relative au compte rendu des réunions du printemps du FMI et de la Banque Mondiale.

 

En effet, une délégation gouvernementale conduite par le ministre de l’Economie et des Finances et comprenant le ministre du Contrôle Economique et Financier et le gouverneur de la Banque Centrale , a séjourné à Washington du 8 au 16 avril 2008 pour finaliser les discussions sur la revue à mi-parcours du premier arrangement annuel à moyen terme en cours, appuyé par la Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et pour la Croissance.

 

La priorité de la mission était de finaliser les travaux de la revue à mi-parcours de la première année du programme en cours d’exécution. A cet effet, un cadre macroéconomique révisé a été convenu avec les services du FMI.


L’objectif en matière de réserves nettes de la Banque Centrale a été maintenu à son niveau programmé.

 

Sur le plan monétaire, la BCRG devra poursuivre une politique monétaire prudente qui soit cohérente avec l’objectif d’inflation recherché par le gouvernement.

 

Pour atténuer l’impact des chocs extérieurs dus à la hausse du prix des produits pétroliers et des céréales sur notre économie, la délégation a obtenu un accord de principe sur une aide financière de la Banque Mondiale d’une part, et sur une augmentation de l’accès aux ressources de la FRPC.

 

La délégation guinéenne a également pris part à des réunions initiées par les Institutions de Bretton Woods et par divers partenaires au développement.

 

Le ministre de l’Economie et des Finances s’est notamment félicité du choix de la Guinée comme pays pilote pour la mise en œuvre de la nouvelle initiative de transparence dans les industries extractives plus.

La Guinée bénéficiera à ce titre d’un fonds catalytique pour le développement des zones minières grâce à la promotion de PME dans ces zones.

A la demande du ministre du Contrôle Economique et Financier, la Banque promis d’appuyer le renforcement des capacités de ce département dans les techniques modernes de contrôle et d’audit de gestion.

 

Une mission de la Banque séjournera très prochainement en Guinée à cet effet.

 

Avant de quitter Washington, la délégation a été reçue par le Directeur Général adjoint du FMI qui a apprécié le courage et la détermination avec lesquels les autorités guinéennes sont entrain de mettre en œuvre les mesures d’ajustement appropriées.

 

Le ministre des Finances a aussi informé le conseil de la signature d’un protocole d’accord avec le vice premier ministre et ministre des Affaires Etrangères de la République Turque de Chypre du Nord relatif à l’offre de bourses d’études au gouvernement guinéens pour l’année universitaire 2008/2009.

 

Les autorités chypriotes ont souhaité recevoir une mission du ministère de l’Education Nationale pour élargir cette coopération.

 

Avant de quitter, le ministre guinéen a été reçu par le Président de la République Turque de Chypre qui l’a informé que les 2 parties de l’Île sont en négociation pour leur réunification.

 

Le conseil a ensuite suivi le compte rendu du ministre des Mines et de la Géologie sur la session extraordinaire du CA de CBG tenu le 18 avril au Novotel avec la participation pour la première fois, du nouveau président de HALCO, le représentant de RIO TINTO ALCAN.

 

A cette session, le ministre des Mines a fait part au CA de la décision prise par le gouvernement de ne plus reconduire le contrat d’assistance de gestion liant la CBG à ALCOA.

Bien que Halco ait manifesté son désaccord, le conseil a cependant approuvé la création d’un comité commun de 7 membres qui seront désignés avant le 30 avril 2008 pour examiner prioritairement le rôle et les responsabilités à déléguer à ALCOA et à la Direction Générale de CBG pendant la période transitoire qui s’étendra jusqu’au 31 mars 2009.

 

Les parties ses sont accordées pour la convocation du prochain CA au mois de juin 2008.

 

Pour ce CA, le ministre a reçu des orientations claires et le total soutien du conseil des ministres, pour les mesures à prendre afin de faire de CBG, une société au service de ses actionnaires dans le cadre d’un partenariat gagnant – gagnant.

 

Le ministre des Mines a également informé le conseil de la tenue du 9ème comité des transports les 21 et 22 avril à Conakry.

 

Ce comité, qui a connu la participation des ministres de l’Agriculture, des Travaux Publics et des Mines, s’est particulièrement penché sur la mise en place d’un service voyageur fret et conteneurs sur les infrastructures ferroviaires entre Conakry et le PK 40.

 

Ce projet, dont le but est de désengorger le transport urbain en poids lourd et surtout de soulager les populations, sera réalisé dans un délai de 20 à 24 mois selon le schéma présenté par Coyne et Bellier sous l’égide de RIO TINTO.

 

Pour terminer la série des communications, le conseil a écouté le ministre de l’Agriculture sur le lancement officiel de la campagne agricole 2008/2009 qui est fixé au 25 avril 2008 à N’Zérékoré.

 

Cette cérémonie de lancement sera présidée par le premier ministre, chef du gouvernement en compagnie des ministres de l’Agriculture, des Mines et de l’Education Nationale.

 

Le premier ministre et sa suite se rendront ensuite à Kankan pour visiter l’usine de coton et à Kouroussa avant de rejoindre Conakry le même jour 25 avril 2008.

 

Dans les divers, le ministre de l’Education Nationale et de la Recherche Scientifique a fait part des démarches engagées par son département pour l’élargissement de la coopération avec trois pays amis à savoir la Roumanie , la Hongrie et la Serbie.

 

Les contacts pris par notre ambassade à Belgrade ont abouti à un programme de visite et de travail qui aura lieu courant mai 2008.

 

Le ministre a reçu l’accord du conseil pour poursuivre les contacts afin de préciser les dates exactes par voie diplomatique.

Sida : Les intellectuels sont les plus infectés en Guinée

La lutte contre la propagation du sida fait partir des huit objectifs du millénaire pour le développement. Pour atteindre cet objectif, la mobilisation financière est certes indispensable mais l engagement réel par une prise de conscience demeure incontournable.

970419943.jpgAujourd’hui en Guinée, les statiques révèlent que les intellectuels sont plus infectes par le VIH/Sida que les illettrés et dans cette proportion les femmes sont les plus infectées. C’est dire combien de fois le sida est devenu un problème de développement et de survie des nations. C est parmi les femmes les plus instruites que la prévalence du VIH est plus élevée. On observe une tendance différente chez les hommes.

Les femmes divorcées ou séparées et plus particulièrement les veuves sont plus fréquemment infectées que les femmes en union ou célibataires. Plus d’une veuve sur sept est séropositive. Contrairement aux hommes, la prévalence est plus élevées chez les femmes de ménage les plus riches.

Le projet du CNLS plébiscite cette année par les partenaires publics et prives ne doit pas les faire oublier que le sida continu de faire des ravages. Si cette année ce comité dans son rapport publié a mis en exergue le volet formation, cette dernière ne doit pas submerger les autres volets à savoir : la sensibilisation, le renforcement de la prise en charge des personnes infectées et la réduction du traitement pour les séropositifs. Un défi majeur à relever pour la santé des guinéens.

L’environnement socio-économique difficile dans laquelle vit la majorité de la population, les habitudes socioculturelles et l’instabilité politique des pays voisins sont des facteurs favorables à une explosion de l’épidémie. Les conséquences seraient dramatiques pour les ménages affectés et remettraient les acquis réalisés au cours des dernières années en matière de développement.

La Guinée prend la tête du Groupe Pilote de la contribution de solidarité pour le développement

821961058.jpgRéunis à Dakar, en session ordinaire, sous le haut patronage du Président Sénégalais, Abdoulaye Wade, les 58 pays qui ont pris part à cette rencontre de donner et de recevoir, ont choisi la Guinée pour assurer la présidence du Groupe Pilote jusqu’en octobre 2008.

Une dizaine de thèmes ont fait l’objet des débats entre les différents pays participants, dont les plus importants sont : la mise en place des projets d’innovation, la solidarité numérique, la vaccination, la réalisation des infrastructures, la mobilisation des ressources pour le financement des programmes, la crise des céréales.

Notre pays a été représenté à ce rendez vous de Dakar, par le Chef de la Diplomatie Guinéenne , Me Abdoul Kabélé Camara, qui s’est félicité du choix de la Guinée pour assurer la présidence du Groupe Pilote, tout en insistant sur la disponibilité de son pays à apporter une gestion de qualité à cette organisation.

La rencontre de Dakar devrait permettre aux participants de pencher sur la situation de crise alimentaire mondiale, qui affecte considérablement le coût de la vie des populations. Il été également question de coopération, d’échanges d’expériences.

Le choix de la Guinée d’assurer la présidence de ce groupe, est un honneur qu’il conviendrait de mériter, à un moment où la crise alimentaire continue à faire des émeutes dans beaucoup de pays du tiers monde.

Vers l’instauration d’une carte de séjour pour les étrangers en Guinée

APA-Conakry, (Guinée) Le Gouvernement guinéen est entrain de mettre au point un mécanisme visant à instaurer des cartes de séjour pour les étrangers, a appris APA dimanche de source officielle à Conakry.

Cette mesure qui entrera en vigueur prochainement, concerne les ressortissants des pays de l’Union Européenne, de l’Amérique du Nord mais aussi de certains pays africains.

Exceptés les étrangers venant des pays ayant passé des accords de libre circulation des personnes et de leurs biens avec la Guinée.

Cette mesure suscite déjà une polémique dans l’opinion. Certains Guinéens pensent que le moment est mal indiqué pour instaurer une carte de séjour, étant donné que les pays africains luttent pour une intégration, à l’image de l’Union Européenne.

Surtout que la Guinée s’est illustrée à travers son premier président Sékou Touré comme un terreau du panafricanisme.

Hausse du prix du carburant: La descente aux enfers !

Depuis la hausse du carburant à la pompe à plus de 65%, le pouvoir d’achat de la majorité des Guinéens s’est littéralement dégradé. Aujourd’hui, l’on assiste à une extraordinaire flambée des prix des denrées alimentaires de première nécessité sur toute l’étendue du territoire national.

Une situation qui vient s’ajouter à la crise sociale et économique déjà très éprouvante pour le pays. En vérité, comme convenu avec les acteurs sociaux, le gouvernement de Lansana Kouyaté, plutôt préoccupé par le soi-disant programme formel avec les institutions de Bretton Wood, n’a trouvé d’autre moyen que de sacrifier la vie des pauvres populations guinéennes au détriment d’un programme qui n’a cependant jamais tirer d’affaire le peuple de Guinée. Ce qui suppose à une répétition de l’histoire. Car les gouvernements qui se sont succédés depuis la prise du pouvoir par l’armée, ont toujours renoué et vanté ledit programme. Pendant ce temps, au lieu que les fonds décaissés en faveur de ce programme ne servent que les populations démunies, ils prennent d’autres voies. Et l’impunité aidant, le pays est en perpétuel renégociation avec nos partenaires financiers.

Toutefois, quoique la crise actuelle du carburant soit mondiale, cela pourrait ne pas trop peser sur le panier de la pauvre ménagère, si les mesures d’accompagnement avaient sérieusement été envisagées par les autorités. Hélas ! Il n’y a nulle besoin de dire que c’est bien la hausse vertigineuse des prix des denrées alimentaires et des articles de grande consommation sur le marché qui font de nos jours, le malheur des Guinéens.


Sur le marché, un sac de riz, l’aliment de base de la population, s’achète désormais à près de deux cent mille de nos francs. Ce prix ne s’applique qu’aux citoyens de Conakry. A l’intérieur du pays, avec la hausse vertigineuse du prix du carburant à la pompe, il pourrait s’acheter à plus de 200 mille francs. Et le fonctionnaire guinéen qui a un salaire qui ne lui permettrait jamais de faire face à toutes ses charges familiales et sociales, ne sait plus où donner de la tête. Comme on peut bien le constater, cet état de fait peut amener certains à dilapider les ressources publiques. En tous les cas, aucun travailleur des secteurs publics et privés, ne peut se réjouir d’une tette situation. Les revenus deviennent de plus en plus insignifiants par rapport aux nombreuses charges familiales et sociales. Il est difficile voire impossible de trouver un père de famille qui a sous sa charge une dizaine de personnes, de se donner le luxe de s’acheter un sac de riz ou de couvrir toutes les dépenses liées à la vie de sa maisonnée.


Du savon au riz en passant par le lait, le pain, le sucre, la viande, le poisson, tout coûte désormais les yeux de la tête. Les commerçants, dans leur majorité, ont pris la mauvaise habitude de fixer les prix de leurs articles de la façon la plus scandaleuse qui soit. On en vient même à la triste conclusion que les commerçants, qui ne sont nullement inquiétés par le ministère en charge du commerce, ont unanimement décidé de transformer la vie des populations en un véritable enfer. Et, cette triste réalité ne date pas d’aujourd’hui. Depuis déjà plusieurs années, les consommateurs guinéens sont laissés à la merci des spéculateurs de tous acabits. Une situation qui n’a rien à voir avec les règles du libéralisme économique.


Même s’ils ne le disent pas haut et fort, la plupart des pères et des mères de famille n’arrivent plus à se tirer d’affaire, à cause notamment de l’extraordinaire flambée des prix sur le marché. Ce qui, à la longue, risque de créer une situation ‘’ingérable’’. Ventre affamé n’a point d’oreilles, dit-on souvent. La cherté de la vie a atteint aujourd’hui un niveau particulièrement inquiétant en Guinée. Il serait souhaitable que les autorités en charge du Commerce et des Finances posent clairement des actes allant dans le sens de l’amélioration des conditions de vie des Guinéens. Il serait inconcevable qu’on continue de faire fi de la souffrance de la population guinéenne. De Conakry à N’Zérékoré en passant par Labé et Kankan, les populations expriment de plus en plus ouvertement leur inquiétude par rapport à la hausse sans cesse croissante des prix des denrées alimentaires et des articles de grande consommation. De l’avis de tous les observateurs avertis, il est temps d’agir et de poser des actes concrets, dans l’intérêt de tous et de chacun.

L'Insécurité refait surface en Guinée

Depuis un certain temps, la capitale Conakry a replongée dans dans l'insécurité. Les attaques à main armée, les viols les assassinats, des découvertes macabres, des enlèvements d'enfants pour les envoyer dans les pays à fins lucratives...sont maintenant récurrentes. L'intérieur du pays n'est pas épargné.

L'opinion nationale était récemment sous le choc suite à l'assassinat le 8 avril dernier d'un religieux français.
A l'intérieur du pays, les usagers du tronçon Kissidougou-N'Zérékoré sont devenus la cible des coupeurs de route. La semaine dernière, un minibus qui se trouvait dans les environs de Macenta a reçu des tirs de la part de deux malfrats qui ont ouvert le feu sans hésiter sur les passagers, faisant 6 blessés dont 2 grièvement. Ils ont ensuite pris la fuite après avoir dépouillé leurs victimes.
Il y a près de mois, pour riposter à ces phénomènes, le département de la sécurité avait institué un système de gratification des commissariats qui s'illustraient le mieux dans la lutte contre le grand banditisme.
Aujourd'hui, ces mesures sont sans résultats positifs. Le constat reste amer. On déplore que des coupeurs de route et autres bandits de grand chemin maintiennent leurs actes criminels...
Le pire est que parmi les 25 coupeurs de route capturés en février dernier à Guékédou, certains appartenaient aux services de sécurité guinéens.
A Conakry, c'est le lieutenant Abou Sylla, la cinquantaine en service à l'état major qui a été tué le lundi 31 mars dernier aux environs de 21H dans la commune de Matam. Sa femme lui avait téléphoné pour qu'il vienne porter secours à famille attaquée. Il est descendu à l'arrivée du portail par un bandit embusqué.
Dans la nuit du 1er au 2 avril M. Alsény Camara a été tué à bout portant dans la commune de Dixinn par un certain Aboubacar Touré Alias "Gapy"; à cause d'une dispute. Gapy, selon les témoignages est réputé pour sa brutalité. Il se promène avec une arme et au moindre incident, il n'hésite pas à s'en servir. Il aurait été arrêté à maintes reprises, mais toujours relâché aussitôt.

GUINÉE: L'INTERDICTION DE L'EXPORTATION ET DE LA RÉEXPORTATION DES PRODUITS VIVRIERS INQUIÈTE LES PAYS DE LA SOUS-RÉGION

Le caractère rigoureux du contenu de l’arrêté du 15 avril révèle que le Premier ministre est résolu à faire face aux sorties abusives des produits vivriers locaux. Une décision gouvernementale enfin saluée par tous les guinéens: pour une fois, Kouyaté se met sur la même longueur d’onde que ses compatriotes concernant la menace de flambée des denrées alimentaires qui couve dans le pays.

Car, exportée en quantité abusive vers les pays de le sous région aux dépens de la forte demande locale, la production agricole "Made in Guinea" reste la panacée pour ces pays qui les achètent à prix d’or pour compasser leur consommation alimentaire.

Le Sénégal ou la Sierra Leone , pour ne citer que ces deux pays, demeurent ainsi les grands amateurs de la production vivrière de la Basse Côte. Quant aux Maliens, ils profitent de la virée de l’importante manne alimentaire de la Guinée forestière pour faire face à leur demande.

Ces transactions internationales passeraient inaperçues si seulement la menace de la flambée mondiale pistonnée aujourd’hui par l’augmentation du prix du baril du pétrole n’était pas d’actualité. Aucun pays n’est en marge d’une éventuelle crise qui guète en premier lieu son secteur alimentaire.

Et en Guinée, bien que ces mesures d’interdiction d’exportation sont légion depuis les accords de février 2007, aucun suivi sur le terrain n’a servi d’appui quant à leur application. Il suffit de faire un tour dans les « check points » frontaliers du pays pour se rendre compte du mépris quotidien des décisions gouvernementales.

Sur place, les populations continuent de protester lamentablement contre les sorties des tonnes de poissons séchés ainsi que des légumes. Mais ces protestations sont tombées jusqu’ici dans l’oreille du sourd par manque de suivi gouvernemental. Et mécaniquement, cette légèreté affichée par nos services douaniers laisse présager une situation endémique pour la bourse du panier de la ménagère.

Ainsi, en brandissant cette dernière menace, le gouvernement sort en même temps sa dernière cartouche pour minimiser les risques d’une explosion sociale.

Une stratégie payante pour Kouyaté et son staff, qui entendent ainsi renouer avec les prémisses d’un point saillant des accords tripartites signés en février 2007. Et par ricochet une occasion pour le Premier ministre de s’appesantir sérieusement, pour une fois, sur l’une des causes du mal enduré par une population qui se démène quotidiennement pour assurer sa survie.

LES ÉTUDIANTS VEULENT UNE VRAIE ALTERNANCE DÉMOCRATIQUE EN GUINÉE

"Regard sur la politique guinéenne de l'indépendance à nos jours .Quelles perspectives pour une vraie alternance démocratique?".Tel est le thème d'une conférence organisée par la commission culturelle du département sciences politiques de Sonfonia. Une occasion pour les étudiants d'échanger des idées entre eux et leurs professeurs.

Le samedi 19 avril 2008, professeurs et étudiants de Sonfonia se sont tous donnés rendez-vous dans la bibliothèque de leur université pour échanger des points de vue sur la politique guinéenne de l'indépendance à nos jours et les perspectives pour une vraie alternance démocratique en guinée.

C'est tout d'abord les étudiants par la voix de leur porte parole qui ont planté le décor de la conférence en rappelant le rôle qu'ils doivent jouer dans la sensibilisation des masses populaires.

Le conférencier Dr ALPHA AMADOU BANO BARRY vice recteur chargé de la recherche a retracé l'historique de la politique en Guinée. Selon Dr Bano Barry, cette politique est née dans les entrailles de la colonisation. Pour lui, après les évènements de janvier et février 2007, la nouvelle donne de la politique a changé avec l'émergence d'une nouvelle génération d'acteurs politiques qui sont devenu nos jours incontournables sur l'arène politique.

La politique étant un médiateur central d'une société apparaît aujourd'hui comme un système de régulation indispensable à la vie d'une société tissée de relations conflictuelles.

La démarche de cette première promotion du département de sciences politiques en guinée doit être encouragée pour permettre à nos populations de mieux participer aux différentes élections.

Conakry constitue un stock régulateur de riz pour contrer la flambée de cette denrée de base des populations

APA-Conakry, (Guinée) Le Gouvernement guinéen vient de préconiser la constitution d’un stock régulateur de riz, une céréale constituant la base de l’alimentation des populations guinéennes, après avoir pris la décision de reconduire la mesure portant interdiction d’exporter et de réexporter les produits agricoles, forestiers, halieutiques, de l’élevage et pétroliers.

La récente hausse des prix des produits pétroliers à la pompe, a eu une repercussion sur les prix des produits sur les marchés en Guinée, et le Gouvernement conscient des conséquences que cela pourrait avoir sur la stabilité politique et sociale, a décidé de prendre le taurreau par les cornes.

C’est dans cette optique que se situe l’interdiction de l’exportation des produits de base mais aussi la constitution d’un stock régulateur de riz.

Pour le moment aucun détail n’a été fourni sur la matérialisation de ce projet, toutefois les populations attendent impatiemment à ce que cela se réalise.

Ainsi le prix du riz dont le sac de 50 kg est vendu aujourd’hui dans la plupart des magasins de Conakry à près de 200 mille francs guinéens, soit 20 mille FCFA, pourrait chuter et se retrouver à moins de 100 mille frans frans guinéens, selon des sources proches du département du Commerce.

Contrairement aux autres populations de la sous région, dont l’alimentation est souvent variée, avec l’usage de tubercules (manioc, igname, taro) ou de céréales comme le mil, le sorgho, les Guinéens ne mangent pratiquement que le riz.

Et l’importation de cette denrée a atteint environ 800.000 tonnes de riz par an, tandis que la production annuelle oscille entre 300 et 500 mille tonnes.

Commentaires

je vous appreci

Ecrit par : ALBERT KOLY TOUPOU | 02.05.2008

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