18.05.2009

GUINEE HAUTE POLITIUE CNDD DE DADIS

bdoulaye Condé dépêché par Dadis Camara à Paris pour assister à une série de conférences sur la transition guinéenne

M. Abdoulaye Condé, conseiller chargé de la Communication du président de la République de Guinée séjourne actuellement à Paris sur instructions du Président Moussa Dadis Camara pour assister à une séries de conférences sur la transition .Nous vous livrons ici la première partie du compte rendu de ces conclaves des guinéens .


Abdoulaye CONDE

Le Club NIMBA CAP21 et l’Association des étudiants de Sciences-Po Pour l’Afrique (ASPA) ont organisé, jeudi 14 mai, une conférence-débats portant sur la situation politique actuelle de la Guinée. La conférence intitulée «Quelles priorités pour assurer une transition débouchant sur une véritable démocratie en Guinée?» s’est déroulée dans les locaux de Sciences Po Paris, 27 rue Saint-Guillaume 75337 de 19 heures à 22 heures.

L’objectif principal de cette grande manifestation intellectuelle, co-initiée et co-organisée par NIMBA CAP 21 et l’ASPA, est d’aider, à travers différentes contributions à faire avancer les idées, à améliorer la visibilité des parties prenantes quant aux priorités à retenir en vue d’une transition réussie pour une meilleure maîtrise des contingences post-transitoires
Animée par M. Issa Ben Yacine DIALLO, ancien secrétaire général adjoint de l’ONU, M. Hugo SADA, délégué à la paix, à la démocratie et aux droits de l’homme de la Francophonie et membre du Groupe International de Contact sur la Guinée, M. Jean Hervé JEZEQUEL, professeur, historien, membre associé du centre d’Etudes Africaines à l’Ecole des Hautes études en Sciences sociales (HESS), cette conférence a enregistré la participation de M. Abdoulaye Condé, conseiller chargé de la Communication du président de la République de Guinée dépêché spécialement par le président Moussa Dadis Camara. Un parterre d’intellectuels, analystes et politologues de Paris, dont madame Dominique Bangoura, M. Jacques Kourouma, M. Aboubacar Fofana, M. Makanera et venus de la Guinée comme Kiridi Bangoura, ancien ministre de l’Intérieur ont également fait des communications permettant une bonne compréhension par l’assistance de l’évolution et de l’état actuel de la situation guinéenne.

Le PDG de TANE, M. Diouldé Diallo était de la partie.
Pour les organisateurs de la conférence, le capitaine Dadis et le Conseil National pour la Démocratie et le Développement (CNDD) qui ont pris le pouvoir, après le décès du président Lansana Conté, le 23 décembre 2008, annoncé la dissolution des institutions républicaines et mis en place un gouvernement de transition dirigé par un Premier Ministre civil, ont déjà exprimé leur volonté d’organiser des élections libres et transparentes au bout de cette transition. Les espoirs restent donc énormes et les attentes indicibles quant à la réussite du processus transitionnel en cours pour un véritable changement vers le progrès. Le premier conférencier, M. Issa Ben Yacine Diallo a conseillé de cesser les préjugés, les procès d’intention sur le CNDD, mais plutôt de coopérer et d’aider le président Moussa Dadis Camara a réussir ses actions entreprises en faveur des populations et ses engagements volontairement pris.

Pour l’ancien secrétaire général adjoint de l’ONU, le changement le plus important à opérer est d’abord celui des comportements qui, dit-il, assurera le vrai changement. Pour M. Ben Yacine et pour de nombreux intervenants, imposer un chronogramme n’est pas la meilleure façon de contribuer à la réussite de la transition. Pour ne pas laisser s’installer en Guinée le risque d’un cycle infernal de coups d’états, beaucoup d’intervenants ont insisté sur la nécessité d’aider le CNDD à reformer et à restructurer l’armée guinéenne.

L’autre conférencier, Hugo SADA de la Francophonie et membre du Groupe International de Contact sur la Guinée, le fort rejet de l’ancien régime par les guinéens, l’adhésion populaire, le soutien des forces vives, donnent au coup d’état du 23 décembre une exceptionnalité que son organisation intègre dans ses analyses..

Comme l’a expliqué le conseiller du président, les participants ont reconnu que le capitaine Moussa Dadis est de bonne foi, qu’il faut lui faire confiance, le soutenir moralement et financièrement à réaliser les paris de développement et de démocratie qu’il a fixés au CNDD et à son gouvernement. Pour M. Abdoulaye Condé, on ne prend pas le pouvoir pour le simple plaisir de le prendre uniquement, et le président Dadis, dit-il, observateur de la dégradation de l’Etat guinéen ces dernières années, veut remettre la Guinée sur les rails. Il mérite compréhension et soutien de la communauté internationale. Dans l’intérêt de leur pays, les guinéens de France devraient véhiculer et défendre cette option. Face à des multitudes de questions sur la création du CNT, la lutte contre le trafic de drogue, les détournements des deniers publics, la moralisation de la vie publique, les priorités actuelles du gouvernement, le conseiller du président Dadis a donné des informations sur les actions qui se mènent actuellement sur le terrain. En définitive, et dans un document qui devrait être remis aux acteurs guinéens, les participants ont plaidé pour une transition maitrisée et non brusquée.

Une seconde conférence, organisée par l’Observatoire de l’Afrique, sur la Guinée au CERI, 56 rue Jacob dans le 6e arrondissement de Paris s’est tenue le vendredi 15 mai 2008. Elle avait pour thème : ‘’Guinée Conakry après la junte : Les élections feront-elles la différence ?’’. M. Richard Marchal, chargé de recherche au centre d’études et de recherche international (CERI) en était le principal animateur. MM. Mike McGovern, professeur à l’université de Yale, madame Odile Goerg, professeur à l’université Paris-Diderot-Paris 7/SEDET et André Lewin, ancien ambassadeur de France en Guinée ont animé le débat. A la tribune de cette rencontre, M. André Lewin, a posé la question fondamentale que tout le monde attendait à savoir : Les pressions du groupe de contact international sont-elles raisonnables ?

Présent à la conférence, le conseiller du chef de l’Etat guinéen est intervenu pour expliquer la bonne foi de son président et affirmé que le salut de la démocratie passe par la réussite du CNDD qui a entrepris de gros chantiers de reformes en Guinée. Pour M. Abdoulaye Condé, la priorité de la communauté internationale devrait être orientée vers le soutien et l’irréversibilité de ces chantiers. Après de vives discussions, les intellectuels africains et français ont compris la nécessité de conduire une transition maitrisée et apaisée en Guinée, en soutenant le CNDD dans ses reformes même s’il faut rester prudent.

Le doyen Naby Youla a particulièrement insisté sur le fait qu’il ne faudrait pas rater l’opportunité Dadis qui s’offre à la Guinée, pays des rendez-vous manqués. L’ancien ministre de l’administration du territoire, M. Kiridi Bangoura a éclairé l’assistance sur les gros enjeux de l’armée guinéenne. Pour le ministre Bangoura, cette situation de reforme de l’armée guinéenne qui s’est battue sur de nombreux fronts africains est un préalable à toute démocratisation stable et certaine de la Guinée.

Enfin, le samedi 16 mai, au Musée du Quai Branly, de nombreux anciens ambassadeurs français en Guinée et des intellectuels de tout bord ont écouté les mémoires du doyen Naby Youla. Interrogé par M. André Lewin, premier ambassadeur français en Guinée après la normalisation de 1975, le doyen Naby Youla, malgré le poids de l’âge à 95 ans révolus, a évoqué ses amitiés et difficiles relations avec le président Sékou Touré, ses rencontres avec le général De gaulle, l’évolution des rapports franco-guinéens, son exil zaïrois, sa collaboration avec le président Lansana Conté etc. En débouchant sur la situation actuelle avec la prise du pouvoir par le CNDD, le doyen Naby Youla a dit ne pas connaître l’actuel président avec lequel, dit-il, il n’a ni échangé ni eu d’entrevue. Il insiste cependant sur le fait que la communauté internationale et surtout la France devrait aider le président Dadis. Pour le doyen, la sincérité et le patriotisme du président du CNDD sont évidents et il faut l’aider à satisfaire les besoins élémentaires des populations et à restaurer une armée républicaine en Guinée. Le doyen Naby Youla livrera ce message au président de l’OIF, M. Abdou Diouf et à de nombreuses personnalités françaises qui doivent le recevoir cette semaine.

Pénuries en Guinée : le pouvoir en quête de solutions
La fourniture en eau, électricité, farine et riz reste problématique


Le chef de l’Etat, Moussa Dadis Camara, a rencontré vendredi soir, au palais du peuple, à Conakry, les importateurs de riz, de farine, et les cadres en charge de la gestion de l’eau et de l’électricité. Il a confirmé que les d’audits se poursuivraient afin de faire la lumière sur l’utilisation des deniers de l’Etat.

D’entrée de jeu, le chef de l’Etat, Moussa Dadis Camara, s’est attaqué à la question du riz, aliment de base des Guinéens. Dans un langage conciliant, il a invité les importateurs de riz à baisser le prix du sac de 50 kg à 122 000 francs guinéens, comme convenu il y a quelques jours lors d’une rencontre au Camp Alpha Yaya Diallo. Il devrait en être de même pour la farine. Le capitaine Dadis Camara a promis de protéger le Grand Moulin de Guinée contre la concurrence déloyale. En contrepartie, cette entreprise devra à son tour produire gros et vendre le pain à prix abordable. Seulement, au cours de cette rencontre, ces importateurs n’ont fait aucune communication. On ne sait donc pas si les voeux du chef de l’Etat seront réalisés. Pour le moment, le sac de riz se négocie à 140 000 francs guinéens sur le terrain.

Concernant l’eau, le capitaine entend, sans délai, descendre sur le terrain pour creuser des forages. il ira avec tous ses ministres à travers les cinq communes afin d’atténuer le calvaire des populations durement éprouvées par la crise du précieux liquide. Il s’offusque de voir, de nuit comme de jour, femmes et enfants les bidons en bandoulière en quête d’eau. Pour le cas de l’électricité, Moussa Dadis Camara a annoncé qu’une partie des montants recouvrés dans le cadre des audits va être investie dans l’électricité en vue d’améliorer la desserte Car, « il faut, a-t-il précisé, compter sur nos ressources propres ».

Poursuite active des audits

Cependant, le capitaine compte aussi sur les fonds que le Premier ministre Komara et sa suite pourraient ramener de leur mission à Dakar, où ils sont en discussion avec des partenaires financiers. Qu’à cela ne tienne, certaines dispositions ont été annoncées par le ministre en charge de l’énergie. Si l’on en croit le ministre Thiam, les jours et semaines qui suivent, il y aura une amélioration à ce niveau. Et le capitaine de reprendre la parole en disant que la Guinéenne d’électricité (EDG) doit être auditée pour, sans nul doute, voir plus clair dans le crédit revolving, et faire le point sur l’ère de Kouyaté à la primature. Car, a-t-il poursuivi, chaque mois l’Etat donnait 7 milliards pour honorer ses factures. Où est passé tout cet argent ? S’est interrogé Moussa Dadis Camara qui, reconnaissant une part de responsabilité à l’Etat, a accusé EDG de mauvaise gestion. C’est pourquoi il envisage de mettre en place un Conseil d’administration indépendant d’EDG afin de gérer d’éventuelles subventions de l’Etat et de partenaires au développement. Des décisions auxquelles il faut ajouter l’imminente restructuration d’EDG et de la SEG.

Sur instruction du président des audits, le général Sékouba Konaté, ministre de la Défense, l’agent judiciaire de l’Etat, maître Mathos, a rendu publics les premiers résultats. A la date du 15 mai, ce sont près de 175 milliards de francs guinéens qui ont été recouvrés. Et maître Mathos a précisé que les audits continuaient de plus belle. Les comptes de la banque centrale, les frais d’évacuation sanitaire des hauts cadres de l’Etat, le port autonome de Conakry, seront tous audités. Tous les contrats avec des particuliers relatifs aux fournitures des véhicules et autres engins, EDG, SEG ... le seront également.

GUINEE : Le prix du sac de riz revu à la baisse

Face à la montée vertigineuse du prix des denrées de première nécessité, le CNDD et le gouvernement ont décidé de baisser le prix du sac de riz de 50 kg à 122 milles fg à Conakry.Ceci pour alléger le pouvoir d’achat du consommateur Guinéen. riz revu à la baisse

Le CNDD et le gouvernement guinéen soucieux de conforter le pouvoir d’achat des citoyens, ont décidé d’exonérer le riz importé au prorata de la consommation nationale estimée à 30000 Tonnes Métriques par mois.

En conséquence, et en accord avec les importateurs, le prix au consommateur final du sac de riz de 50kg, titrant 25% de brisures, est fixé à 122000Fg pour la zone spéciale de Conakry.

Un prix qui sera majoré des frais officiels de transport pour les différentes préfectures de l’intérieur.

En ce qui concerne la farine de blé importée, le capitaine DADIS demande aux importateurs de s’abstenir de toute augmentation du prix de sac pouvant entraîner celle du prix de pain sur le marché.

A cet effet, des instructions sont données au Ministère des Finances pour revoir la taxation à la baisse.

Guinée: Plus de 150 milliards de Francs Guinées recouvrés par le Comité d'audits !

Le Comité d'audits, présidé par le ministre de la défense, Général Sékouba Konaté " El Tigre", a pu, dans quatre mois d'exercices, recouvrer une somme de plus de cent cinquante milliards de francs Guinéens " 150.000.000.000 GNF" soit plus de 25 millions d'Euros dans les mains des créanciers de l'Etat, a indiqué Me Mathos, ce vendredi 15 mai 2009, lors d'une rencontre entre le chef de l'Etat et les commerçants, les travailleurs de l'EDG, Seg, les journalistes, au Palais du Peuple.

Général Sékouba Konaté " El Tigre"

Sékouba Konaté

Histoire de passer au peigne fin le problème de courant et eau dans notre pays, surtout dans les 5 communes de la capitale, Conakry. Cette somme, domiciliée à la Banque Centrale de la République de Guinée " BCRG", sera investie dans les secteurs de l'électricité et eau, selon le chef de l'Etat, capitaine Moussa Dadis Camara. Toute chose qui permettra à coup sûr d'améliorer la fourniture de courant électrique et de pallier à cette desserte en eau que connaissent les populations de Conakry, depuis belle lurette.

Dans le même ordre d'idées, capitaine Moussa Dadis, a indiqué qu'à partir de la semaine prochaine, tout le monde sera sur le terrain pour trouver une solution à ce problème d'eau et courant dans notre capitale.

Le cndd compte réaliser des forages dans les 5 communes de Conakry pour donner de l'eau aux paisibles citoyens de la capitale et pour y atteindre, capitaine Dadis entend déployer tout le monde sur le terrain, à savoir les ministres et les cadres de l'administration, seuls les secratires généraux sont épargnés dans ce déploiement, selon le président du Cndd qui a donné un montant de 5 millions de dollars à l'EDG pour faire face à ces coupures intempestives de courant dans notre pays.

L es services techniques du ministère du commerce, ce l’industrie et des PME, et ceux du ministère à la présidence chargé des finances doivent formaliser dans les plus bref délais, les modalités d’application de ces différentes instructions.

DROITS DE L’HOMME EN GUINÉE : L’Ordre des avocats dénonce de "graves violations"

Conakry - L’Ordre des avocats guinéens a demandé, hier à Conakry, que les militaires cessent de s’immiscer dans les affaires relevant de la justice et dénoncé de "graves violations des droits de l’Homme" depuis la prise du pouvoir par l’armée le 23 décembre.

Le barreau, qui compte 160 avocats, a remis une déclaration à la presse, à l’issue d’une assemblée extraordinaire.

Ils y affirment que l’installation au pouvoir du Conseil national pour la démocratie et le développement (Cndd, junte) avait "suscité un immense espoir dans les cœurs de l’écrasante majorité de la population excédée par les abus du système Conté". Mais "quatre mois après, force est de constater que la situation des droits de l’Homme s’est nettement détériorée", juge le barreau.

La prise du pouvoir par le Cndd "semble laisser croire à chaque militaire ou paramilitaire qu’il exerce une portion de ce pouvoir, là où il se trouve (...). Des citoyens et même des avocats sont régulièrement convoqués au camp militaire Alpha Yaya Diallo" (siège de la junte), déplorent les avocats.

Ils y "comparaissent soit devant le secrétariat d’Etat chargé des conflits, soit devant le président de la République (le capitaine Moussa Dadis Camara, ndlr) en personne pour débattre des procédures judiciaires à caractère civil, commercial, pénal ou social (...)", selon le barreau.

"Il résulte de ces pseudo-procès, retransmis sous forme de shows télévisés, des décisions qui n’offrent aucune possibilité de recours dans le contexte actuel mais qui pourrait être remise en cause après le Cndd", relève-t-il. L’Ordre des avocats demande à la junte de faire cesser les "immixtions dans le fonctionnement de l’appareil judiciaire", ainsi que "les intimidations, menaces, exactions et arrestations arbitraires".

Il souligne "l’impérieuse nécessité de supprimer le secrétariat d’Etat chargé des conflits, le bureau des investigations judiciaires créé au sein du ministère chargé de la sécurité présidentielle et toutes autres formes de justice parallèle instaurée dans les camps militaires".

Nouvelles Internationales : Communiqué de presse relatif au séjour guinéen de la présidente du Liberia

Dans le cadre des consultations périodiques entre les Chefs d’Etat et de Gouvernement des pays membres de l’Union du Fleuve Mano, Son Excellence Madame Ellen Johnson SIRLEAF, Présidente de la République du Libéria et Présidente en exercice de ladite organisation sous-régionale, à la tête d’une importante délégation, a effectué une visite d’amitié et de travail en République de Guinée, le jeudi 14 mai 2009.

A son arrivée à l’Aéroport International de Conakry-Gbessia, Son Excellence Madame Ellen Johnson SIRLEAF, Présidente de la République du Libéria, a été accueillie par une importante délégation guinéenne, conduite par Son Excellence le Capitaine Moussa Dadis CAMARA, Président de la République, Chef de l’Etat, Président du Conseil National pour la Démocratie et le Développement (CNDD), Commandant en Chef des Forces Armées Guinéennes.

Après le cérémonial d’accueil empreint des excellentes relations d’amitié, de coopération et de bon voisinage entre les peuples et gouvernements libériens et guinéens, Son Excellence Madame la Présidente de la République du Libéria et sa suite ont été conduites à la Villa des Hôtes de BelleVue par son frère et ami, Son Excellence Monsieur le Président de la République de Guinée.

Au cours de son séjour, le Chef d’Etat libérien s’est entretenu avec son homologue guinéen, dans un climat de compréhension mutuelle et de parfaite cordialité, autour des questions portant entre autres sur les relations bilatérales, les activités de l’Union du Fleuve Mano et du Groupe International de Contact sur la Guinée (GIC-G), ainsi que sur la situation africaine.

Son Excellence Madame Ellen Johnson SIRLEAF, Présidente de la République du Libéria, a tout d’abord salué et félicité Son Excellence le Capitaine Moussa Dadis CAMARA, Président de la République de
Guinée, pour l’avènement au pouvoir du CNDD sous sa direction, sans effusion de sang, le 23 décembre 2008. Elle a aussi exprimé le souhait que le processus de transition se déroule dans la paix et la concorde, en vue de parvenir à un retour à l’ordre constitutionnel en Guinée.

Au plan bilatéral, les deux Chefs d’Etat se sont félicités des excellentes relations d’amitié et de coopération fructueuse existant si heureusement entre le Libéria et la Guinée.

Ils ont, à cet effet, noté avec satisfaction la volonté réciproque qui anime les autorités des deux pays à ne ménager aucun effort pour la sauvegarde des acquis, surtout dans les domaines de la sécurité et de l’amélioration des conditions de vie des populations.

A cet égard, dans la perspective de la recherche des voies et moyens pour la consolidation des rapports entre les deux pays, ils ont donné des instructions aux Ministres des Affaires Etrangères et de la Coopération d’insuffler un élan nouveau aux relations bilatérales en mettant un accent sur la nécessité de la tenue, dans les meilleurs délais, de la session de la Grande Commission mixte de Coopération guinéo-libérienne.

A cet effet, les deux Chefs d’Etat ont examiné et approuvé les recommandations faites par les groupes de travail dans les secteurs des mines et de l’énergie, du commerce, de l’immigration et de la sécurité.

Abordant les activités de l’Union du Fleuve Mano, Son Excellence Madame Ellen Johnson SIRLEAF, Présidente en exercice, a donné à son homologue guinéen, Son Excellence le Capitaine Moussa Dadis CAMARA, d’amples informations sur les progrès enregistrés dans plusieurs domaines d’activités de cette organisation sous-régionale, ainsi que sur les objectifs à atteindre dans le cadre de l’accélération du processus d’intégration des pays membres.

Son Excellence le Capitaine Moussa Dadis CAMARA, Président de la République, Chef de l’Etat, Président du Conseil National pour la Démocratie et le Développement (CNDD), Commandant en Chef des Forces Armées Guinéennes, a vivement remercié son homologue du Libéria, Présidente en exercice de l’Union du Fleuve Mano, pour toutes les informations qu’elle a bien voulu porter à sa connaissance, tout en lui adressant ses chaleureuses félicitations pour les succès déjà enregistrés. Il lui a ensuite exprimé ses vifs encouragements à poursuivre les efforts louables qu’elle ne cesse de déployer par des initiatives concrètes, notamment sur les questions de la revitalisation du Secrétariat du Fleuve Mano, l’accélération de l’intégration dans l’espace du Fleuve Mano, la consolidation de la paix et de la sécurité, ainsi que le développement des infrastructures et la réalisation de la sécurité alimentaire, ce conformément aux décisions et recommandations du 19ème sommet de l’Union du Fleuve Mano.

S’agissant des activités du Groupe International de Contact sur la Guinée (GIC-G), Son Excellence Madame Ellen Johnson SIRLEAF, Présidente de la République du Libéria, s’est réjouie des avancées significatives enregistrées à travers les trois sessions organisées à Conakry, grâce au climat de compréhension et à l’esprit de collaboration étroite dont ont fait montre le CNDD et tous les autres acteurs guinéens, par le respect des engagements pris par les nouvelles autorités guinéennes.

Madame le Chef d’Etat du Libéria a aussi fait savoir la disponibilité de son pays, en tant que membre du Groupe, à apporter le soutien nécessaire, en vue d’accompagner la Guinée dans ce processus de transition devant aboutir au retour à l’ordre constitutionnel. A cet égard, elle s’est engagée à s’impliquer personnellement dans la mobilisation des fonds nécessaires au financement du processus de transition.

Son Excellence le Capitaine Moussa Dadis CAMARA, Chef de l’Etat Guinéen, a saisi l’opportunité pour expliquer à son homologue libérien les actions menées par le CNDD dans le cadre du processus de transition, notamment la restauration de l’autorité de l’Etat, la lutte contre l’insécurité, le trafic de stupéfiants et de drogue, l’impunité, ainsi que la moralisation de la gestion des finances publiques.

Il a, en outre, réaffirmé, au nom du CNDD, sa détermination à ne ménager aucun effort pour mener à son terme le processus de transition.

Au plan africain, les deux Chefs d’Etat ont déploré la persistance des foyers de tension dans certains pays et ont lancé un appel aux différents belligérants pour trouver une solution pacifique aux différents conflits, gage certain pour la restauration de la paix et le maintien de la sécurité, facteurs indispensables au développement socio-économique et à l’intégration africaine.

Son Excellence Madame Ellen Johnson SIRLEAF, Présidente de la République du Libéria, Présidente en exercice de l’Union du Fleuve Mano, a exprimé sa profonde gratitude et ses sincères remerciements au peuple et au gouvernement guinéens et singulièrement à son frère et ami, Son Excellence le Capitaine Moussa Dadis CAMARA, Président de la République de Guinée, Chef de l’Etat, Président du Conseil National pour la Démocratie et le Développement, Commandant en Chef des Forces Armées, pour l’accueil chaleureux et la généreuse hospitalité qui lui ont été réservés, ainsi qu’à sa suite.

Son Excellence le Capitaine Moussa Dadis CAMARA, Président de la République de Guinée, Chef de l’Etat, a sincèrement remercié sa sœur et amie, Son Excellence Madame Ellen Johnson SIRLEAF, Présidente de la République du Libéria, pour cette visite d’amitié et de travail qui s’inscrit dans le cadre de ses consultations pour l’accélération de
l’intégration sous-régionale, en sa qualité de Présidente en exercice de l’Union du Fleuve Mano, ainsi que pour tout le soutien de son pays au sein du Groupe International de Contact sur la Guinée.

Enfin, Son Excellence Madame Ellen Johnson SIRLEAF, Présidente de la République du Libéria, a adressé une invitation à Son Excellence le Capitaine Moussa Dadis CAMARA, Président de la République de Guinée, Chef de l’Etat, Président du Conseil National pour la Démocratie et le Développement, Commandant en Chef des Forces Armées, pour effectuer une visite d’amitié et de travail en République sœur du Libéria.

Cette invitation a été acceptée avec plaisir et la date sera fixée par voie diplomatique.

Fait à Conakry, le 14 mai 2009.

Communiqué de presse transmis par Cissé Aboubacar, directeur du bureau de communication du ministère des Affaires étrangères, à Conakry pour Guinéenews©

Crise en Guinée:Le capitaine Moussa Dadis Camara convoque une réunion d'urgence au Palais du peuple





Le chef de la junte, capitaine Moussa Dadis Camara a convoqué ce vendredi une importante réunion au Palais du peuple à Conakry.Selon un communiqué officiel de la présidence, le chef de l'Etat guinéen va rencontrer à 15heures-GMT, les opérateurs économiques ,importateurs de riz et de farine, les agents de l'EDG (électricité de Guinée), de la SEEG (société d'exploitation des eaux de Guinée), les agents et techniciens des départements des mines et géologie, de la communication et de l'information tout comme le gouverneur de la ville de Conakry, les maires de la capitale, les chefs de quartiers et les journalistes de la presse privée et publique.

De sources officielles, cette rencontre va permettre à la junte militaire du capitaine Moussa Dadis Camara de trouver des moyens pour faire face à la crise alimentaire qui approche avec la période de soudure et trouver une solution aux problème d'eau et d'électricité.

Actuellement touchée par une crise sans précédent, l'économie guinéenne est secouée par une inflation galopante et une flamblée des prix des denrées de première nécessité.Autres problèmes récurrents auxquels sont confrontés les Guinéens, c'est le manque d'eau et d'électricité dans les grandes villes notamment à Conakry où l'insécurité refait surface.

Dimanche dernier, le chef de la junte au cours d'une conférence de presse a reconnu que les caisses de l'Etat sont vides et il a lancé un appel à la communauté internationale de venir en aide à la Guinée, en cette période de crise.

CNDD: Serait-il le Conseil des Nigauds, de la Débande et de la Destruction

Après cinq mois de règne chaotique et anachronique, les CNDD a montré ses limites, ses tares et ses déficiences. À défaut de venir au pouvoir pour construire ou reconstruire le pays, on fini par détruire, démolir et décourager le peuple.

Personne n’ignore les sacrifices, les peines, les privations et autres restrictions pour construire une maison et donner un abri à ses enfants. Selon une statistique onusienne, la Guinée est le pays le plus démunis en habitations (maisons) avec un indexe de pauvreté en logement le plus élevé du continent Africain.
Aussi, la Guinée se retrouve être en peloton de tète des pays où il est difficile de construire, la pauvreté s’ajoutant aux prix élevé des terrains et matériaux de construction, il est pratiquement impossible de se bâtir une maison en Guinée sans ses priver de loisirs, sans des sacrifices personnels et familiaux très lourds.
S’il est vrai que des citoyens ont construit sur des parcelles de l’État mais ce qui est aussi vrai et indéniable, ce que ces Guinéens ont acheté les terrains des mains des agents de l’État.
Alors pourquoi s’en prendre aux acheteurs et gratifier les vendeurs -voleurs?
Une autre vérité, la Guinée est l’un des pays le moins peuplé de l’Afrique. Avec une superficie qui est égale presque à celle de l’Italie qui compte de 50 millions de citoyens, la Guinée ne compte que 9,5 millions d’âmes. Donc, il y a énormément d’espaces inhabités, vierge en Guinée.
Le gouvernement peut toujours trouver d’espace pour construire des parques, des cités, des usines, etc…s’ils en ont la volonté.
Le CNDD et le capitaine Dadis Camara n’ont-il rien appris de Kaporo-Rails ?
À quoi cette destruction a-t-elle servi au gouvernement de Lansana Conté d’alors ?

Où sont ceux qui ont commandité cette barbarie foncière et humaine au delà de toute conscience humaine lucide ?

Des centaines de maisons ont été démolis et des milliers de Guinéens transformés en des « sans-abris » à Kaporo-Rails laissant un terrain vierge devenu une foire pour les rats, les souris, les insectes et autres créatures.
Pourquoi avec le CNDD, le Droit et l’intelligence n’ont pas primé sur l’usage de la force et la barbarie ?
Toute comme Lansana Conté et ses sbires, le capitaine Dadis Camara sera hanté tout le reste de sa vie et au l’au-delà par ces destructions de maisons de pères de familles, créant des sans abris dans un pays déjà déficients en habitations.
Ce qui certain, ces abus ne feront par la popularité du CNDD agonisant et sous perfusion extérieure, à la tête d’un pays dont la trésorerie est au rouge, en même temps que la junte militaire et ses thuriféraires, dilapident sans vergogne les miettes qui atterrissent dans les caisses de l’État.
Alors que la junte militaire avait suscité une très mince lueur d’espoir à l’aube de la prise du pouvoir, les rêves se sont transformés en illusions car le CNDD (Conseil des Nigauds, de la Débande et de la Destruction) s’est vite transformé en oligarchie à l’image de temps de Lansana Conté avec des mafias et des conseilleurs malintentionnés.
Le camp Alpha Yaya Diallo, quartier général de la junte s’est transformée en ruche d’abeilles désertée, où chacun vient à la recherche de quelques gouttes de miel.
L’inexpérience en politique du Capitaine Dadis est exploitée à fond par ses proches eux-mêmes.Certains militaires et non des moins importants, qui sont en fait des militants loyaux à certains leaders politiques, profitent de l’inexpérience politique du chef de la Junte militaire pour fausser la route à Dadis. Certains membres de la junte, qui sont le fer de lance dans les mauvais choix politiques, économiques et fonciers de la junte, ont déjà conclu des deals des «contrats » avec des leaders politiques dont ils œuvreraient dans le bricolage des élections à venir.
Ainsi sous les mauvais conseils de certains « faux camarades » et « faux compagnons », le Capitaine Moussa Dadis Camara s’est transformé en roi, avec une cour resserrée autour de ses parents, de ses pseudo-fidèles, et de quelques cadres cooptés et débauchés ici et là. Il n’a octroyé que quelques strapontins à ceux qui ont réellement été les vrais artisans du putsch contre le cadavre Lansana Conté.
Pour combler le tout, le CNDD est devenu le refuse de ces chercheurs à manger sans assise politique à l’affût de la moindre occasion de s’en mettre plein les poches.
Aujourd’hui, la Guinée est en panne, le Capitaine Moussa Dadis Camara ne doit être un leader sans cœur et dépourvu de bon sens.La majorité des Guinéens et des observateurs de la politique de la junte militaire, pensent que le CNDD (Conseil des Nigauds, de la Débande et de la Destruction) est une autre tragédie tout comme le CMRN mais que les Guinéens « doivent prendre cette tragédie qu’ils vivent depuis 5 mois comme une véritable opportunité ».
La junte militaire offre l’image d’un troupeau de militaires aigris contre la richesse des uns et autres, jaloux des maisons des citoyens et décidés à appauvrir les populations.
Les membres de la junte militaire, au lieu de fixer leurs esprits et leurs buts dans la contemplation et l’application des vérités abstraites, intellectuelles, spirituelles et supérieures, orientées vers le bien et la lutte contre le mal, ils ont ouverts démesurément leurs âmes et leurs cœurs à l’amour des jouissances matérielles et au mal.

Depuis un demi-siècle, l’impunité y règne en maître absolu et continue, comme une pieuvre, à étendre ses tentacules partout. Aussi longtemps que l’impunité continuera d’être vénérée en Guinée ; aussi longtemps que les auteurs des crimes de sang et bien d’autres ignobles crimes se verront gratifiés de postes ministériels pour les uns et bombardés de grades militaires pour les autres en guise de prime pour « services rendus », la Guinée ne pourra s’attendre à quelque chose de bon.

La junte militaire se cache derrière une fausse promesse de retour à la démocratie de façade pour piller les richesses du pays, pendant que le peuple se noie chaque jour dans la pauvreté et la médiocrité

Aujourd’hui, un vent de panique semble s’emparer des tenants du pouvoir, la junte militaire, qui tentent désespérément de persuader l’opinion nationale et internationale sur les fondements du putsch.
La confusion est si totale que certains membres du CNDD qui ont osé cracher la vérité à Dadis Camara sont emprisonnés et en coulisse, il ne fait plus aucun mystère sur l’intention certains militaire de quitter le navire « CNDD ».
Cette atmosphère de fin de règne est accentuée par les rumeurs répétées de putsch militaire et d’un imminent remaniement gouvernemental avec le divorce entre Kabinet Komara et Dadis Camara.

Où est le changement promis par le CNDD (Conseil des Nigauds, de la Débande et de la Destruction) ?

Un vrai changement signifie l’abandon de la culture de corruption, de concussion et de prévarication

Face à un régime despotique des plus cruels et, surtout, destructeur de « l’Etre Humain » dans ses dimensions morales, spirituelles, matérielles et intellectuelles, face à un pouvoir sanguinaire et macabre réputé réduire à néant le peuple qu’incarnait le CMR, le PUP et Lansana Conté, il semble que le CNDD offre le pire.
Aujourd’hui, le Capitaine Moussa Dadis Camara en lui seul représente doublement le pouvoir exécutif et les Institutions. Lui seul en réalité détient le monopole de la parole, c’est-à-dire le pouvoir de critiquer, d’emprisonner, de suspendre, de distribuer à volonté de l’argent aux personnes de son choix, d’abolir et de remanier selon ses phantasmes et son délire narcissique. Il détient seul l’imperium : avoir le pouvoir de vie et de mort sur le peuple de Guinée.
Aujourd’hui, en Guinée et cela depuis toujours: « la vérité c’est l’interprétation des événements selon la vision et la volonté de ceux qui sont au pouvoir ».
Il est temps que les Guinéens ouvrent vraiment leurs yeux, et changent de mentalités. Il faut avoir le courage patriotique et historique (si les Guinéens connaissent les vraies dimensions des mots « COURAGE » et « HISTORIQU »)de tirer les leçons appropriées des erreurs du passé.
Les militaires, à coté de ces politiciens véreux, ont été les co-responsables du malheur de la Guinée. Il est grand temps de vous retirer de la scène politique et laissez la place aux jeunes soucieux du développement socio-économique et politique du pays. Dans cette optique de libération nationale, il faut que la Jeunesse Guinéenne se ressaisisse et prend son destin en mains. Sans cela, la Guinée continuera de s'enfoncer dans l'abîme.
Il faut que le capitaine Dadis Camara et le groupe qui l’entoure, cessent de considérer le pays comme un butin de guerre dont ils usent et en abusent. Le Capitaine Dadis Camara a le devoir moral de prêcher par l’exemple.
Accepter ou pas, la Guinée est une « Bombe Sociale » qui explosera à tout moment et de façon répétée car, oui « ventre creux n’a pas d’oreilles ».
En plus, tant que libertés individuelles et publiques sont ignorés, la Guinée ne connaitra qu’une succession de dictateurs achetés ou soutenus par des pays étrangers prédateurs.
Aucune conscience humaine consciente ne peut continuer décemment à se taire face à l’enfer du peuple de Guinée et l’opulence arrogante de la junte militaire.
La gestion des affaires du pays doit faire appel à des compétences capables de défendre et développer le pays. Il ne doit pas y avoir de place pour l’amateurisme.
Aujourd’hui, le premier bon sens serait de ne pas organiser une élection sans une base statistique fiable du nombre actualisé des électeurs potentiels.

Organiser une élection est loin d’être la solution idéale pour le pays qui n’a jamais connu de culture démocratique. Les élections seront une source de discordes nationales et de déstabilisation. La démocratie naît de la volonté, de la culture et de l’éducation, mais pas de l’urne.

Il faut créer la fondation et le soubassement pour que la démocratie puisse germer, grandir et prospérer. On ne peut pas semer le riz sans avoir préparer le terrain (défricher, nettoyer et aménager le sol).
Si l’on veut endormir un bébé, on lui chante une berceuse au lieu de lui balancer une musique hip-hop. C’est avec la DOUCEUR qu’on calme les choses.
Les Guinéens ont besoin d’un leader avec compassion, avec miséricorde, pitié, protecteur des faibles et des démunis, non un leader démolisseur, revanchard et protecteur des grands bandits à col blanc et défenseur des criminels.

Pour trouver de solutions aux problèmes du pays, énormes soient –ils, l’on n’as pas besoin de bulldozers pour ratisser les maisons des citoyens, l’on pas besoin de Kalachnikovs pour régler les conflits, épineux que soient-ils.

Ne dit-on pas que :« Pour arranger une dispute, on n'apporte pas un couteau qui tranche, mais une aiguille qui coud ». Proverbe Bassa du Cameroun
« La vie, la maturité, la volonté, la raison, le savoir, la dignité, la vertu, la piété, sont des bienfaits que Dieu a mis à la disposition de l'Homme et manquer à chacun d'eux serait une trahison ». Ostad Elahi
Depuis le putsch militaire du 23 Décembre 2008, la Guinée offre cette image vivide d’un bus (camion) embourbé et en panne. Au lieu de demander à tous les passagers d’en sortir pour pousser le camion, les passagers (les Guinéens) se battent et se précipitent pour entrer dans le véhicule.

On se bat et on dispute qui doit manier le volant, qui d’autre doit être responsable de la pédale d’embrayage, qui doit contrôler l’accélérateur, qui doit être le maitre du levier de vitesse...

Sortir de cet engrenage semble plus pénible que parcourir les quelques mètres qui mènent au garage où il est possible de réparer durablement le bus pour continuer le chemin en toute quiétude.
La pauvreté en Guinée est une insulte. Elle a diminué, elle déshumanisé, elle a détruit le corps et l'esprit, sinon l'âme des Guinéens. La pauvreté, c'est la plus mortelle des violences. Le pis de tout, c'est qu'elle persiste, s’empire en dépit des potentialités économiques du pays et des promesses des tenants du pouvoir.

Les Guinéens sont si habitués à la pauvreté que la majorité pense que c’est une fatalité, que la pauvreté a toujours existé et existera toujours, alors que la pauvreté n'est pas une loi de nature, mais elle est le résultat d’une déficience de leadership politique dans le pays.

Guinée: un ex-Premier ministre salue la non-participation de la junte aux élections

ABIDJAN (AFP) — L'ancien Premier ministre guinéen Lansana Kouyaté a salué mercredi à Abidjan la décision du chef de la junte au pouvoir dans son pays de ne pas se présenter aux élections générales prévues en fin d'année, jugeant toutefois le scrutin prématuré.

Au pouvoir depuis le 23 décembre en Guinée, le capitaine Moussa Dadis Camara a confirmé dimanche que lui et son équipe avaient renoncé à prendre part à ces élections.

"C'est une bonne chose", a déclaré à l'AFP M. Kouyaté. "Quand on conduit une transition", il vaut mieux "ne pas être perçu comme étant celui qui fabrique son propre destin".

"Le meilleur timing pour la tenue des élections n'est pas 2009", a-t-il cependant estimé.

"Ce n'est pas parce que mon parti ne sera pas prêt, mais la vérité est que toutes les conditions ne sont vraiment pas réunies pour avoir des élections transparentes, équitables et justes", a-t-il ajouté, citant notamment des difficultés liées au recensement électoral.

Nommé Premier ministre en février 2007, M. Kouyaté avait été limogé en mai 2008 par le général-président Lansana Conté, décédé fin décembre après avoir régné sans partage sur le pays pendant 24 ans.

L'ex-chef du gouvernement a présenté dimanche à Abidjan le Parti de l'espoir pour le développement national (PEDN), nouvelle formation politique dont il est le président.

Selon lui, environ 1,5 million de Guinéens vivent en Côte d'Ivoire.

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