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06/08/2009

Info-Guinée

Grève des pompistes en Guinée:Conakry paralysée par une pénurie de carburant




Les pompistes guinéens ont déclenché lundi une grève générale illimitée à travers le pays pour réclamer une importante hausse de salaire.

Selon nos informations, les pompistes ont décenché la grève à l'issue d'une réunion, tenue dimanche, entre les employeurs, les syndicats et le patronat au cours de laquelle, il leur a été proposé une hausse de 20% de leur salaire et la prise en charge médicale.

Mais les pompistes ont refusé cette offre et réclament une augementation de 300 % de leur salaire pour pouvoir payer le transport, le loyer, la nourriture et les frais médicaux.

Actuellement, le salaire moyen d'un pompiste est de 250.000 FG (soit environ 35 euros).

A noter que cette grève a provoqué une pénurie de carburant à travers le pays.Le litre d'essence, vendu officiellement à 4.500 franc guinéen ,se négocie au marché noir entre 7.000 et 10.000 FG.

Récemment, les gérants de stations d'essence du pays avaient menacé de fermer leurs installations "jusqu'à nouvel ordre" à cause des actes de vols à mains armées dont ils sont régulièrement victimes.

Drogue : la Guinée abrite des laboratoires clandestins selon l'ONUDC

DAKAR - L'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) a dénoncé mercredi à Dakar l'existence en Guinée de laboratoires clandestins susceptibles de produire de l'ecstasy, de la cocaïne ou de l'héroïne, après la visite de ses experts de six sites à Conakry.

L'ONUDC et Interpol ont effectué, à la demande de la junte militaire au pouvoir depuis décembre en Guinée, une mission commune dans ce pays ouest-africain, après la saisie en juillet, par les forces de sécurité guinéennes d'importantes quantités de produits chimiques sur plusieurs sites de Conakry.

"Les contrôles des experts ont confirmé que les quantités et la nature des produits chimiques découverts sur ces sites visités dépassent largement les besoins de la Guinée et que certaines de ces substances sont des précurseurs chimiques de produits tel que l'ecstasy et des solvants souvent utilisés dans la production de la cocaïne et de l'héroïne", souligne l'ONUDC dans un communiqué publié à Dakar.

Sur au moins deux sites, des éléments servant à la production d'ectasy ont été découverts, lit-on dans le texte.

"Un des sites visités par la mission ONUDC-Interpol abritait un laboratoire de production d'antibiotiques contrefaits", a ajouté l'organisme onusien.

"Le gouvernement guinéen, l'ONU et Interpol sont inquiets du fait que la production clandestine de drogues peut être très répandue en Guinée. Pour la première fois en Afrique de l'ouest, les Nations unies ont apporté la meilleure preuve d'une activité de laboratoires clandestins", a souligné l'ONUDC.

Au ministère guinéen chargé de la lutte contre le trafic de drogue et le grand banditisme, on indiquait mercredi à l'AFP qu'au moins trois personnes avaient été arrêtées la semaine dernière, en rapport avec ces découvertes de l'ONUDC et d'Interpol.

Ces civils interpellés -un Franco-congolais, un Franco-guinéen et un Guinéen- sont tous des proches de Moussa Conté, un fils du président Lansana Conté décédé le 22 décembre de maladie après avoir dirigé le pays pendant 24 ans.

Le fils aîné du défunt chef de l'Etat, le militaire Ousmane Conté, avait été arrêté en février pour sa participation présumée au trafic de cocaïne et placé en détention provisoire à la prison civile de Conakry.

La Guinée, où une junte a pris le pouvoir le 23 décembre au lendemain de l'annonce du décès de Lansana Conté, est citée parmi les principaux pays d'Afrique de l'Ouest où transite la cocaïne sud-américaine.

Selon un rapport de l'ONUDC publié en octobre 2008, "la cocaïne produite en Amérique du Sud fait de plus en plus de détours par le continent africain pour alimenter les marchés européens croissants".

(©AFP / 05 août 2009 22h24)

Transport: l'aéroport international de Conakry bientôt rénové




Le Directeur général de l’Aéroport Paris management (ADPM), Jean-Marie Chevalier, a effectué récemment une visite à Conakry pour suivre l’évolution des travaux d’extension et de rénovation de l’aéroport international de Conakry-G’bessia.

Guidé par le ministre guinéen des transports, Mamady Kaba, il a visité les travaux d’extension du terminal aéroportuaire de la capitale guinéenne.

Plusieurs travaux sont déjà achevés notamment la création de nouvelles lignes de départ et d’arrivée, des salons VIP, des ascenseurs, des escaliers roulants, une nouvelle salle d’embarquement.

La capacité de traitement des passagers passera de 300 mille actuellement, à plus d’un million de personnes par an. Le coût des travaux est estimé à environ 59 milliards de Francs Guinéens (environ 85 millions d’Euros). Le niveau d’avancement des travaux est estimé à 65%.

La fin des travaux qui était prévue pour juin 2009 est repoussée à décembre prochain.

A signaler que l’Aéroport de Conakry, bâti en 1984, ne répond plus aux normes de l’aviation civile internationale.

Guinée: la France prête à augmenter son aide en cas d'élection

CONAKRY — La France est prête à augmenter son aide financière à la Guinée si ce pays, dirigé par une junte militaire depuis décembre, organise une élection présidentielle avant la fin de l'année.

Lors d'une visite de quelques heures lundi à Conakry, le secrétaire d'Etat français à la Coopération, Alain Joyandet, a exhorté les représentants des "forces vives" du pays (représentants des partis, des syndicats et de la société civile...) et le président auto-proclamé, le capitaine Moussa Dadis Camara, à mettre le pays sur le chemin de la démocratie avec des élections.

"Soyez unis, cela favorisera l'élection", a-t-il dit aux premiers; "respectez vos engagements d'un scrutin avant fin 2009 et sans vous présenter", a-t-il demandé au second.

Le processus électoral a pris du retard dans l'ancienne colonie française et il est de plus en plus question à Conakry de laisser de côté les élections législatives initialement prévues en octobre pour n'organiser qu'un scrutin présidentiel qui pourrait se tenir le 27 décembre, dans moins de cinq mois.

Le pays est dans l'attente d'une annonce à la mi-août en ce sens du chef de la junte.

Quelque 3,5 millions d'électeurs ont été recensés sur 6 millions et plusieurs composantes des "forces vives" aimeraient encore inclure près d'un million de Guinéens vivant à l'étranger, selon elles. "A un moment donné, il faut dire +on fait+ sinon on ne fait jamais", a observé Alain Joyandet, en soulignant l'importance d'avoir une "élection honnête même si elle est imparfaite techniquement".

"Demandez des observateurs internationaux", a-t-il aussi suggéré. "Plus les élections tardent et plus la paix civile risque d'être menacée".

La France a déjà promis 2,2 millions d'euros à la Guinée pour l'organisation des élections. "On peut ajouter 800.000 euros pour arriver à 3 millions d'euros", a précisé le secrétaire d'Etat français.

En incluant la participation française qui transite par l'Union européenne, l'aide française pour ce processus atteindrait ainsi 6,7 millions d'euros (9,5 millions de dollars).

Le coût total d'une élection législative et présidentielle est estimé à 30 millions de dollars en Guinée.

Selon des sources diplomatiques, la junte est demandeuse d'un fort engagement français. Elle a pris le pouvoir sans effusion de sang en décembre après la mort, des suites de maladies, du général-président Lansana Conté qui avait dirigé le pays d'une main de fer pendant 24 ans.

Retranché dans une caserne au camp militaire Alpha Yaya Diallo, dans la banlieue de Conakry, le capitaine Camara a de nouveau assuré, lors d'une audience publique lundi, qu'il "ne resterait pas au pouvoir éternellement".

"Je ne suis pas un homme assoiffé de pouvoir", a-t-il répété, dans une petite salle emplie de militaires armés et où trônaient plusieurs portraits géants à son effigie.

Assurant que sa prise du pouvoir n'était pas "un coup d'Etat" mais répondait à "une vacance de pouvoir", l'officier quadragénaire a longuement fait valoir les liens historiques qui unissent son pays à la France, lors d'une allocution marquée par des changements de tons parfois virulents.

Il a ainsi étrillé l'ambassadeur français Jean-Michel Berit, accusé de "manipulations" et dont Alain Joyandet a pris la défense: "le métier d'ambassadeur est très difficile" et "la France n'a qu'une seule politique étrangère", a assuré le secrétaire d'Etat français.

Pays de neuf millions d'habitants, la Guinée reste un Etat d'Afrique de l'Ouest extrêmement pauvre en dépit d'un sous-sol très riche en minerais.

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Le capitaine Moussa Dadis Camara, chef de la junte au pouvoir en Guinée, le 27 décembre 2008 à Conakry

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Transition en Guinée: Quand on trahit le peuple...





Ah que les habitudes ont la vie dure en Guinée! Contre toute attente, la transition chancelle et le « fils spirituel » du défunt président Conté semble s’accrocher à son kibanyi. Le secret du capitaine Dadis ? Miser sur les querelles intestines au sein des forces « éteintes » pour rallonger la transition et gagner du temps.

Le 29 juillet dernier au palais du peuple, la branche dissidente de nos forces « éteintes » qui s’appelle (pompeusement )le « Bloc des forces patriotiques », semble baliser la route pour le trône pour notre Dadis et ses acolytes! D’ailleurs le chef de la junte ne cache plus ses ambitions présidentielles, au contraire! Lors de cette rencontre du 29 juillet avec le ministre secrétaire permanent du CNDD, commandant Moussa Keita, ce bloc a griffé une missive qui augure le début d’une nouvelle dictature militaire en Guinée. Dans une déclaration (laconique), le bloc propose la tenue des élections présidentielles pour décembre 2010. Naïvement, le bloc « salue » l’avènement du Conseil National pour la Démocratie et le développement (CNDD) et félicite les différentes actions de lutte contre les fléaux, après six mois de gestion.Il propose entre autres le diagnostic thérapeutique des deux régimes précédents en vue de la proposition d’axe de solutions prioritaires pour la 3ème République. Cependant ce « bloc » comme par enchantement, semble ignorer certains signes qui n’augurent rien de bon pour l’avenir des Guinéens. Voyons de plus près…

Premier signe: Le refus de Dadis de se prononcer pour 2010

Reconnu pour ses colères légendaires, le capitaine Dadis Camara est de plus en plus irrité lorsqu’on lui demande sur son éventuelle candidature si les s élections présidentielles sont reportées pour 2010. Dans cette course contre la montre, le chef de la junte brouille les pistes en soufflant le chaud et le froid. Et notre capitaine, (mégalomane) se voit déjà en bâtisseur même si ses compétences sont douteuses. Trois signes nous montrent cette mauvaise foi du capitaine Dadis.

Primo, ses déclarations dans la presse ont renforcé le scepticisme sur sa volonté de lâcher le pouvoir. Dans une récente interview accordée à nos confrères de jeune afrique, Dadis n’exclut pas sa candidature pour 2010 : « Nous ne sommes pas en 2010. Je ne peux pas me prononcer sur ce qui se passera l’an prochain. J’ai pris un engagement pour 2009.”(SIC!)Pire Dadis n’exclut pas une candidature d’un membre du CNDD ou de l’armée:”Ça dépendra du comportement des autres candidats » dit-il de façon ironique!Ca sent le traître !

Secundo, malgré les maigres recettes de l’Etat guinéen confronté à une grave crise, Dadis rêve de « laisser des traçes ». Sa dernière idée? Construire un centre (inutile) de prévention de conflits de la sous-région en l’honneur de son « père » Abdoulaye Wade. Un sacrilège, quand on sait la galère de ses compatriotes qui n’aspirent qu’à une chose: survivre! En enfonçant son pays dans la crise, Dadis rêve d’éteindre les braises qui risquent d’enflammer la sous-région. Aucune ligne directrice dans sa politique. Résultat: ses compatriotes ne savent plus où il veut amener le navire « Guinée » Ca sent le traître !

Tertio, la volonté du commandant Moussa Keita de dire « plus haut ce que les autres pensent tout bas ». Récemment, au palais du peuple, le (sulfureux )secrétaire permanent du CNDD a critiqué avec virulence la légitimité des forces vives. « Si nous sommes démocrates, il faut éviter l’exclusion ; ils (Ndlr :les forces vives) ne veulent pas que l’on consulte le peuple… Ils veulent toujours parler au nom du peuple. Est-ce qu’ils ont l’opportunité de le faire ? », fulmine ce populiste et démagogue qui a déjà claironné à N'Zérékoré lors d'une tournée :« La démocratie, oui c'est beau et c'est bien. Mais quelle démocratie pour la Guinée ? Dadis n'est-il pas un guinéen ? N'a-t-il pas de valeur ? N'est-il pas capable ? Je vous demande de le soutenir, car il va gagner. Alors, Dadis ou la mort. C'est le Général De Gaulle de la Guinée.» Ca sent le traître !


Deuxième signe: la pression de la communauté internationale

C’est un secret de polichinelle à Conakry : « Ceux » qui nous donnent à manger ne veulent plus de militaires au pouvoir! Et ils l’ont fait savoir récemment à la junte du Capitaine Dadis. Dans une déclaration commune, l’Union européenne a gelé l’aide au développement accordée à la Guinée et mis le pays sous surveillance pour une période de 2 ans !

Quelques jours plutôt, ce sont nos « cousins gaulois » qui ont invité le capitaine Dadis à quitter le pouvoir en 2009, comme il l'avait promis. On parlera d’ingérence dans nos affaires (pourries), mais la France qui est le premier partenaire économique de la Guinée peut faire très mal à nos marmites (vides). Ca sent le traître !


Troisième signe: La souffrance intenable des populations

Pendant qu’il claironne le prolongement de la transition, le « bloc des forces patriotiques », semble ignorer la galère de nos populations. Prises en tenailles entre les (fausses) promesses de la junte et la pression de la communauté internationale, nos pauvres populations n’ont plus que leurs yeux pour pleurer leur misère! Avec un président autoproclamé, (aussi instable qu’une girouette ), une armée plus décidée que jamais, à préserver leurs intérêts matériels ; nos (faux )politiciens forment la cérise sur le gâteau dans ce culte de l’égoïsme et de la médiocrité! Et la liste est longue dans cette litanie de maux dont souffrent nos populations. Ca sent le traître !

Quatrième signe: L’exemple de la Guinée-Bissau !

Ce pays voisin qui vient de connaître la pire période de son histoire avec le meurtre de son président Nino Vieira, a réussi à surmonter ses divisions internes pour organiser des élections libres et transparentes en 4 mois! Les Bissau-guinéens ont compris que le salut de leur pays passait pas l’union et la démocratie pour s’éloigner de la botte militaire qui a ensanglanté leur pays.

En Guinée, la mauvaise volonté et l’hypocrisie des uns et des autres (la junte en particulier) nous fait croire que des élections sont impossibles en décembre 2009! Alors que la communauté internationale a mis la main à la poche et promis de nous « accompagner » vers cette sortie de crise moins douloureuse.


Résultat : on préfère applaudir un capitaine dont la seule ambition est de s’accrocher au pouvoir comme son « père spirituel », le défunt président Conté. Faites le décompte pour notre pays ! Ca sent le traître !

En définitive, l’heure est grave! Faut-il accepter une troisième dictature en Guinée? La réponse est entre les mains des Guinéens, et le fatalisme n’aura pas sa place cette fois-ci! Aujourd’hui, le capitaine Dadis semble utiliser la plus vieille recette pour rester au pouvoir: diviser pour régner! Seulement, dans cette manigance hypocrite et irresponsable, un homme s’affirme comme le « judas » des forces « éteintes »: l’ancien premier ministre Lansana Kouyaté !En s'affirmant comme le chef de file du "bloc des forces patriotiques", son attitude se dévoile comme un coup de poignard dans le dos des forces "éteintes ". Comme d’ailleurs, il l’avait fait lorsqu'il était à la primature(février 2007-mai 2008). A l’époque, Kouyaté avait « oublié » d’admettre ses relations chaotiques avec le défunt Général Conté, dont le régime était à bout de souffle. Son limogeage par le défunt président Conté symbolise l'échec des forces vives à faire plier le vieux général. Hélas, l'histoire semble se répéter! En cette période de crise, nos forces « éteintes » continuent à briller par leur naïveté en multipliant les paroles mielleuses à l’égard de la junte du capitaine Dadis! Mais ceci est une autre histoire. A la semaine prochaine !

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