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14.05.2008
Guinée - Gouvernace - Politique
Baldé Mountagha CLIC.ICI.POUR VOIR LA VRAIS VALEUR DE LA GUINEE.CONAKRY
A l’entame des travaux, le Directeur général de l’USAID a reconnu que la Guinée est l’un des pays les plus riches en ressources naturelles et humaines malheureusement mal gérées. « Les indicateurs sociaux sont mauvais.
L’enquête de Transparency International a montré que la Guinée est l’un des pays les plus corruption. La corruption s’est généralisée. Les services sociaux de base sont de mauvaise qualité. Nous avons beaucoup à faire pour railler le fléau. (…) C’est dire que la corruption doit être au cœur des préoccupation du gouvernement » a-t-il attiré l’attention des membres du gouvernement et des hauts cadres du gouvernement présents.
Le ministre du Contrôle Economique et Financier, de l’Ethique et de la Transparence a reconnu pour sa part que cet atelier s’inscrit dans la cadre du combat engagé par le gouvernement contre le phénomène corruption. Pour M.Saïdou Diallo, une croisade doit être livrée à la corruption. Car dit-il, elle tue l’économie en ce sens qu’elle réduit les recettes, accroît les dépenses et compromet dangereusement la politique d’une nation.
Il a à cet effet, demandé aux participants d’explorer de nombreuses pistes dont entre autres, Manque de responsabilité, la faiblesse des salaires et l’impunité. Avant de promettre que le gouvernement prêtera attention aux résultats issus des travaux qu’ils soient une stratégie ou un plan d’action.Durant trois jours, la centaine de participant aura à se pencher sur plusieurs thèmes. Notamment l’identification des portes d’entrée de haut risque de corruption dans les secteurs de l’administration, la présentation du Projet Faisons-Ensemble.
Aujourd’hui, dans la pose des diagnostics du mal, les participants ont pris connaissance d’un cas de corruption sur la réserve foncière de Sonfonia Casse. Un domaine de l’Etat vendu par un ancien gouverneur de la ville de Conakry.
Dès le 1er juin prochain, une nouvelle aventure commence pour la Société des transports abidjanais (Sotra). Sa première filiale internationale entre en activité. En terre guinéenne.
Quel est l'état de santé de la Sotra aujourd'hui ?
Je pense qu'il y a du mieux. Dans la mesure où les plans adoptés pour faire décoller cette société ont été appliqués progressivement. La Sotra ne va pas totalement mieux comme je le souhaiterais. Il y a encore des mesures complémentaires à appliquer. Et c'est ce que nous nous attelons à faire. Mais par rapport à l'état dans lequel j'ai trouvé l'entreprise en 2000, on peut dire que c'est le jour et la nuit.
En quoi consistent ces mesures ?
Le premier élément est l'assainissement du bilan. Voyez-vous, le bilan se caractérisait par deux postes qui pouvaient effrayer n'importe quel partenaire. Les pertes cumulées de 33,7 milliards de francs et des fonds propres négatifs de 12,5 milliards. Aujourd'hui, ce sont 5,5 milliards de fonds propres. Et le résultat cumulé positif est de 1,9 milliard de francs.
Pour les usagers, les résultats de vos actions doivent se juger par rapport au nombre d'autobus en ligne chaque jour. Alors que leur répondez-vous ?
La santé financière améliorée permet effectivement de renouer avec les banques, les bailleurs de fonds. La société est donc devenue banquable. Nous avons repris les investissements. Cela est visible aujourd'hui chez nos passagers avec le nombre de bus et leur état. En 2000, nous étions à 380 autobus dont l'âge moyen était supérieur à 18 ans. Aujourd'hui, avec le tout dernier arrivage, notre parc est de 900 autobus dont l'âge moyen est inférieur à 5 ans. Nous avons prévu de franchir cette année, au 3ème trimestre, le cap des 1000 autobus avec 750 en ligne dont l'âge moyen sera ramené à quatre ans. Ce qui, à mes yeux, sera une grande performance. Sans compter que, dans deux à trois mois, nous allons vous présenter des autobus made in Sotra industrie. Nous avons engagé une politique de filialisation avec Sotra tourisme qui est visible, avec ses couleurs. Sotra industrie qui produit déjà les bateaux-bus va fabriquer des autobus avec des châssis et moteur IVECO. Toutefois, le nom, pour indiquer que c'est fabriqué en Côte d'Ivoire est " Eburnie ". Des autobus de ville pour le transport urbain, mais également des autobus interurbains pour permettre à la Côte d'Ivoire de renouveler sa flotte interurbaine qui a beaucoup vieilli et diminué pendant la crise.
Ces autobus interurbains seront-ils vendus au privé ?
Ils seront vendus au privé. Dans notre programme, seule Sotra tourisme pourra faire toutes les destinations nationales et internationales en fonction du développement touristique. En matière de transport, nous allons simplement créer des filiales pour le transport urbain dans les principales villes du pays.
Malgré ces résultats, les temps d'attente sont encore longs aux arrêts.
Les attentes sont effectivement longues. Mais cela n'est pas lié au nombre d'autobus. La cause principale est les embarras de la circulation.
C'est-à-dire ?
Les embarras de la circulation sont par exemple les embouteillages dont certains sont provoqués par des barrages de police sur les routes. Barrages que nous ne comprenons pas aux heures de pointe. Vous avez les cas d'Abobo et Yopougon qui sont des cités dortoirs et vers lesquelles les passagers commutent dans les deux sens aux heures de pointe. Et puis, il y a aussi l'insuffisance de sites propres. Compte tenu du développement de la ville d'Abidjan qui, à mon avis, tend vers cinq millions d'habitants, les véhicules privés sont en nombre important. Ce qui est tout à fait normal. Mais dans les villes bien organisées dans le monde entier, il y a ce qu'on appelle des sites propres d'autobus. A Paris, le maire a agrandi les sites propres d'autobus pour fluidifier le transport en commun. Abidjan dispose seulement de sept kilomètres de corridor spécialisé réservé aux autobus de la Sotra. La ville de Séoul en a 200. Quand il y a eu la grève des transporteurs privés le 25 février 2002, le parc de la Sotra était de 600 véhicules en ligne. Mais du fait de désencombrement des routes, les gens étaient surpris de nos performances. Certains pensaient qu'on avait des autobus en réserve. Or c'était simplement parce que la circulation était fluide. Même si nous accroissons le nombre de bus en ligne à 1000 ou 1500, on ne pourra pas améliorer la qualité du service puisqu'on ne maîtrise pas les temps du parcours. A cause des barrages, des accidents, de l'indiscipline, de l'encombrement même de la chaussée par des commerçants qui n'ont rien à y faire.
Le gouvernement est-il informé de ces difficultés ?
En 2002, avant le déclenchement de la crise, un nouveau plan de circulation de la ville d'Abidjan était en cours d'élaboration au ministère des Infrastructures économiques. Nous y avions participé. Ce plan prévoyait 40 km supplémentaires de sites propres. Les infrastructures actuelles permettaient cette création de sites propres. Je parie que si nous nous retrouvons à 47 km, le trafic sera rapide et l'on n'aura pas besoin d'investir beaucoup dans les autobus puisque la rotation et la vitesse commerciale vont augmenter. On aura l'effet de plus de 1500 bus en ligne avec 750 seulement.
A l'époque, vous avez invité les mairies et le district d'Abidjan à entrer dans le capital de la Sotra afin d'être associés à la gestion du transport public. Cela pouvait-il régler ces embarras de la circulation ?
Malheureusement, notre message n'est pas passé. Aucune de ces entités, auxquelles l'Etat a cédé une partie de ses pouvoirs, n'a réagi à notre appel. Nous nous proposons de faire encore des journées portes ouvertes au District et aux mairies pour remettre le sujet à l'ordre du jour.
Vous parler ces derniers temps de charte de développement durable. Que renferme cette notion dans le milieu des transports ?
La charte de développement durable est un élément d'actualité pour les sociétés de transport. Et la Sotra est la seule société, en Afrique au sud du Sahara, à avoir signé cette charte de l'Union internationale des transports publics (UITP). Qui repose sur trois piliers. D'abord, la satisfaction de la clientèle, l'élément fondamental. Ensuite, la gestion administrative et financière. Parce qu'il faut être rentable, sinon vous disparaissez. Enfin la gestion sociale et environnementale.
Où en êtes-vous concrètement dans l'application de ces piliers de la charte en question?
Nous avançons bien. La satisfaction de la clientèle se réalise avec les acquisitions d'autobus en cours. L'assainissement de la gestion entreprise depuis 2000 a porté ses fruits. Au niveau du 3ème pilier, nous avons mis en place un système de prise en charge maladie pour le travailleur et sa famille. Nous avons réhabilité ou construit six centres médicaux dont quatre ouverts aux familles. Et nous venons de terminer un centre d'ophtalmologie dans la mesure où dans notre métier, la vue est primordiale. En plus de cela, nous avons introduit au niveau technologique des systèmes moins polluants. Nous avons donc mis ces trois critères du développement durable dans le challenge d'évaluation de nos centres bus. Dans le domaine environnemental, nous sommes sur un projet important.
Lequel ?
Avec la Petroci, nous allons démarrer une expérimentation des autobus à gaz. Nous avons signé un accord. Le projet est lancé. Nous avons commandé des autobus à gaz chez nos partenaires iraniens. Les travaux de construction de pipeline entrepris par la Petroci vont permettre d'alimenter une station d'emplissage dans notre siège à Vridi. Quatre prototypes vont être utilisés avec en perspective la généralisation du système sur l'ensemble du parc.
Quel est le taux d'investissement des 12 milliards recueillis lors de l'emprunt obligataire de l'année dernière ?
Nous avons réussi, grâce à notre capacité de renouer avec le monde financier (banques et institutions) et les épargnants, à mobiliser 10,2 milliards de francs sur un objectif de 12 milliards. La BNI a complété ce montant à 12 milliards par une ligne de mobilisation spéciale. Aujourd'hui, le taux d'utilisation est estimé à 80%. Nous avons déjà engagé quatre milliards pour le développement des technologies nouvelles (billetterie électronique) ainsi que le système de gestion par satellite de la flotte en temps réel (utilisation du GPS). Les investissements en autobus prévus valent six milliards. Déjà trois milliards ont été réalisés avec l'acquisition de d'autobus neufs TATA réceptionnés il y a quelques jours. Nous venons d'ouvrir le dossier pour les trois milliards complémentaires pour l'achat de 64 autobus neufs de marque Mercedes fabriqués en Iran. Ceux-ci sont au stade de la peinture. D'ici, la fin du mois de juin, ces autobus seront sur nos routes. Ce qui nous reste vraiment à engager, mais en liaison avec la direction des marchés, ce sont les gares lagunaires de Niangon Lokoua et Koumassi Nord-est.
Tous ces chantiers sont en cours et la Sotra est annoncée en Guinée. Une opération de prestige ou une opération commerciale rentable ?
Il faut analyser cette opération sur deux plans. Avec la crise que nous connaissons, notre pays a perdu un peu de son influence dans la sous-région. Pourtant économiquement, il reste encore debout. Pour tous les citoyens, la conquête de marchés extérieurs est une opération de repositionnement de la Côte d'Ivoire. Mais, cette opération ne se fait pas à perte. Le Bnetd, en exportant son expertise, a dégagé des bénéfices qu'il ne pouvait pas réaliser sur place. Notre objectif n'est donc pas d'aller faire du prestige. Dans l'opération de la Guinée, ce qui est intéressant, c'est que les autorités ont opté pour un schéma moderne utilisé dans le monde.
Comment ?
La Sotra se caractérise par une grande lourdeur de sa gestion parce qu'elle fait l'exploitation de la concession de transport, investit dans les autobus, les infrastructures… En somme, elle fait trop de choses, elle seule. Ce qui fait qu'elle draine un bilan qui est très lourd. Nous terminons l'exercice 2007 avec un total bilan supérieur à 80 milliards. En réalité, une société de transport n'a pas besoin d'un bilan aussi lourd. Les Guinéens l'ont compris. Ils ont donc choisi un schéma utilisé partout. L'Etat ou la collectivité locale, directement ou à travers une société de patrimoine, est propriétaire de tous les investissements nouveaux. C'est-à-dire les infrastructures, immeubles, matériels de transport et équipements de maintenance industrielle. En dehors de cela, il reste l'exploitation.
Alors, qu'allez-vous faire dans ce schéma ?
La Sotra va créer une filiale qui va faire l'exploitation. Donc, nous partons avec nos valises, c'est tout. Nos valises, ce sont nos logiciels, nos ordinateurs, nos papiers de bureau. La dénomination sur laquelle nous sommes tombés d'accord avec nos partenaires est la Société d'exploitation des transports guinéens (Setrag). C'est une société avec une structure capitalistique légère. Nous avons prévu un capital minimum de deux milliards de francs guinéens, un peu moins de 120 millions de francs CFA à investir. C'est une opération de transfert de technologie dans laquelle nous ne sommes pas appelés à faire des pertes, même s'il s'agit d'un transport social.
Le besoin de transport public est-il réel en Guinée aujourd'hui?
Tout à fait. La population n'attend que cela. Il y a une pression énorme. Ce qui est très encourageant, c'est que Conakry est devenue un vaste chantier où les routes identifiées pour ouvrir les trois premières lignes offrent une qualité supérieure à celles d'Abidjan.
Quand les premiers autobus seront-ils en ligne?
La date prévue pour le démarrage des activités est le 1er juin 2008. Nous démarrons avec 114 autobus dont 100 neufs et 14 qui ont deux ans. 70% seront affectés au transport urbain et 30% au transport interurbain. Mais ils seront tous gérés dans le même dépôt. Nous avons un expert sur place pour la formation des conducteurs. Après cette phase, nous attaquerons l'autre volet des transports à Conakry.
Lequel ?
Les autorités sont fortement intéressées par les bateaux bus. La ville de Conakry est sur une presqu'île. La mer de là-bas est très calme. Cette demande a été rendue très pressante par l'accident qui est intervenue récemment quand une pinasse qui transportait des étudiants camerounais a chaviré. 35 de ces jeunes sont morts noyés. Le choc était très grand au sein de la population. Une autre équipe est en route pour voir les modifications à apporter à nos bateaux pour les adapter à leurs eaux. Les autorités prévoient déjà l'achat de deux bateaux. Ce serait une bonne affaire pour Sotra industrie qui a en chantier deux bateau en construction.
L'ancien ministre Kassory Fofana chez Mamadou Sylla
L'ancien ministre des Finances a été aperçu, lundi dans l'après-midi, au Patronat de Mamadou Sylla à Kaloum. Dans un véhicule administratif, Kassory était venu, dit-on, rendre visite à un de ''ses amis''.
En Guinée depuis maintenant plusieurs jours, Ibrahima Kassory Fofana, accusé à tort ou à raison, par ses anciens proches collaborateurs d'être l'un des plus grands prédateurs de l'économie guinéenne, multiplie des contacts auprès des autorités et autres personnalités du pays. Pour quel but? La question reste posée.
Seulement, de folles rumeurs parlent de son désir à occuper le poste de Secrétariat général à la Présidence avec rang de ministre. Un poste occupé jusque-là par Sam Mamadi Soumah.
Kassoy Fofana, dont le retour en Guinée, fait la Une de beaucoup de journaux de la place est, a-t-on appris, ''rentré définitivement au pays'' après des années d'absence.
Kassory Fofana chez Mamadou Sylla étonne plus d'un. Car l'ancien ministre qui clame qu'il fait peur avait, au cours d'un de ses voyages en Guinée, (au lendemain des douloureux évènements de janvier et février 2007), affirmé à la presse que ''Mamadou Sylla s'est indûment enrichi seulement après mon départ du Gouvernement... composé de médiocres''.
Cette phrase avait, à l'époque, fait le tour de la Guinée. Mais comme il faut s'allier au diable pour parvenir à ses fins, Kassory se rapprocherait-il donc de celui qui, pour reprendre ses propos, a ''contribué à appauvrir son pays''? Affaire à suivre...
Autosuffisance alimentaire
pour voir le site speciale : http://www.amerigui.blogspot.com
Kouyaté veut du riz pour tous
Le gouvernement met 22 milliards dans les plaines de ‘’Monchon’’
Faire de la Guinée le grenier de la sous-région et d'ailleurs. Telle est la volonté du Premier ministre Lansana Kouyaté et son Gouvernement. Depuis la retraite la retraite de ''Bel air'', l'équipe que dirige Lansana Kouyaté s'est donnée pour défi d'aller à la conquête de l'autosuffisance alimentaire. Cette volonté s'est matérialisée récemment par le lancement de la campagne agricole dans la préfecture de N'Zérékoré, grâce à un investissement sur fonds propres du Gouvernement à hauteur de plus de 22 milliards de francs guinéens.
L'équipe du ''changement'' ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. Le week-end dernier, c'est la signature d'un nouvel accord portant l'exploitation des dites de ''Monchon'' en basse côte qui a été signé entre le ministre de l'Agriculture Mamoudou Camara, et M. John Gunter, Directeur d'un géant américain de l'agriculture mécanisée, à savoir ''The Gunter Food Product''.
La convention porte sur un financement de 80 millions de dollars US qui seront entièrement apportés par la société ''Amerigui LLC'', filiale du groupe américain. L'exploitation proprement dite portera une superficie de 800 hectares de riz, sur les vastes plaines de ''Monchon''.
Amerigui devra non seulement fournir le riz produit aux Guinéens à des prix abordables par tous les ménages, mais la filiale s’est engagé à apporter toute la logistique, les semences et l'expertise nécessaire à la modernisation de l'agriculture dans notre pays. Le ministère veut saisir cette occasion pour étendre la superficie culturale à 2000 ha dans les années à venir. Le tout, précise-t-on dépendra de la satisfaction du Gouvernement après les premières résultats donnés par le partenaire. Si l’on en croit des proches du ministre Camara, l’objectif final est de parvenir à l’autosuffisance alimentaire en Guinée.
La société américaine, de son côté a pris de respecter tous ses engagements et donner satisfaction aux Guinéens. Pour matérialiser cet engagement, la société a déjà fait venir une bonne partie de son matériel agricole en Guinée.
En attendant que les travaux démarrent dans les semaines à venir, ce sont les populations guinéennes qui se réjouissent de cet autre grand résultat de l’équipe de consensus ; engagés qu'ils sont, à faire de la Guinée un pays producteur et exportateur du riz. Une céréale qui constitue la base de l'alimentation dans le pays, mais dont le prix sur le marché international à atteint des proportions surréalistes.
Il faut noter que ce projet permettra qui n'est qu'à un début, entraînera dans sa phase d'exploitation l'embauche de plusieurs centaines de jeunes sortis de nos instituts de formation agricole, et qui jusqu'ici, étaient à la recherche du premier emploi.
Annulation du contrat des hôtels avec la LIBYE
Des centaines de millions perdus par la Guinée
Dans le souci de doter la Guinée d’hôtels de qualité, le Premier ministre Lansana Kouyaté, dans le cadre de la relance de la coopération bilatérale, avait, il y a peu, confié à la Libye, la construction de plusieurs hôtels dont ceux de Camayenne, Kaloum, Niger et Novotel. Des complexes tombés en désuétude, depuis près d’une décennie et dont la reprise se heurte constamment à l’énormité des frais qu’elle nécessite.
En plus de ces édifices, dont l’un pour la première fois en Guinée devrait être un ‘’5 étoiles’’, la Libye à travers son groupe de renommée internationale 'Laico, devait aussi construire plusieurs hôtels préfectoraux. L’évidence est que le Premier ministre avait à cœur, quand il prenait ses fonctions, de hisser la Guinée au rang des grandes métropoles africaines, dotés d’hôtels de qualité, fréquentables.
Mais contre toute attente, et dans des conditions jugées mystérieuses, un décret du Chef de l’Etat, le Général Lansana Conté, venait interdire la cession desdits hôtels aux investisseurs. Dans les allées du Palais, des oreilles introduites expliquent que des forces rétrogrades ont usé de manœuvre souterraine pour convaincre Lansana Conté de se renier, en rejetant en bloc le projet. Fait curieux, c’est le Général lui-même qui, émerveillé par un tel projet, avait, dès son élaboration, donné son accord au Premier ministre pour la rénovation des réceptifs hôteliers suscités.
Conséquence : la réalisation desdits hôtels, qui en principe devraient être inaugurés à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance, le 02 octobre prochain, tombe à l’eau. Pour plusieurs observateurs la Guinée vient une nouvelle fois de rater le coache, par la faute de certains de ces fils qui ont choisi de toujours faire obstacle à son développement.
Le plus surprenant, c’est qu’au lieu de verser des larmes, pour le destin contrarié de ce pays, des partisans du Chef de l’Etat n’ont pas caché leur joie après que ce grand projet ait été foutu en l’air.
Pour ces derniers, aucun forfait n’est de trop s’il s’agit d’‘’affaiblir’’ Lansana Kouyaté. Même au prix de la souffrance des Guinéens. Opposés à la dilapidation des biens publics, préoccupés par le bien-être leurs concitoyens Kouyaté et son gouvernement sont devenus des empêcheurs de tourner en rond
Mais, au-delà du ‘’décret d’annulation’’, il y a lieu de pousser un tout petit peu la réflexion et de voir concrètement ce que la Guinée perd en compromettant ce projet salvateur que d’autres pays ne rateraient sous aucun prétexte.
En effet, outre la reprise des hôtels, la Libye avait déjà entrepris des études pour la relance de la culture de l’ananas et de l’implantation d’une usine de jus de fruits dans la région de Forécariah. La relance de la culture de l’ananas devait sans nul doute offrir la possibilité à des milliers de nos compatriotes d’obtenir de l’emploi, et renflouer par le biais des taxes divers, les caisses de l’Etat Rappelons aussi que la construction des hôtels à travers le pays, tout comme leur exploitation après le 02 octobre devait également donner du travail à d’autres milliers de Guinéens.
Il n’y a pas besoin de rappeler que ce sont des centaines de jeunes, hautement qualifiés, sortis des écoles d’hôtellerie, qui attendent toujours leur premier emploi. La Lybie toujours dans le cadre de sa coopération avec la Guinée, prévoyait également de doter le pays d’une compagnie aérienne de haut standing, comme l’ont fait d’autres pays qui se sont associés à d’autres grandes compagnies.
Le plus surprenant, c’est qu’après avoir interdit la construction des hôtels par les Libyens à travers le pays, la Présidence est restée muette sur les solutions qu’elle propose pour réorganiser cet autre secteur à l’agonie, ni ce qu’elle comptait faire des vieux hôtels abandonnés. Pour mémoire, il faut rappeler que depuis des lustres, l’hôtel Kaloum, par exemple, est abandonné.
15:07 Publié dans Dernier Nouvelle de Guinée Conakry Par Mountagha B | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note












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