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06.08.2008
Guinée - Mamaya - à - la - Présidence
Cascade de décrets ces derniers jours: Tout le film jour après jour
Depuis le vendredi dernier, les Guinéens ont vécu un véritable cauchemard, même si la rue habituée aux décrets et contre décrets présidentiels, prend cet acte présidentiel comme une comédie. En fait, cette cascade de décrets traduit simplement la main mise de différents clans tournant autour du chef de l'Etat, le Général Lansana Conté. Ce dernier dirigeant le pays "par procuration" depuis décembre 2002 est souvent amené à changer des décisions quand il s'agit de choisir les hommes devant l'aider à gérer le Palais présidentiel. Et ce changement de décisions se trouve malheureusement influencé par ses épouses ( il en a quatre) ou par les vautours du palais présidentiel dont l'unique intérêt est de protéger leurs propres intérêts. Au détriment de la Nation.
Selon des indiscrétions, ces derniers décrets n'ont pas échappé à cette logique. Des informations à notre disposition indiquent qu'une fois encore le Président Conté a pris des décisions suivant la direction indiquée par ses proches, chacun ayant ses entrées faciles. Et certains parmi eux, en ont laissé leurs plumes. Notamment Sam Mamadi Soumah, ministre Secrétaire général à la Présidence de la République, limogé pour "abandon de poste" et l'ambassadeur, chef protocole, Idrissa Thiam " pour faute lourde". Que s'est-passé?
Notre source nous revèle que dans le but d'avoir une main mise sur les affaires de l'Etat, El-Hadj Mamadou Sylla, PDG de Futurelec et Président du Patronat guinéen et Mme Conneh Aicha Keita (joueuse de cauris), amie du chef de l'Etat ont jugé opportun de ramener à la place de Sam Mamadi, Alpha Ibrahima Keira. Comme ce dernier est le gendre du Président, l'obtention de la signature du décret présidentielle ne serait pas ardue. Toujours à leur entendement, Alpha Ibrahima étant l'un des plus décriés parmi l'équipe partante après janvier-février 2007, s'il est accepté par "le peuple", les autres pourront revenir un à un. Un calcul réussi. Car Alpha Ibrahima Keira est nommé ministre Secrétaire général à la Présidence, le vendredi 1er août en remplacement de Sam Mamadi Soumah, muté à la tête de la CNSS.
Alors les manigances comment autour du Palais. Idrissa Thiam se sentant menacé par l'arrivée de Keira se jette dans la bataille. Argument sur argument, il convainc le président que le limogeage d'un membre du gouvernement sans que le Premier ministre ne soit au courant serait un danger. Et en cas de troubles, l'armée maintenant contrôlée par des jeunes officiers pourrait entrer dans la danse et recupérer la situation. Conté abdique et signe un décret publié le dimanche 3 août à 13 heures. Ce décret nomme Sam Mamadi Soumah, ministre d'Etat, chargé des Activités présidentielles.
Arrive le lundi, 4 août. Telle annoncée la veuille sur les antennes de la RTG par le ministre de la Communication et Porte-parole du gouvernement, Tibou Kamara, la passation de service est prévue à 10 heures. Elle n'aura pas lieu ce jour. Car la bataille doit continuer sur un autre terrai avec d'autres acteurs. Non les moindre.
D'abord, le Premier ministre Dr AhmedTidiane Souaré, rencontre les chefs d'état major de l'armée, puis les syndicalistes. Il hausse le ton et déclare qu'il n'y aura pas de passation de service, étant donné qu'il n'a désigné personne comme ministre secrétaire général et qu'il reste attaché aux accords avec les centrales syndicales, les partis politiques et la société civile. Le Président Conté se sent trompé par ses proches. En ce moment toujours dans la matinée du lundi, Mme Henriette Conté, Première Dame débarque au Petit palais sans cortège. Après un chaud défoulement sur les "mauvais proches" de son mari de Président, elle ordonne d'embarquer Aicha Keita manu-militari. Celle-ci, sans ses chaussures, est mise dans sa 4X4 à elle: destination Camp Samory Touré. De passage, précisons que Aicha Keita, ex-Madame Damateh Sekou, patron de LURD (une des factions rebelles libérielles) est celle qui a introduit Cellcom en Guinée.
Enfin de compte, la Première Dame demande au retour à l'anciennne équipe, avant le soir du 1er août. Mais dans l'après midi, c'est l'épouse du chef de l'Etat, Hadja Kadiatou Seth avec l'appui de ses enfants qui intervient pour "maintenir Alpha Ibrahima Keira".
Et ce qui devait arriver arrive. Sam et Thiam sont renvoyés. Le premier a pris part à la passasition de service ce matin au Palais Présidentiel avec son successeur, Alpha Ibrahima Keira qui annonce déjà la fin de la recréation et ouvre la porte de sortie aux médiocres. Fin d'un épisode!
Les raisons du limogeage de Sam Mamady Soumah et de Idrissa Thiam
La Guinée vit au rythme de décrets présidentiels depuis vendredi 1er août. Des décrets qui prennent les allures d'un jeu d'enfant et prouvent à suffisance que la lutte des clans au sommet de l'Etat a repris de plus belle.
Comme ce fut le cas en Avril 2006 où une série de décret annulant les uns les autres a fini par faire chuter Cellou Dalein Diallo, c’est encore des décrets tous signés ...officiellement du Président de la République qui sèment la confusion au sein de l’opinion nationale. Des décisions qui ont fini aussi par faire partir Sam Mamady Soumah et Idrissa Thiam, les deux principaux tombeurs des Premiers ministres de Conté.
L’on croyait que la nomination de Sam Mamady au poste de Directeur général de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale était consommée. Mais un autre décret lu dimanche sur la RTG le nommait ministre d’État chargé des Affaires Présidentielles. En quelque sorte un super ministre au dessus de Alpha Ibrahima Keira. De sources concordantes proches de la Présidence de la République, il s’agit d’un décret que Lansana Conté n’a jamais pris connaissance à plus forte raison le signer. Les mêmes sources indiquent que les deux personnes Idrissa Thiam et Sam Mamady avaient réussi à falsifier la signature du Chef de l’État avant de déposer ce vrai faux décret à la RTG. Il faut dire que Sam Mamady est particulièrement connu pour son astuce dans ce jeu. C'est lui qui se charge le plus souvent de déposer les décrets de limogeage de haute importance à la RTG. Il les remet le plus souvent main à main à quelques minutes des journaux radiodiffusés.
Les deux hommes semblent donc être pris à leur propre piège. Les indiscrétions du côté du Petit Palais disent qu'ils étaient pour beaucoup dans le limogeage de Cellou Dalein Diallo. " Lorsqu'ils ont rédigé le décret limogeant Cellou, ils ont empêché ce dernier de rencontrer le Président. A deux reprises, l'ancien Chef du Protocole d'Etat Idrissa Thiam lui faisait comprendre que le Président se repose alors que c'était faux. C'est ainsi que Cellou Dalein a été limogé sans pouvoir rencontrer Lansana Conté" confie une personne proche du Palais présidentiel.
Avec l'appui de Idrissa Soumah, Sam Mamady Soumah s’est toujours considéré "indépendant" voire "opposant" à ce dernier aux Premiers ministres dont -il a toujours affaibli avant d'user de ses rélations avce Lansana Conté pour les faire débarquer. C'est ce monsieur qui a installé Issa Condé après le limogeage commandité de Justin Morel Junior en Janvier. C'est encore lui qui a installé Dr Ahmed Tidiane Souaré après le départ de Lansana Kouyaté en Mai.
Le dimanche 3 août dernier, il est passé à la vitesse supérieure en s'auto-nomant " ministre d’État chargé des Affaires Présidentielles". Le but était de le maintenir dans la sphère présidentielle. Une manoeuvre qui n'a pas échappé au Président et au clan qui règne actuellement autour de lui. Cette auto-nomination qui lui permettrait de coiffer subversivement tout le gouvernement a été découvert et rapidement contrecarré par un autre décret qui les met (lui et son complice Idrissa Thiam) à la touche.
Avec le déroulement de la situation, l'on est aujourd'hui à mesure de se poser des questions sur la légitimité des décrets qui ont été diffusés depuis que ces deux hommes sont dans les rouages de la Présidence. Il n'est pas exclu que le nombre de faux décrets signés des deux dépasse ceux du Président Lansana Conté.
Ils apprendront surement et tardivement que c'est un autre clan plus fort et mieux organisé qui règne actuellement à la Présidence de la République.
Il faut sauver la Guinée et c’est maintenant !
La pagaille à la tète de l’État et la guerre des épouses qui ont prit l’allure de vendetta a atteint un point qui doit réveiller les Guinéens pour sauver leur pays.
S’il n’ya rien qui choque en Guinée, les récents décrets, contre-décrets et contre-contre-décrets doit être pris comme étant la sonnette d’alarme de la désintégration de la famille présidentielle et de la Guinée en temps qu’État et Nation.
La Guinée, un territoire immense de par sa population, au réseau hydrographique dense et très fourni où majestueusement toutes les rivières qui arrosent la Côte Ouest de l’Afrique prennent leurs sources, est en agonie.
Un territoire au sous-sol bien arrangé par la nature où se côtoient des immenses gisements de matières précieuses (Or et Diamant) d’immenses gisements de ressources minières (Bauxite, uranium, Fer, Manganèse et autres…), un territoire à la forêt remplie d’une flore d’une richesse extraordinaire est en détresse.
Ce pays doté d’une faune bien fournie où sont présentes toutes les espèces animales de l’Afrique tropicale est aujourd’hui face à son défi: Le pays se meurt à petit feu à la vue et à la sue des tous.
À cause de la pagaille, le ridicule et la comédie qui se jouent au sommet de l’État par le recyclage de la même racaille, les citoyens n’ont plus accès aux logements décents, ne peuvent plus se loger, se soigner, s’éduquer, se vêtir, s’alimenter, se divertir, jouir de plus de liberté, de démocratie et vivre en sécurité.
Après plus de 20 de régime autocratique, sanguinaire et prédateur, la situation en Guinée ne fait que s’empirer et c’est dans un ensemble de catastrophe que vivent les Guinéens.
Les institutions en place ne sont qu’un mécanisme pour empêcher le développement du peuple de Guinée et l’émergence d’un État de droit.
Les Guinéens sont témoins d’une catastrophe politique, d’une catastrophe économique, de catastrophe écologique, catastrophe culturelle et historique. Ils assistent à un échec global, un échec d’un ensemble de plus de neuf millions âmes qui sont incapables de bâtir un pays où il fait bon vivre, mais aussi une nation de droit et de liberté. Les Guinéens ont tendance, malgré les signes prémonitoires du danger, à oublier que le pire n’est jamais derrière mais bien devant.
Aujourd’hui, les Guinéens s’immobilisent et s’observent. Quand ils se battent, ils se battent pour quelque chose qui n’existe plus ou est appeler à disparaître, très bientôt : la Guinée en tant que nation sous Lansana Conté.
Après plus de 20 ans de mensonges de la part de Lansana Conté, la situation s’est détériorée au point de non retour. Depuis plus de 10 ans, il y a un vide en Guinée et la nature a horreur du vide. Et face à cette situation, il devient plus qu’important de lancer un appel pour que la Guinée soit sauvée.
Le constat est là aujourd’hui : rien ne va au pays et c’est la pagaille au sommet de l’État avec un gouvernement « pacotille » au service d’un chef d’État devenu lui une « coquille » de soi-même pris en otage par les besoins d’orgasme dicté par les épouses et les mafias.
Le dénuement ne cesse de s’accroître, la fatalité ne cesse de gagner du terrain, l’insécurité est devenue l’air à respirer, la peur quotidienne provoque des maladies psychosomatiques : Le bilan des 24 années de Conté est plus que catastrophique.
Trahi par les syndicats et Lansana Kouyaté, l’ardeur de combat pour le changement jadis affiché au lendemain des grèves de Janvier et Février 2007, s’est relâché, et par fatalité le peuple a accepté un destin médiocre, le constat est là et les questions sont les mêmes :
À quoi bon travailler quand il n’y a pas d’emploi et pas de salaires ?
À quoi bon investir dans l’éducation des enfants lorsqu’il n’y a que des années blanches et aux examens les sujets se vendent comme des gâteaux ?
À quoi bon, à quoi bon,………..et la liste est longue, dans une économie de désillusion
Le constat est clair : le présent n’a pas d’avenir en Guinée. Et face à ce danger réel, il devient important de mobiliser tous les moyens humains, moraux, spirituels, financiers, militaires pour éviter que la Guinée ne disparaisse et n’implose.
En Guinée, c’est le passé qui gouverne le présent. Cette politique de décrets, contre-décrets et contre-contre décrets, dont Lansana Conté détient le « Prix Nobel » est un jeu dangereux pour la paix sociale et la stabilité du pays et un auto-piège pour le gouvernement qui s'enferme dans le mensonge et la démagogie et pour le peuple de Guinée et les partenaires économiques qui se font rouler dans la farine.
Le peuple de Guinée doit refuser cette médiocrité dans laquelle on l’a fait tourner depuis plus de 20 années. Il faut une nouvelle génération de leaders en Guinée. Toute cette horde de « politichiens » doit disparaître car même si en public ces « politichiens » guinéens se haïssent, mais en coulisse ils boivent tous autour de la même tasse. Ils sont tous la cause du malheur qui ronge les Guinéens et ont rendu le pays en un « État-Néant ». Depuis prés de 50 ans, les Guinéens assistent au recyclage des ces mêmes ordures.
Tous les problèmes qui agacent les Guinéens ne sont en réalité que la matérialisation des actes d’initiés et d’adeptes. Les discours politiques de Lansana Conté et ses laquais se sont révélés démagogiques et hypocrites, et ne relève que de la culture et du culte de l’égocentrisme. Un égocentrisme pathologique.
La Guinée est gagnée par le mal de vivre et le mal-vivre. Sa jeunesse ne voit aucune perspective devant elle à part le chômage. Elle ne dispose même pas d’échappatoires où elle irait se réfugier pour combattre son oisiveté si ce n’est que sombrer dans la débauche, la délinquance et la dissolution.
Aujourd’hui, que peut attendre la Jeunesse Guinéenne dont l’horizon est bouché par le chômage ?
Qui ne forme pas sa jeunesse creuse sa tombe !
Aujourd’hui, la grande majorité de cette jeunesse désœuvrée et abandonnée à elle même, se bat pour quitter cette prison à ciel ouvert (la Guinée) où elle étouffe par manque d’espérance. Quitter le pays, se « barrer », aller vivre son humiliation loin des siens, à l’abri des yeux inquisiteurs qui vous rendent responsables de cet « échec ».
À défaut de préparer la relève de cette génération périmée des « politicards » et « Politichiens » qui a dirigé et dirige le pays, elle risque de conduire la Guinée droit dans l’abîme. Cette génération démodée qui est aux affaires aujourd’hui est celle qui a toujours bénéficié des « bienfaits de la révolution » de Sékou Touré.
Après tant d’années de dictature et de gâchis, il faut dire un « NON » catégorique, il faut refuser la situation dans laquelle on fait évoluer, les Guinéens.
Hier c’était Sékou Touré qui a menti pendant 26 ans et étranglé le peuple, aujourd’hui c’est le Général Lansana Conté qui n’a fait que raffiné le système d’obscurantiste de Sékou Touré.
Demain, l’histoire risque à nouveau de bégayer, à moins que des hommes et des femmes se lèvent pour barrer la route à ces apatrides et casseurs de sucre sur le dos du peuple de Guinée.
Et il est temps, et grand temps où il est prouvé par A+B que Lansana Conté est mentalement incompétent et incohérent, et mortellement grabataire que l’armée patriote, la société civile, les intellectuels qui encore l’amour du pays, les hommes de mosquées et d’églises, les opérateurs économiques, la jeunesse se lèvent pour peser de tout leurs poids en disant NON au bégaiement de l’histoire pour sauver la Guinée. C'est maintenant qu'il faut donner un sens à son devoir de patriotisme.
Il faut sortir les Guinéens de cette clinique psychiatrique (la Guinée) aux illusions perdues, où se traitent les grands projets délirants, déséquilibrés et déconnectés de la réalité des Guinéens.
Au fil des années, jadis Colonel Lansana Conté, celui qui avait promis en 1984, du « lait » et du « miel », aux Guinéens s’est avéré être un homme dont la lâcheté et la mauvaise foi se sont intensifiées couplées avec une démagogie mensongère. Celui qui avait solennellement garanti qu’il venait au pouvoir pour balayer la maison et extirper le mal, n’a fait que le propager par le biais de ses délires, ses incohérences et sa couardise.
L’enfer du quotidien des Guinéens n’a qu’un unique remède : le départ de Lansana Conté et sa racaille d’incompétents, de criminels et d’apatrides. Toute autre machination ne relèvera que de la pure comédie, comédie qui est devenue mortelle.
Il n’y a que le sursaut démocratique du peuple de Guinée qui décidera de renvoyer le paranoïaque et sénile Lansana Conté.
Aux Guinéens de méditer cette réflexion de feu Thomas Sankara : « … l’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d’un maître qui prétend l’affranchir. Seule la lutte libère… ».
« Scandale géologique », la Guinée doit d'abord compter sur ses fils et filles avant de comptes sur ses propres ressources car le capital humain est le plus inestimable et le plus précieux. La politique de la main tendue n'est pas porteuse de bonheur et de dignité.
La situation actuelle en Guinée est complexe et ne concerne pas un seul groupe pour relever le défit, le concours de tous les Guinéens patriotes est de grande importance. Nous lançons un appel pathétique à tous les combattants de liberté de ne pas se laisser distraire par ces décrets, contre-décrets et contre-contre décrets. Cette pagaille au sommet de l’État n’est que le reflet de plus de 40 ans d’histoire des crimes imprescriptibles et indescriptibles de la dictature en Guinée.
« La décente aux enfers de la Guinée est intolérable et ne peut se poursuivre. Les Guinéens patriotes ont tous intérêt à résoudre cette crise et prévenir la catastrophe ».
L'espace politique en Guinée est très malade. L'illusion d'optique serait de croire béatement qu’avec du vieux, l’on peut fabriquer du neuf ou qu’avec l’eau d’égout l’on peut sans traitement radical fabriquer de l’eau pure et potable.
La Guinée de demain doit être réinventée en tirant toutes les conséquences de tous les avatars qui minent son développement et qui obscurcissent son avenir.
Debout Peuple de Guinée, la victoire est inéluctable et proche.
Le HCR annonce sa clause de cessation avec les réfugiés Sierra Léonais
Après plus de 15 ans d'existence sur le territoire guinéen sous la protection du HCR, Haut Commissariat des Nations Unis pour les Réfugiés, les réfugiés sierra léonais doivent pouvoir désormais se prendre en charge. C'est dans cette optique que Dillah Doumaye, représentant du HCR en Guinée a effectué du 18 au 23 juillet dernier, une mission de sensibilisation et d'information dans les camps de Kissidougou et de N'Zérékouré. Une mission à l'issue de laquelle, il annoncera à la presse, la clause de cessation de son institution avec les réfugiés Léonais. Cette rencontre s'est tenue le vendredi 31 juillet à son siège.
Le HCR, est une institution humanitaire qui a pour mandat, la protection des réfugiés. Depuis son existence en Guinée, elle a toujours oeuvré dans ce sens . La preuve en est la prise en charge des réfugiés libériens depuis 1989, des Sierra Léonais depuis 1991 et récemment des Ivoiriens en 2002. Et ces réfugiés n' ont jamais manqué de leurs droits. La fourniture en vivre , en eau et électricité, soins médicaux et à l 'éducation aux réfugiés ont été pour le HCR l'un des devoirs les plus absolus . Quant aux soins d'hébergement, il faut signaler que cette institution humanitaire a construit, aménagé puis mise à la disposition des réfugiés trois grands camps dans la région de la Guinée Forestière , plus précisément à Kissidougou et N'Zérékouré. Il s'agit notamment du camp de Kouankan I, de Kouankan II et de Laine.
"Ayant bénéficié de tous ses acquis depuis 1991 à nos jours, les réfugiés sierra léonais doivent savoir ce qui les attend d'ici le 31 décembre prochaine " a confié à la presse Dillah Doumaye représentant du HCR en Guinée. "C'est dans ce cadre que j'ai effectué cette mission de prise de contact pour non seulement de m'enquérir de la situation des réfugiés se trouvant dans les trois camps mais aussi et surtout de donner un temps de réflection aux réfugiés léonais auxquels nous avons annoncé la clause de cessation prévue pour le 31 décembre 2008. Ce temps leur permettra de choisir d'eux même librement entre le rapatriement volontaire et l'intégration locale" a t-il affirmé. Selon le principe de rapatriement du HCR, le choix revient aux réfugiés de se déclarer lui même officiellement devant l'institution et les deux pays. C'est à dire le pays d'origine et le pays d'accueil.
Comme frais de rapatriement, il faut souligner que, le HCR donne 100 dollars aux chefs de familles plus 50 dollars à chaque membre de la famille pour frais de transport.
Parlant de l'intégration locale, le représentant du HCR a affirmé que beaucoup de réfugiés se sont déjà intégré dans l'agriculture et le reboisement. Pour cela, le HCR n'a pas manqué de s'acquitter de ses devoirs vis à vis des réfugiés mais aussi de la population locale. En plus des matériels agricoles, il a donné des groupes électrogènes, fait des forages et construit des écoles, des hôpitaux,...
D'après les statistiques de la population des réfugiés de HCR, il ya 15 ans , la Guinée a accueillie 700 milles réfugiés . Conakry , elle a accueilli 9539 réfugiés dont 1274 ivoiriens, 3618 libériens et 4559 sierra léonais. Quant à la ville de N'Zérékouré, elle a accueilli 12799 réfugiés . Soit 3652 dans le camp de kouankan I , 3287 dans celui de Kouankan II , 5040 à Laine et 820 dans les familles.
Selon la synthèse des statistiques du rapatriement de HCR dans les camps de Kissidougou et de N'Zérékouré, il faut compter de 2000 en 2004, le rapatriement de 97000 réfugiés sierra léonais , 51956 réfugiés libériens de 2004 en 2008 soit un nombre total de 12799 réfugiés de toutes catégories confondues .
Il faut retenir qu'après le 31 décembre 2008 seules les réfugiés Ivoiriens auront droit à la protection du HCR, le Haut Commissariat des Nations Unis pour les Réfugiés.
Guinée: Le RPG exige du gouvernement, la tenue des élections législatives
Le Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG) a récemment organisé un meeting de sensibilisation à l’intention des 17 sections, 42 sous sections, 387 comités de la préfecture de Coyah et la capitale Conakry.
Au cours de cette rencontre, le Porte parole du Bureau politique national du RPG, El-hadj Tidiane TRAORE a dit que son parti a jugé nécessaire de convoquer ce meeting après une évaluation objective de la situation politique sur le terrain, à Conakry et à Coyah.
Après avoir fait l’état des lieux à Coyah et à Coakry, il s’est réjouit du bon fonctionnement des structures de base inspectées à travers la tenue régulières de réunions, la mise à jour des documents,…
Par la suite, Elhadj TRAORE a invité les militants du RPG à la mobilisation massive pour le recensement devant débuter dans les jours à venir. Pour ce faire, il a sollicité auprès d’eux, leur présence physique au niveau des lieux de recensement ; surtout pour ceux là qui ont atteint l’âge de voter.
"Puisque nous devons gagner les législatives du mois de décembre 2008, avec l’ambition d’être majoritaire, vous devriez obligatoirement mobiliser toutes les militantes et militants et sympathisants du RPG à se faire recenser auprès des commissions administratives installées dans les quartiers", affirme t-il.
Cependant, il a, au regard de la réalité qui prévaut sur le terrain présentement, exprimé le doute de la Direction nationale du parti des inquiétudes quant à la tenue, à la date indiquée desdites élections. Car pour lui, "le gouvernement fournit peu d’efforts" pour le respect de la date. Sans compter que les kits commandés de l’extérieur sont enfermés dans des magasins à Conakry au lieu de les acheminer dans les préfectures. Ceci traduit un manque de volonté politique d’aller aux élections et le respect de la date de fin de fin décembre.
Poursuivant, il a dit que "depuis l’arrivée de ce gouvernement au pouvoir, aucun fait concret sur le terrain ne nous prouve qu’il veuille organiser des élections transparentes. Le ministères de l’intérieur et des Affaires politiques n’a jamais rencontré les partis politiques, depuis sa nomination".
Les militantes et militants du RPG exigent du gouvernement l’organisation des élections libres, transparentes et crédibles dont les résultats seraient acceptables de tous. Ainsi, il demande qu’aucune autorité ( gouverneur, préfet, sous-préfet, président de communauté rurale de développement, chefs de districts, militaires, gendarmes et policiers ne doit influencer les électeurs, les membres des bureaux de vote, les scrutateurs et les délégués des partis politiques candidats du début des opérations jusqu’à la proclamation des résultats.
"Si les élections ne sont tenues à la fin du mois de décembre 2008, nous manifesterons notre désaccord à l’opinion nationale et internationale pour dénoncer la dictature qui menace la démocratie guinéenne", a t-il expliqué.
Pour le porte parole du RPG, "dans les conditions normales, conformément à la loi, les élections devraient avoir lieu en juin 2007. Les députés actuels ne doivent plus légiférer, ils ne peuvent plus parler au nom du peuple de Guinée. D’où nous avons une assemblée illégitime et illégale ; il faut fermer l’institution, renvoyer tous les députés parce que leur mandat est expiré depuis le 30 juin 2007."
10:07 Publié dans Dernier Nouvelle de Guinée Conakry Par Mountagha B | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note











