13.05.2009

GUINEE HAUTE POLITIUE CNDD DE DADIS

DES AUTORITES GUINEENNES POUR LE RENFORCEMENT DES RELATIONS AVEC L'ANGOLA

Conakry - Le ministre des Affaires étrangères de la Guinée-Conakry, Alexandre Cece Loua, a déclaré mardi, avoir tout intérêt pour son pays à développer et approfondir les relations de coopération bilatérale avec l'Angola.

Le chef de la diplomatie guinéenne a tenu ces propos au couts d'une audience lui concédée par l'ambassadeur d'Angola, accrédité dans ce pays, Brito Sozinho.

Cece Loua a réaffirmé l'intérêt des nouvelles autorités guinéennes de continuer à réaliser des actions pour la promotion d'une nouvelle phase de coopération entre Luanda et Conakry.

Brito Sozinho a été également informé de l'intérêt de son interlocuteur à visiter l'Angola, le plus tôt possible, pour analyser toutes les possibilités de renforcement des relations bilatérales.

Dimanche dernier, le diplomate angolais s'est entretenu avec le vice-ministre guinéen des Mines, Énergie et Hydraulique, Aboubacar Koly Kourouma, qui a manifesté l'intérêt de son pays d'établir des relations previlégiées avec l'Angola dans les domaines des pétroles et exploitation de minérais.

Brito Sozinho, qui réside en Guinée-Bissau, séjournera pendant six jours à Conakry, pour une mission de service qui prévoit encore de rencontres avec les autres membres du gouvernement et du corps diplomatique.

L'ambassadeur Brito Sozinho est accrédité en Guinée Conackry depuis août 2007, couvrant également le Sénégal et la Gambie.

Dadis face à la presse nationale : Moussa Dadis laisse béton et parle correctement à tes parents des forces vives. Ils attendent ton signal.

 

Face à la presse nationale (près de 100 journaleux), de ce dimanche 10 mai 2009, notre capitaine Dadis national a brillé, une fois de plus, par ses incohérences et surtout ses envolées lyriques sur le patriotisme sans pourtant donner des réponses satisfaisantes à ses interlocuteurs du jour.

A cette occasion, il a encore démontré son incapacité à maîtriser les dossiers brûlants de l’heure en s’attaquant

 

injustement aux pauvres leaders politiques sous le fallacieux prétexte que ce sont ces derniers qui empêchent les bailleurs de fonds à financer son programme. Lequel programme ? Eau et électricité etc.

Au lieu de s’attaquer aux frasques du régime Conté, il a manqué, une fois encore, l’occasion de reconnaître la malgouvernance de « son père », feu Lansana Conté.

Que le capitaine « Fracasse » Dadis sache bien qu’aucun leader n’a le moyen ni la possibilité d’influencer les bailleurs de fonds pour ne pas soutenir financièrement son CNDD. Ces derniers ont des critères et des principes de gestion liés à certaines conditions. Pas de soutien aux régimes d’exception en général. Pourtant, c’est grâce au soutien des forces vives que le CNDD a été reconnu par la communauté internationale. D’où la mise place du Groupe international de contact pour  la Guinée qui a décidé d’accompagner la transition à condition qu’elle soit courte et apaisée.  Alors, de grâce camarade Dadis, évitez de « mentir » aux populations en accusant les politiciens d’être les méchants qui les affament.

La vérité est que notre petit ami Dadis est préoccupé par l’impopularité dont il est l’objet, aujourd’hui, au niveau des populations. Son extrême excitation et ses gesticulations désordonnées montre qu’il est pris de peur et de panique tellement il se sent, désormais, rejeté par ceux qui, hier, l’ont ovationné. Se sentant rattrapé par les réalités économiques et financières, il est tellement angoissé qu’il appelle au secours la presse nationale pour le soutenir auprès des bailleurs de fonds internationaux que, certains de ses compères traitent, pourtant, de sales impérialistes et nous en passons. N’est-ce pas commandant permanent Moussa Kéïta ?

Ce qui est désolant et déconcertant dans l’attitude de notre Moussa Dadis national, c’est son manque de courage et d’honnêteté à reconnaître la responsabilité directe de Lansana Conté dans la malgouvernance. Pourtant, dans tous les dossiers scabreux du pays, on retrouve Conté et/ou sa famille : drogue, détournements de deniers publics, vols divers, contrats léonins, spoliation du patrimoine bâti national etc. etc.

Il est sûr et certain que le Capitaine président a bien lu le rapport conjoint de La Banque mondiale et du FMI à l’issu de leur visite hors programme en Guinée. Les conclusions de ce rapport sont claires et inquiétantes. Elles mettent un accent particulier sur les difficultés financières à venir et le risque de cessation de paiement de l’Etat guinéen. C’est pourquoi, le Capitaine président est effrayé et inquiet face à un éventuel soulèvement populaire qui va le balayer comme un fœtus de paille.

Pourquoi alors, Dadis président autoproclamé, n’acceptes-tu pas de reconnaître que tu es pris en otage par tes paires et non par des politiciens. Ceux-là qui veulent s’éterniser au pouvoir parce qu’ils ont goutté à ses délices : argent facile, belles voitures, débauche etc.

Tout au long de ce point de presse, il s’en est particulièrement pris aux leaders politiques et aux syndicalistes. Pourquoi tant de haine envers des hommes qui se sont sacrifiés pour ce peuple ? M. le président Dadis, dites-nous qui vous a tant monté contre les leaders politiques et les syndicats ? Pourquoi une telle haine, subite ? Vous êtes prié de donner des exemples concrets de manque du respect réel de ces leaders politiques à votre personne. A notre connaissance, il n’y en a point qui vaille une telle hargne contre ceux que vous avez, hier, glorifié. Attention, M. le capitaine ne vous laissez pas piéger par des opportunistes tapis dans l’ombre de votre camp retranché d’Alpha Yaya. Ils sont animés de mauvaises intentions comme ce fut le cas au temps jadis de votre papa Lansana Conté. Vous avez dit haut et fort que ce sont les cadres agglutinés autour de Conté qui ont perdu ce dernier. Alors, n’est-ce pas le même chemin que vous êtes entrain d’emprunter ? Vous devez savoir garder raison dans la situation actuelle afin d’éviter des désagréments.  Sachez Capitaine que notre classe politique patriotique n’est pas contre la Guinée mais plutôt pour la défense des intérêts du peuple. Point barre.

Par ailleurs, notre ami Dadis parle toujours de jeunesse mais de quelle jeunesse s’agit-il ? Celle qui a été manipulée par ses petits copains comme Isto Keira, Mohamed Diop etc. Alors de grâce, nous demandons au capitaine de cesser ces tirades pour se consacrer aux vrais problèmes. La jeunesse patriotique se retrouve au sein des forces vives et non dans les couloirs du palais du Peuple ou du camp Alpha Yaya.

Aussi l’on se demande pourquoi capitaine Fracasse s’est fâché contre le journaleux qui a posé la question relative à l’acquisition d’un hélicoptère VIP ? En réalité, parce que la question sous-entend qu’au moment où il pleurniche sur le manque de moyens financiers, il dépense 12,5 Millions USD (près de 10 Millions Euros) en cette période où le pays manque cruellement de moyens. Pourtant, il dit à qui veut l’entendre que « les institutions internationales n’ont jusqu’à présent pas donné un seul sous ». Oublie t-il aussi qu’au lendemain du 3 avril 1984, la Guinée disposait de trois (3) avions ? Qui les a vendus ? N’est-ce pas son papa Lansana Conté ? Alors pourquoi tenir des propos dilatoires sur la souveraineté etc. Ce n’est pas honnête comme il aime à le dire.

Capitaine président, il est temps de recouvrer la raison et de renouer un dialogue sincère et franc avec les forces vives qui sont ses meilleurs interlocuteurs. Ils ont toujours affirmé leur soutien, sans faille, au CNDD.

Par rapport à la question de l’insécurité grandissante en Guinée, les populations s’en plaignent tous les jours. Et, il s’avère que souvent que ce sont des corps habillés qui sont responsables de ces forfaitures (vols, assassinats, brigandages divers). La question est de savoir pourquoi, le CNDD et capitaine président sont-il incapables de mettre fin à cette insécurité galopante ? Réponse péremptoire du patron Dadis : il nous faut des moyens pour lutter contre ce fléau, pour construire des casernes etc. Alors, pourquoi ne pas avouer que c’est son papa Conté qui est le principal responsable de la situation calamiteuse des militaires. Comment se fait-il qu’un régime militaire qui a géré le pays pendant 24 ans a été incapable de créer de meilleures conditions de vie aux militaires ? Voilà  la bonne question. Au lieu de cela, Dadis le patriote a pointé son doigt accusateur vers les bailleurs de fonds internationaux. A qui la faute, mon capitaine ? Soyons honnêtes et sérieux.

Alors, de grâce, nous prions le grand capitaine à se débarrasser de son complexe à vouloir croire qu’il a la science infuse et que le CNDD doit faire aussi preuve d’humilité et de respect des autres notamment des forces vives qu’il a tendance à accuser de tous les maux de la Guinée.

Aujourd’hui, il semble avoir perdu ses repaires et cherche éperdument le soutien populaire qui fait maintenant défaut. Il devrait se poser la question de savoir : pourquoi le peuple se détourne progressivement du CNDD ? Parce qu’il a constaté un changement différent dans ses actions d’hier. A présent, il semble défendre des prédateurs qu’il traite d’honnête ; de mettre le pied sur certains dossiers sensibles notamment de Friguia etc. Il en est de même de son discours « piège » de Boulbinet qui a remporté la palme et qui lui valu une impopularité subite. Alors, pour redorer son blason terni, il multiplie les discours et distribue des prébendes aux journaleux et autres agents de communicateurs de reconquérir le terrain perdu. Mais c’est peine perdue. Aujourd’hui, la seule façon de s’amender auprès des populations guinéennes dont il a tant besoin du soutien est de renouer un dialogue franc et sincère avec les forces vives et de se débarrasser de ses laudateurs qui ne cherchent à le tromper dans le but de se positionner et de s’enrichir comme hier avec Lansana Conté.

Attention ! Mon capitaine préféré ne vous laissez pas griser par les louanges que vous semblez tant aimé. Comme dit  La Fontaine : « Tout flatteur vit au dépend de celui qu’il écoute ». Alors éloignez-vous de vos corbeaux que sont vos courtisans d’aujourd’hui. Prenez la bonne direction, celle du peuple de Guinée qui passe la préparation et l’organisation d’élections libres, crédibles et transparentes.

Afakoudou Dadis, il ne faut te tromper de cible. Bila hi, fais gaffe car, ils sont vicieux et dangereux tes Isto Keira et autres. Ils vont te plomber sec. A ben ni Allah tè.

Laisse béton et parle correctement à tes parents des forces vives. Ils attendent ton signal.

Wallahi ! Dadis tu sortiras par la grande porte de Conakry si tu écoutes ton cœur de patriote.

Alors tchao et à bientôt capitaine président

Conakry, le 11 mai 2009

Mohamed Lamine TOURE

Pour vous dire la vérité

Guinée : La junte annonce réforme des forces armées, problèmes économiques

La junte militaire au pouvoir en Guinée depuis décembre a annoncé une réforme des Forces armées dans de brefs délais, soulignant toutefois les limitations dérivant d'un manque de fonds publics et de l'absence totale de soutien économique extérieur. "Nous devons radicalement réformer les Forces armées, mais pour le faire nous avons besoin de fonds", a dit le capitaine Moussa Dadis Camera à Conakry, en présence d'une centaine de journalistes. Le mois dernier, quelques militaires ont été arrêtés avec l'accusation d'avoir organisé une tentative de coup d'état. Durant la conférence de presse, Camara a dit que l'armée est dans un état d' "abandon" et que, depuis le putsch survenu au lendemain du décès du président Lansana Conté. "la communauté internationale n'a plus rien versé au pays". La rencontre avec les journalistes a également représenté une occasion pour faire le point de la phase de "transition", qui devrait se conclure avec l'élection présidentielle prévue en décembre prochain. Camara a réaffirmé que la junte n'a pas l'intention de présenter ses propres candidats mais considère essentiel que les partis résolvent les problèmes de la Guinée, de l'eau à l'électricité en passant par la lutte contre le trafic de drogue.[VG] [VV]

 

On prend les mêmes et on recommence : fort du succès de "Zion Prophet", son premier album réalisé avec Manjul, Takana Zion est de retour avec "Rappel à l’ordre", son deuxième album chez Makasound qui produit cette fois le projet.


Reggaefrance / Tu es de retour avec un nouvel album, comment est-il né ?
Takana Zion / Cet album est le fruit de la collaboration avec Manjul et Makasound. Après "Zion Prophet" et les concerts qui ont suivi, on a jugé nécessaire de faire un autre travail, qui serait produit par Makasound. L'idée c'était qu'il y ait un plus investissement dessus, car si Manjul et moi avions fait du bon travail sur le premier, on était quelque part limité. Cette fois, plus de personnes ont participé au projet, c'est une bonne énergie. C'est la continuité du travail de "Zion Prophet" mais je trouve que "Rappel à l'ordre" est beaucoup plus roots. L'album est intégralement chanté, il n'y a pas de phases deejay. J'ai essayé de montrer aux gens qu'on peut faire comme les autres, on a aussi notre culture. On peut faire la symbiose des cultures pour toucher le maximum de gens.

A qui s'adresse ce rappel à l'ordre ?
Au monde entier ! Quand il y a le désordre, les petits enfants viennent pour réclamer de l'ordre. Hailé Sélassié nous a envoyé pour l'hUmanité pas seulement l'Afrique. Mais avant de mettre de l'ordre dans le monde il faut mettre de l'ordre dans la maison, tu vois ? C'est un rappel à l'ordre spirituel, historique, donc culturel. Le morceau Rendez à César parle de l'origine de l'origine des pyramides, du rôle qu'ont joué les Noirs dans la civilisation, en sciences, en physique, en chimie… On a beaucoup apporté à l'hUmanité, je fais partie de cette génération africaine qui est consciente de cette réalité-là.

Le morceau Sekou Ko non rappelle l'indépendance de la Guinée en 1958, quand le président Sekou Touré a déclaré à De Gaulle que nous préférions la liberté dans la pauvreté à l'opulence de l'esclavage. Cela montre le visage des pays du Tiers-Monde, et leur volonté d'être libre. Ils ont besoin d'être entendu, notre point de vue doit être pris en compte dans les décisions mondiales. Les armes nucléaires on n'en veut pas. Equal rights & justice !

Jeune fille parle de l'éducation de la femme. Si un homme est pourri, lui seul est perdu. Tandis que si une femme n'a pas une bonne éducation, elle empoisonne la société, parce qu'elle va mettre au monde des enfants qu'elle ne pourra pas bien éduquer, qui vont contaminer d'autres enfants, et c'est comme ça que ça infecte. C'est ce genre de rappel à l'ordre. Il y a beaucoup d'amour dans cet album, d'énergie positive.

Dans Rendez à César tu dis "l'esclavage est encore plus fort aujourd'hui qu'avant".
L'esclavage est encore plus présent aujourd'hui. Les gens n'ont pas de chaînes mais ils sont attachés dans l'esprit comme disait Bob Marley. Takana Zion est le symbole d'une jeunesse africaine qui n'est pas prête à s'agenouiller devant qui que ce soit. On veut coopérer avec les gens, avec un maximum de love, de respect et de justice. Je pense que ma collaboration avec Manjul en est un parfait exemple. La plupart des Africains sont encore en esclavage, mais ils doivent se libérer eux-mêmes. Ce n'est pas Nicolas Sarkozy qui va libérer les gens ! Je ne fais pas non plus partie de ces Noirs qui pensent que Barack Obama va sauver le monde entier. Cet album est aussi un appel à une certaine fierté raciale, pour que les gens aient confiance en eux, parce que Babylone a tué la confiance en nous ! Je veux parler de ces maîtres blancs qui ont organisé toute cette mafia dans le monde entier pour mettre les gens en esclavage, et à chaque fois faire des réformes. Si ce n'est pas le féodalisme, c'est l'esclavage, puis le colonialisme, la mondialisation…
On va rester à dénoncer ces choses tout le temps. Même si on ne vient pas le pointer directement, on fait en sorte que quand on chante, les enfants aient une certaine fierté. C'est plus important que tout, parce qu'on n'est pas venu pour combattre des individus, mais le mal en général, en Afrique et ailleurs.

Et en Guinée ?
Mon pays la Guinée est trop en arrière plan. Par rapport aux autres colonies françaises, on parle très peu de la Guinée, par rapport à la Côte d'Ivoire, au Sénégal, au Mali, au Bénin. Après que Sekou Touré a dit non à la France, et qu'on a demandé des livres, on en recevait très peu. Ca a joué sur l'éducation de beaucoup de générations en Guinée. Malgré cela les gens ont la volonté de s'exprimer… C'est un peuple qui est prêt, il faut juste le laver un peu, enseigner avec les mots, le son et le pouvoir et le mettre au-dessus de ses faiblesses. C'est comme si on était devenu fainéants. On a beaucoup travaillé pour les autres, maintenant il faut travailler pour nous-mêmes !

En Guinée, Lansana Conté est décédé en décembre 2008 après 25 ans de pouvoir.
La Guinée est un pays très spécial. Les chefs qui sont tombés là-bas étaient prévus dans le plan divin, ils sont choisis par Jah pour le pays. Sekou Touré n'a pas dit de lui-même non, c'est tout le peuple guinéen qui était avec lui, ils ont voté non. Il était le symbole, le réel représentant de son peuple, de sa dignité. Lansana Conté, aussi. C'est un militaire, il est arrivé quand il y avait beaucoup de problèmes dans la sous-région. Jah a fait que la Guinée s'est sortie de tout cela, lorsqu'elle a été victime des attaques rebelles. Même s'il y a eu un laisser-aller économique qui a provoqué un chaos…

Tu veux parler de la grève générale de 2007.
Oui, mais tu seras surpris d'apprendre que quand Lansana Conté est mort, le peuple est sorti dans la rue pour l'accompagner. Les Guinéens sont humbles et savent manifester leur mécontentement à leurs chefs, c'est un peuple rebelle. On a montré qu'on ne peut pas accepter les foutaises, même si derrière ces grèves il y avait aussi des personnes malintentionnées. Les gens voulaient que les conditions de vie changent, d'autres voulaient le départ du président, alors que des élections devaient se tenir en 2010.

On t'a vu sur scène dans une configuration acoustique, qui fonctionnait à merveille. Ca t'a donné des idées pour le studio ?
Pourquoi pas ? Parce que je veux faire toutes sortes de choses. On veut surprendre l'hUmanité pour montrer que le Verbe, le rythme, la vie, ça vient d'Afrique ! J'ai fait une expérience acoustique avec Tiken Jah Fakoly dans son studio, avec son guitariste. C'était vraiment bien, les gens ont bien aimé. Yes I, je pense que pourrais bien faire un Takana Zion inna de yard, yeah man, pourquoi pas ?

Tu deux projets avec Tiken Jah Fakoly qui sont restés dans les cartons. Vont-ils sortir un jour ?
Oui, s'il plaît à Jah. J'ai toujours de bons rapports avec Tiken Jah Fakoly. C'est mon aîné. Il ne faut pas oublier que c'est grâce à lui que je suis venu ici la première fois.

Tu parlais également d'une compilation d'artistes guinéens.
On n'a pas pu la réaliser parce qu'il y a eu beaucoup de mouvements. Moi-même j'ai sorti un album uniquement en Guinée, qui s'appelle "Black Mafia" et qui a bien marché, on a rempli le stade en septembre dernier. C'est bien que les Français soient au courant de ce que je fais en Afrique. On a un peu traîné mais je pense qu'on va pouvoir réaliser cette compilation parce qu'il y a beaucoup de talents en Guinée, beaucoup de potentiel. Comme la terre, les hommes sont riches là-bas.

 

PRESIDENTIELLE EN GUINEE : Que vaut la parole de Dadis ?

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Pressé par l’opposition et les partenaires techniques et financiers, Dadis Camara a donc fini par clarifier ses intentions : il ne sera pas candidat à la prochaine élection présidentielle de Guinée. Sans doute cette déclaration est-elle de nature à rassurer un pan de l’opinion. Mais le nouvel homme fort de Conakry tiendra-t-il parole ? La réalité du terrain et les pratiques en Afrique rendent sceptiques ; les acteurs politiques nous ayant habitués au non-respect de la parole donnée.

Que vaut un serment aujourd’hui sur le continent ? La plupart des dirigeants, civils ou officiers de l’armée, ont pris l’habitude de jurer devant le peuple, de se référer pour cela au Saint Coran, à la Sainte Bible sans pour autant s’exécuter le moment venu. Certes, aucun d’eux n’a jamais tenté de le faire ouvertement devant des fétiches, en s’engageant devant les ancêtres. Les suites auraient pu être différentes. Ces acteurs politiques ont aujourd’hui fini par convaincre l’opinion qu’ils sont incapables de tenir promesse. C’est pourtant le respect de la parole donnée qui a toujours fait la fierté et la grandeur des dirigeants de l’Afrique précoloniale. Dadis Camara lui, voudrait bien résister aux sirènes du pouvoir. Jusqu’à quand tiendra-t-il ? Dans cette option, l’accompagnement des forces vives apparaît indispensable pour éviter tout retournement de situation.

Les dirigeants africains ont, en effet, cessé de convaincre l’opinion de leur bonne foi. La plupart ne respectent jamais leurs engagements. Des précédents existent. La clarification était devenue nécessaire en raison même des hésitations qui ont marqué les premiers pas dans la gestion du pouvoir d’Etat. A l’avènement de la junte, son chef disait avoir besoin de deux ans pour nettoyer la case guinéenne avant tout retour à une vie constitutionnelle normale. Dadis Camara, d’abord désintéressé, avait fini par faire croire qu’il désirait se porter candidat à l’élection présidentielle qu’entend organiser le nouveau pouvoir. Cette précision est consécutive à différentes pressions. Il y a celle exercée à l’intérieur par la classe politique. Mais également, des pressions proviennent de l’extérieur : l’Union africaine (U.A.) et les bailleurs de fonds ne seront pas restés les bras croisés. Quelle peut être la portée d’une telle décision ? L’option de Dadis peut semer le doute, voire du trouble dans le pays.

Au plan politique, ce sera une chance nouvelle pour la démocratie qui n’a jamais été sérieusement respectée en Guinée-Conakry. En même temps, il y a comme péril en la demeure. Le risque est grand en effet, de voir revenir aux affaires les tenants des régimes précédents, et avec en prime les démons du passé. Nombre de ces acteurs politiques ont, par le passé, sevré le pays de ses ressources, favorisé la fuite des cerveaux et hypothéqué l’avenir d’une jeunesse qui a pourtant tant à offrir. Leur retour éventuel compromettrait dangereusement la lutte entamée pour accélérer l’émergence de la Guinée nouvelle. Qu’attendre donc des dirigeants de la junte ? De même qu’elles auront contraint Dadis au renoncement, des pressions internes et même externes peuvent également l’inciter à ne pas tenir parole et donc à chercher à conserver le pouvoir. L’expérience montre que dans les Républiques bananières, l’entourage du prince prend rapidement goût aux privilèges.

Il n’hésite point à s’accrocher au pouvoir désespérément quand sonne l’heure du départ. Pour parvenir à ses fins, il se fait échafauder hâtivement des textes juridiquement bien ficelés quoique laids d’un point de vue éthique. Bien vite, le maître des lieux devient prisonnier de la meute de courtisans qui lui confectionnent un corset dont il aura toujours du mal à se défaire. On agira alors au nom de la démocratie républicaine. Plutôt au nom des seuls intérêts des thuriféraires du régime. Dans l’impunité et, par la suite, dans l’indifférence de ceux qui redoutent le courroux du chef. Dadis devra donc ouvrir l’œil et le bon. Sans verser cependant dans la "complotite" comme certains de ses prédécesseurs. Enfin, il y a le scénario de ceux qui partent pour mieux rebondir. Il faut alors parier sur l’échec de ceux qu’on a aidés à conquérir le pouvoir. Or, la réalité de la Guinée d’aujourd’hui dépasse l’entendement. Pays immensément riche, il se classe parmi les derniers du continent du fait de la démission de générations successives de politiciens égoïstes et apatrides. C’est dire combien les attentes sont grandes.

Le chef de la junte et ses amis peuvent donc caresser le rêve secret de revenir un jour occuper le fauteuil du commandement. Comme certains de ses prédécesseurs dont John Jerry Rawlings du Ghana et Amadou Toumani Touré du Mali. Pourquoi donc le jeune chef de la junte guinéenne ne caresserait-il pas le rêve de revenir un jour, aidé de ses amis, pour poursuivre le nettoyage des écuries ? La pourriture a si envahi le pays que le travail qui reste à faire est immense. En cédant le pouvoir, Dadis et les siens n’auront-ils pas le sentiment d’avoir abandonné une oeuvre inachevée ? Après des décennies de retard, les Guinéens, dans leur grande majorité, hormis une partie de la classe politique, n’auraient peut-être trouvé aucun inconvénient à laisser la junte nettoyer les écuries afin d’éviter que les mêmes ne reviennent aux affaires.

Ce classique, on l’a toujours vécu d’un bout à l’autre du continent. Certes, il faut fermer la parenthèse de la transition. Mais la réalité du terrain montre que des préalables sont toujours indispensables. Des élections dans des délais aussi brefs, cela n’augure rien de bon pour le futur de la Guinée. En la matière, Dadis aura certainement joué sa partition. Mais quel type de régime les Guinéens feront-ils émerger des urnes dans les prochains mois ? Le successeur de Dadis Camara voudra-t-il ou pourra-t-il poursuivre l’œuvre gigantesque de réhabilitation ? De quelle manière ? Cette présidentielle qui est attendue, suscite donc bien des interrogations. Et le doute reste toujours permis quant aux engagements pris par Dadis Camara.

Aïcha vs Damath Konneh : Dangereux love story à Conakry...





Pourquoi l’ex-mari d’Aïcha Kéïta a-t-il été arrêté ? Que reproche-t-on à l’homme politique libérien pour l’interpeller en territoire guinéen ? Surtout après les bruits de coup d’Etat manqué et cette descente musclée de militaires chez dame Aïcha le 27 avril vers 23 heures ?

Selon les observateurs, c’est le love story libérien qui se dramatise à Conakry. Sékou Damath Konneh et son ex-épouse(sur la photo levant une chaîne) s’affrontent, dit-on, à travers des groupes militaires incontrôlés. Conséquence: les lieutenants Philippe Magassouba et Aboubacar Diakité dit Toumba, tous gardes de corps de Dadis, sont interpellés par les forces d’élite de la gendarmerie nationale.

Le LURD de Damath Konneh, est une formation rebelle libérienne qui s’était illustrée dans les combats acharnés contre le régime de Charles Taylor avec le soutien de Conakry, dit-on. Des sources bien informées indiquent qu’il serait détenu au camp Alpha Yaya Diallo depuis le 28 avril. Cette interpellation pourrait surprendre par la qualité même du personnage qui reste, après tout, un leader politique d’un pays voisin. A moins qu’un cas avéré de menace contre le système politique guinéen ne soit pris en compte. L’on peut également noter la proximité des faits entre l’agression dont a été victime son ex-épouse par un groupe de militaires guinéens et son arrestation survenue quelques heures seulement après cet événement.

L’arrivée au domicile d’Aïcha Kéïta du capitaine Dadis Camara et de son Ministre de la défense, le général Sékouba Konaté, le 28 avril vers 14heures, pour essuyer les larmes de la victime a été un signal fort. Aussitôt après, les opérations d’interpellation et d’arrestation des auteurs et de leurs complices ont été déclenchées. Parmi les personnes interpellées sur cette affaire, on cite en plus des militaires, Sékou Damath Konneh qui serait de connivence avec les assaillants. Là-dessus, une certaine opinion évoque la possible préparation d’un coup pour renverser le régime du jeune capitaine avec l’appui de Dame Aïcha et son ex-mari. Ce serait l’un des motifs invoqués par les agresseurs pour justifier leur action. Mais tout cela reste à prouver. Comme il en est de l’arrestation des capitaines Sââ Alphonse Touré et Abdoulaye Kéïta et, entre les 28 avril et le 2 mai, des lieutenants Philippe Magassouba et Aboubacar Diakité dit Toumba.

Plusieurs questions restent pour le moment sans réponse. Notamment celles de savoir qui tire réellement les ficelles de cette rocambolesque affaire. Quand on sait que les jeunes militaires en détention ne peuvent agir sans ordre. Autrement dit, qui visait-on à travers Aïcha Damath?

Diallo Alpha
Source: Le Populaire, partenaire d'Africaguinee.com

Guinée : la junte militaire ne se présentera pas aux élections

Le capitaine Moussa Dadis Camara, le chef de la junte au pouvoir en Guinée a indiqué dimanche qu’aucun membre du Conseil national pour la défense de la démocratie (CNDD) ne se présentera aux élections générales prévues pour la fin de l’année, rapporte Lejourguinée.com. Le capitaine Dadis Camara avait menacé, le 15 avril, d’abandonner sa tenue militaire pour se présenter à la présidentielle. C’est la première fois que le leader du CNDD affirme explicitement qu’il renonce à se présenter à la magistrature suprême. (Lundi 11 Mai - 12:41)

Revue de presse de la semaine du 4 au 10 mai 2009

Tentative de coup d’état, 3è session du Groupe international de Contact sur la Guinée, deux ministres à la barre…les sujets n’ont pas manqué la semaine dernière pour nos confrères de la presse écrite. Chacun s’est évertué à traiter ces sujets selon sa perception. Voici le condensé. Bonne lecture

 

Le Populaire titre à la Une : « Dangereux love story ». Pour le canard le « love story » libérien tourne au vinaigre. Sékou Damath Konneh et son épouse s'affrontent à Conakry à travers de groupes de militaires dits incontrôlés. Pour conséquence écrit le journal, Dadis restitue les 3 voitures enlevées à Aicha et fait arrêter son époux.

Des agissements inquiétants après le coup d'Etat manqué note par ailleurs l’hebdomadaire qui reste toujours dans les casernes et révèle que l’on tend vers l'audition des généraux à la retraite.

 

Le Lynx, dans sa dernière édition joue aux onomatopées. En titrant « Du tic au tank ! », notre confrère écrit que « El Dadis et le CNDD font jurer aux bidasses sur le coran et la bible. Ce, après les rumeurs de coup d'Etat ». Selon le journal, ce geste fait couler encre et salive. Et le Lynx de poursuivre « quand les uns lient ces prestations de serment à la rumeur du coup d'éclat, d'autres estiment que c'est les larmes de crocodile de l'armée guinée-haine ». Parlant de transition, le confrère martèle que la semaine dernière, El Dadis a griffé l'ordonnance du CNT. « Reste à l'officialiser et à trouver les personnes qui doivent l'animer » conclut-il.

 

Selon le journal des activités économiques, Eco-Vision, « Dadis répare les erreurs du régime Conté » pour parler des avancées actuelles de la coopération Guinée- Libye. L’hebdomadaire mentionne dans ses colonnes que la délégation du CNDD qui a séjourné en Libye a présenté aux autorités libyennes des projets. Pour lui, «  la plupart des projets seraient aujourd'hui réalisé si les libyens n'avaient pas été empêchés sous le régime Conté ». Eco-Vision espère que la concrétisation de ces projets ne va souffrir d'aucune entorse.

L’Observateur rapporte que deux ministres comparaissent pour affaire de faux médicaments. « Les deux anciens ministres de la Santé du régime défunt, Amara Cissé et Hadja Maïmouna Bah sont accusés d'avoir délivré des permis d'exploitation à des entreprises clandestines, pour fabriquer de faux produits pharmaceutiques en toute impunité », croit savoir le journal. « Nombreux sont les Guinéens qui souhaitent que la vérité jaillisse dans cette affaire et que les coupables soient punis à la hauteur de leurs crimes, conformément à la loi », conclut-il

Dans un autre encadré, le même journal L'Observateur s'interroge : « A quoi sert le premier ministre Kabinet Komara dans le contexte de la transition en Guinée ? ».

 

La Lance s'intéresse au dernier passage du Groupe International de Contact en Guinée. L’hebdomadaire titre à sa Une « Le Groupe de Contact exige le respect par le CNDD de ses engagements. Notamment le respect du chronogramme de la transition tel établi ». Cette nouvelle rencontre, estime La Lance, permettra non seulement de passer en revue les étapes accomplies dans la mise en oeuvre du processus de la transition, mais aussi à dégager les dispositions à prendre en vue de restaurer l'ordre constitutionnel en Guinée dans le délais convenus ».parlant du rappel de 30 ambassadeurs par décret présidentiel, notre confrère soutient que la plupart de ces diplomates avaient fini par pousser racines dans leur pays de fonction. « Reste plus qu’à souhaiter que les prochains promus soient des diplomates de carrière. L’Image de la Guinée en gagnerait », conseille-t-il.

 

L'Indépendant dans sa dernière édition titre que Dadis se montre rassurant face à la fermeté du Groupe de Contact International sur la Guinée. Le journal écrit que le chef de la junte a réitéré son engagement à ne pas se présenter à l'élection présidentielle qui va sanctionner la fin de la période de transition en décembre 2009. Parlant aussi de politique, L’indépendant s'inquiète et tente d’élucider ce qu'il appelle «les raisons d'un désamour », entre les deux formations politiques à savoir le RPG et le PEDN. Pour notre confrère certains partis politiques, pour avoir en commun des fiefs supposés, se regardent de plus en plus en chien de faïence. « C'est le cas du Rassemblement du Peuple de Guinée et du Parti de l'Espoir pour le Développement National », constate t-il.

 

Le Baobab s'évertue à adresser un mémorandum au Président de la république. Il titre à cet effet, « Un Chef doit avoir le dos large et de poursuivre ». Il s’exclame : si le coup d’état est un faux montage, vous devez faire beaucoup attention ! », s’adressant au chef de la junte. Plus loin, Le Baobab indique quelques causes du dysfonctionnement de l'appareil étatique sous l'ère Dadis. « L'administration ne bouge pas, tout simplement parce que nos ministres refusent de restructurer leurs Départements. Les mêmes cadres du Général Conté sont toujours présents. Par contre, si certains de vos compagnons d'arme voulaient effectivement vous trahir, ils doivent être châtiés. En politique, pas de sentiment. A plus forte raison dans l'armée, vous savez ce que vaut un tel comportement », conseille le journal.

 

Economie : Les différents contrats du Port en Etude

 

 

La commission consultation et recherche des conventions et contrats sur les dossiers de la concession du terminal à conteneurs, du contrat Veritas et du contrat du scanneur poursuit ces enquêtes à Conakry. Présidée par Mamadou Siradiou DIALLO, cette commission a été mise en place suite aux mouvements de protestation qu’a connue le port autonome de Conakry par le Conseil National pour la Démocratie et le Développement.

Engager des investigations pour permettre au CNDD d’apprécier les contours de la concession du terminal à conteneurs du contrat Veritas et du contrat du scanneur. Telles sont les objectifs assignés à cette commission.
La commission appelée commission de la consultation et recherche des conventions et contrats est composée de juristes, d’avocats, d’inspecteur des douanes et d’opérateurs économiques. Présidée par Mamadou Siradiou Diallo, cette commission a la tache de statuer sur les conditions d’adjudication de la concession du terminal à conteneurs, de la société Veritas et du scanneur par la société Intertek.
La rencontre du lundi, première du genre a permis la mise en place de trois sous commissions .L objectif est de faire en sorte que les différents contrats signes soient bénéfiques pour les investisseurs et l’Etat guinéen. Il s’agit également de faire en sorte que le port autonome de Conakry offre des conditions favorables à l’importation et à l’exportation.

Politique: Bientôt la foire des partis politiques !





Le paysage politique guinéen connaît une profonde mutation ces derniers temps. Notamment depuis l’avènement du CNDD au pouvoir et la levée de la suspension des activités politiques et syndicales par la junte militaire. Aux côtés des traditionnels leaders politiques tels Alpha Condé (RPG), Jean Marie Doré (UPG), Sidya Touré (UFR), Bah Ousmane (UFR), Bah Mamadou Baadicko (UFD) et récemment Cellou Dalein Diallo (UFDG), on assiste l’arrivée de nouvelles figures. Et non des moindres !

La semaine qui vient de s’achever a connu le baptême politique de deux nouveaux leaders. D’abord, l’ancien premier ministre, François Fall dont le parti, FUDEC (Front Uni pour la Démocratie et le Changement) a inauguré son siège à Ratoma, non loin de l’hôtel Mariador. Puis, Alpha Ibrahima Kéïra qui a lancé les activités du PR, Parti républicain.

Avant eux, trois autres leaders ont entrepris une tournée à travers le pays et à l’extérieur. Il s’agit d’Ibrahima Abe Sylla, président du parti NGR (Nouvelle Génération pour la République ). Ce Guinéen, ingénieur électricien de son état, après un long séjour aux Etats-Unis où il prospérait dans les affaires, a regagné le bercail pour conquérir le pouvoir par la voie des urnes.

Le second, c’est Lansana Kouyaté, un autre ancien Premier ministre de Lansana Conté. Il ambitionne faire de même en s’engageant à mettre dans la balance sa popularité acquise durant ses 15 mois passés à la Primature pour arriver à la présidence de la république sous la bannière du PEDN (Parti de l’espoir pour le développement national).

Enfin, il y a le richissime homme d’affaires Mamadou Sylla, qui troque son boubou d’opérateur économique pour celui de l’homme politique. Son parti UDG (Union pour le développement de la Guinée ) est entrain de s’implanter à travers le pays, notamment dans la zone côtière. D’autres leaders sont entrain d’affûter leurs armes. C’est le cas de Mamadi Diawara, un transfuge du PUP qui vient de lancer le PTS (Le Parti du travail et de la solidarité).

En plus, d’anciens partis comme le parti Djama de Mansour Kaba, l’Arena de Sékou Kouréïssy Condé, marquent leur réveil. Pour le bonheur de la pluralité politique bien sûr. Mais, avec cette myriade de partis politiques (on compte près de 70 agréés) on risque d’assister à une simple foire.

POLITIQUE: Sauvons la Guinée !

Aujourd’hui en Guinée, s’il y a une activité qui marche a merveille, c’est bien la création de partis politiques. Ils sont très nombreux venu de partout pour intégrer un parti politique ou en crée un pour la conquête du pouvoir suprême.

Pour une population de prés de 10 millions habitants, nous comptons au jour d’aujourd’hui plus de soixante parties politiques. Mathématiquement parlant nous nous retrouvons à la moyenne de prés de 150 milles militants par parti politique.

Raison pour la quelle, les Guinéens doivent  bien être informé avant de choisir. Soyez prudent mon peuple. Si aujourd’hui, ont organisait une élection présidentielle en Guinée, logiquement, nous pouvons nous retrouver avec prés de soixante candidats. Alors la question sera, qui élire pour une Guinée meilleure?

Vive la Démocratie!

Il suffit aujourd’hui de distribuer quelque billet de Franc  Guinéen aux jeunes de Conakry pour avoir un bain de foule et se croit  être l’homme providentiel, remplaçant de notre Dadis National.

Tous les guinéens se croit présidentiable quelque soit le niveau d’instruction, l’expérience politique ou la moralité.

Mais il est temps de bien attirer l’attention du peuple sur les potentiels candidats appelé leaders politiques de notre démocratie surveillée.

Peuple de Guinée, après plus de cinquante d’années d’Indépendance, nous sommes un peuple responsable auprès de notre Dadis national pour que cette transition soit la dernière et l’unique occasion pour que la démocratie devient une réalité en Guinée.

Comme le 2 Octobre 1958, le 3 avril 1984 et même 23 Décembre 2008; le peuple de Guinée saura faire sa démocratie a la surprise de la communauté internationale et des politiques avides de pouvoir.

Permettez-moi de faire une classification de nos leaders politiques et de tous les leaders politique de notre démocratie surveillée.

1.    Il Y a le Groupe des opposants permanents: ce sont  les héros pour la  génération des Dadis. Pendant plus de 24 ans ils ont tous donné  pour le triomphe de la démocratie en Guinée. C’est grâce à eux que nous nous exprimons aujourd’hui sans être inquiété, nous nous réunissons sans être dispersé malgré la présence des macoutes.

Par leur ténacité, ils se sont inscrit dans l’annale de histoire de la démocratie en Guinée.

 

Ils s’appellent, Jean Marie Dore,  Alpha Conde, Mamadou Bah   feu Siradjo Diallo et autres.

Leur faiblesse se résume dans le fait de leur âge. Ils ne peuvent plus être président de cette génération de NTC dans un pays ou espérance de vie est de prés de 40 ans.

Qu’ils n’acceptent pas d’écrire la constitution Guinéenne juste pour leur permettre de briquer un mandat présidentiel.

A 70 ans ou plus, en Guinée ont ne peux pas être un home actif capable de composer avec la nouvelle génération ;  Surtout la génération de notre Dadis National.

Qu’ils rajeunissent leur parti pour la conquête du pouvoir si non ils doivent se contenter du titre très convoité  d’héros de la république.

2.    Les  hommes Politiques obliges: Se sont ceux qui, pour éviter notre  Dadis National,  ont crée un parti politique pour devenir un leader d’opinion aussi vite que possible. Ceux ci doivent bien se préparer pour s’expliquer sur l’origine de leur fortune et leur rôle pendant le règne du General Conte.

Créer un parti politique ne sera jamais la solution pour échapper à la Justice dans une Guinée dirigée  par notre Dadis National. Qui pouvait imaginer un Mamadou Sylla, un Dalein Diallo et autres devenir Leaders Politique après le régime du General Conte?

S’ils veulent être un bon leader politique, qu’il nous explique l’origine des fortunes leur permettant d’acheter  les partis politique en vente.

Que Mamadou Sylla  Mr Dalein Diallo nous explique le scande de la disparation de notre Air Guinée. Le non payement de taxes et frais de douane pendant prés de dix ans de gestion.

Que Sylla nous explique l’origine des fonds lui permettant d’avoir des représentations a New York, a Paris , Bruxelles, a Banjul a Dakar etc.….

Qu’ils sachent qu’eux et leurs complices sont attendus dans Dadis Show des mois à venir.

3.    Les anciens servants du General Lansana Conte:

Ceux ci sont nombreux et différents des uns des autres:

Il y a la catégorie de ceux qui ont voulu servir le pays, mais par leur patriotisme et leur sens de devoir  ils ont été empêché et même jeter comme un vulgaire moutons.

En si peu de temps, ils ont fait preuve de compétence et donner de l’espoir aux guinéens. Par leurs actions les guinéens ont compris qu’une autre guinée est possible.

En devenant Leaders politiques, les Mr Sidya  Toure, Mr Lansana Kouyate, Mr Lonseny Francois Fall et autres peuvent compter sur le soutien du peuple qu’ils ont servi sans réserve. Sans être considérer comme des gagnant d’avance, nous leur reconnaissons leur compétences et surtout leur maitrise des dossiers sensible d’une Guinée qui se cherche.

Il ya le groupe de ceux qui ont mis la guinée a Terre.

Pendant leur passage dans les différents gouvernements de l’ancien régime, ils se sont servis du peuple pour faire régner la terreur.

Pendant longtemps et même pour toujours, la Guinée se souviendra d’un certain Goureisy Conde et de sa police anti-démocratique.

Qui n’a pas vu Goureisy Conde détruire les fondements de la démocratie en Guinée en luttant contre la presse, en interdisant le mouvement des parties politiques?

Lui confier une responsabilité aujourd’hui, croyez-moi qu’il construira un autre Camp Boiro. ’Je veux qu’on tourne la page des frustrations vécues lors des deux précédentes républiques. Mon message est donc celui du pardon et l’entente ‘Disait  tout récemment

Goureisy Conde.

Mr Conde , nous voudrions que vous soyez tranquille comme beaucoup d’autres. Nous vous pardonnons et à travers vous, nous pardonnons à beaucoup d’autres. C’est pourquoi vous vous exprimez sous Notre Dadis National sans être inquiéter, mais nous n’oublierons pas et par conséquent, nous vous  demandons de vous racheter en devenant enseignant dans nos écoles qui sont en manque cruel d’enseignants.

Nous voudrions voir d’autres Guinéens au service de la nation.

Comme Mr Goureisy Conde, il ya beaucoup de nostalgiques de ces moments douloureux de notre histoire qui sont capable d’apparaitre sous une autre forme juste pour nous tromper.

Surveillons-les pour donner un sens historique aux actions de notre Dadis National.

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4.    Les nouveaux venus:

Ce sont les plus inconnus du combat politique d’aujourd’hui:

Ils sont inconnus en Guinée et mieux, Eux même ne connaissent pas bien la Guinée.

Comme avant il sera impossible pour eux de conquérir le pouvoir dans un pays dont ils ne maitrisent pas les problèmes. Malgré leurs expériences de vie en occident ils seront obligés de vivres en guinée pour au minimum cinq ans avant d’être candidat à un poste électif. ‘’Prouvez  nous votre amour pour la république, nous vous prouverons notre confiance.” Tel doit être notre slogan du moment.

Expérimenter vos expériences acquises en occident sur le terrain en Guinée avant de prétendre nous diriger.

La guinée n’est ni les USA, ni la France et c…. La Guinée est un pays sous développé qui a besoin d’eau, d’électricité, hôpitaux, d’école et même de nourritures.

Il est inutile  de nous faire gloire que la Guinée pourra être comme ces pays en un ou deux ans.

Prouver à travers votre programme politique  que la Guinée est développable avant de demander notre vote.

Lançons un appel pressant à la génération de notre Dadis national:

Si nous ne voulons pas voir les militaires rester longtemps au pouvoir, alors nous jeunes de Guinée nous devons prouver que nous ne nous laisserons pas  être manipulé par des leaders inconséquents. Nous devons prouver notre maturité et notre sens de responsabilité. Nous devrons prouver aux anciens que nous sommes  capables de faire mieux qu’eux car nous maitrisons notre temps mieux qu’eux.

Nous devons leurs prouver que nous maitrisons la complexité de notre monde actuel, et par conséquent nous ne pouvons pas voir un Mamadou Sylla prétendre être président de notre Guinée complexe.

Nous devrions leurs prouver que notre choix ne sera pas base sur l’ethnie, ni la région, ni moins la religion. Nous serons derrière le leader qui par ses actions et sa moralité prouvera qu’il sera capable de nous mettre au travail pour qu’ensemble nous construisons notre guinée commune.

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