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30.07.2008

Guinée - Actualité - Politique - Sociale

Hyperdynamics : Le premier baril de pétrole guinéen sera disponible en 2009

Sur invitation du gouvernement, une forte délégation de Hyperdynamics, conduite par son président directeur général, Kent Patrick Watts, a séjourné du 21 au 25 juillet dernier à Conakry. Au cours de son séjour, le groupe de Hyperdynamics a rencontré le Premier ministre, Dr. Ahmed Souaré, le ministre secrétaire général à la présidence, Sam Mamady Soumah, des ministres au nombre de 15. Le séjour des investisseurs américains a été agrémenté par un spectacle ''Doundounba'' offert par l'union des femmes de Sanankörö (Kouroussa) et un dîner au restaurant le Rocher.

En visite en Guinée, la forte délégation de Hyperdynamics s'est d'abord réjouie du raffermissement des relations entre sa filiale guinéenne SCS Corporation et les nouvelles autorités guinéennes. Ensuite, au cours de ses différentes prises de contact dans les départements ministériels, le patron de Hyperdynamics, accompagné de son puissant groupe de Lobbying a renouvelé le souhait de voir se rétablir rapidement entre sa société et la Guinée , un partenariat ''gagnant gagnant''.

Une nouvelle dynamique qui, une fois engagée, pourrait être bénéfique à tous. Les acquis potentiels du pays, notamment en ce qui concerne sa richesse en pétrole et gaz découverte aux larges de Boké, préfecture située au nord ouest de la Guinée , intéressent à plus d'un titre Hyperdynamics qui, à travers son exploration dans les eaux, s'est effectivement rendu compte qu'il y a du pétrole en grande en quantité.

A titre d'exemple, tenez-vous bien, la technologie utilisée au Ghana et qui a démontré l'existence de 2 milliards de barils dans les côtes ghanéennes, la même technique a prouvé en un point de forage en Guinée, une réserve de 15 milliards de barils. Et dire que Hyperdynamics a localisé plusieurs points grâce à sa technologie de dernières générations. D'autres découvertes telles que le Gaz ont été faites. Cela sans pouvoir le dire, Hyperdynamics, une fois le contrat ratifié avec la partie guinéenne, pourrait attirer d'énormes investisseurs en Guinée. Déjà, la société Hyperdynamics a fait la commande de la plate-forme qui va être installée aux larges de la mer, vers les îles Tristao. Mais tout cela ne peut aboutir que si elle est autorisée à faire les trois dimensions (3D) d'ici fin août 2008

Ainsi, la filiale de Hyperdynamics ''SCS Coporation'' entend soutenir le gouvernement dans son programme de développement économique Pendant son séjour guinéen, Kent Watts et sa suite ont tenu à expliquer les raisons de leur attachement à la Guinée avec tout ce qu'il ambitionne pour investir chez nous, mais surtout à attirer de potentiels investisseurs américains. Malheureusement, au cours des entretiens avec le ministre des Mines, un incident s'est produit. Au fait, de quoi il s'agit ?

Le Pdg Kent Watts au cours de ses explications à développer son ambitieux programme qu'il envisage de mettre en place en vue d'une prochaine exploitation du pétrole guinéen. Mais le ministre des Mines, Ahmed Kanté, visiblement surpris par les déclarations de son interlocuteur, s'attendait plutôt à ce que Hyperdynamics parle de la finalisation du projet. Ce qui ne justifiait pas l'attitude antipathique du ministre à l'endroit des investisseurs américains.

Contrairement au ministre Ahmed Kanté qui est à couteaux tirés avec la société, la délégation de Hyperdynamics a été non seulement bien accueillie par Sam Mamady Soumah, le ministre secrétaire général à la présidence et le Premier ministre Dr. Ahmed Tidiane Souaré, mais également avec les 14 autres ministres guinéens rencontrés. Ce qui, naturellement, a rassuré les investisseurs américains.

Donc, l'on ne comprenait pas pourquoi le ministre Ahmed Kanté a réagit de la sorte. Surtout quand on sait que son ancien mentor Lansana Kouyaté n'est plus à la primature Où agirait-il au compte de certains qui veulent à tout prix empêcher la signature du contrat de Hyperdynamics ? De toute évidence, tout est bien reparti entre la Guinée et la société Hyperdynamics pour un partenariat solide et avantageux pour les deux parties

Pour boucler en beauté le séjour fructueux des patrons de Hyperdynamics, l'union des femmes de Sanankörö a organisé à un spectacle de Doudounba au centre culturel Rogbané en guise de remerciement à Hyperdynamics qui a construit un marché dans leur localité. Et le jeudi 24 juillet, la direction de SCS Corporation a offert un dîner à l'honneur de la forte délégation de Hyperdynamics et tous ses amis au restaurant le ''Rocher''.

Leadership national: Le président des présidents de Crd dans l’applaudimètre

La vitalité des Communautés rurales de développement (Crd) ne fait l’ombre d’aucun doute. C’est sur eux que repose l’essentiel de l’exercice du pourvoir démocratique par les élus du peuple. A cet effet d’ailleurs, Ahmad_Tidiane_Souarethéoriciens et praticiens s’accordent à dire que « les Crd, tel que nous les trouvons en Guinée, constituent les mamelles du pouvoir démocratique ».

C’est sur elles que repose l’édifice et c’est encore sur elles qu’il faut compter pour consolider, inciter jeunes et vieux, hommes et femmes à adhérer au programme visant à promouvoir et pérenniser les acquis démocratiques de l’ère Conté.

C’est donc sans surprise que la semaine dernière, l’armoriale présidée par le vénérable président de la Crd de Tanènè, El Hadj Sèkhouna, était à Conakry où, après avoir planché sur le présent et l’avenir des Crd, les 304 membres de l’Association des présidents de Crd (excepté quatre absents) ont serré la main du Général-président Lansana Conté qui a bien voulu leur accorder l’honneur de les recevoir au Palais présidentiel.

Etaient présents à l’audience, Dr Ahmed Tidiane Souaré, Premier ministre, Sam Mamady Soumah du Ministère Secrétaire général de la Présidence , Ibrahima Diakité du Ministère de la Décentralisation et du développement local, Sékouba Bangoura du Ministère de l’Administration du territoire et des affaires politiques et Bah Oury du Ministère en charge de la Réconciliation nationale, de la solidarité et des relations avec les institutions.
Il n’y a pas eu de discours.

Par la voix de son Premier ministre, le Président Conté a demandé aux collègues d’El Hadj Sèkhouna de poser des actes comme ils savent bien le faire. La suite, on la connait, partout de Conakry au pays profond, le Président des présidents de Crd est dans l’applaudimètre. Ses compagnons lui restent reconnaissants, pour sa fidélité à l’Homme du 3 avril et la qualité du devoir accompli en tant que président de leur association.

Le poète Kerfalla Nabé s’attaque aux propos de Ba Mamadou

Dans la rubrique Tribune de la vérité que Le Populaire a initié pour faciliter le débat pour la réconciliation nationale, le poète et écrivain Kerfalla Nabé s’invite et nous livre, à sa manière, sa contribution

A propos de: « Seule la vérité peut nous réconcilier» de Monsieur Dénis Galéma GUILAVOGUI ancien ministre

«Sékou Touré s’est montré raciste, xénophobe et génocidaire » de Monsieur Bâ Mamadou UFDG
Parus dans l’observateur N° 398 du 07 Juillet 2008

Monsieur D.G GUILAVOGUI ancien ministre et Monsieur Bâ Mamadou sont tous des guinéens.

Cependant Monsieur Bâ Mamadou est le doyen de Monsieur Galéma. Dans la tradition africaine n’est pas doyen qui le veut. C’est Dieu qui l’octroie la volonté divine exige du doyen des rôles et des devoirs.

Le doyen Bâ Mamadou est de la génération d’avant l’indépendance. De par son itinéraire bien connu depuis l’indépendance jusqu’à nos jours tout laisse à croire qu’il a voté «OUI» le 28 Septembre 1958.

Une courte durée au service de l’Etat guinéen et le reste de sa vie dans l’opposition permanente extérieure pendant la période de la première République et intérieure sous la deuxième République. Monsieur D.G GUILAVOGUI historien, première promotion de l’Université guinéenne Gamal Abdel Nasser de Conakry, Ministre dix ans pendant la première République et quatre ans la deuxième République ; le jour du vote du 28 Septembre 1958, il vota « NON » au référendum gauliste.

Des textes et leur analyse personnelle:
Le doyen Bâ Mamadou et Monsieur D. G. Galéma ont tous accepté et partagé le concept « Réconciliation Nationale » introduite dans le vocabulaire politique de gestion des pays africains spécifiquement et dans le reste du monde par l’Europe.

La conquête de l’Afrique, son partage historique, sa colonisation et l’imposition de la «Démocratie» préalable à toute aide ne sont autres que la stratégie de maintien de l’Afrique sous la coupe de l’Europe.
En effet, la Guinée , par le fait de la colonisation a vécu pendant soixante ans la dure épreuve de la chefferie traditionnelle.

Les chefs de canton ont servi le colon tout le temps de cette traversée ignoble, criminelle, et esclavagiste.
Ils ont enroulé dans l’armée française des fils du pays de toutes les régions naturelles. Ces fils en grand nombre y sont morts.
Le 2 Octobre 1958, l’indépendance conquise, la Guinée indépendante n’a pas organisé de « Conférence Nationale » ou de «Réconciliation Nationale ». Elle a oeuvré pour la création de la Nation Guinéenne.

Le complot permanent
Les dates repères du complot permanent sont le vote du NON du 28 Septembre 1958 à la « Communauté » proposée par la France , le 2 Octobre 1958 l’indépendance de la Guinée tous précédés par la rencontre du Général Charles DE GAULE Président de la 5ème République Française et Monsieur Sékou TOURE Président de
la Guinée Française.
Monsieu r Sékou TOURE déclara la phrase historique « Nous préférons la liberté dans la dignité à l’opulence dans l’esclavage » et Monsieur Général Charles DE GAULE repondit: « Je dirai ici plus haut que l’indépendance est à la disposition de la Guinée... La France n’y fera pas d’obstacle, elle en tirera bien sûr des conséquences ». Monsieur BAH Mamadou devrait apprécier ces deux discours aux générations montantes. En plus. il doit dégager toute sa vie du 2Octobre 1958 à nos jours, et quelle fut sa position dans cette contradiction entre deux héros de la lutte pour la liberté de leurs pays respectifs.

A partir du 03 Avril 1984:
A l’avènement de la 2ème République, le Président Général Lansana CONTE a conseillé aux guinéens dans le cadre de la bonne gestion du pays : deux partis. La Diaspora politique, depuis l’indépendance, utilisée par l’Europe laquelle recherchait une solution de débarras des réfugiés politiques, a répliqué dans un tollé général.
Elle a exigé le multipartisme intégral et elle fut soutenue sur le plan extérieur. Telle est la triste réalité géopolitique de notre nation, LA GUINEE. LA GUINEE.
 

La nation guinéenne restera une et indivisible ; tous ces partis disparaîtront par la volonté populaire et surtout par la nouvelle orientation du Général Président Lansana CONTE:

«UNE GUINEE - DEUX PARTIS»
Les dirigeants des 40 ou plus des partis répondront devant l’histoire. Comme l’a écrit Monsieur Nènè Moussa CAMARA:
« LA GUINEE EST UNE FAMILLE»
Nous réclamons le choix du Général Président Lansana CONTE, la Guinée - deux partis
Au sectarisme
Au racisme
NON ! A l’ethnocentrisme
Au régionalisme
ET LA LUTTE CONTINUE

Mr Kerfalla Nabé écrivain poète AEG
Tél. : 66 39 59 78

Vision poétique:

LA NATION

C’est toi, C’est moi, C’est vous, C’est nous
Rivés les uns les autres Soudés.

Elle s’étend
Du bas des monts
Nimba, Simandou
Jusqu’au massif foutanien.
Elle couvre la savane arborée,
Les marécages
Le long de l’Atlantique.

Forgée jadis par ses dignes fils
L’Almamy Samory Touré,
Bocar Biro Barry,
Zébéla Togba,
Alpha Yaya Diallo,
Dinah Salifou,
El Hadj Oumar Tall…

La Guinée du 2 Octobre 1958
Ma Nation
Sans elle, suis-je ?

Mr Kerfalla Nabé écrivain poète AEG
Fin de la caravane PROCONSOGUI

Le Pr Mohamed Bérété prend la parole

A la fin de la caravane Proconsogui, nous avons tendu le micro au Pr Mohamed Bérété, docteur en droit administratif et l’un des conférenciers de cette tournée dans les 33 préfectures du pays et les 5 communes de Conakry.

Le Populaire : Après les journées de concertation de proximité qui ont eu lieu du 8 avril au 12 juillet 2008, quel est votre constat ?

Pr Mohamed Bérété: Mon constat est celui de satisfaction pour avoir rendu cet énorme service à mes concitoyens à l’intérieur du pays et dans la capitale. J’ai eu la possibilité de m’adresser à plus de trois mille personnes qui sont représentatives des différentes couches socioprofessionnelles de mon pays et lesquelles j’en suis sûr seront en mesure de restituer à la base le message qui leur a été donné au sujet des préoccupations de l’unité nationale, de bonne compréhension du processus démocratique y compris celui électoral qui en est le garant; et les exigences liées à l’Etat de droit qui exige de nous un certain nombre d’attitudes positives pour une meilleure consolidation de l’unité nationale.

Après avoir sillonné les 33 préfectures de la Guinée et les 5 communes de la capitale, qu’est ce qui vous a marqué le plus ?

Le plus marquant c’était de constater que nos compatriotes, dans leur large majorité, ne comprenaient pas les considérations qui étaient attachées à ces grandes notions que nous utilisons à longueur de journée due à la mauvaise compréhension que nous en avions. Nous les mettions très mal en œuvre : à savoir la démocratie, l’Etat de droit et la bonne gouvernance. Donc leur donner le contenu des ces notions qui leur sont dues a été un réconfort pour moi. Et surtout de m’assurer qu’ils s’en sont appropriés.
Ensuite, il y a l’engouement que ces populations ont manifesté pour un changement qualitatif pour qu’il y ait une meilleure amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Mais ce changement exprimé doit passer d’abord impérativement par celui de l’ensemble des textes qui régissent notre organisation et celui institutionnel seuls capables de nous donner des organes capables de nous livrer des actes forts pour améliorer notre qualité de vie.

En prenant part aux conférences que vous avez animées conjointement avec M. Condé, on a l’impression que tout est en panne chez nous. Parce que ce que la loi dit et ce qui se passe sur le terrain sont tout à fait contraires. A votre avis qu’est ce qu’il faut pour rectifier le tir avant qu’il ne soit trop tard ?

Il faut reconnaître que beaucoup d’efforts ont été faits notamment quant à l’adoption des textes essentiels régissant l’organisation de notre nation. Il faut vraiment saluer cet effort législatif, réglementaire qui a été très perceptible quand on connaît le nombre de textes qui régissent l’organisation et le fonctionnement de l’Etat guinéen aujourd’hui. Cependant, il faut reconnaître que ces textes comportent des incohérences internes et externes. Donc, l’effort à réaliser est d’ abord celui de faire approprier ces textes qui régissent l’organisation de notre patrie par l’essentiel des populations. On a relevé qu’il manque de connaissance de l’existence des ces textes. Le gouvernement doit fournir des efforts pour la mise à disposition des textes législatifs et réglementaires au niveau des populations ainsi que le Journal Officiel de la République dans toutes les préfectures.

Il parait que c’est le plan de la décentralisation élaborée en Guinée qui est utilisé chez nos voisins comme le Mali par exemple. Là-bas ça marche mais dans notre pays c’est un échec. Pouvez- vous nous expliquer ce paradoxe ?

Il y a effectivement paradoxe que nous ayons initié le processus de décentralisation depuis les années 80, et 15 ans après qu’on soit toujours à la même enseigne, pire qu’on ait reculé, si on tient compte de l’état de la législation concernant l’organisation de l’administration territoriale et locale. Cette décadence de la décentralisation a commencé à partir de l’adoption en 2001 de la Loi constitutionnelle qui a érigé les quartiers et les districts en circonscriptions administratives, amenant donc ces collectivités territoriales de base dans les girons de l’Etat, les retirant ainsi définitivement le cadre de la décentralisation.
Que ces quartiers et districts, étant légalement les éléments constitutifs des communes urbaines et les Comités ruraux de développement qu’on a, juridiquement parlant, enlevé toute la base légale à toutes les collectivités décentralisées. Or, cela est une loi qui a rang de constitution. Et en 2005 on a adopté une loi portant Code des collectivités décentralisées par laquelle on voulait rectifier un peu le tir. Malheureusement cette loi était en contradiction avec la Loi constitutionnelle qui est au dessus d’elle. Or, hiérarchie de normes oblige, une norme inférieure ne peut jamais aller à l’encontre de la norme supérieure.

En tant que docteur en droit administratif, si vous êtes appelés aujourd’hui aux affaires, Ministre par exemple, quelle serait votre priorité ?

Si je suis Ministre quelque soit le portefeuille qu’on m’aura confié, je m’emploierai d’abord à faire de la décentralisation une réalité et j’avoue que j’ai été beaucoup réjoui dans la restructuration du nouveau gouvernement. L’érection de la Direction nationale de la décentralisation en un Département ministériel. Ce qui dénote la volonté du gouvernement à faire de la décentralisation une activité prioritaire qui est en panne chez nous.

Le PAM entend élargir ses opérations en Afrique de l'Ouest

Le Programme alimentaire mondial  des Nations Unies (PAM) a annoncé mardi son intention d'élargir  ses opérations en Afrique de l'Ouest pour nourrir 1,4 million de  personnes supplémentaires frappées par la hausse des prix en  Guinée, en Mauritanie, au Sierra Leone, au Liberia, au Burkina  Faso et au Sénégal. 

     Selon un communiqué publié à Dakar, où se tient un atelier sur  la création d'un système d'information agricole régional en  Afrique de l'Ouest, les 1,4 million de nouveaux bénéficiaires  viennent s'ajouter aux 3,6 millions de personnes que le PAM  prévoyait d'assister dans ces six pays en 2008.  

     L'Afrique de l'Ouest est une région à vulnérabilité chronique,  qui dépend fortement des importations alimentaires. La hausse des  prix du carburant et les mauvaises récoltes causées par les  inondations ou les sécheresses, ne font qu'aggraver la situation. 

     "Le PAM prend des mesures essentielles pour s'assurer que les  personnes les plus pauvres de l'Afrique de l'Ouest ne soient pas  poussées dans l'abîme par les prix élevés des aliments", explique  Thomas Yanga, directeur régional du PAM.  

     Les régions rurales de la Guinée sont actuellement en période  de soudure et, pour assurer leur survie, de nombreuses familles  sont réduites à consommer du manioc et des mangues. Les  distributions du PAM initiées la semaine dernière aideront ces  familles à couvrir leurs besoins alimentaires immédiats en  attendant la prochaine récolte. 

     A travers l'ensemble de la région, le PAM étend ses  distributions générales de vivres auprès des populations les plus  fortement affectées par la flambée des prix. Son action appuie les efforts des gouvernements. Les enfants malnutris, les femmes  enceintes et allaitantes, les écoliers et les personnes  séropositives bénéficieront également de l'assistance du PAM. 

     Selon le PAM, l'une des méthodes employées pour aider les  personnes à faire face aux prix élevés de la nourriture, sont les  banques de céréales communautaires. En Mauritanie par exemple, le  PAM a renfloué les stocks des banques de céréales au début de la  saison des pluies, ce qui a permis aux agriculteurs de se procurer des céréales à prix raisonnable et de planter leurs semences  plutôt que d'être contraint de les manger. 

     Au cours des derniers douze mois, le prix des denrées  alimentaires que le PAM utilise pour ses opérations en Afrique de  l'Ouest a augmenté de près de 60%, et de manière générale, les  coûts d'opération du PAM sont 30% plus élevés. La hausse du prix  du carburant a renchérit l'acheminement car de nombreux pays de la région qui nécessitent une assistance alimentaire sont totalement  enclavés. 

     En Guinée-Conakry, le PAM a commencé ce mois à distribuer des  vivres à 600 000 personnes supplémentaires dans la capitale,  Conakry ainsi que dans la Moyenne Guinée , la Haute Guinée et la  Guinée Forestière. 

     La Mauritanie est le pays particulièrement susceptible à la  hausse des prix car il dépend des importations pour couvrir 70%  des besoins alimentaires nationaux, indique le PAM. Depuis le mois de mai, le PAM vient en aide à 197 000 personnes supplémentaires  dans le cadre du programme gouvernemental en réponse à la flambée  des prix. 

     En Sierra Leone, le PAM a commencé en avril des activités d'  alimentation complémentaire dans cinq centres de la capitale pour  remédier à l'augmentation des taux de malnutrition parmi les  enfants en bas âge. Le PAM et la Banque Mondiale ont développé une stratégie conjointe pour atteindre 207 500 résidents urbains à  partir du mois d'août. 

     Au Liberia, à partir du mois de septembre, le PAM étendra son  assistance alimentaire à 182 000 personnes, y compris 150 000  écoliers en zone urbaine. 

     Au Burkina Faso, le PAM fournira dès le mois d'août des vivres  à 101 000 personnes additionnelles, parmi eux: 50 000 enfants de  moins de trois ans, et 51 000 femmes enceintes ou allaitantes,  dans les régions les plus reculées du pays. 

     Au Sénégal, le PAM prévoit d'atteindre 65 000 personnes y  compris 30 000 enfants avant le mois de septembre.

DOSSIER GUINEE : La Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et pour la Croissance approuvée par le FMI

C'est dans une déclaration télévisée, le lundi 28 juillet 2008 que le Premier ministre a annoncé la bonne nouvelle aux guinéens. Dans cette intervention, Dr Ahmed Tidiane Souaré se réjouit en ces termes : « ... le Conseil d'Administration du Fonds Monétaire International a approuvé, ce jour Lundi 28 Juillet 2008, les conclusions de la première revue du Programme Guinéen soutenu par la Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et pour la Croissance (FRPC) »...

Selon le Chef du gouvernement, il s'agit d'une revue à mi-parcours qui « est un déclencheur pour l'atteinte en fin d'année 2008 du point d'achèvement de l'Initiative PPTE qui permettra à la Guinée de bénéficier d'un allègement considérable de sa dette extérieure ». Et le PM de préciser que « Cet allègement portera sur l'annulation de 2,3 milliards de dollars des Etats­Unis de notre dette extérieure ».
Voici l'intégralité de cette déclaration du Chef du Gouvernement :

« Guinéens et Guinéennes !
J'ai le plaisir de porter à votre connaissance et à celle de nos partenaires au développement que le Conseil d'Administration du Fonds Monétaire International a approuvé, ce jour Lundi 28 Juillet 2008, les conclusions de la première revue du Programme Guinéen soutenu par la Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et pour la Croissance (FRPC).
A cette heureuse occasion, et au nom du Chef de l'Etat, le Général Lansana Conté, j’adresse mes vives félicitations aux braves populations guinéennes dont les efforts ont permis d’aboutir à ce succès. Je tiens à remercier les centrales syndicales, les organisations de la société civi1e, le Patronat, les institutions républicaines, les sages et les chefs des communautés religieuses pour leur contribution à la sauvegarde de la paix sociale dans notre pays, sans laquelle ce succès n'aurait pas été possible.
La conclusion de cette revue à mi-parcours est un déclencheur pour l'atteinte en fin d'année 2008 du point d'achèvement de l'Initiative PPTE qui permettra à la Guinée de bénéficier d'un allègement considérable de sa dette extérieure. Cet allègement portera sur l'annulation de 2,3 milliards de dollars des Etats­ Unis de notre dette extérieure. Il témoignera de la reconnaissance de nos bailleurs de fonds de la capacité du Gouvernement Guinéen à gérer sainement notre environnement macroéconomique, à allouer les ressources de l'Etat aux secteurs axés sur la réduction de la pauvreté en Guinée, à promouvoir la bonne gouvernance et à mettre en place les réformes structurelles fondamentales.
Pour atteindre le point d'achèvement en décembre 2008, plusieurs défis nous attendent. Nous sommes condamnés à garder le cap des bonnes performances enregistrées jusqu'ici et poursuivre sans relâche nos efforts de bonne gestion macroéconomique. Le poids de la dette extérieure constitue une des principales causes de la fragilité de nos finances publiques et un des obstacles majeurs à la croissance de l'économie guinéenne.
C'est pourquoi, l'atteinte du point d'achèvement est cruciale pour la relance de notre économie et l’amélioration des conditions de vie de nos populations.
Le nouveau gouvernement auquel la communauté des bailleurs de fond accorde sa confiance et son soutien sait compter sur l’engagement total de l'ensemble des forces vives de la nation pour poursuivre l'exécution correcte de ce programme, en vue d'un développement durable de l'économie guinéenne. Pour ce faire, nous exhortons l'ensemble de la communauté nationale à observer une trêve sociale au plan des revendications, à privilégier le dialogue à la confrontation et chacun en ce qui le concerne, à faire face à ses obligations civiques.
Je puis vous assurer que le Gouvernement pour sa part, sous la direction du chef de l’Etat le Général Lansana Conté mieux que par le passé, ne ménagera aucun effort pour apporter les réponses appropriées aux difficultés que l'environnement international nous impose, comme la crise alimentaire et l'augmentation des prix des produits pétroliers. Soyons solidaires dans l’épreuve car seule l'union fait la force et assure le bonheur pour chacun et la prospérité pour tous.
Je vous remercie ».

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Vers une coopération migratoire entre la Guinée et l’Espagne

Le Gouvernement espagnole félicite la Guinée pour sa coopération dans la lutte contre l’immigration clandestine. C’est la déclaration faite à Conakry le vendredi 25 juillet dernier par le Secrétaire d’Etat espagnole aux affaires étrangères. En séjour de travail à la tête d’une importante délégation d’une douzaine de membres dans la capitale guinéenne, son excellence Angel Lossada Torrès-Quevedo a eu plusieurs séances de travail avec le chef de la diplomatie guinéenne, les ministres de l’administration du territoire, de la coopération, de la sécurité et celui en charge des guinéens de l’étranger.

Cette première visite en Afrique Occidentale de Monsieur Angel Lossada, lui a permis de passer en revue avec les autorités guinéennes de nombreuses questions de coopération bilatérale, particulièrement les sujets liés à la lutte contre l’immigration clandestine, pour laquelle Madrid félicite Conakry. C’est dans cette optique que le Secrétaire d’Etat espagnole a réaffirmé l’attachement de son pays à la coopération avec la République de Guinée qui abrite désormais l’une des six nouvelles ambassades que le Royaume d’Espagne vient de créée en Afrique. Ce qui, selon le Secrétaire d’Etat espagnole aux affaires étrangères, traduit la volonté de Madrid de maintenir et d’amplifier le dialogue avec Conakry au bénéfice de nos deux peuples. C’est pourquoi, dira-t-il, une équipe d’experts de l’agence espagnole de la coopération internationale se rendra en septembre prochain à Conakry pour approfondir les discussions techniques avec la partie guinéenne sur des sujets spécifiques de coopération.

Dans les entretiens avec le ministre guinéen des affaires étrangères, Angel Lossada Torrès-Quevedo a dit à Son Excellence Amadou Lamarana Bah que son pays travaille actuellement à l’élaboration de la deuxième phase du plan de coopération avec l’Afrique. Et, « notre souhait est de prendre l’Afrique Occidentale comme une région prioritaire de la coopération espagnole ; cela suppose une allocation régulière de ressources et la mise en place d’un mécanisme de suivi » a –t-il conclu, avant d’ajouter : « Nous prêterons une attention particulière à la Guinée dans ce cadre ».

L’on a encore en tout cas en mémoire, Il y a deux ans, la visite à Conakry du Chef de la diplomatie espagnole, Monsieur Moratinos, qui avait, à l’époque, accordé à la Guinée une assistance de cinq millions d’euros pour, entre autres, l’encouragement à la création d’emploi jeune et pour certaines actions de développement. L’on se souviendra aussi des sollicitations exprimées par Conakry lors de la visite d’une délégation ministérielle guinéenne à Madrid ; des requêtes allant de la proposition de signature d’un accord cadre de coopération bilatérale qui instituera une commission mixte entre les deux pays, à l’obtention d’une vedette rapide pour la surveillance des cotes guinéennes et pour la lutte contre l’immigration clandestine, en passant par le financement d’adduction d’eau potable pour certaines villes guinéennes, au principe de transfèrement de condamnés, etc…. Bref, des sujets sur lesquels le Directeur national des affaires politiques et son collègue des affaires juridiques et consulaires sont longuement revenus dans les discussions. Messieurs Gaoussou Touré et Diao Baldé ont, tour à tour, souligné la nécessité de la mise en œuvre de ces requêtes qui avaient été favorablement accueillies par l’Espagne.

Le Chef de la diplomatie guinéenne tout en s’inscrivant dans cette logique, a sollicité la participation de l’Espagne au financement des élections législatives de la fin d’année 2008. Amadou Lamarana Bah a, d’autre part, dit que l’ambassade de Guinée en Espagne sera, sous peu, ouverte à Madrid. En réponse, le Secrétaire d’Etat espagnole aux affaires étrangères qui a salué, au nom de la réciprocité cette volonté d’ouverture de la mission diplomatique guinéenne dans son pays, a affirmé qu’avec le PNUD, l’Espagne travaille en ce moment à la mise en place d’un fonds d’appui aux élections. « Je m’engage que la Guinée pourrait bénéficier de ce fonds, car nous sommes très conscient de l’importance de ce scrutin pour votre pays » a-t-il déclaré.

Université Koffi Annan: Encore un honneur posthume à l'écrivain guinéen Camara Laye

La Guinée possède des personnalités illustres qui, avant de mourir, ont laissé des traces indélébiles sur la carte. C'est le cas de Camara Laye, l'écrivain guinéen, dont le succès à travers le roman l'Enfant noir, a marqué le monde entier.

C'est dans ce cadre que la sixième promotion de l'université privée guinéenne Koffi Annan sise dans la commune de Ratoma à Conakry, a été baptisée le week end dernier du prestigieux nom de Camara Laye.

Composée de 203 étudiants diplômés, cette sixième promotion comprend des économistes, des informaticiens, des planificateurs, des financiers, des comptables, des mathématiciens, des spécialistes en marketing et en droit.

La cérémonie de baptême de ladite promotion a été présidée par le président du Conseil Economique et Social, M. Michel Kamano en présence du ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique , M; Gnanga Komata Gomou., devant une foule nombreuse.
M. Cheick Oumar Camara un des frères de l'écrivain, qui présente l'émission "un conte pour une nuit" à la Radio nationale, au nom de la famille de Camara Laye, a vivement remercié et salué l'administration ainsi que l'ensemble des étudiants de cette Université pour la profonde signification du geste.

Il a félicité tout en souhaitant plein succès aux 203 diplômés qui se lanceront désormais dans la vie active et à la recherche de l'emploi.
Le fondateur de l'université Koffi Annan, Dr Ousmane Kaba, s'est quant à lui félicité de la qualité de la formation reçue par ses étudiants.

Le ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a demandé aux diplômés d'apporter leur contribution au développement socio-économique de la Guinée en essayant de ressembler progressivement à celui dont leur promotion vient de porter le nom.

Guinée : Absence de l’autorité de l’Etat, après 50 années d’Indépendance

A deux mois du cinquantenaire de leur pays, les Guinéens vivent actuellement dans une situation particulièrement inquiétante, due à l’absence de l’autorité de l’Etat, dans tous les domaines de la vie socio-économiques.
L’autorité de l’Etat a connu une forte dégradation ces dernières années. L’insurrection populaire intervenue pendant les événements de janvier et février 2007, explique clairement cet état de fait, car c’est presque tous les symboles de l’Etat qui étaient à terre.

Et depuis cette date, les édifices publics qui avaient été détruits ne sont toujours pas reconstruits. La tuerie et les exactions commises par les hommes en uniformes aux populations pendant ces doucereux événements se trouvent dans l’oubliette. A l’intérieur du pays, l’administration est presque inexistante. Les commissariats de police et de Gendarmerie, les résidences des préfets et les autres édifices publics saccagés lors des événements, se trouvent dans un état de délabrement total et constituent même des lieux de consommation de drogue et de regroupement des bandits de grands chemins, sous l’œil des forces de sécurité.
L’effectif des agents de la police et de la gendarmerie reste très faible à tel qu’ils ne parviennent pas à assurer la sécurité des citoyens. La plupart des régions administratives se font compléter par des agents bénévoles, sans formation adéquate et se débrouille avec moins d’un agent par CRD/Sous préfectures. Des agents sous-équipés, mal formés pour le maintien d’ordre.
L’administration douanière est l’une des plus corrompue de la sous région et laisse passer des produits piratés en provenance de la Chine et des pays asiatiques, nuisibles pour la santé à tel point qu’on se demande s’il y a un service national de contrôle de qualité.
Cette mort de l’administration se fait sentir également dans les services de santé. Dans les hôpitaux publics, le vol des réactifs et d'autres produits pharmaceutiques destinés aux cas d'urgences et l'abandon des malades qui ne disposent pas des revenus suffisants, est devenue monnaie courante. Tout récemment, un jeune étudiant qui a été victime d'attaque des bandits et qui a reçu une balle a été abandonnée par les médecins jusqu'à ce qu'il a rendu l'âme, sans avoir reçu le minimum des soins, parce qu'il ne disposait pas d'argent sur place. Ce qui est contraire à la déontologie du métier.
L'administration judiciaire cautionne la corruption et l'impunité. Depuis l'indépendance du pays, le Ministère de la Justice est le seul Département qui occupe jusqu'à présent des locaux construits pendant la période coloniale. La Justice Guinéenne fait parti des SDF (sans domicile fixe). Ce département ne parvient même pas à organiser des procès pour punir les coupables conformément aux dispositions en vigueur.
Ceci entraîne une montée en puissance de l'insécurité à Conakry et à l'intérieur du pays. Les bandits n'ont rien à craindre et continuent à dicter leur lois aux paisibles populations. Le même phénomène se fait ressentir dans les autres secteurs, dont l'éducation où des cadres du même département se sont permis de cultiver chez les jeunes élèves la corruption et la fraude, en mettant au marché des sujets du BEPC , conditionnant des petites sommes d'argent pour sacrifier plusieurs générations et replonger le pays dans une situation indésirable.
Tous ces maux dont souffre le pays, sont dus essentiellement à l'absence de l'Etat, qui est perçu par l'opinion publique comme une démission.
Une situation qui mérite d'attirer l'attention de chacun et de tous.

mountmane@hotmail.com

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