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06.05.2008
Guinée - Gouvernace - Politique
Comission vérité et réconciliation en Guinée : La grande diversion !
mardi 6 mai 2008.
Après l’ère des conférences nationales pour la plupart mort-nées ou achevées en queue de poisson, nombre de dirigeants africains ont trouvé un nouveau créneau pour se refaire une virginité : les commissions vérité et réconciliation. La plupart du temps, contrairement au modèle sud-africain, l’aspect "justice" est sciemment occulté. Même le pouvoir guinéen a opté pour la mode des commissions vérité et réconciliation.
Pourtant, il est reconnu par tous que la grosse épine qui handicape la Guinée dans son développement, demeure Lansana Conté lui-même. Au pouvoir depuis avril 1984 suite à un coup d’Etat, le général grabataire n’a eu de cesse de réprimer un peuple guinéen structurellement confronté à la malgouvernance. Comme si cela ne suffisait pas, le pays dont le tissu économique est en lambeaux malgré ses richesses naturelles, doit subir la crise au sommet, entre le chef de l’Etat et son Premier ministre.
Par conséquent, faire passer la résolution des problèmes de la Guinée par une séance d’exorcisme, fût-elle qualifiée de "Vérité et réconciliation", n’est que diversion. A moins que ce soit là le moyen pour le président de couper l’herbe sous les pieds de Lansana Kouyaté et tous ceux qui s’opposent à la dictature du clan Conté. A-t-on réellement besoin de remuer le couteau dans la plaie qui ronge les Guinéens depuis les années de plomb de Sékou Touré aux années de braise de Lansana Conté ? Dans la Guinée d’aujourd’hui nul n’ignore que les crimes économiques et de sang ont pour auteurs les apparatchiks du régime Conté et leurs protégés.
GUINEENS DE TOUS LES PAYS, DEBOUT CONTRE L’ETAT VOYOU !

L’affaire Chantal Colle est révélatrice du syndrome de l’Etat voyou qu’est devenue la Guinée. Cette dame représente une des ailes présidentielles qui s’est trouvée virée par un aileron présidentiel. Ce qui fait le bonheur de M. Kouyaté qui n’en demandait pas tant. Il lui suffisait de faire tatouer par M. Bo Keita, les monstres juridiques jetés par les cauris de maman Henriette.
Malgré la petitesse du sacrifice de M. Justin Morel junior et la grandeur politique de cette couleuvre avalée, l’épisode de Mme Chantal Colle nous conduit vers un sublime échec et mat entre les deux Lansana. Soudain l’influence de Mme Chantal Colle nous semble surdimensionnée. Ecartelée qu’elle se trouve entre les règles de l’Echec et celles du Poker.
Sa force devant une communauté guinéenne plus ou moins naïve, des journalistes et des acteurs politiques, plus ou moins de bonne foi, sa ruse, c’est qu’elle sait pertinemment quant à elle, à qui elle a véritablement à faire. Elle doit plier Lansana Conté qui devra plier le camp présidentiel adverse. Elle devra convaincre Lansana de virer la première dame hors des marécages présidentiels.
Mais Henriette Conté n’est ni Sidya Touré, ni Fall, ni Cellou, ni.. même le général Lansana Conté ! N’est-elle pas l’héroïne des journées de janvier-février qui a évité à son général-président de mari, une historique pantalonnade ?
« Vous m’avez enlevé ma tunique, vous voulez maintenant enlever mon pantalon ! »
Elle a aidé les syndicats et la « société civile » à stopper net la déferlante qui nous eût délivrés de ces « affres présidentielles » qu’un pseudo-consensus nous masque de ses frasques mégalomaniaques à la Sékou Touré.
L’euro est à 7200 ou 7300fg, le sac de riz à plus de 220000 fg. Les transports publics ont presque doublé leurs tarifs. Bref, la vie est devenue deux fois plus chère depuis le changement intervenu en janvier-février. Plus chère, façon de parler, car la vie ne vaut plus rien en Guinée.
Pourtant les Guinéens depuis trop longtemps se sont laissé gaver par les petits fours d’une Chantal Colle, des coups fourrés de Mamadou Sylla, de l’Ukrainien Pachenko trafiquant d’armes ou de bauxite, allez savoir, du Chinois Kim ou ( Cheng ) qui a détruit la forêt guinéenne, de la maffia asiatique qui truste le marché des chaises en plastique et d’autres industries plus ou moins toc. Et nos faux frères libano-syriens qui déshonorent l’honorable colonie de ces Guinéens qui sont avec nous depuis que la Guinée n’était pas encore tout à fait une colonie, dans le blanchiment d’argent et la vente d’autres produits nocifs pour la santé de notre économie, voire de celle de notre jeunesse. J’ai failli oublier le parrain, le Latino qui a semble-t-il disparu du décor pour couler des jours tranquilles dans un yacht, à moins que plus rusé, il attende que passe le cyclone du Golfe persique de nos faubourgs.
Je voulais parler de l’Etat voyou, et je me suis attardé sur le cas de Mme Colle. C’est que tout le pays s’y attarde. En effet elle est l’expression parfaite du syndrome guinéen. La Guinée est devenue un Etat voyou, plaque tournante de la drogue, du blanchiment d’argent, du trafic d’armes et surtout, surtout, de la mal gouvernance qui permet à des voyous sortis de nulle part, de dépecer le pays. Il n’y a pas encore Ben Laden pour que l’armée américaine s’occupe vraiment de la Guinée..
Mais c’est pire.
Dans « Etat voyou », il y a bien Etat. Alors qu’en Guinée il n’y a plus d’Etat. En période pré-révolutionnaire, cela va de soi et permet la transition, c’est à dire à la place du néant d’Etat, de nouvelles institutions surgissent.
Mais à cela il y a une condition.
Il faut que les forces vives prennent la place de l’Etat moribond.
Le drame guinéen, c’est que ces dernières sont entrain d’expirer, en s’essoufflant, un jour dans les préparatifs insolents d’un cinquantenaire de dénis et de démissions, un autre jour dans l’érection de commissions dialogue et réconciliation dispersées dans les moindres C.R.D. Comme au bon vieux temps du P.D.G. ! En attendant de nouvelles élections frauduleuses. Diluant ainsi la question de fond : la tenue d’une véritable concertation nationale politique et non seulement sociale ( on nous parlait de Forum social, on progresse dans les termes dilatoires ).
D’ailleurs le coup d’envoi est parti pour le Programme de concertation.., P.R.O.C.. je ne sais plus quoi, suit un sigle barbare où finalement je m’étais trop avancé dans un papier précédent, en prenant au mot un informateur qui m’affirmait qu’on avait prévu un strapontin pour les Guinéens importés. Finalement, rien pour les 30% de Guinéens apatrides qui contribuent pourtant à 30% à la production nationale.
Je dis ça suffit !
Debout Guinéens de France et d’ailleurs
Debout
Allons en Guinée, c’est à dire à l’ambassade de Guinée
pour dire à ces messieurs-dames qu’ils rentrent au pays. Qu’ils quittent notre territoire.
Qu’ils sont déchus de leur nationalité
Que la raison de cette décision est la suivante
Nous voulons le changement
Or ils sont les représentants de la continuité
Les zombis du triste petit matin
Qui un jour festoyant de 1958
Vit un virus pénétrer le cœur d’un peuple épris de liberté
Un virus qui y a semé le goût de la servitude.
Et alors les Guinéens ressemblent fort à ces larbins dont parle le poète :
« ceux qui se sont assoupis aux agenouillements
ceux qu’on domestiqua et …
Ceux qu’on inocula d’abâtardissement
tam-tams de mains vides
tam-tams inanes de plaies sonores
tam-tams burlesques de trahison tabide ( A. Césaire )
C’est le même message, en substance, que nous vous avions lancé en janvier-février 2007 :
DITES AUX DEUX LANSANA DE CONVOQUER DES ASSISES NATIONALES SOUVERAINES OU DE PARTIR !
Quant aux autres, nos amis des syndicats, de la société civile et des Partis, nous nous en occuperons.
GUINEENS DE FRANCE ET DE PARTOUT DEBOUT !
MARCHONS SUR NOS AMBASSADES
NOUS NE RISQUONS PAS LES BALLES PERDUES
DE NOTRE REPUBLIQUE BANANIERE
POUR DIRE HONTE A CETTE REPUBLIQUE BANANIA !
La CENI promet d’organiser des élections acceptées de tous en Guinée
APA-Conakry (Guinée) Le président de la CENI (Commission Électorale Nationale Indépendante), Ben Sékou Sylla, a assuré samedi que son institution n’est soumise à une aucune pression pouvant l’empêcher d’organiser pour la première fois en Guinée des élections transparentes acceptées de tous, a appris APA à Conakry.
’’Nous sommes entièrement libres de faire notre travail. C’est pourquoi je puis rassurer les Guinéens que la nouvelle CENI que je dirige est entièrement libre", a déclaré le président Sékou Sylla.
Selon lui, la CENI n’est inféodée à aucun pouvoir, "même si selon la loi, nous devons co-organiser les élections avec le ministère de l’intérieur’’.
Le président de la Commission électorale s’exprimait au cours d’un point de presse.
’’La loi ajoute qu’une élection organisée n’est acceptable que si nous CENI donnons notre accord en apposant notre signature sur le procès verbal final. Je crois qu’on ne peut avoir meilleure garantie’’, a-t-il poursuivi
La président de la CENI s’est également félicité de la première phase des opérations de son institution, à savoir le redéploiement dans tout le pays des démembrements de la CENI , qui, selon lui, a été une opération réussie.
Toutefois, il a regretté que l’aide de l’Etat ne soit pas encore venue pour permettre à la CENI d’être ’’vraiment opérationnelle’’.
’’En dehors de l’apport que la CEDEAO nous a apporté, à savoir les 500 000 dollars US, nous attendons que l’Etat nous donne enfin notre budget de fonctionnement qui va nous permettre de faire convenablement notre travail’’ a déclaré Ben Sékou.
Il a aussi souhaité que les partenaires au développement apportent leur contribution, tout en précisant que celle-ci devrait normalement arriver en appui à l’aide de l’Etat.
’’Les partenaires ont beaucoup fait en apportant de l’aide. Mais l’aide qu’ils nous ont apportée, à savoir les 7 millions 120 000 euros sont entièrement consacrées aux élections législatives elles-mêmes, mais ne prend pas en compte le fonctionnement de la CENI ’’, a-til dt.
La Guinée prépare activement les élections législatives qui sont prévues pour être tenues en fin d’année 2008.
AC/mn/APA
04-05-2008
Guinée - Ils font la belle à la cuillère
36 détenus d'une prison du sud-est de la Guinée , se sont évadés en creusant un trou dans le mur en pisé de l'établissement ramolli par les pluies.
Une trentaine de détenus de la prison de N'Zérékoré, dans le sud-est de la Guinée , se sont évadés en creusant un trou dans le mur en pisé de l'établissement ramolli par les pluies. Selon les responsables cités par les médias d'Etat, les 36 évadés ont profité des pluies diluviennes pour retrouver la liberté.
"Nous avons constaté que les détenus ont utilisé des cuillères en mouillant le mur, ont creusé avant de percer un trou. Ils ont utilisé leurs draps et leurs chemises pour former une corde et descendre du côté droit de la prison", a raconté l'un des gardiens à la télévision publique. Une bonne partie des prisons du pays ont été endommagées lors des émeutes sanglantes de rues qui ont secoué le pays, début 2007, pour protester contre l'inflation et le maintien au pouvoir du président Lansana Conté.
Une femme arrêtée pour avoir voulu vendre sa fille en Basse Guinée
APA-Conakry (Guinée) La police guinéenne de Forécariah, ville située à une trentaine de km de la frontière sierra léonaise, en Basse Guinée vient d’appréhender une femme du nom de Mabinty Camara, qui voulait vendre sa propre fille, Fanta Mara, dont l’âge n’a pas été indiqué, a rapporté mardi la radio nationale à Conakry.
Dans les propos de Mabinty diffusés par nos confrères, elle affirme avoir décidé d’agir ainsi à cause de la misère dans laquelle elle vit, n’arrivant plus à faire face aux besoins quotidiens de sa famille.
Selon les autorités de la localité, elle demandait 300 milliards de francs guinéens soit environ 30 milliards de FCFA, comme montant de la transaction qu’elle comptait passer avec des gens de l’autre rive (Sierra Leone).
Cette nouvelle affaire de vente d’enfant relance les débats sur la traite des enfants en Guinée.
Il y a environ trois semaines, un marabout avait été interpellé sur le territoire malien, avec une trentaine d’enfants, qu’il avait pris en Guinée, avec parfois le consentement de certains parents.
Les enfants avaient été ramenés finalement chez eux, selon des sources policières
MDB/mn/APA 06-05-2008
LE DILEMME LANSANA KOUYATÉ
Encore une fois, le criquet pèlerin a pris son bâton de pèlerin pour une promenade de mendicité mais pourquoi faire ?Kouyaté, acculé par le Colonel Kadhafi qui ne cache plus sa colère devant la lenteur et les hésitations du PM à renverser le Général Lansana Conté et surtout après l’annulation des décrets de bradage du système hôtelier du pays, il semble que le guide Libyen aurait réclamé au PM de repayer ce que la Libye a investi sur lui.
Acculé par la rage du guide la Jamahiriya , Lansana Kouyaté est à la recherche de nouveau pâturage verte et fraiche. Mais selon des indiscrétions, Kouyaté qui serait presque à la phase finale de la préparation de son « Coup d’État » serait en panne d’argent pour financer l’achat des consciences et de la loyauté des derniers hauts militaires de l’armée. L’achat des consciences, la corruption, la violence et les élections truquées sont les principales mamelles qui nourrissent toute dictature.
La vie étant devenue insupportable en Guinée, l’achat de la loyauté des derniers récalcitrants de la hiérarchie militaire sera certainement plus facile à achever selon un politologue qui suivit le rôle de l’armée dans l’oppression contre le peuple de Guinée.
Mais selon ce même vétéran de la politique guinéenne, l’abcès guinéen sera douloureux car entre les deux Lansana, chacun se croit le plus malin et chacun pense, qu’après le divorce de ce mariage de connivence et d’intérêts, qu’il sera le vainqueur et donc propriétaire du titre foncier du pays.
Selon la même personne, le raisonnement de Lansana Conté est très simple : « il ne faut pas chasser le griot quand ce dernier est entrain de chanter et que les spectateurs donnent quelques billets de banques dans l’espoir que le griot rendra compte au chef ». C’est toute la politique de Conté envers Kouyaté.
Mais pour Kouyaté, le raisonnement est plus complexe. Le temps est le plus grand capital pour lui. Gagner du temps à la Primature quelque soit l’humiliation et l’indignité, constitue son ultime chance pour évincer le vieux Général, qui devient de plus en plus non-relevant, mais pris en en otage par les divers clans qui se déchirent autour du cerveau de Conté.
Pour Kouyaté, gagner le temps lui permettrait de fortifier ses bases dans l’armée, l’administration civile tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays et surtout se consolider à l’échelle internationale comme étant le seul interlocuteur en Guinée surtout suite à une mort subite du vieux Général qui peut arriver à tout moment.
« Pour avoir la chance d’avoir une poignée de riz, il faut être à coté de la marmite qui cuisine le riz » dit un proverbe africain. Donc pour Kouyaté, sa relevance tient au fait qu’il le plus proche de la marmite et le riz est presque cuit.
Lansana Kouyaté et ses idiots, opportunistes, ses menteurs les plus ingrats et ses malfaiteurs qui ne se soucient que de leurs intérêts égoïstes au détriment de ceux du peuple se logent derrière une mendicité internationale pour tromper les apparences face à leurs cuisants échecs dont l’évidence est pourtant largement visible à tout esprit analytique objectif.
Et cela, c’est bien grave parce que ce n’est ni avec la mendicité, ni avec l’éternelle dépendance ou l’éternelle main tendue que la Guinée sortira de sa misère auto-infligée.
Chaque peuple doit résolument payer le prix de sa liberté. Tout peuple qui croit que la liberté lui sera offerte sur un plateau d’or, n’a rien compris et dort d’un sommeil criminel. La liberté, il faut en savoir payer le prix de son tourment, aussi lourd soit-il.
Il faut que les Guinéens se lèvent pour mettre fin une fois toute à cette panoplie de dictatures qu’incarnent les deux Lansana car la pauvreté et la précarité n’ont ni couleur politique, ni appartenance ethnique.
Continuer de jouer au sourd ou au muet tranquillisant et au bon enfant toujours trompé et abusé par les gouvernants, ne résout aucun problème, loin de là, il compliquer et met en danger le pays tout entier.
Sous Lansana Kouyaté, la corruption, l’affairisme et l’incompétence qui gangrènent les rouages du pouvoir ont atteint un paroxysme. Les Guinéens, avec Kouyaté, se sont tous embarqués dans une pirogue déjà prise par la houle et la tourmente d’une tempête de mer.
Le gouvernement de Kouyaté qui pilote cette pirogue, au lieu de bien pagayer dans le but de gagner la terre ferme, le rivage, donc Kouyaté et ses sbires s’acharnent à percer par avidité et cupidité l’embarcation et à voler les planches de la coque du frêle bateau « la Guinée ».
Aujourd’hui, les Guinéens sont ahuris, abattus par l’incompétence notoire de ses dirigeants corrompus sans cœur, incapables de satisfaire les attentes de la population en tête des quel se trouvent les deux Lansana.
Le pillage des richesses du pays, pour le plus grand profit de Kouyaté et son clan, tandis que le peuple de Guinée s’enfonce davantage dans la plus désespérée des misères, ne suffit–il pas de réveiller la conscience et le sens moral des Guinéens pour dire que trop c’est trop.
La crise socio-économique et politique qui ravage la Guinée ne prendra fin qu’avec l’éviction pure et simple de Kouyaté de son poste inconstitutionnel et la mise à la retraite de Conté pour instaurer un régime responsable.
Que reste t-il pour montrer l’incompétence de ce Premier Ministre pantin de au service de ses maitres Libyens, Koweitiens, Ivoiriens et autres ?
Les hôpitaux du pays sont des mouroirs, les professeurs et enseignants sont mal-payés, le pays manque crucialement d’eau et d’électricité malgré que le pays compte plus de 1200 rivières, et les Guinéens meurent de faim, et le pays détient le record du monde du chômage endémique notamment les jeunes.
La naïveté ou la docilité aveugle du peuple de Guinée a toujours été l’élément fondamental qui explique la longévité de différents régimes prédateurs et dictatoriaux qui se sont succédés à la tête de la Guinée depuis l’indépendance.
Lansana Kouyaté a été imposé au peuple de Guinée avec un agenda caché qu’il est tenu de respecter scrupuleusement. Et donc, penser qu’il peut même un seul instant œuvrer pour le bien-être des Guinéens, constitue une grosse illusion.
Un soulèvement est obligatoire pour le changement en Guinée. Il est donc temps que les Guinéens arrêtent de rêver debout et qu’ils se lèvent comme un seul homme pour mettre cet imposteur, ce charlatan et vendeur d’illusion, hors d’état de nuire avant qu’il ne soit trop tard.
Lansana Kouyaté distrait les Guinéens à travers des festins de fausses promesses et de mensonges politiques vides et cruels, qui ne sont en réalité que la mise en lambeau de ce qui reste encore de souveraineté nationale des Guinéens.
Une chose est certaine en Guinée, la cacophonie et le tohu-bohu qui ont élu domicile dans la cour du charlatan Kouyaté constituent des signes annonciateurs du temps de Dieu.
La confusion et le désordre qui caractérisent actuellement le « gouverne-et-ment » et l’entourage politique de Kouyaté va sonner le glas du système de prédation dont le peuple est victime depuis plus d’une décennie.
Les Guinéens doivent être assez intelligents et pragmatiques pour ne pas se laisser berner par ces mensonges politiques vides et cruels d’un Premier Ministre aveugle et aveuglé par sa gloutonnerie de pouvoir.
La liberté, comme on le sait, on ne peut pas la réclamer ni du ciel, ni des autres, il faut se battre et souvent il faut payer le prix. Les promesses de Lansana Kouyaté sont tout simplement un énorme ballon d’illusions qui, toutes s’envoleront sans apporter satisfaction aux attentes des Guinéens tout en laissant un goût amer de vie empruntée et dépendante.
L'ADRESSE DU MINISTRE ABDOUL KABÈLÈ CAMARA AUX GUINÉENS
A travers le Ministère en charge des guinéens de l’étranger, pour la première fois dans son histoire, la République de Guinée organisera les 12, 13 et 14 juin 2008 un grand Forum National sur sa propre diaspora et les financements innovants.
Les objectifs recherchés à cet effet par le Ministère des affaires étrangères, de la coopération, de l’intégration africaine et des guinéens de l’étranger sont multiples. Mais au finish, le dénominateur essentiel de toute la démarche est de faire participer efficacement les ressortissants de notre pays à l’effort de construction de la nation guinéenne, que nous avons tous en commun.
C’est dans cette perspective qu’actuellement plusieurs missions d’explication et de sensibilisation sillonnent la Guinée profonde et les cinq communes de la capitale Conakry afin de mettre tout le peuple de Guinée au même niveau d’information sur cet important sujet et faire en sorte que cette initiative novatrice soit largement partagée et soutenue pour qu’elle aboutisse à des résultats bénéfiques au développement de notre pays.
Des missions sont également programmées pour l’étranger pour des rencontres d’échanges avec les ressortissants guinéens qui ont déjà commencé à envoyer, au ministère des affaires étrangères, leurs contributions en terme de réflexions profondes sur quelques éléments qui pourraient être au cœur de cette rencontre de juin prochain à Conakry.
Aussi, le site web de la diplomatie guinéenne (www.mae.gov.gn) fournit en ce moment les premières informations sur ce Forum des Guinéens de l’Etranger en perspective.
C’est donc pour enclencher tout ce mécanisme d’informations élargies que le Chef de la diplomatie guinéenne, Maître Abdoul Kabèlè CAMARA a fait le message que voici.
MESSAGE DE SON EXCELENCE MAITRE ABDOUL KABELE CAMARA, MINISTRE DES AFFAIRES, ETRANGERES, DE LA COOPERATION DE L’INTEGRATION AFRCAINE ET DES GUINEENS DE L’ETRANGER
Chers Compatriotes, Mesdames et Messieurs,
Le gouvernement de la République de Guinée a décidé d’organiser un forum ayant pour objectif de restaurer la confiance, de renforcer la cohésion et le dialogue avec les communautés guinéennes vivant à l’étranger et d’assurer d’avantage leur protection dans les pays d’accueil. Ce forum vise ensuite à définir une politique en vue de garantir leurs investissements dans le pays d’origine et promouvoir leur implication dans la définition et la mise en œuvre des projets et programmes de développement national. II vise enfin l’instauration et la pérennisation de nouveaux mécanismes de mobilisation de ressources et l’harmonisation des stratégies d’intervention en faveur du développement national.
Déjà, depuis le 18 décembre 2007, date de la première réunion de concertation et de mise en place de la commission technique préparatoire au forum national sur les guinéens de l’étranger et les mécanismes de financements innovants, le Ministère des Affaires Etrangères, de la Coopération , de l’Intégration Africaine et des Guinéens de l’Etranger a eu l’initiative d’organiser une série de rencontres de concertation notamment avec :
- le Gouvernement, en conseil de ministres, le 20 février 2008 ;
- les partenaires au développement, le 21 février 2008 ;
- les partis politiques, le 6 mars 2008 ;
- les Recteurs des universités, le 7 mars 2008 ;
- les associations professionnelles des banques, assurances et micro finances, le 18 mars 2008 ;
- les opérateurs économiques et dirigeants des sociétés et entreprises, le 4 avril 2008 ;
- la commission des Affaires Etrangères de l’Assemblée Nationale et l’Ordre des Avocats, le 11 avril 2008 ;
Ces rencontres ont permis de mettre en évidence la pertinence du forum et d’obtenir le soutien des institutions et partenaires au développement à cette initiative.
Aujourd’hui, Mesdames et Messieurs, en ma qualité de Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération , de l’Intégration Africaine et des Guinéens de l’Etranger, je suis heureux et fier de vous confirmer la tenue du forum à Conakry, du 12 au 14 juin 2008.
Des missions d’information sont programmées aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, courant avril et mai 2008, pour recueillir les précieuses contributions de nos compatriotes à l’effet de mieux préparer les travaux dudit forum.
Pour permettre au gouvernement de convenir d’une feuille de route avec les communautés guinéennes vivant à l’étranger et de mettre en place un cadre institutionnel pour la gestion efficace, je voudrais, au nom de Monsieur le Premier Ministre, Chef du gouvernement et singulièrement au nom de Son Excellence Monsieur le Président de la République , Chef de l’Etat, vous exhorter Mesdames et Messieurs, filles et fils de Guinée, à plus de disponibilité et de mobilisation pour le succès du présent forum, premier du genre dans notre pays.
Je vous remercie.
Maître Abdoul Kabèlè CAMARA
Ministre des AE , de l'intégration africaine et des guinéens de l'étranger .
Cyclone Nargis en Birmanie: près de 22.000 morts et 41.000 disparus

Près de 22.000 personnes sont mortes en Birmanie lors du passage il y a quatre jours du cyclone Nargis, et au moins 41.000 sont portées disparues, a annoncé mardi la télévision d'Etat, citant un nouveau bilan qui pourrait encore s'alourdir.
Des témoins qui ont réussi à approcher ou à survoler les zones dévastées décrivaient des scènes d'horreur, avec des champs inondés et jonchés de cadavres.
Via la télévision d'Etat, les autorités birmanes ont fait état de 21.793 morts et 40.695 disparus dans la région de l'Irrawaddy, la zone la plus touchée dans le sud-ouest, et de 671 morts et 359 disparus dans celle de Rangoun, la plus grande ville du pays, un peu plus à l'est.
Save the Children, l'une des rares organisations présentes sur place, craint que le nombre de morts n'atteigne les 50.000.
Malgré l'ampleur de la catastrophe, les autorités birmanes ont maintenu un référendum prévu samedi sur une nouvelle Constitution, sauf dans 47 localités affectées par le cyclone. Le scrutin doit théoriquement ouvrir la voie à des élections multipartites à l'horizon 2010.
Le parti de l'opposante birmane Aung San Suu Kyi, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), a jugé "totalement inacceptable" cette position, dénonçant un manque de "respect pour les difficultés auxquelles la population est confrontée" et l'absence d'une "aide efficace aux victimes".
L'envoyé spécial de l'Union européenne pour la Birmanie, l'Italien Pietro Fassino a estimé pour sa part qu'il serait "sage" de reporter la consultation dans le pays tout entier.
La polémique sur l'opportunité de maintenir le referendum est intervenue alors que les services météorologiques indiens ont affirmé avoir averti la Birmanie de l'arrivée du cyclone 48 heures avant qu'il ne s'abatte sur le pays, suffisamment tôt, selon eux, "pour prendre des mesures de précaution telles que l'évacuation".
"Vu le nombre de morts, cela laisse à penser qu'un système d'alerte précoce n'a pas été mis en place", a renchéri depuis Genève Brigitte Léoni, porte-parole du Secrétariat de l'ONU pour la prévention des catastrophes (SIPC).
Les appels à la junte birmane se sont aussi multipliés pour qu'elle laisse la communauté internationale venir en aide aux centaines de milliers de sans-abri.
Le président George W. Bush s'est dit prêt à envoyer des moyens de l'US Navy dans le pays, l'un des plus pauvres et isolés du monde. Mais "pour cela, la junte militaire doit permettre à nos équipes d'évaluation de venir", a-t-il déclaré.
Un porte-parole du Pentagone a indiqué mardi qu'un navire de combat américain l'USS Essex, qui se trouve au large des côtes de Thaïlande pourrait être utilisé pour des opérations d'aide humanitaire tandis que la Maison Blanche a annoncé l'octroi d'une aide de 3 millions de dollars à la Birmanie.
Le gouvernement britannique a annoncé de son côté avoir débloqué 5 millions de livres (6,3 millions d'euros) en aide humanitaire qui serait acheminée via les Nations unies.
Plusieurs autres pays ont offert leur aide, l'Union européenne a enjoint les autorités birmanes à "faire tous les efforts possibles pour coopérer" avec les organisations humanitaires et le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a promis que l'organisation mondiale ferait tout ce qui est nécessaire pour apporter une aide d'urgence.
La junte au pouvoir a elle-même accepté l'idée d'une aide internationale tout en y mettant des conditions, notamment en obligeant les "experts étrangers à négocier avec le ministère des Affaires étrangères et les plus hautes instances" du pays. De nombreuses équipes d'humanitaires étaient toujours en attente de visa mardi soir.
Rien qu'à Bogalay, une ville située au coeur du delta de l'Irrawaddy, les autorités birmanes ont recensé environ 10.000 morts. 95% des habitations y auraient été détruites.
Selon Maung Maung Swe, la plupart des 190.000 habitants de la ville sont sans abri depuis que Nargis a frappé le delta, région rizicole la plus importante de Birmanie où vivent 24 millions de personnes, soit près de la moitié de la population.
Des images satellitaires de la NASA ont montré de vastes étendues de champs inondés et Rangoun entourée par les eaux. Tout le delta a été dévasté, selon les prises de vue de la télévision d'Etat birmane: des bateaux ont été emportés, des maisons détruites et d'énormes arbres déracinés.
Le cyclone Nargis, qui venait du Golfe du Bengale avec des rafales de vent atteignant 200 km/h, a frappé de plein fouet l'Irrawaddy tard vendredi soir avant de poursuivre sa progression vers l'est samedi.
Des équipes des Nations unies ont inspecté certains des secteurs les plus touchés, mais la distribution des secours constituera "un défi majeur", a estimé Richard Horsey, un porte-parole des Nations Unies à Bangkok en précisant que "les besoins les plus pressants concernent la fourniture d'abris et d'eau".
Les autorités birmanes ont toutefois levé l'état de catastrophe naturelle dans trois des cinq grandes régions administratives touchées par le cyclone.
19:02 Publié dans Dernier Nouvelle de Guinée Conakry Par Mountagha B | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note












