23.05.2009

GUINEE-POLITIUE-JUSTICE-GOUVERNANCE

Guinée dans l'Echo Magazine de cette semaine.

lundi 18 mai 2009

La revue Cultures et Conflits

mardi 19 mai 2009

Exclusif:L'Unesco nie toute implication dans la décoration du président Moussa Dadis Camara!


L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) a estimé que la décoration remise au capitaine Moussa Dadis Camara n'est pas une "reconnaissance" de son régime .Pour l'organisation onusienne, cette décoration est une initiative de la commission guinéenne pour l'UNESCO, qui est « un organisme extérieur » qu’elle ne contrôle pas.


« Le certificat a été remis au président par le ministre de l’Enseignement pré-universitaire en sa qualité de présidente de la commission nationale guinéenne pour l’Unesco et la médaille lui a été remise par le chancelier des ordres nationaux de mérite », explique Juma Shabani, directeur du bureau multi-pays de l’Unesco basé à Bamako - une instance officielle qui couvre le Mali, le Burkina Faso, la Guinée, le Niger et représente Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) à l’Unesco.

Au siège de l'UNESCO à Paris, de sources concordantes ont indiqué que la décoration du président Dadis est une affaire "interne" à la Guinée et que l'organistion onusienne ne reconnaît pas le régime établi à Conakry le 23 décembre 2008.

« Les commissions nationales pour l'Unesco, précise le site de l’organisation, sont des organes de coopération établis par les Etats membres, et qui ont pour objectif de coordonner les activités gouvernementales et non gouvernementales entreprises en relation avec l'Unesco ». « Ce sont des organismes qui nous sont extérieurs, nous n’avons pas d’ordre à leur donner », souligne-t-on au siège de l’Unesco dans la capitale
française.
A noter que samedi, au palais du peuple à Conakry, le chef de la junte, capitaine Moussa Dadis Camara a reçu un certificat pour le recompenser pour sa lutte contre le trafic de drogue en Guinée.Un certificat qui lui a été remis par la Ministre de l’Enseignement Pré universitaire, Technique Professionnel et de l’Education civique, Mme Kaba Rougui Barry, en présence de plusieurs officiels dont le Représentant du Secrétaire Général de l’UNESCO,M.Juma Shabani.

Nous y reviendrons.

"Le Président de la République a accepté l’ensemble de nos revendications", dixit le bâtonnier Mohamed Sampil



Le chef de la junte militaire, capitaine Moussa Dadis Camara a accepté mercredi soir les revendications des avocats au cours d'une rencontre au Camp Alpha Yaya Diallo à Conakry.

Dans une ambiance hostile,avec la présence d'un groupe de femmes qui ont protesté contre la présence des avocats, les hommes en noir de la justice guinéenne ont soumis au chef de l'Etat guinéen leurs revendications .Le chef de l'Etat guinéen a profité de l'occasion pour lancer un appel au calme aux avocats pour assurer la quiétude dans le pays.Il a donné des instructions au premier ministre Kabinet Komara pour examiner l'ensemble des revendications des avocats.

Après la rencontre, le bâtonnier de l'ordre des avocats a exprimé la satisfaction de ses collègues."Le président de la république a accepté l’ensemble de nos revendications,il a donné des instructions au premier ministre et aux autres membres du gouvernement, de travailler pour que les points qui méritent aménager techniquement, soient faits.Puisque nous avons déjà obtenu la satisfaction de l’ensemble des revendications, j’estime qu’il n y a pas de problème à ce niveau.", déclaré le bâtonnier, Me Mohamed Sampil.

A noter que les avocats guinéens qui avaient promis mardi lors d'une conférence de presse d'aller en grève ce jeudi, si leurs revendications
n'étaient pas respectées par la junte.
Les avocats dénonçaient le fait que les militaires au pouvoir se sont immiscés dans le fonctionnement de la justice. Selon eux, les militaires ont mis en place une justice parallèle à travers la création du secrétariat d’Etat chargé des Conflits et d’autres structures judiciaires « parallèles ».Ils dénonçaient également tout des arrestations arbitraires et des menaces commis par les militaires.

Affaire à suivre...

Les dessous d'une visite d'Ellen Johnson Sirleaf à Conakry : ''Je suis prête à vous assister à travers mon expérience, mes contacts, mes relations et mes possibilités.''
21-05-09 17:01
Il y a: 2 days

La Présidente libérienne, Ellen Johnson Sirleaf et également Présidente en exercice de l'Union du Fleuve Mano a effectué, jeudi 14 mai, une visite d'Etat et de travail, à Conakry, à la tête d'une forte délégation.


Ellen-Dadis

Pour, dit- on, renforcer les relations de coopération bilatérale. Mais à bien lire le Communiqué final entre les lignes, tout observateur averti sait que le scoop est ailleurs et que le motif réel pourrait être un partenariat gagnant- gagnant, même s'il y a aussi la sécurisation transfrontalière.

En écoutant les discours des deux chefs d'Etat et en relisant bien le Communiqué final, l'on pourrait dire, sans être un génie, que le fond des entretiens était centré sur deux questions. D'un coté, le maintien de la sécurité transfrontalière, en ces temps d'arrestations d'officiers et de rumeurs de tentative de coup d'Etat en Guinée, de l'autre, utiliser la carte libérienne pour renouer le dialogue avec les institutions financières internationales.

Ellen Johnson Sirleaf, la carte de Dadis,

Point n'est besoin de rappeler aujourd'hui que la Guinée a énormément besoin du nerf de la guerre. Le capitaine Moussa Dadis Camara l'annonce à tout moment en disant que les bailleurs de fonds n'ont toujours pas daigné décaisser le moindre sou pour accompagner la Guinée dans son processus de transition. L'on voit l'embarras des nouvelles autorités militaires, qui ont sérieusement besoin du concours extérieur. En effet, la Guinée , qui avait accueilli autrefois les réfugiés libériens sur son sol a en retour besoin de l'assistance de Monrovia, aujourd'hui. Ne serait-ce que pour plaider sa cause au près des bailleurs de fonds. Ellen Johnson Sirleaf, pourrait jouer comme facilitatrice ou médiatrice entre Conakry et les institutions financières internationales. Une carte intéressante, dirait- on. En ce sens que la ''dame de fer'' du Liberia, qui est très écoutée des Américains connaît parfaitement les rouages des institutions de Bretton Woods, pour y avoir travaillé longtemps.

Le capitaine Dadis est clair : ''je vous demande, Madame la Présidente , de n'écouter personne, mais écoutez plutôt le cœur du peuple de Guinée. Accompagnez nous auprès des grandes institutions internationales, les bailleurs de fonds, le système de Bretton Woods, la Banque mondiale.'', dixit le capitaine Dadis. En réponse, l'hôte de marque répond :'' je suis prête à travers mon expérience, mes contacts, mes relations et mes possibilités de vous assister pour atteindre ces objectifs.''

A travers ces précédentes lignes, l'on comprend aisément que le numéro 1 libérien a accepté de soutenir la Guinée , mais sans dire ce qu'elle attend en contrepartie. Les Etats étant liés par des intérêts, un pays accepterait- il d'apporter son aide gratuitement ?

Certains observateurs pensent que Monrovia serait prête à accompagner la Guinée mais à condition que le minerai de fer du Nimba soit exporté à travers le territoire libérien. C'est dire que Ellen Johnson Sirleaf serait intéressée à ce que ce gisement minier passe par le Port de Monrovia. La présence du ministre libérien des Mines parmi la délégation serait- elle fortuite ? Dans son discours, Mme Johnson Sirleaf a même fait état de nos ressources minières en disant ceci : ''je m'engage à vous assister pour le développement des potentialités que le Bon Dieu a bien voulu vous donner. Je pense que ces potentialités associées aux ressources humaines, si elles sont bien gérées, vous réaliserez les objectifs de développement que vous vous êtes fixés'', a-t-elle dit.

Maintien de la sécurité transfrontalière

S'agissant de la question sécuritaire dans la sous région, la situation reste inquiétante. La Cote d'ivoire est divisée en deux, le Liberia ne s'est toujours pas remise de plus d'une décennie de guerre civile et de rébellion armée. La Sierra Leone , elle, se cherche encore. La Guinée Bissau est assise sur une bombe à retardement. La Guinée , elle, est dans une période d'exception, avec une transition qui a pris un sérieux coup, semble-t-il, suite à des rumeurs de coup d'Etat et d'arrestations d'officiers supérieurs.

Pour justifier que la situation sécuritaire est préoccupante dans l'espace fleuve Mano, la représentante des Nations Unies (ONU) basée au Liberia avait fait état, début avril dernier, de préoccupations spécifiques, concernant la fragilité de la sous région toute entière, qui est confrontée à une menace sérieuse de groupes criminels transnationaux, lesquels passent par les frontières poreuses pour faire de la contrebande de produits illicites.

Dans son constat, elle avait prévenu que des tensions sous-jacentes subsistent encore aux frontières guinéennes et ivoiriennes, en dépit de l'accalmie enregistrée ces derniers temps. Elle avait d'ailleurs promis que la mission onusienne basée au Liberia continuera de surveiller étroitement les zones frontalières car, les troubles dans un pays peuvent avoir, sans aucun doute, un effet négatif immédiat dans les pays voisins".

Coté guinéen, les signes de l'insécurité sont perceptibles. Attaques à main armée, Rumeurs de tentative de coup d'Etat, vague d'arrestations de certains officiers de l'armée et prestations de fidélité et de loyauté sur la Bible et le Coran, rapport accablant de Human Right Watch épinglant les forces de sécurité et de défense. Le sujet sécuritaire est si important que l'Union Européenne et le Groupe International de Contact ont interpellé la Guinée sur cette question.

Justice: Les avocats boudent les audiences en Guinée

Les avocats guinéens ont boudé les audiences, vendredi à Conakry, estimant que leur bâtonnier, Me Mohamed Sampil, a été "copieusement humilié" par le président de fait, le capitaine Moussa Dadis Camara, au cours d'une audience au Camp Alpha Yaya, Quartier général du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD, la junte au pouvoir).

"Le malaise est réel dans notre corporation", souligne un avocat sous le couvert de l'anonymat, ajoutant ne pas avoir digéré la sortie fracassante, dans la nuit de mercredi à jeudi, du chef de la junte contre le bâtonnier qu'il a accusé de faire "un trafic d'influence" pour avoir arbhorré sa robe noire au lieu de l'audience.

Les avocats, qui ont eu une réunion avec leur ministre de tutelle, le colonel Siba Lolhamou, qui a donné des assurances pour "la résolution rapide" des inquiétudes soulevées par les hommes en robe noire, disent ne pas être prêts à reprendre le travail en dépit du fait que le chef de la junte a présenté des excuses plus tard, dans son bureau, au bâtonnier à qui il a offert une voiture neuve 4x4 comme "véhicule de commandement".

La famille judiciaire, qui menaçait d'aller en grève générale jeudi dernier, avait adressé au président du CNDD un mémorandum dans lequel elle dénonçait l'existence "d'une justice parallèle" au Camp Alpha Yaya où le lieutenant Issa Camara, secrétaire d'Etat auc Conflits, a ignoré des arrêts rendus par les tribunaux et la Cour suprême dans des litiges domaniaux avant de rendre son propre verdict.

En outre, les avocats ont dénoncé l'irruption intempestive des hommes en treillis militaire dans des salles d'audience où ils violentent souvent les magistrats, ainsi que la vétusté des prisons et des locaux attribués au secteur de la Justice.

La famille judicaire a exigé la tenue, dans un bref délai, des états généraux de la Justice que le chef de la junte a acceptée.

Conakry : début hier jeudi, des états généraux du Crédit rural de Guinée SA


Une soixantaine d’administrateurs, de salariés et d’élus du Crédit rural de Guinée se sont donnés rendez-vous ce jeudi, dans la salle du 28 septembre du palais du peuple à Conakry, pour tenir leurs états généraux.

Ces travaux qui prendront fin demain vendredi ont pour objectifs : de cerner par une réflexion collective, rassemblant à la fois les acteurs élus et salariés, les objectifs et les orientations de l’entreprise.
Ils doivent permettre de créer une synergie entre les acteurs afin de définir en commun l’avenir social et économique ; informer et éclairer les cadres, agents et élus sur le fonctionnement de la structure ; ouvrir le débat et recueillir la parole de tous sur les points forts et faibles du Crédit rural.
Pour la journée de ce jeudi, les participants repartis en quatre (4) groupes ont planché sur les thèmes portant sur : le diagnostic du CG, les propositions d’amélioration, le bilan et la gestion en commun et comment rentabiliser le CRG. Les travaux seront suivis de la synthèse à la suite d’une plénière.
Demain vendredi, la journée sera consacrée à l’expression des problèmes qui minent l’institution et les propositions de solutions concrètes.
Avant la tenue des états généraux au niveau du siège, d’autres rencontres similaires ont eu lieu dans les délégations régionales de Kindia, Boké, Pita, Labé, Mamou, Kissidougou, Kankan, Siguiri, N’Zérékoré et Beyla.
A signaler que ces états généraux se tiennent dans le cadre de la célébration des 20 ans de cette institution de microfinance, créée en 1989 sous forme de projet avant de devenir institution autonome en 2001.
Le Crédit rural dispose de : 11 délégations régionales, 120 caisses locales, 160 000 associés, 225 personnels salariés, 150 personnels d’appui et 500 élus locaux. Vu cette taille géographique et cette dimension sociale, le CRG SA apparaît aujourd’hui, comme la plus grande institution de la Guinée.
Karim Bah, guinee24.com, Conakry
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