28.10.2009

MESSAGE A MOUSSA DADIS CAMARA

TOUTE UNE NATION ENTRE TES MAINS

ALORS REFLECHIE "SOUFLE ENCORE" REFLECHIE

QUAND L'ELEVEUR LANCE SES CHIENS DANS SON PROPRE TROUPAUX DE BOEUF ?

ET QU'IL NON PAS DES DENTS de LEURS COTE pour MORDRE

LAISSE LE POUVOIR AUX CIVIL ET DEBARASSE TOI DES TES MAUVAIS COSEILLERS et ENTOURAGE

CHOISIE A SORTIR PAR LA GRANDE PORTE ET TETE HAUTE

prend ton temps et li ses mots / Ecrit par ton confrère

Hitler ! c’est

un enfant

d’école !!! je

n’ai jamais

pensé que la

vérité pouvait

être manipuler

à ce point je

suis "Bush"

bée

L’ELITISME =

NAZISME =

racisme

un seul dirigent

une seule terre

une seule race

soyer

HUMAIN

 

------------------

 

AHMED SEKOU TOURE = Camboiro véritable boucherie de son peuple (1958-1984)

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Lansana Conté = événement de janvier et février 2008 aussi bien ten d’autres incomptable, tuerie et arnaque … (1984-2008).

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Moussa DADIS CAMARA = massacre de septembre  2009, Le 28 septembre 2009, à la suite d'un meeting organisé dans l'enceinte du plus grand stade de Conakry, l'armée guinéenne tire à balles réelles sur les manifestants, occasionnant  plus de157 morts. (du 24 décembre 2008, a nos jours "octobre 2009")

 

dix (10) mois

il est président auto-proclamé de la Guinée

des

centaines de

mort des

milliers de

blessées

des portés

disparu à

dieu des

femmes

violées

moyen d’une année

 

jusqu’où irons nous au fil du temps

------------------

 A TOI FRERE DADIS

-----------

empêcher

l’histoire d’être

manipuler !!!

je déclare la

guerre à la

guerre !!

Jamais, dans

ma vie

j’utiliserais la

force contre

une autre vie

C’EST

ILLUSOIRE

DE CROIRE

QUE L’ON

PEUT SE

BATTRE

POUR LA

PAIX

leur modus

operendu c’est

de créer un fort

sentiment d’

appartenance

en général à

un parti plus

qu’un autre

(genre, nation,

pays) ensuite

ils financent

les 2 partis!

un plus que

l’autre, bien

sur leurs choix

s’arrêtent

selon

la capacité à

rembourser et

à la capacité à

vous contrôler !

une fois la

guerre finie ils

ramassent

tout…

votre seul

combat c’est

de refuser tout

combat !!!

MERCI ! de

Mountagha Baldé

mountmane@yahoo.fr

20.10.2009

DADIS CLAN "Comment concilier des positions inconciliables" ?RISQUE DE DICTURE PURE ET DURE QUE SEKOU TOURRE

Guinée: contrat minier avec la Chine critiqué par l'opposition à Conakry

CONAKRY — L'opposition guinéenne a critiqué mardi à Conakry la signature d'un important contrat minier entre une entreprise privée chinoise et la junte au pouvoir, y voyant une manière de "profiter des circonstances pour réaliser en Guinée des affaires obscures et juteuses".

La Guinée a signé le 10 octobre un accord de partenariat dans le secteur minier avec le China International Fund (CIF) prévoyant des investissements de plus de 7 milliards de dollars (4,5 milliards d'euros) dans des projets d'infrastructures.

Le forum "des forces vives" (partis d'opposition, syndicats et société civile) a appelé à éviter le "bradage des ressources du pays", dans un communiqué transmis mardi à l'AFP.

Il a mis "en garde tous ceux qui, faisant fi des procédures légales de passation et de ratification des marchés publics, en particulier dans les secteurs stratégiques, s'obstinent à vouloir profiter des circonstances pour réaliser en Guinée des affaires obscures et juteuses".

"Les contrats d'exploitation conclus avec la junte" au pouvoir depuis décembre 2008, "seront réexaminés par les futures autorités démocratiquement élues, dans le but de protéger les intérêts du peuple", a assuré le forum, faisant allusion aux élections normalement prévues début 2010.

Le chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, est soumis à de très fortes pressions internationales depuis la répression sanglante d'une manifestation de l'opposition le 28 septembre à Conakry, qui a fait plus de 150 morts selon l'ONU.

Le chef de la junte, le capitaine Dadis Camara est soumis à de fortes pressions internationales depuis la répression sanglante d'une manifestation de l'opposition le 28 septembre à Conakry, qui a fait plus de 150 morts selon l'ONU.

La semaine dernière, une organisation panafricaine basée à Dakar, la rencontre africaine pour la défense des droits de l'Homme (Raddho), s'était déclarée "scandalisée par le soutien concret de la Chine à des gens soupçonnés de crimes contre l'humanité".

Mais l'ambassadeur de Chine à Conakry, Huo Zhengde, interrogé mardi par l'AFP à Conakry, a fait valoir que ce projet "n'engage que cette entreprise privée et non le gouvernement chinois".

"L'initiative vient de l'entreprise elle-même. Ni l'ambassade, ni le gouvernement chinois n'ont été tenus au courant de cet partenariat", a déclaré M. Zhengde, affirmant avoir été contacté par ses homologues occidentaux à ce sujet.

"La Chine a été accusée à tort par la presse internationale de soutenir la junte au pouvoir, a déploré le diplomate chinois, mettant en avant "la neutralité totale" de son gouvernement au sujet de la situation en Guinée.

Pays pauvre d'Afrique de l'Ouest, la Guinée est le premier exportateur mondial de bauxite et détient plus de 40% des réserves mondiales de ce minerai servant à la fabrication de l'aluminium, ainsi que des gisements encore largement inexploités de fer, d'or, d'uranium et de pétrole.

GUINEE CONAKRY : Comment concilier des positions inconciliables ?

Face à l’injonction de l’Union africaine (UA) de déclarer par écrit sa non-canditature et celle des autres membres de la junte à la présidentielle de 2010,

le capitaine Dadis Camara, chef de la junte au pouvoir en Guinée Conakry, a proposé que ce point soit inscrit dans l’agenda du facilitateur. L’opposition guinéenne n’ a vu en cette proposition qu’une fuite en avant dont la finalité est de pouvoir gagner du temps. Et si ce n’est le cas, cela ressemble fort à une stratégie qui cache bien des desseins inavoués. Car la junte se sait désormais prise entre divers désavoeux dont le dénominateur commun est son départ du pouvoir. Seuls les procédés diffèrent. Alors que la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a décrété un embargo sur les armes à destination du pays, les nouvelles forces démocratiques de Guinée ont exigé son départ immédiat, et la Cour pénale internationale a exprimé son intention de se saisir du dossier sur les crimes commis au stade de Conakry, le 28 septembre dernier.

Tout se passait comme si la médiation, qui est généralement une démarche de conciliation volontaire des protagonistes, n’était plus possible. La communauté internationale semblait être allée vite en besogne en brandissant une batterie de sanctions, à ce stade de la crise, sans se concerter avec la CEDEAO. Il faut donc laisser le président Blaise Compaoré mettre en branle sa machine de facilitation, avant de prendre quelque décision que ce soit, en fonction des résultats qu’auront donnés les premières négociations. Le dossier guinéen était déjà coriace après le massacre le 28 septembre dernier de plus de 150 manifestants. Les menaces de sanctions qui pèsent sur les présumés coupables de ce drame risquent de le compliquer davantage. Le pouvoir apparaît maintenant comme le seul moyen pour Dadis Camara de se prémunir contre toute poursuite judiciaire. Serait-il prêt à organiser une élection à laquelle il ne serait pas candidat, sans toutes les garanties d’amnistie ou d’immunité nécessaires pour son avenir ?

L’actuel homme fort de Conakry a en tout cas remis son destin entre les mains du facilitateur. En attendant les résultats de l’enquête de la commission internationale que les Nations unies ont promis de mettre en place, le président du Faso a donc la lourde tâche de concilier des positions apparemment inconciliables. Certes, les criminels doivent répondre de leurs actes. Mais comment rendre justice tout en préservant la paix sociale ? A force de vouloir se servir sans discernement de l’arme des sanctions pour faire plier l’échine à une armée qui a fait la preuve de ses tristes prouesses dans la répression de ses concitoyens, l’on risque de la pousser à un repli défavorable à tout compromis. Il serait donc plus judicieux de rechercher d’abord le départ des militaires en douceur du pouvoir. Viendront ensuite les sanctions éventuelles pour que les crimes du 28 septembre ne restent pas impunis.

Une année blanche pour l'Afrique noire

L’info n’aura guère fait de vagues. Diffusée hier lundi, une dépêche AFP annonce sobrement que la Fondation Mo Ibrahim s’abstient cette année de décerner son « prix de la bonne gouvernance en Afrique. » Faute de lauréat jugé digne d’un tel honneur, le comité compétent, que préside le Ghanéen Koffi Annan, ancien secrétaire général de l’ONU, a préféré à juste titre ne pas brader un trophée attribué en 2007 à l’ex-président du Mozambique Joaquim Chissano -aujourd’hui médiateur inlassable de l’imbroglio malgache-, l’année suivante à son homologue botswanais Festus Mogae, ou encore au Sud-Africain Nelson Mandela pour l’ensemble de son œuvre.

Cette abstention n’a rien d’un non-événement. Au contraire : elle en dit plus long sur la spirale régressive dans laquelle s’aventure le continent africain qu’un rayonnage entier de thèses et de sermons. Si, plutôt que d’honorer la vertu, le Britannique d’origine soudanaise Mohamed Ibrahim, richissime magnat des télécoms, s’amusait à récompenser le vice, il ne manquerait pas de prétendants 2009.

Sont nominés :

-pour la palme de la sauvagerie, le Guinéen Moussa Dadis Camara ;

-pour le grand prix du putsch sanctifié par les urnes, le Mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz ;

-pour le glaive d’or du bricolage constitutionnel, le Nigérien Mamadou Tandja ;

-pour l’isoloir d’argent de la fraude électorale, le Gabonais Ali Bongo Ondimba ;

-pour le hochet de bronze du meilleur espoir dynastique, le Sénégalais Karim Wade et le Libyen Seif al-Islam Kadhafi.

Qui l’eut cru ? Outrageusement dominé par l’Afrique francophone, ce palmarès imaginaire reflète aussi la reddition, sur le front de la « rupture » tant promise, de Nicolas Sarkozy, plus attentif aux oracles de ses sorciers blancs -Claude Guéant et Robert Bourgi en tête- qu’aux appels des démocrates africains.

A défaut de ceindre de lauriers un front méritant, la Fondation Mo Ibrahim a publié pour la troisième fois son indice annuel de la Gouvernance africaine. Instructif. Sur 53 pays classés, le Tchad figure au 52e rang. Le Congo-Kinshasa est 50e, la République centrafricaine 48e, la Côte d’Ivoire 47e, la Guinée-Conakry 44e, le Congo-Brazzaville 41e… Qui dit pire ?

La mue de Moussa Dadis Camara, homme providentiel de Guinée devenu autocrate

En l'espace de dix mois, depuis sa prise de pouvoir, le statut de Moussa Dadis Camara a beaucoup changé. D'homme providentiel promettant de sortir du néant un pays saigné par la lente agonie du régime de Lansana Conté (1983-2008), il est dorénavant perçu comme un dangereux chef de clan, responsable moral, voire direct, de la mort de plus 150 opposants lors de la manifestation pacifique du 28 septembre à Conakry. Il en répondra devant la commission d'enquête internationale qui a commencé son travail, lundi 19 octobre.

Extérieurement, le capitaine Dadis est resté le même. Même treillis, même béret rouge vissé de travers sur sa tête, même visage tendu par sa prochaine colère. Dadis Camara n'a pas non plus déménagé du camp militaire Alpha Yaya Diallo, où il a greffé le coeur du pouvoir, refusant d'emménager dans le palais présidentiel. "Le peuple m'aime parce que je suis l'un des leurs. Je suis né dans une hutte", aime-t-il à répéter.

Mais, au-delà des apparences, la nature profonde du capitaine s'est révélée : autocratique et manipulateur. Avant même le 28 septembre, l'opposition guinéenne et une partie de la communauté internationale lui demandaient déjà de quitter le pouvoir. Mais Dadis Camara, originaire de Nzérékoré, dans une Guinée forestière qui n'avait jamais donné de dirigeant au pays, s'accroche à un pouvoir auquel il n'avait sans doute jamais rêvé.

A la mort de Lansana Conté, le 22 décembre 2008, Dadis Camara a pris de vitesse les autres groupes et clans placés en embuscade. Et ramassé un pouvoir déliquescent. Les Guinéens découvrent alors leur nouvel homme fort, chef d'un Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD) et président autoproclamé de la Guinée. La veille encore, il n'était que l'obscur chef de l'approvisionnement en hydrocarbure de l'armée, formé en partie en Allemagne.

La population l'accueille avec enthousiasme. Les institutions sont discréditées. Le militaire est jeune et dit les mots que tout le monde veut entendre : "châtier les profiteurs" et les narcotrafiquants, restaurer l'ordre.

Certes, le propos n'est pas toujours cohérent et la mise en scène déroutante. Le secrétaire d'Etat français à la coopération, Alain Joyandet, venu début janvier à Conakry pour arracher un calendrier de transition démocratique, en fit l'expérience. Loin des lambris des salons présidentiels, le ministre français fut tardivement reçu à Alpha Yaya par "Dadis" dans une ambiance de mess de sous-officiers. Le "tête-à-tête" se déroule devant un bruyant parterre de militaires en treillis, certains ronflant. Avec des accents quasi mystiques, le capitaine se disait "investi d'une mission divine", prêt au "sacrifice" pour nettoyer les écuries guinéennes. Mais surtout, il s'engageait à rendre rapidement le pouvoir aux civils. Parole de militaire, sur le bureau duquel trônent la Bible et le Coran.

Puis le capitaine semble avoir pris goût aux responsabilités, persuadé d'être le seul capable de tenir une armée clanique, source d'insécurité plutôt que de stabilité. Progressivement, il est apparu que sa conception de la transparence et de la concertation ne dissimulait rien d'autre qu'un féroce appétit pour l'exercice personnel du pouvoir.

Le gouvernement fantoche du premier ministre technocrate Kabinet Komara - sans budget depuis le début de l'année - était réduit à de la figuration, ou à servir de punching-ball lors de ces désormais célèbres séances télévisées improvisées que les Guinéens eurent tôt fait de qualifier de "Dadis show". En direct, Dadis y démet les dirigeants qui lui déplaisent, ordonne des arrestations, humilie l'opposition.

Tant et si bien qu'en quelques mois Dadis Camara réussit la prouesse d'unir contre lui, au sein du Forum des forces vives, un très large front syndical et politique jusqu'alors fortement désuni.

Car le folklore du "Dadis show" cache une stratégie. Est-il inspiré par son "homologue" mauritanien Mohammed Ould Abdel Aziz, ancien militaire putschiste légitimé, cet été, par les urnes ? Toujours est-il que, reniant ses engagements, Dadis Camara prépare "son" élection de janvier 2010. Et cadenasse son pouvoir. Il nomme ses préfets, court-circuite les juges, met la Banque nationale à ses pieds, place ses hommes ou ceux de ses proches à la douane, au port, dans les grandes entreprises... Une dizaine de ministres sont, comme lui, des "Forestiers".

Et dans l'armée, Dadis s'appuie sur une poignée de militaires sulfureux. Il y a le "Forestier" Claude Pivi, dit "Coplan", mouillé dans la répression sanglante des manifestations de 2007. Ce chef des bérets rouges de la garde présidentielle aurait perdu de son influence ces dernières semaines au profit de Toumba Diakité, un Malinké.

Cet aide de camp de "Dadis", médecin militaire de formation, conduisait les bérets rouges au stade pour la tuerie du 28 septembre. Le troisième homme est le ministre de la défense, numéro deux de la junte, le colosse taiseux Sékouba Konaté, dit "Parousky" - sans doute en référence à son père formé en ex-Union soviétique au temps de la dictature de Sékou Touré (1958-1984). Son autre surnom : "El Tigre", pour sa férocité éprouvée dans les guerres du Liberia et de Sierra Leone. L'avenir de la junte dépend des relations complexes et opaques qui unissent ces hommes. "Un équilibre de la terreur", précise Aliou Barry, spécialiste des questions de défense.

Cet équilibre a été mis à mal le 28 septembre. Qui, en effet, portera le chapeau du massacre ? Aujourd'hui, placé sous la pression internationale, Dadis Camara temporise. Et s'il parvient à passer au travers de la tempête, Conakry craint le pire. A l'image de Mamadi Kaba, du Réseau africain de défense des droits de l'homme (Raddho) : "S'il reste, il se vengera des hommes politiques, des humanitaires, des journalistes. Il sera pire que Sékou Touré", redoute M. Kaba.

Des centaines de Français quittent la Guinée mais "pas pour trop longtemps"

CONAKRY — "Je pars pour quelque temps", lance le proviseur du lycée français de Conakry, Rodolphe Ratoreté, en franchissant le dernier cordon de sécurité de l'aéroport de la capitale guinéenne pour s'envoler vers Paris.

Quelques centaines des 2.500 Français présents en Guinée se sont, comme lui, résolus au départ.

Le ministère français des Affaires étrangères avait, il y a une semaine, "recommandé aux Français présents sur place de quitter" ce pays d'Afrique de l'Ouest, en raison de la détérioration de la situation dans la capitale, après le massacre d'opposants le 28 septembre par les forces de sécurité.

Cette décision a occasionné la fermeture du lycée français dont la quasi-totalité du corps enseignant est partie.

Un sac en bandoulière, le proviseur espère être absent "pas trop longtemps". Trois secrétaires gèrent les affaires courantes dans son établissement, en attendant une fermeture totale prévue dans quelques jours et jusqu'en janvier.

"La semaine écoulée, les vols à destination de Paris ont affiché complet", assure l'adjudant Diawara Sirima, du service de l'immigration à l'aéroport.

"Quelque centaines de personnes, pour la plupart des femmes et des enfants, ont déjà quitté le pays" ajoute-t-il.

Pour le ministère français des Affaires étrangères, "il n'y a pas de perspective d'amélioration à court terme". Selon les termes de son communiqué, "la situation sécuritaire s'est détériorée à Conakry" et "des actes de banditisme se sont multipliés, en particulier des attaques à main armée", après la répression sanglante d'une manifestation de l'opposition le 28 septembre, qui a fait au moins 150 morts selon l'ONU.

Certains candidats au départ, bien qu'optimistes quant à leur prochain retour, critiquent cette décision de Paris.

"On n'a pas le choix, tous les Français veulent rester, le souci c'est qu'on nous a donné l'ordre de rentrer", assure Sonia, tenant seulement une valisette. "On m'a forcée à partir", renchérit Sylvie, une coopérante qui ne voit pourtant pas de "menace xénophobe" contre la communauté française.

Plus mesurée, soeur Brigitte Busch, du monastère de Fringabé, proche de Kindia (nord), dit qu'on lui a "conseillé de partir".

"Je compte revenir, soyez tranquille, nous ne sommes pas dégoûtés de la Guinée", s'empresse de souligner la religieuse vêtue d'une robe kaki, tandis que Gilbert Belloz, un retraité, part retrouver sa région de Bordeaux (sud-ouest de la France) avec "un pincement au coeur".

Bien d'autres Français, "inconditionnels amoureux" de la Guinée, se refusent au départ.

"Il n'a pas d'ordre d'évacuation, nous avons donc décidé de rester. J'ai mon travail ici", explique Sophie. Elle et son compagnon ne sont venus à l'aéroport que pour assister au départ d'une amie.

André, propriétaire d'une pâtisserie à Conakry, y vit depuis plus de 25 ans. Il a connu le régime du défunt Lansana Conté (1984-2008) puis celui de la junte dirigée par le capitaine Moussa Dadis Camara depuis décembre. Et il n'est pas disposé à laisser sa petite entreprise pour une "aventure" en France.

"Il n'y a pas de départ massif de Français de la Guinée", tranche le commissaire Bangaly Kourouma, responsable de la sécurité aéroportuaire, rattachée à la présidence guinéenne.

Pour lui, "l'histoire ne se répétera pas, après le +non historique+ de 1958" du leader nationaliste Ahmed Sékou Touré au général de Gaulle, qui avait poussé les Français à partir en masse, au lendemain de l'indépendance de cette ancienne colonie.

"Nous vivons en parfaite intelligence avec nos amis français en Guinée" assure le commissaire, convaincu que son pays vit "une crise passagère".

19.10.2009

EN PRENANT LE TAUREAU PAR LES CORNES EN GUINEE

L’Editorial : Conakry, Niamey…Abidjan

Trois capitales, une même sous région, un même cauchemar pour les populations. Entre Conakry, Niamey et Abidjan, les réalités politiques ont tout l’air d’être taillées dans le même roc de violence et parfois de sang. La continuité du barbare mélange politico militaire qui, jusqu’à la tuerie du 28 septembre 2009 au stade du 28 septembre de Conakry sévissait dans cette sous région en laissant les populations à la merci des pouvoirs en place semblait une fatalité. Heureusement un pas dans la bonne direction a été franchi le lundi 12 octobre 2009 dans la capitale fédérale nigériane. Ce jour là, lors de la réunion de la communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest, la CEDEAO, le diplomate ghanéen Mohammed Ibn Chambas a tenu des propos de nature a redonner confiance aux peuples africains et installer un début de doute chez les monarques à la tête de nos états. Rompant avec la complaisance habituelle des instances africaines, le président de la commission de la CEDEAO au sujet de la répression sanglante des manifestants de l’opposition par la junte de Moussa Dadis camara a dit avec force : « il y a une militarisation du pays marquée par l’usage arbitraire et irresponsable de la force par le pouvoir pour réprimer la population. Les tueries brutales de civils désarmés et sans défense ne sont que la continuation de la répression qui sévissait sous le régime du président Lansana Conté ». Et la voix et le visage de la politique de l’organisation sous régionale de se faire plus précis et plus incisif sur ce qu’il convient de dire et imposer en Guinée : « si cette junte passe en force, elle va imposer une nouvelle dictature ». En termes sans équivoque, il faut empêcher les militaires voyous à la tête de la Guinée de se maintenir et de réaliser ce que leurs homologues ont réussi en Mauritanie. Organiser des élections sur mesure et confisquer le pouvoir. La position de la CEDEAO tranche avec l’habitude. En effet, les chefs de l’état de l’Afrique en général, et de l’Afrique de l’ouest en particulier entretenaient une espèce de pacte qui voulait que dans le collègue en poste quelle que soit le mode par lequel il est arrivé aux affaires soient soutenu. Mieux, dans la nécessité de se maintenir le prince en poste pouvait tout se permettre. Au besoin, massacrer les populations. Dans tous les cas, il bénéficiait du silence au moins de ses paires. Cette tradition a certainement inspiré les militaires guinéens. Et la journée tragique du 28 septembre 2009, ils assassinaient dans un stade de la capitale au moins cent cinquante personnes par balles. Cette fois, les choses ont pris une tout autre tournure. Certes la pression internationale exercée par les Etats unies, la France et l’Union Européenne ont été pour quelque chose mais la position de la CEDEAO qui a pris fait et cause pour le peuple martyrisé de la guinée est d’un courage salutaire. Il envoie un message dans la bonne direction à tous. Aux habitants de la sous région, la CEDEAO veut dire que l’organisation désormais est la propriété des populations ; et qu’elle cesse d’être un simple lien de solidarité entre présidents. Aux différents pouvoirs en place, c’est le signal que l’heure de l’impunité et du soutien aveugle est à son crépuscule. Les soldats guinéens ont été les premiers à avaler la pilule. Mais le coup de pied de l’organisation va au-delà de ce pays. S’il n’y a pas eu de tuéries massives au Niger, ce pays n’a pas moins vécu ces derniers temps une dérive autocratique. Son président Mamadou Tandja a utilisé tous l’arsenal militaro juridique d’un régime d’exception pour passer outre la constitution et se maintenir. La CEDEA est adopté une attitude de quasi abdication dans ce dossier. C’est comme ça que son manque de réaction dynamique a été perçu par les défenseurs de la démocratie dans le pays et ailleurs. En prenant le taureau par les cornes en Guinée, la CEDEAO montre que tout redevient possible. L’embargo sur les armes décrété contre la junte de Conakry doit commencer à agiter le sommeil de Tandja. En Côte d’Ivoire, des élections sont annoncées pour les mois avenir. Ce pays qui sort péniblement d’une grave crise politico-militaire est encore traumatisée par la répression de mars 2004. Entre cent cinquante et trois cents civils de l’opposition tués selon une enquête de l’ONU. La réaction internationale contre la sauvagerie en Guinée est aussi pour dire aux bouchers de la Côte d’ivoire que plus rien ne sera désormais comme avant. Tout crime sera payé. Au prix fort.

D. Al Seni

La Cedeao_Impose_un_Embargo_sur_les_Armes_a_la_Guinee

Soldats guinéens près de l'aéroport de Conakry. (Reuteurs).

 

Soldats guinéens près de l'aéroport de Conakry. (Reuteurs).

 

Pour trouver une issue à la crise politique en Guinée , les dirigeants de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), réunis samedi 17 octobre en urgence à Abuja (Nigeria), ont décidé d'un embargo sur les armes à l'encontre de la junte. La commission économique de la CEDEAO veut faire pression pour que le capitaine Moussa Dadis Camara, arrivé au pouvoir lors d'un coup d'Etat en décembre 2008, ne se présente pas à l'élection présidentielle du 31 janvier, comme il l'avait d'ailleurs annoncé initialement, avant de changer d'avis.
L'Union africaine a également déclaré attendre qu'il confirme sa non-candidature et appelé à la libération des opposants arrêtés.

Des mesures pour se procurer des armes


La junte au pouvoir est vivement critiquée par la communauté internationale, après que la garde présidentielle guinéenne a ouvert le feu sur un rassemblement pacifique organisé par l'opposition le 28 septembre. La répression aurait fait 157 morts, selon une organisation guinéenne de défense des droits de l'Homme, 57 selon la junte. "En regard des atrocités qui ont été commises et des mesures prises par les autorités du CNDD (le gouvernement guinéen) pour se procurer de nouvelles armes, les autorités ont décidé d'imposer un embargo sur les armes à la Guinée", a expliqué Mohammed Ibn Chambas, qui préside la commission économique de la CEDEAO, ajoutant que le président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, servirait de médiateur.

Une enquête sur la répression


"Toutes les mesures doivent être prises immédiatement pour stopper la série d'assassinats de Guinéens innocents, qui aspirent à la restauration de l'ordre constitutionnel", avait affirmé un peu plus tôt le président nigérian Umaru Yar'Adua, qui préside aussi la CEDEAO.
Ce sommet intervient au lendemain de la désignation par l'ONU d'une commission internationale d'enquête sur la répression.

Guinée: plusieurs journalistes francais refoulés

DAKAR — Six journalistes français des chaînes de télévision France 2 et France 24, qui souhaitaient couvrir la crise guinéenne, ont été refoulés samedi à l'aéroport de Conakry, a-t-on appris dimanche auprès de leur rédaction.

Trois journalistes de la chaîne publique France 2 ont quitté samedi Dakar, où ils sont basés. "On avait tous les trois des visas. En arrivant à Conakry, des militaires faisant le contrôle des visas nous ont réclamés une lettre d'invitation", a indiqué l'un d'entre eux à l'AFP.

"Les journalistes français n'étaient pas les bienvenus", selon lui. "Les militaires n'étaient pas du tout agressifs mais ils semblaient avoir reçu des instructions très claires. Ils nous ont accompagnés jusqu'à l'avion qui repartait vers Dakar", a-t-il poursuivi.

La même mésaventure est arrivée à une équipe de trois journalistes de la chaîne internationale France 24, partis samedi de Paris, selon leur rédaction. Au moins deux d'entre eux n'avaient pas de visa.

Jeudi, un reporter de l'hebdomadaire français Paris-Match, arrivé à Conakry sans visa, avait été lui aussi refoulé à l'aéroport.

Deux journalistes guinéens, travaillant l'un pour l'Agence France-Presse (AFP) et Radio France Internationale (RFI), l'autre pour la British Broadcasting Corporation (BBC), ont reçu des menaces de mort après le massacre de plus de 150 civils, selon l'ONU, le 28 septembre à Conakry.

Selon Reporters sans frontières (RSF), plusieurs autres journalistes guinéens ont été "accusés" par des militaires de "donner des informations aux étrangers et ont reçu des menaces de mort par téléphone".

L’ombrage se dissipe en Guinée…Fin d’apoplexie

Enfin dans une approche de malintentionné, qui de Dadis Camara (la junte guinéenne) et des leaders Africains aux politiques sociales, économiques, sanitaires etc., dont l’ampleur du désastre expose les multitudes des morts quotidien, de famine, de simple maladie (paludisme, choléra, diarrhée etc.), de non combat de calamité connue (inondation, désertification etc.), sur les eaux internationales dans la fuite du quotidien, sont passible en priorité de poursuites, sanctions ?

L’ombrage se dissipe en Guinée…Fin d’apoplexie Au lendemain de la prise de pouvoir en Guinée Conakry, le 23 décembre 2008, par une frange de militaires, de nombreuses distorsions internes et étrangères se sont fait jour, fulminant en secret d’en découdre d’avec l’irrespectueux Capitaine Moussa Dadis Camara, qui déjoua toutes les prévisions successorales au feu général président Lansana Conté.

Le capitaine en défense se terra dans son camp militaire Alpha Yaya, le plus et mieux équipé en armes et dont la bravoure de ces Hommes fut convainquant pour ne pas l’attaquer sur le terrain militaire, en interne via les brides d’autres corps armés, tel l’ex garde présidentielle du feu général Conté, et les autres formations dont la puissance de feu limitée n’est garantie de victoire en cas l’enlisement de combats ; En externe le désaveu populaire du général Conté, qui s’exprima aux premières heures de l’annonce de la prise de pouvoir de la junte constitua un obstacle à la perfusion de force de la démocratique successorale.
Dès lors le terrain politique et diplomatique s’ouvra comme la voie punitive de la forfaiture du Camp Alpha Yaya et son nouveau chef.

Le combat politique étant l’expression de coup bas assommant voire mortel pour qui n’est suffisamment aguerri, il apparaîtrait que la junte autour du capitaine Camara, se soit assise à la table d’un jeu de poker à l'issue fatale.

Le capitaine autoproclamé président, qui n’avait depuis lors que de quête de s’adjoindre le plus fervent soutien que l’on puisse avoir en démocratie, en la personne du peuple souverain (dénonciation d’intention d’attaques militaires étrangères aux frontières, bain de foule à répétition) aurait pour ainsi dire ouvert son jeu à la merci du joker de ses adversaires.

Les graves événements du 28 septembre 2009, où une manifestation en force de l’opposition contre son interdiction et en défense des droits et libertés publiques fut objet d’une répression terrifiante, sanglante par certains soutien en tenus (police, gendarmerie, militaire) du capitaine autoproclamé président, avec à la sortie un nombre estimé à plus de 150 morts et de nombreuses victimes et disparues, donna force et vitalité de victoire aux adversaires s’agitant de tout horizon, se remuant à grand fracas au nom du devenir de la Guinée.

La portée de ce vent venant en premier de l’étranger avec des énonciations plus que stupéfiantes :

Kouchner (officiel, France) annonçant dès le lendemain de la barbarie, après que le monde entier ait été soigneusement préparé à la consternation généralisée ; La suspension de la coopération militaire et de l’aide bilatérale ; L’impossibilité morale de travailler d’avec le chef de la junte (premier responsable, qui se démêla aussitôt à se dédouaner en arguant du faits d’éléments non contrôlé), comme si Kouchner en appelait à une révolution de palais en guise de gratification avenir ; Puis ne voyant rein germer, la possibilité d’une intervention étrangère.

Les malintentionnés en ont été piqués à l’os, s’étonnant de la poursuite de la coopération d’avec l’Etat d’Israël tout fraîchement accusé d’odieuse tuerie sauvageonne bien plus nombreuse en Palestine (de milliers de morts et centaines de milliers de victimes directes).

Les intances internationales à dominance non africaine, tel que l'ONU qui s'en est allée de sa coutumière désaprobation de routine avec cette fois la particularité qu'elle a d'elle même sollicitée la saisie du procureur de la Cour pénal international (CPI).

Les malintentionnés en ont été piqués de vif, dire que dans d’autres conflits terrifiant à l’exemple de ceux de Palestine, d’Irak et sa célèbre prison abou ghraib, du Liban etc., l’invocation de la CPI est objet d’houleux débats aux interminables enquêtes provisoires.

Le plus belle, pour ne pas dire drôle désapprobation fut la marque du continent africain, qui y envoya après le tempêtement étranger et certainement en complaisance, un médiateur aux qualités de médiations à prouver, en la personne du président Blaise Compaoré, du Burkina-Faso ; Avant dans la foulée par l’entremise de la CEDEAO (organisation régionale économique s’il vous plaît), d’annoncer des pourparlers de paix à Abuja au Nigeria ; Puis en volte face, sur sa lancée, d’annoncer la tenue de la dite négociation de sortie de crise en excluant la présence de la junte à laquelle elle ne reconnaissait plus d’autorité légale ; En finition, à l’issu des dits pourparlers, énonça la sanction d’exclusion de ses instances de la Guinée, suivi d’une invitation à un embargo sur les armes contre la Guinée et la sollicitation des instances internationales à faire droit à ses décisions.

Les malintentionnés en ont été glacés, leurs yeux se remplissant de sang.
La superbe de l’Africain faire valoir s’embellissant au point d’en admettre ouvertement que le prononcé de sanctions de leurs structures d’entente trouve efficacité, exécution, de faits étrangers, extérieurs à eux. Il ne revient donc plus qu’à l’étranger de faire preuve de toutes diligences, pour l’honneur Africain.

La réalité au secours de la junte guinéenne…

Il n’est de doute que l’arrivée surprenante d’audace au pouvoir de la junte guinéenne, suscita de forte rancœur tirée d’une part de l’humiliation de l’entourage dirigeant du feu général Conté, renvoyé pour l’essentiel à faire valoir leurs droits à la retraite (haute hiérarchie militaire, haut responsable administratif politicien) avec l’approbation populaire ; D’autre part de la guerre contre les détenteurs de sinécures économiques et narcotrafiquants (bon nombre étant des étrangers) ; Et enfin contre le voisinage étranger qui n’apprécia de n’être mis au parfum des pauvres hères (odieux, outrecuidant irrespectueux) et africain qui n’y voyait d’un bon œil l’émergence, la consécration d’opportunisme indépendant de prise de pouvoir, ne garantissant pas pour l’avenir les ententes politiques internes de transition (cautionner le cas guinéen serait source de déchirement à l’ivoirienne dans bien d’autres contrées africaines).

Les humiliés de l’ère Conté, ont pu revitaliser les liens amicaux de voisins africains (CEDEAO en priorité), dont les craintes internes de similitude cristallisèrent l’absolu nécessité de marquer les esprits, favorisant par là leur entente d’avec leurs ennemies d’hier (la classe politique d’opposition de l’ère Conté), qui elle y trouva son compte tiré des craintes de renvoi perpétuel à la criée d’opposition par la frustrante appréhension de l’hypothétique participation à l’élection présidentielle du capitaine autoproclamé président (élection que l’on perd par exceptionnalité en Afrique quand t-on l’organise et y participe : Mathieu Kérékou en 1991, Denis Sassou-Nguesso en 1992, Abdou Diouf en 2000 et c’est tout).

Le voisinage étranger lui veut très certainement éviter le piège de la démocratie légitimante, qu’il prône avec insistance pour le devenir africain, et dont ont pu se prévaloir les nombreuses prisent de pouvoir en force, aussitôt légitimées démocratiquement (Burkina Faso, Togo, Tchad, deux Congo, etc., exception faite de la Sierra Leone sous Johnny Paul Corona et en attente de Madagascar d’Andry Rajoelina). Le dernier fait majeur parlant étant l’élection du Général Mohamed Ould Abdel Aziz, le 20 juillet 2009 en Mauritanie.
Et pour mieux imprégner l’assentiment, le soutien, de responsables et peuples Africains, l’étranger se lance en profonde perfidie dans des actions populistes :

Refus d’accorder l’exil à la veuve Agathe Habyarimana (exfiltrée par leurs soins en 1994 vers la France), du défunt président du Rwanda, aux nouvelles autorités en conflit ouvert avec la France sur les responsabilités avant, pendant et après le génocide rwandais de 1994.

Relâchement de la pression sur la Côte d’Ivoire (poids lourd de la CEDEAO), par admission, acceptation explicite via la voix du secrétaire d’Etat à la coopération française, Alain Joyandet, d’une hypothèse de report de l’élection présidentielle attendue depuis 2005, cristallisant l’atteinte à la démocratie.

Accueil médiatique sur leur territoire des opposants guinéens et leurs familles (pis des victimes) et préventif de vendetta non prouvée, de ressortissants (volonté de marquer les esprits du déferlement ivoirien de 2002).

Le voisinage africain (ses membres) à qui la diplomatie reconnaît en finesse le dernier mot, baigne dans un dilemme qui s’entrevoit comme le salut de la junte guinéenne.

En effet sous la bannière d’institutions africaines (CEDEAO, U-A, etc.), et d’ententes étrangères (Conférences d’Etats Arabes etc.), ils s’insurgèrent contre l’agressivité en charge du procureur Moreno Occampo de la CPI, à l’égard des dirigeants et responsables Africains, tout particulièrement contre le général président Omar El Béchir du Soudan, faisant bloc commun.

Et voilà que la félonie de l’étranger agitant de nouveau la CPI, titille, interpelle leur probité. En outre l’évocation d’une intervention militaire parait peu tranquillisant, non pas qu’elle soit irréalisable, la Guinée ayant qu’une armée que de 10.000 Hommes, et qu’il puisse être argué à leur encontre le fait d’arme victorieux à Anjouan aux Comores en mars 2008, contre le colonel Mohamed Bacar avec son armée d’environ 150 Hommes sur son île et forcé à l’exil, quand bien même il s’agissait en l’espèce d’assister l’armée fédérale comorienne ; Il n’en reste pas moins qu’une telle idée d’intervention en Guinée fait germer des sueurs chaudes et gémissement chez ces derniers, face à un avenir proche les concernant tout aussi (les élections démocratiques : Confère le dénouement mortel gabonais à Port-Gentil) et qui pourrait servir de grain à moudre à leurs opposants qui y verraient à coup sûr du pain béni.

Serait-ce alors la conjonction de tout cela qui les conduits à se décharger sur l’étranger ?

Enfin dans une approche de malintentionné, qui de Dadis Camara (la junte guinéenne) et des leaders Africains aux politiques sociales, économiques, sanitaires etc., dont l’ampleur du désastre expose les multitudes des morts quotidien, de famine, de simple maladie (paludisme, choléra, diarrhée etc.), de non combat de calamité connue (inondation, désertification etc.), sur les eaux internationales dans la fuite du quotidien, sont passible en priorité de poursuites, sanctions ?

Evidement l’étranger ne saurait que tempêter et faire preuve de menaces et pressions de toutes sortes. Une intervention militaire en Guinée qui n’est pas dans l’axe du mal, contrairement à l’Irak de Saddam Hussein, l’Afghanistan et probablement l’Iran, bien que souhaitée par les instrumentalisés ne passera apparemment que d’une révolution de palais. La pression internationale est peu être en passe de l’obtenir, au sein de la junte le capitaine Pivi, qui entend mettre aux arrêts les responsables de la tuerie du 28 septembre, semble répondre aux sirènes étrangères.

A défaut, il faudra bien négocier avec la junte. En attendant la horde internationale nous gratifiera certainement de quelques coups d’éclats soporifiques.

Loin de toute admiration de la junte guinéenne, dans son versant 28 septembre 2008, quand bien même il ne soit exclu que la guérilla politique autour d’elle en soit en réel le principal acteur des dits malheureux événements, sans en dénier, réfuter, la responsabilité de la junte qui actionna le feu, il ressort que l’Afrique ne saurait valablement avancée tant qu’elle se pourfendra dans les travers étrangers.

De plus il est franchement Honteux pour l’instruction salutairement efficace de la descendance, de s’en remettre même par tactique politique à l’étranger pour son salut.

Une famille qui ne se déchire pas, ne s’est pas renforcer ses liens et ainsi éloigner les fourberies étrangères à sa superbe.

Tapa Joseph

Guinée: un responsable de l'ONU enquête à Conakry sur le massacre

Le secrétaire général adjoint de l'ONU aux affaires politiques, en charge d'une enquête onusienne sur le massacre de civils le 28 septembre à Conakry, est arrivé dans la capitale guinéenne. Plus de 150 personnes avaient été tuées, selon l'ONU.

L'émissaire de l'ONU doit d'abord rencontrer le Premier ministre Kabiné Komara, puis les dirigeants de l'opposition, et enfin le chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, avait décidé vendredi de créer une commission internationale d'enquête sur la répression sanglante par les forces de sécurité de la manifestation pacifique de l'opposition le 28 septembre dans un stade de Conakry.

La junte, commandée par le capitaine Moussa Dadis Camara, affirme que 56 civils ont été tués et 934 personnes blessées. L'Organisation guinéenne de défense des droits de l'Homme estime quant à elle que plus de 157 personnes ont été tuées et 1200 blessées, dont de nombreuses femmes violées en public. L'ONU évoque de son côté un bilan de "plus de 150 morts".

Guinée: L'opposition satisfaite des sanctions contre la junte

Situation en Guinée Conakry - Le leader des Nouvelles forces démocratiques (NFD- opposition) de Guinée, Mouctar Diallo, a exprimé, samedi, sa satisfaction à la PANA après la mesure d'embargo décrétée à Abuja par la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) sur les armes à destination de son pays.

La décision prise par le sommet des chefs d'Etat de la CEDEAO, souligne-t-il, est "normale et luminieuse" parce qu'elle va prévenir un conflit latent, parce que "nous savons que notre pays est exposé à une guerre civile".

Le leader des NFD estime que la CEDEAO a pris "une bonne décision préventive" dans la mesure où, selon lui, citant plusieurs sources non identifiées et des rumeurs persistantes, le ministre de la Défense, le général Sékouba Konaté est depuis quelques jours à l'étranger en vue d'acheter des armes.

Pour sa part, le président de l'Organisation guinéenne des droits de l'homme (OGDH), Thierno Maadjou Sow, a salué "la courageuse décision" du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki Moon, qui a annoncé la mise en place d'une commission internationale d'enquête sur les récentes tueries enregistrées à Conakry lors d'une manifestation pacifique de l'opposition.

M. Sow, qui estime que cette commission pourrait être plus efficace, a toutefois souhaité qu'elle soit mixte pour aider à faire la lumière sur la mort d'une centaine de personnes au stade du 28 septembre de Conakry où l'opposition souhaitait marquer sa désapprobation dans le cadre d'un meeting à une éventuelle candidature du chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, à la présidentielle du 31 janvier 2010.

"L'expérience de 2007 après les massacres du 20 janvier de la même année aux abords du Pont du 8 novembre lors d'une manifestation à l'appel des syndicats des travailleurs est encore vivace dans nos esprits (...) La commission nationale d'enquête mise en place n'a jamais pu travailler", déclare le président de l'OGDH.

La décision du secrétaire général des Nations unies, souligne-t-il, est une bonne proposition parce que "chez nous, le judiciaire n'a aucun pouvoir", estimant que seul l'exécutif a tous les pouvoirs entre ses mains.

Le président de l'OGDH salue également la décision du bureau du procureur Louis Moreno Ocampo de la Cour pénale internationale (CPI) qui a annoncé récemment qu'il allait procéder à un examen préliminaire de la situation en Guinée où, selon les Nations unies, plus de 150 personnes ont été froidement abattues au stade du 28 septembre, plus de 1.000 blessés, ainsi que des femmes violées et battues.

On rappelle que l'ultimatum de l'Union africaine (UA) fixé à la junte pour notifier par écrit qu'aucun de ses membres ou du gouvernement ne sera candidat à la prochaine présidentielle expire ce samedi à minuit.

17.10.2009

LES FANFARONS DE LA JUNTE AU POUVOIR SA VA SE SAVOIR

SA VA SE SAVOIR TOUTE LA VERITE, LA VERITE, RIEN QUE LA VERITE

Guinée: embargo sur les armes et incertitude sur les intentions de Camara

ABUJA — Les dirigeants des pays d'Afrique de l'Ouest ont décrété samedi un embargo sur les armes à l'encontre de la Guinée, lors d'un sommet à Abuja à quelques heures de l'expiration d'un ultimatum de l'Union africaine (UA) qui exige des responsables de la junte de ne pas se présenter à la présidentielle de janvier.

Le sommet de la Cédéao (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest) s'est toutefois achevé sans que l'on sache si le chef de la junte de Conakry, le capitaine Moussa Dadis Camara, a l'intention de se plier avant minuit à l'ultimatum de l'Union africaine.

"Au vu des atrocités commises et des actions menées par le CNDD (Conseil national pour la démocratie et le développement, NDLR) pour se procurer de nouvelles armes, la Cédéao a décidé d'imposer un embargo sur les armes à l'encontre de la Guinée", indique le communiqué final du sommet de l'organisation.

La Cédéao demande à son actuel président, le nigérian Umaru Yar'adua, "de prendre toutes les mesures nécessaires pour obtenir le soutien de l'Union africaine, l'Union européenne et les Nations unies pour l'imposition et l'application de cet embargo", selon le document.

Dans son discours d'ouverture, en présence notamment de ses homologues de Sierra leone, du Liberia, du Burkina Faso, du Bénin, du Togo et du président de la commission de l'Union africaine (UA), Jean Ping, Umaru Yar'adua a déclaré que la Cédéao ne pouvait "rester les bras croisés et regarder la situation dégénérer en conflit de proportion monumentale. C'est notre devoir de demander au chef du pouvoir militaire en Guinée de s'engager formellement à ne pas participer à la présidentielle".

"C'est dans l'intérêt de la Cédéao d'éviter une détérioration de la situation car les répercussions pourraient être catastrophiques" pour toute la région, a déclaré à l'AFP le représentant de l'ONU pour l'Afrique de l'Ouest Said Djinnit juste avant le sommet.

La Guinée est déjà suspendue des instances dirigeantes de la Cédéao depuis le 10 janvier suite au coup d'Etat militaire du 23 décembre 2008, peu après le décès du président Lansana Conte.

Vendredi, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a ordonné une enquête internationale sur la répression d'une manifestation de l'opposition qui a fait plus de 150 morts, selon l'ONU, le 28 septembre à Conakry.

Le 12 octobre, la Cédéao avait fermement condamné ces "tueries brutales", le risque de "nouvelle dictature" et souhaité l'installation d'un régime de transition en lieu et place de la junte actuelle.

La Cour pénale internationale (CPI) procède de son côté à un "examen préliminaire" pour déterminer si des crimes relevant de sa compétence ont été commis le 28 septembre.

Selon un spécialiste, au delà d'une suspension déjà effective, l'organisation régionale de 15 Etats ne disposait pas de nombreux moyens de rétorsion, et il est probable que le médiateur nommé par la Cédéao, le président burkinabè Blaise Compaoré, va continuer ses contacts avec Conakry.

Concernant le Niger, dont le président Mamadou Tandja, au pouvoir depuis 1999, s'est octroyé en août une rallonge de trois ans, malgré une condamnation internationale unanime, la Cédéao lui a "demandé urgemment de suspendre indéfiniment les législatives du 20 octobre afin de favoriser le dialogue" politique.

La Cédéao a pris des sanctions limitées contre Niamey (interdiction de présenter des candidats pour des organisations internationales, d'organiser des réunions de la Cédéao) mais menacé de "sanctions complètes immédiates" en cas de refus du président Tandja d'obtempérer.

La présidente du Liberia et le président de la commission de la Cédéao sont attendus dimanche à Niamey pour une ultime tentative de conciliation.

La Guinée menacée d'une reprise des violences

in de semaine à haut risque à Conakry où l'isolement grandissant de la junte au pouvoir laisse craindre une nouvelle détérioration de la situation sécuritaire.

L'ultimatum posé aux militaires guinéens par l'Union africaine (UA) arrivait en effet à échéance, samedi 17 septembre. L'organisation régionale demande au capitaine Moussa Dadis Camara de s'engager par écrit à renoncer à se présenter à l'élection présidentielle sous peine de sanctions. Le 28 septembre, la manifestation de l'opposition réunie sur ce même thème avait été noyée dans le sang. L'armée avait tiré sur la foule tuant au moins 150 personnes.

De son côté, la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao) devait se réunir, samedi à Abuja (Nigeria), au niveau des chefs des Etats membres, pour évaluer la situation, quelques jours après avoir demandé le départ de la junte du pouvoir.

A New York enfin, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a annoncé, vendredi, la création d'une commission d'enquête internationale. Dirigée par l'Erythréen Hailé Menkerios, sous-secrétaire général de l'ONU aux affaires politiques, elle sera chargée de faire la lumière sur les événements du 28 septembre et de "déterminer la responsabilité des personnes impliquées".

Face à ces différentes pressions, la junte se mure dans le silence, recroquevillée sur son quartier général du camp Alpha Yaya Diallo, à Conakry. Contre toutes les apparences, Idrissa Cherif, influent conseiller de Dadis Camara, estimait, vendredi, que "la Guinée va bien, nous subissons plus de pressions extérieures qu'intérieures". Des dissensions apparaissent toutefois au sein du pouvoir. Phénomène inédit en Guinée, où les privilèges liés à la fonction n'ont jamais incité les ministres à démissionner, le gouvernement vient d'enregistrer le départ de son porte-parole ainsi que des détenteurs des portefeuilles de l'agriculture et de la fonction publique, qui protestent contre la tuerie de septembre. Actes individuels essentiellement symboliques au sein d'un gouvernement fantoche, ils illustrent toutefois le divorce entre les militaires et les civils.

Sécurité très dégradée

Malgré cela, plusieurs sources faisaient état de la décision de la junte d'organiser, samedi, une manifestation de soutien, au risque de provoquer des affrontements avec une grande partie de la population qui n'a pas fini d'enterrer ses morts. Dans cet environnement sécuritaire très dégradé, Paris conseille dorénavant à ses ressortissants de quitter le pays.

"Tout est possible en Guinée, puisqu'on ne sait plus très bien qui peut assurer la sécurité des civils", a déclaré, vendredi, le secrétaire d'Etat français à la coopération, Alain Joyandet. Il ne s'agit pas de "rapatriement" ni "d'évacuation " des quelque 2 500 Français de Guinée, a précisé le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valéro, mais d'une "recommandation" conformément à un "principe de précaution". "Nous observons, en particulier dans la capitale, depuis plusieurs jours des actes de vandalisme, des agressions. Des hommes armés circulent sans aucun contrôle. Nous estimons que cela met en cause la sécurité de nos compatriotes", a ajouté M. Valero.

Plus alarmiste encore, le groupe de réflexion indépendant International Crisis Group (ICG) a mis en garde, vendredi, contre le risque pour le pays "de s'enfoncer dans la guerre civile" qui pourrait déstabiliser l'Afrique de l'Ouest, "s'il n'est pas mis rapidement fin au régime militaire". ICG dénonce également "le recrutement de milices ethniques", notamment dans la région déjà instable de la Guinée forestière (sud-ouest).

Christophe Châtelot
Sommet de la CEDEAO sur la Guinée

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a décidé samedi la création d'une commission d'enquête sur les violences du 28 septembre, chargée de déterminer la responsabilité des personnes impliquées. A Conakry, on notait une certaine tension à la veille de l’expiration samedi minuit de l'ultimatum de l'Union africaine. Le Conseil de paix et de sécurité de l'UA a prévenu jeudi les militaires : il y aura des sanctions s'ils ne s'engagent à ne pas participer à l’élection de janvier. Un sommet des Etats de l’Afrique de l'Ouest (CEDEAO) consacré à la situation en Guinée doit aussi se tenir samedi à Abuja.

Signera ou ne signera pas ? C'est la grande question qui agite Conakry depuis 24 heures. Moussa Dadis Camara acceptera-t-il de céder à l'ultimatum lancé par l'Union africaine et de signer une lettre dans laquelle il renonce à toute ambition présidentielle ?

Depuis hier, le président autoproclamé est soumis à deux courants d'influence farouchement opposés. Le premier composé de ministres qui lui sont proches, et de conseillers influents lui conseille de faire le dos rond et de laisser passer la tempête quitte à endurer l'épreuve des sanctions individuelles, quitte aussi à s'aliéner la communauté internationale.

Le second courant où l'on retrouve certains des militaires les plus influents de la junte lui demande, au contraire, d'ouvrir les yeux et d'organiser son départ, en proposant une transition vers un pouvoir civil. Un tel scénario ferait sûrement les affaires des chefs d'Etat de la Communauté ouest-africaine, réunis ce vendredi à Abuja, qui redoutent de voir Dadis Camara entraîner la sous-région dans un nouveau cycle de violence.

Pour l'heure, il est difficile de dire quelle voie empruntera Dadis Camara. Ces derniers jours, le capitaine-président a réuni les principaux chefs militaires, leur demandant de faire preuve de solidarité. Et après la prise de décision du chef de la junte d'autoriser à nouveau les manifestations politiques, ses supporters ont annoncé vouloir organiser samedi 17 octobre des meetings de soutien.

François Lonseny Fall, ancien Premier ministre de Guinée, président du FUDEC, parti d'opposition

« J’attends de ce sommet des décisions courageuses qui pourraient porter sur une condamnation ferme des massacres, viols et autres sévices commis par les forces de défense de la Guinée le 28 septembre. »

16/10/2009 par Christophe Boisbouvier


La France conseille à ses ressortissants de quitter le pays 

Le Ministère français des Affaires étrangères recommande aux ressortissants français de quitter la Guinée. Le ministère invoque la dégradation de la situation sécuritaire notamment à Conakry. Cette recommandation ne signifie pas une évacuation des ressortissants français contrairement à certaines rumeurs qui circulent à Conakry.

Hervé Morin

Ministre français de la Défense

17/10/2009

 

La Chine s'apprête à investir massivement en Guinée

Avec notre correspondant à Pékin, Marc Lebeaupin

La Guinée a signé la semaine dernière un gigantesque contrat avec la Chine pour développer l’exploitation des richesses minières guinéennes.

Depuis plusieurs mois, le ministre guinéen des Mines a passé l'essentiel de son temps à Hong Kong pour négocier la création d'une société pétrolière, associant l'Etat guinéen à deux sociétés chinoises : la China-Sonangol (une société sino-angolaise), et la China-International-fund, un fond d'investissement basé à Hong Kong.

L'objectif est d'accélérer l'exploitation des gigantesques gisements de bauxite, peut-être les plus importants du monde, mais aussi d'or, d'uranium ou de pétrole. Selon le ministre, Mahmoud Thiam, ce contrat pourrait apporter à la Guinée entre 7 et 9 milliards de dollars, investis dans des opérations minières, mais aussi dans de nouvelles infrastructures. Un chiffre presque deux fois supérieur au PIB guinéen.

La Chine consolide ainsi ses approvisionnements en matière première, mais prend le risque une nouvelle fois d'être accusée de soutenir un régime très critiqué par la communauté internationale, depuis la sanglante répression du mois de septembre.

Interrogé à Pékin, le gouvernement chinois a fini par réagir avec quelques jours de retard, sans toutefois confirmer officiellement ces projets. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a expliqué que la coopération avec la Guinée était basé sur l'égalité et le bénéfice mutuel des intéressé. Une coopération en accord avec les normes internationales, et les intérêts fondamentaux des deux peuples.

 La Chine, atout maître de la junte guinéenne

La repression sanglante de son opposition a attiré à la junte des condamnations internationales. Slate.fr décrit comment la Chine pourrait profiter de la situation d'isolement de la Guinée pour s'installer dans ce pays.

Capture d'écran Dailymotion - nsylla

Que s’est-il passé le 28 septembre à Conakry? Des manifestants qui demandaient à la junte de tenir ses promesses, d’organiser des élections et de quitter le pouvoir ont été sauvagement assassinés. L’armée les a rassemblés dans un stade. Les militaires ont commencé à tirer. Ils ont tué plus de 150 manifestants. Des dizaines de femmes ont été battues et violées. " " " " " " " particulièrement atroces ont fait le tour de la planète. Grâce à Internet en particulier, les photos des femmes martyrisées ont été vues par des millions de personnes à travers le monde. Le New York Times, qui s’intéresse peu d’ordinaire à ce pays francophone de dix millions d’habitants, a envoyé des reporters sur place. Ils ont donné la parole aux femmes violées.

Jamais auparavant l’armée guinéenne, pourtant réputée pour sa violence, n’avait eu recours au viol afin de terroriser les opposants. Même les dirigeants des pays voisins, au premier rang desquels le Sénégal, ont dénoncé la junte. De Conakry à Dakar, dans ces sociétés musulmanes, les violences faites aux femmes choquent et écoeurent particulièrement les populations. Il semble bien loin le temps où le Président Abdoulaye Wade faisait preuve d’indulgence à l’égard du capitaine Dadis Camara, le chef de la junte. L’ensemble des puissances régionales se mobilisent pour la faire plier, la forcer à accepter la démocratie et le dialogue avec l’opposition. La CEDEAO (communauté économique et de développement d’Afrique de l’Ouest) va adopter des sanctions à son encontre.

Lisez la suite ce det article sur le site Slate.fr
Crise en Guinée: réunion cruciale de la Cédéao

ABUJA — La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (Cédéao) se réunit samedi à Abuja pour trouver une issue à la crise en Guinée, où la tension monte avant l'expiration d'un ultimatum de l'UA, qui exige des responsables de la junte de ne pas se présenter à la présidentielle de janvier 2010.

Déjà suspendue des instances dirigeantes de la Cédéao depuis le 10 janvier suite au coup d'état du capitaine Moussa Dadis Camara du 23 décembre 2008, la Guinée s'expose désormais à des sanctions plus ciblées, comme une liste de personnes interdites de voyager à l'étranger ou un gel d'avoirs.

Le sommet des chefs d'Etat s'ouvre alors que le chef de la junte fait face à une pression internationale de plus en plus forte.

Vendredi, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a décidé de créer une commission internationale d'enquête sur la répression d'une manifestation de l'opposition qui a fait plus de 150 morts selon les Nations unies, le 28 septembre à Conakry.

Lors d'un premier sommet le 12 octobre, la Cédéao avait fermement condamné ces "tueries brutales" et le risque de "nouvelle dictature". Son président en exercice, le Nigérian Umaru Yar'adua, avait déjà réclamé une enquête internationale sur "les graves violations des droits de l'homme incluant le massacre de civils désarmés et des viols", pour "identifier et poursuivre les coupables de ces actes devant des juridications guinéennes ou internationales".

La Cour pénale internationale (CPI) procède de son côté à un "examen préliminaire" de la situation afin de déterminer si des crimes relevant de la compétence de la Cour ont été commis le 28 septembre.

Dans son ultimatum, l'Union africaine a donné jusqu'à samedi minuit aux membres de la junte, notamment au capitaine Dadis Camara, pour s'engager par écrit à ne pas se présenter à la présidentielle de janvier, comme ils l'avaient promis lors du coup d'Etat.

Ces pressions tous azimuts ne semblent pourtant pas émouvoir outre mesure la junte au pouvoir à Conakry. "La Guinée va bien, nous avons plus de pression extérieure qu?intérieure", déclarait ainsi vendredi Idrissa Cherif, le conseiller spécial du capitaine Dadis Camara, à la télévision burkinabè.

Médiateur de la Cédéao dans le conflit, le président du Burkina Faso Blaise Compaoré "va faire (samedi) des propositions à ses homologues pour trouver une solution rapide à la crise", a indiqué à l'AFP l'un de ses conseillers.

Mais, relève un spécialiste, au delà d'une suspension déjà effective depuis janvier dernier, l'organisation régionale de 15 Etats ne dispose pas de beaucoup de moyens de rétorsion contre la junte de Conakry. "C'est un peu un gendarme sans bâton", estime le même spécialiste selon qui le sommet de samedi devrait surtout se traduire par la mise en route d'un processus relayé par l'Union africaine et l'ONU.

La Cédéao a également au menu une autre crise dans un autre de ses Etats membre : le Niger, où contre vents et marées, le président Mamadou Tandja, en place depuis dix ans, s'est octroyé en août dernier une rallonge de trois ans, malgré une condamnation internationale unanime.

Le sommet intervient à trois jours d'élections législatives au Niger. La Cédéao devrait proposer samedi le report de ce scrutin car, selon un responsable de l'organisation, la plupart des partis ont été de facto "mis hors jeu".

La Cédéao, qui a son siège à Abuja, compte quinze pays membres : huit francophones (Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée, Mali, Niger, Sénégal et Togo), cinq anglophones (Gambie, Ghana, Liberia, Nigeria et Sierra Leone) et deux lusophones (Cap Vert et Guinée-Bissau). La Mauritanie s'en est retirée en décembre 2000.

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08.10.2009

CNDD GROUPE SANGLATE ASSASSIN DE LA REPUBLIQUE

Guinée: une commission d'enquête indépendante va être mise en place, selon le capitaine Camara

AP | 08.10.2009 | 14:01

Le chef de la junte au pouvoir en Guinée a affirmé qu'une commission indépendante allait enquêter sur la répression sanglante d'une manifestation de l'opposition organisée la semaine dernière dans le principal stade de Conakry.

Le capitaine Moussa "Dadis" Camara, qui s'est emparé du pouvoir il y a neuf mois à la faveur d'un coup d'Etat, a déclaré que la commission de 31 membres comprendrait sept magistrats du ministère de la Justice.

Il a assuré dans un entretien accordé mercredi soir à la télévision d'Etat qu'il répondait aux appels de la communauté internationale, de l'oppposition politique et de groupes locaux qui ont réclamé l'arrestation des auteurs des tirs meurtriers et des poursuites à leur encontre.

Selon une organisation de défense des droits de l'Homme, au moins 157 personnes ont été tuées et plus de 1.000 autres blessées lorsque l'armée a ouvert le feu sur la foule de 50.000 personnes rassemblées dans le stade national le 28 septembre pour une manifestation contre le capitaine Camara. La junte avance, elle, un bilan de 57 morts.

Après avoir affirmé lors de son accession au pouvoir qu'il ne serait pas candidat à la présidentielle prévue le 31 janvier, le leader de la junte entretient désormais le flou sur une éventuelle candidature. AP

Guinée: RSF appelle à protéger les journalistes menacés par les ...
Le Monde
L'AFP a pu constater le 5 octobre à Conakry que les "bérets rouges" (garde présidentielle) mobilisés le jour de la visite du président burkinabè, ...

Les Etats-Unis demandent aux militaires de quitter le pouvoir

"Les viols et les meurtres commis par des troupes gouvernementales sont une terrible violation des droits des citoyens de ce pays", a déclaré la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, outragée par la violence qui a éclaté à Conakry le 28 septembre dernier. Cent cinquante sept personnes avaient été tuées lors d'un rassemblement de l'opposition dans un stade de la ville. Hillary Clinton a demandé le départ des militaires à la tête du pays, dont celui de Dadis Camara, président de la junte. L'oposition guinéenne lui a emboîté le pas.

Guinée: le junte doit « de profondes excuses » au peuple

 Les Etats-Unis ne cessent de s’indigner au sujet des sanglants événements du Stade du 28 Septembre à Conakry. Les auteurs de ces meurtres et viols contre les manifestants de la capitale guinéenne doivent être traduits en justice, a déclaré la secrétaire d’Etat américaine. La junte au pouvoir doit des excuses au peuple guinéen, estime Mme Hillary Clinton.

Guinée2La secrétaire d’Etat Clinton a exprimé la position américaine lors d’une conférence de presse conjointe, mardi, en compagnie du chef de la diplomatie pakistanaise, Shah Mehmood Qureshi, à Washington. Elle s’est dite scandalisée et consternée par ce qu’elle a décrit comme étant le massacre indiscriminé et le viol des manifestants par les troupes gouvernementales dans le stade de Conakry.

Selon Mme Hillary Clinton, ces préoccupations ont été directement exprimées aux principaux responsables gouvernementaux de la Guinée par le secrétaire d’Etat-adjoint américain aux Affaires africaines, Johnie Carson. Ce dernier a clairement expliqué que les Etats-Unis entendent prendre « les mesures appropriées » contre la junte qui s’est emparé du pouvoir en Guinée en décembre dernier, a souligné la chef de la diplomatie américaine.

« Les dirigeants guinéens doivent de profondes excuses aux gens qui s’étaient rassemblés en vue de manifester pacifiquement contre le coup de force des militaires. Ils doivent non seulement des excuses verbales, mais aussi l’admission qu’ils ne peuvent pas demeurer au pouvoir, qu’ils doivent restituer au peuple le droit de choisir librement ses dirigeants », a déclaré la secrétaire d’Etat américaine.

Selon des organisations locales des droits de l’Homme, les soldats guinéens – y compris les éléments de la garde présidentielle du capitaine Camara – ont abattu au moins 157 personnes. Le gouvernement situe le bilan à moins d’un tiers de ce total.

Les manifestants ont fait état d’actes de violences contre eux, y compris des viols, violences et autres formes d’humiliation. Certains ont fourni des photos prises à l’aide leur téléphone cellulaire montrant ce qui semblait être des actes de violence des militaires contre les femmes.
Pour la secrétaire d’Etat américaine – qui, la semaine dernière, a mené les efforts au Conseil de sécurité pour condamner la violence contre les femmes et les filles en zone de conflit – les informations relatives aux violences sexuelles en Guinée sont particulièrement troublantes.

« Cela ne vous surprendra pas d’entendre que je suis particulièrement scandalisé par la violence contre les femmes, en plein jour, dans un stade. C’était la criminalité au plus haut degré. Et les auteurs de tels actes ne doivent aucunement avoir l’illusion qu’ils échapperont à la justice », a déclaré Mme Hillary Clinton, ajoutant qu’il ne saurait y avoir d’impunité et que des efforts doivent être déployés pour faire juger, dans les meilleurs délais, les cerveaux et les auteurs de ces meurtres et viols.

Le département d’Etat américain a appelé à un retour, dès que possible, à un régime civil en Guinée, insistant, par ailleurs, que les membres de la junte guinéenne s’en tiennent à leur promesse de ne pas se porter candidats aux prochaines élections.

De leur côté les Forces vives, qui regroupent les partis d’opposition, les syndicats et associations de la société civile posent de nombreux préalables à leur venue à Ouagadougou.

Massacre en Guinée : l'ONU a dépêché un enquêteur

PARIS — La Haut-commissaire aux droits de l'Homme de l'ONU a annoncé mercredi à Paris avoir envoyé un "conseiller spécial" en Guinée pour enquêter sur le massacre par des militaires le 28 septembre de plus de 150 manifestants réunis à Conakry à l'appel de l'opposition.

"Nous avons envoyé un conseiller spécial pour les droits de l'Homme, qui est là-bas, sur le terrain, en train d'enquêter pour nous", a déclaré Navanethem Pillay à la presse.

La responsable onusienne, qui avait déjà qualifié de "bain de sang" la violente répression orchestrée par les forces de l'ordre guinéennes, a affirmé que son bureau avait "reçu des informations sur de nombreux meurtres", notamment de jeunes hommes et sur le viol de femmes.

Mme Pillay a précisé que "la question des récentes atrocités en Guinée" avait notamment été abordée lors de ses entretiens à Paris, successivement avec le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner et avec le secrétaire général de la Francophonie (OIF), Abdou Diouf.

"J'ai été exhortée, à la fois par le ministre des Affaires étrangères et par l'OIF, à user des pouvoirs de mon organisation pour lancer une enquête (...) et établir si des crimes graves ont été commis", a-t-elle dit.

Selon l'Organisation guinéenne de défense des droits de l'Homme, 157 personnes ont été tuées et 1.200 blessées dans un stade de Conakry le 28 septembre lors de la répression d'une manifestation contre l'éventuelle candidature du chef de la junte à la présidentielle de janvier. L'ONU parle de "plus de 150 morts". La junte au pouvoir maintient un bilan officiel de "56 civils tués".

La France, qui a fortement condamné les violences et suspendu sa coopération militaire avec la Guinée, a encore haussé le ton mercredi en déclarant qu'elle suspectait le chef de la junte guinéenne, le capitaine Moussa Dadis Camara, d'avoir "participé à la décision" qui a conduit au massacre.

Guinée : Bernard Kouchner accuse le chef de la junte

Bernard Kouchner accuse le chef de la junte guinéenne, le capitaine Moussa Dadis Camara, d'avoir décidé de la répression qui a conduit au massacre, le 28 septembre dans le stade de Conakry. "Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on soupçonne fortement le président intérimaire d'avoir (...) participé à la décision" de la répression sanglante, a dit le ministre lors d'une audition devant la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale

Ce jour-là, les opposants manifestaient pour s'opposer à la candidature éventuelle du chef de la junte à l'élection présidentielle prévue à la fin 2009 ou au début 2010 en Guinée. Jusqu'à présent, le capitaine Moussa Dadis Camara a multiplié les déclarations contradictoires quant à sa candidature ou non à l'élection.

Pour Bernard Kouchner, il reste "très difficile" de dire si le chef de la junte est responsable de l'intervention de l'armée, qui a fait plus de cent cinquante morts lors de la manifestation. "Evidemment il s'en défend (...). Pourtant, ce sont des bérets rouges, des forces qui entourent l'auteur du coup d'Etat" qui ont perpétré le massacre, a relevé Bernard Kouchner. Il a remarqué que le capitaine Dadis Camara "habite toujours dans un camp militaire" dans la banlieue de la capitale "et pas au palais" de la présidence. Il "est toujours entouré de ces forces militaires-là, composées en particulier de 'forestiers', qui ont été renforcées, dit-on, par des troupes venues du Liberia, d'anciens mercenaires", a indiqué le ministre.

De leur côté, les proches du chef de la junte dénoncent un "lynchage politique et médiatique" de la part du chef de la diplomatie française. "Ce n'est pas digne de la grande France que nous connaissons", a déclaré Idrissa Chérif sur la chaîne d'information France 24. "Nous demandons à la plus haute autorité française de demander à Bernard Kouchner de faire de la retenue. C'est très, très important", a-t-il ajouté.

Guinée – États-Unis : « Possibilité de bloquer les visas pour les membres du CNDD et leurs familles »

Le sous-secrétaire d'état adjoint américain aux Affaires africaines, W. Fitzgerald, vient d'annoncer à Conakry que les États-Unis vont « bientôt » envisager des « sanctions ciblées contre les membres du CNDD - junte au pouvoir - ainsi que leurs familles.»


« Nous allons essayer de cibler les sanctions, nous n'avons aucun problème avec le peuple guinéen...Les sanctions que nous envisageons seront ciblées contre les membres du CNDD, les officiers militaires, les acteurs dans le gouvernement - ministres ndlr - », explique-t-il.

Pour le diplomate américain en mission à Conakry depuis le 4 octobre, cette sanction va consister d'abord à " bloquer les visas" à ces personnalités citées haut ainsi que leurs familles.

" On va voir s'il faut coordonner cette sanction avec nos partenaires comme la France, l'Union Européenne, le Canada, le Groupe de Contact international," ajoute Fitzgerald.

Le Sous-secrétaire d'Etat adjoint pour le Bureau des Affaires africaines du Département d'Etat quitte ce soir conakry après avoir effectué une mission dont l'objectif était de " discuter de la situation politique actuelle" en Guinée.

Lors de sa rencontre avec le chef de la junte, Capitaine Dadis, Fitzgerald affirme qu'il a fait part de la " préoccupation et l'inquiétude " du gouvernement américain quant aux problèmes des droits de l'homme, la répression vigoureuse des évènements du 28 septembre, l'impunité dont jouissent les forces armées.

Aux journalistes, il a dit que le capitaine Dadis lui a signifié qu'il y a " un problème de contrôle des militaires".

" Mais pour nous, souligne le diplomate américain, la faute est de lui, en tant que chef de la junte...Oui, les militaires -incontrôlés - ont fait des exactions, mais en tant que chef, il en est responsable".

" J'ai dit aussi que les États-Unis exigent à ce qu'il ( capitaine Dadis ) ne soit pas candidat en 2010 car les Guinéens ont trop duré pour bénéficier d'un système démocratique", analyse le conférencier du jour.

M. Fitzgerald dit avoir posé au capitaine Dadis la question de sa voir si oui ou non il sera candidat en 2010.

« Je ne vais pas répondre à cette question », aurait répondu le président du CNDD.

En donnant ses impressions sur l'homme qu'il a rencontré le lundi dernier, le diplomate américain témoigne que " Dadis n'est pas très clair dans ses réponses, difficile de d'avoir de lui une réponse et c'est important de connaître son back ground, il est militaire".

07.10.2009

CNDD

La violence gouvernementale en Guinée est criminelle, selon Hillary Clinton

AP | 07.10.2009 | 00:03

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a qualifié mardi la violence du gouvernement de Guinée de "criminalité au plus haut degré".

Hillary Clinton a déclaré à Washington que le gouvernement du capitaine Moussa "Dadis" Camara devrait s'excuser auprès de son peuple et renoncer au pouvoir. Elle a également annoncé que les Etats-Unis prendront des "actions appropriées" contre le gouvernement guinéen.

"On ne devrait donner à ceux qui ont commis ces actes aucune raison d'espérer qu'ils échapperont à la justice", a-t-elle ajouté.

La junte au pouvoir depuis neuf mois en Guinée a été très critiquée par la communauté internationale après sa répression sanglante d'une manifestation de l'opposition il y a une semaine dans un stade de Conakry. Selon les organisations de défense des droits de l'homme, au moins 157 personnes ont été tuées lorsque l'armée a ouvert le feu sur la foule, estimée à 50.000 personnes. La junte avance, elle, un bilan de 57 morts. AP

« Dadis show » à Conakry

Guinée . Le chef putschiste impose ses caprices à tout un peuple. La récente répression a fait plus de 150 morts.

La junte militaire s’étant emparé du pouvoir en Guinée le 23 décembre 2008 souffre-t-elle de dédoublement de la personnalité ? Elle dit tout et met en pratique le contraire avec une constance qui n’est pas sans évoquer le fantôme de l’ex-« empereur » centrafricain Bokassa, celui qui donnait du « cher parent » à Valéry Giscard d’Estaing, grand amateur de safaris et de cadeaux aux couleurs de diamant. Dans la revue Afrique-Asie, Mamadou Sandé, ministre de l’Économie du gouvernement putschiste, assure sans rire que Moussa Dadis Camara, leader du CNDD (Conseil national pour la démocratie et le développement), « est fidèle à ce qu’il dit. Il a dit et répété qu’il ne se présentera pas à la présidentielle » (prévue pour janvier 2010)… La cause serait donc entendue ! À ceci près que, désormais, le chef de la junte fait dire par d’autres et insinue lui-même que, cédant à l’affectueuse sollicitation du peuple (des groupes se sont périodiquement manifestés durant cet été avec pour cri de ralliement : « Moussa Dadis doit rester »), il lui faudra bien renier son engagement d’hier. Cette volte-face fut à l’origine du cortège organisé au début de la semaine dernière par l’opposition. Plus de 150 morts et 1 200 blessés dans la répression de cette manifestation pacifique. Répression suivie de rafles aveugles, dont les victimes sont empilées dans des prisons où tortures et viols seraient monnaie courante.

Moussa Dadis Camara manifeste une personnalité indissociablement autoritaire et fantasque. Au point de n’avoir participé qu’une seule fois au Conseil des ministres qu’il a mis en place, rapportait Jeune Afrique. Pourquoi se gêner ? le dit Conseil, n’étant qu’une caisse de résonance des ordres souvent contradictoires diffusés depuis le camp Alpha-Yaya-Diallo, où trône le putschiste en chef. Les questions s’y règlent devant les caméras de la Radiotélévision guinéenne présentes vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Le feuilleton quotidien qui en résulte est baptisé « Dadis show » par les citoyens de base et alimente d’interminables discussions et plaisanteries de la rue. Notamment pour les célèbres crises de fureur du dictateur de fraîche date, en particulier à l’encontre de son premier ministre Kabiné Komara promu au rôle de souffre-douleur. S’adressant téléphoniquement au cabinet du premier ministre en titre, Dadis s’emportait : « Il est culotté de recevoir un directeur de zone aurifère sans nous en tenir informés ! Ce n’est pas lui qui a pris le pouvoir ! Il est gonflé, hein ! Il n’a pas affaire à un con ! »

Ce comportement proche de l’hystérie suscite l’effarement des chefs d’État africains. Pas de tous toutefois, si l’on en juge par les voyages réguliers du président sénégalais Abdoulaye Wade, se faisant dérouler le tapis rouge par un Dadis affamé de reconnaissance internationale. La France, elle, vient certes de suspendre sa coopération militaire avec Conakry (difficile de faire moins après le récent massacre) mais il se murmure que deux proches de Sarkozy - Patrick Balkany et Robert Bourgi - travaillent à convaincre l’Élysée qu’une victoire présidentielle de Dadis pourrait être favorable aux intérêts de la « Françafrique ». Après la promotion d’Ali Ben Bongo au Gabon, celle de Moussa Dadis Camara en Guinée ? Comme aime le répéter Sarkozy, la « rupture » est en marche.

Jean Chatain

La Guinée à sang, dégoût à Aubervilliers

Mardi 06/10/2009 | Posté par Aladine Zaiane

Dix jours sont passés depuis la dure répression d’une manifestation de rue contre le capitaine putschiste Moussa Dadis Camara. Rencontre avec Kadiatou.

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« Je ne tolérerai plus le moindre dérapage. Quiconque tentera d’entraver cette transition sera traité comme un ennemi, au sens militaire du terme. » C’est en ces termes, confiés à Jeune Afrique en janvier 2009, quelques semaines après son coup d’Etat du 22 décembre 2008 à la mort de Lansana Conté, que le nouveau « Mangué » (« chef » en langue soussou) et capitaine Moussa Dadis Camara parlait de ses opposants. Pas étonnant, donc, qu’une manifestation « anti Dadis » organisée le 28 septembre à Conakry ait été réprimée dans le sang (entre 150 et 180 morts, beaucoup des corps, « introuvables », n’ont toujours pas été remis aux familles).

Pas étonnant non plus, le mécontentement de la population dans ce pays où Lansana Conté avait érigé le clientélisme et le népotisme au sommet de la crapulerie. A l’origine donc, la prise de pouvoir par Camara et l’armée devait permettre une transition vers des élections « libres et démocratiques », et le capitaine Camara la justifiait, arguant que les personnes au pouvoir étaient incapables « d’enrayer la descente aux enfers de notre pays ». En effet, indépendante depuis 1958, la Guinée-Conakry n’a jamais été un pays démocratique et stable, de Sékou Touré à aujourd’hui.

Kadiatou, Guinéenne d’origine, vit à Aubervilliers. Elle se rappelle de son dernier séjour en Guinée, en 2008, quelques mois avant le décès de Lansana Conté. Le pays vivait alors dans une sorte d’anarchie : « Le pouvoir était présent seulement à travers les militaires dans la rue qui imposaient comme ils le font aujourd’hui leurs propres lois. La police est, là-bas, inexistante. »

En 2008, le Mangué Conté était très gravement malade et cela depuis un bon moment déjà, il ne contrôlait semble-t-il plus rien dans le pays mais s’accrochait encore à son trône. « En réalité c’était son clan, sa famille, qui géraient les affaires », dit Kadiatou. L’insécurité est est une plaie quotidienne : « Il y a des braquages au domicile des gens à visage découvert et en plein jour, témoigne Kadiatou. Même quand tu prends le taxi, c’est chaud, car ils sont de mèche avec les bandits. Mon oncle s’est fait enlever deux fois pour te dire ! »

C’est avec amertume qu’elle nous parle de son pays, dont elle souhaite qu’il sorte de ce cercle vicieux. Pour faire entendre son mécontentement, elle a participé à un rassemblement devant l’ambassade de Guinée, à Paris, samedi 3 octobre. « Les gens prenaient la parole pour dire des choses qu’on savait déjà, je n’ai pas trouvé cette manifestation vraiment enrichissante. » Pour Kadiatou, il faut faire plus que montrer son mécontentement : « Le jour où on pourra s’en sortir, ce sera lorsqu’il n’y aura plus de dictature et plus de corruption. Il y a tellement de ressources en Guinée et c’est un pays tellement beau ! Non, vraiment, on se fait de la tune sur le dos des Guinéens… »

Aladine Zaiane

Communiqué des Guinéens de Toulouse Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Guinéens de Toulouse   
06-10-2009

En Guinée-Conakry, le 28 septembre 2009 les forces vives (Intersyndicale, associations, société civile et partis politiques) ont organisé une manifestation

pour protester contre la dictature militaire et la candidature du chef de la junte au pouvoir le capitaine Moussa Dadis Camara aux élections présidentielles prévues le 31 janvier 2010.

 

Cette manifestation a été violemment réprimée faisant prés de 200 morts, des milliers de personnes blessées, des cas de viols et plusieurs arrestations dont les leaders politiques.

Les Guinéens de Toulouse Condamnent avec fermeté ces incivilités et ces exactions devenues une monnaie courante en République de Guinée et soutiennent le peuple de Guinée et les forces vives de la nation.

Nous lançons un appel solennel  aux autorités Françaises et à la communauté internationale afin de prendre des sanctions ciblées et d’augmenter  la pression sur la junte militaire en Guinée en vue de mettre fin aux exactions en cours.

 Nous appelons également les forces vives de la nation Guinéenne d’organiser des mouvements de désobéissance civile dans tout le pays jusqu’au départ définitif de la junte du pouvoir

Nous exigeons de la junte :

<!--[if !supportLists]-->-       <!--[endif]-->La libération sans délai des  personnes arrêtées lors de la manifestation

<!--[if !supportLists]-->-       <!--[endif]-->La cessation des exactions contre les populations civiles

<!--[if !supportLists]-->-       <!--[endif]-->La mise sur pied d’une commission internationale pour identifier et traduire en justice (TPI) les auteurs et commanditeurs de ces actes odieux et barbares 

<!--[if !supportLists]-->-       <!--[endif]-->Le départ immédiat et sans conditions de la junte au pouvoir   

L’envoi en Guinée d’une force international de protection de la population (ONU, l’UA, CEDEAO),

 

Nous attirons  l’attention de l’opinion publique sur la nécessité d’user rapidement de tous les moyens possibles pour faire partir la junte et mettre fin aux violations des droits de l’Homme en Guinée.

 

Nous adressons nos condoléances au peuple de Guinée, aux familles des victimes et exhortons tous les citoyens du monde d’apporter leurs soutiens au peuple martyrisé de Guinée. 

 Sassou Nguesso condamne les évènements en Guinée et conseille la prudence aux initiatives de règlement de la crise

APA-Brazzaville (Congo) Le président congolais Denis Sassou Nguesso a condamné la violente répression militaire qui a fait quelque 150 morts dans la population civile en Guinée-Conakry et recommandé la prudence aux initiatives en cours en vue du règlement de la crise dans ce pays.

« L’attitude des autorités guinéennes est condamnable », a indiqué Sassou Nguesso, dans une déclaration à la presse, le 2 octobre dernier à Brazzaville, à son retour de la 64ème session Assemblée générale des Nations unies tenue à New York.

« Les autorités guinéennes et le peuple guinéen n’ont pas besoin de passer sur les cadavres pour atteindre la démocratie », a dit le président congolais qui s’est refusé à donner des conseils à la junte militaire au pouvoir en Guinée.

« A mon avis, il n’est pas question de donner des conseils (…). En pareil circonstance, je crois qu’il faut être prudent pour éviter des dégâts inutiles », a-t-il expliqué.

Les militaires ont tiré à balles réelle sur une foule rassemblée au stade du 28 septembre à Conakry pour une manifestation hostile à une éventuelle candidature du capitaine Moussa Dadis Camara, le chef de la junte militaire au pouvoir en Guinée.

« On parle de cent à cent cinquante morts. Cela n’est pas une bonne attitude de la part des autorités guinéennes », a souligné le chef de l’Etat congolais, rappelant qu’il avait évité pareil sort à son pays pendant la conférence nationale souveraine tenue de février à juin 1991.

« Pendant la conférence nationale souveraine, j’ai refusé cela en assumant toute ma responsabilité devant les faits qui m’étaient reprochés. Je n’avais pas voulu que le sang coule au Congo pour que le Congo arrive à la démocratie », a-t-il dit.

« Vous savez vous-même combien d’écueils le Congo a eu pendant sa transition (…). Voilà pourquoi en pleine conférence nationale en 1991, j’avais dit que le Congo n’avait pas besoin du sang pour arriver à la démocratie », a conclu Sassou Nguesso.

Trois guerres civiles ont toutefois ravagé successivement le Congo, en 1993-94, 1997 et 1998-99.

La Guinée compte ses morts

Les corps des victimes des violences ont été... (Photo AP)

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Les corps des victimes des violences ont été conduits à la mosquée de Conakry pour y être identifiés. Les autorités parlent d'une cinquantaine de morts, les ONG d'une centaine de plus.

Photo AP

Une semaine après des affrontements entre l'armée guinéenne et des opposants à Conakry, de nouveaux témoignages accablants émergent pour décrire les atrocités commises par des soldats. Pendant ce temps, le président du Burkina Faso se propose comme médiateur pour résoudre la crise politique dans ce pays où la présence d'investisseurs étrangers contribue au maintien d'un pouvoir corrompu.

Dans son bureau de Lausanne, en Suisse, Adjidjatou Barry Baud est inquiète. Les nouvelles que reçoit l'éditrice de GuinéeActu en provenance de Conakry sont mauvaises. «J'ai très peur. J'ai peur que la Guinée ne sombre dans la guerre civile.»

Une semaine après des affrontements violents entre les soldats de l'armée et des partisans de l'opposition qui étaient réunis dans un stade de la capitale, le calme semble être revenu à Conakry. Mais des témoignages additionnels émergent sur les méthodes répressives employées par l'armée - voir le texte ci-dessous - et les leaders politiques de l'opposition n'oseraient plus dormir chez eux.

Selon les autorités, 56 personnes y ont perdu la vie, mais l'ONU et des ONG soutiennent qu'il y aurait au moins 100 victimes de plus, sans parler du millier de blessés.

 

C'était le premier affrontement du genre depuis l'arrivée au pouvoir de la junte militaire en décembre dernier. L'opposition veut empêcher l'actuel président Moussa Dadis Camara de se présenter aux élections de 2010. Elle lui demande de quitter le pouvoir immédiatement en faveur d'un gouvernement civil.

De bonnes affaires

Mais pour Bonnie Campbell, professeure à l'UQAM et directrice du Groupe de recherche sur les activités minières en Afrique, les événements de la dernière semaine ne sont que la pointe de l'iceberg qui afflige cette contrée d'Afrique de l'Ouest. «C'est un pays de paradoxes, dit-elle. Il est extrêmement riche sur le plan minier, mais son gouvernement manque de transparence.»

Les ressources minières de la Guinée en bauxite, alumine, or et diamants sont faramineuses. La Guinée est le plus important producteur de bauxite, principal minerai d'aluminium, au monde avec des exportations de plus de 450 millions de dollars. Le Canada, comme bien d'autres pays occidentaux, y brasse de bonnes affaires.

«La présence étrangère fait que tout le monde participe à ce système de gouvernance peu transparent, rappelle Mme Campbell. C'est une logique de reproduction du pouvoir dans laquelle les affaires trouvent leur place.»

Dans un système où les redevances minières enrichissent l'État - et surtout ceux qui y sont à la tête - le pouvoir exerce un grand attrait pour les candidats. «Ceux qui accèdent au pouvoir accèdent aux fonds», résume Mme Campbell.

Que penser des leaders qui espèrent briguer les élections présidentielles de 2010? Adjidjatou Barry Baud est critique. Certains sont «bons», mais disposent de peu de moyens. D'autres, plus fortunés, sont d'anciens politiciens. «Il y en a un qui été là pendant 11 ans, mais n'a rien fait pour le pays», déplore Adjidjatou Barry Baud.

L'éditrice entretient également peu d'espoir envers la démarche de médiation du président burkinabè, Blaise Compaoré. «Compaoré a tué son ancien président», rappelle Mme Barry Baud, en référence au coup d'État de 1987 au cours duquel Thomas Sankara a été tué. «Il a fait deux mandats à la tête du Burkina Faso et est en train de modifier la Constitution pour pouvoir en obtenir un troisième.»

Hier, Compaoré a proposé à la junte au pouvoir et à l'opposition de se rencontrer «très rapidement» à Ouagadougou.

- Avec l'AFP

Guinée Conakry : Mission "compliquée" pour Blaise Compaoré

 

Mission difficile, pour ne pas dire impossible. S’il est convenu dans les milieux diplomatiques qu’il faut toujours être optimiste lorsqu’on parle de règlement de conflit, le médiateur burkinabé de la crise guinéenne, le président Blaise Compaoré, a du pain sur la planche. A bien des soucis à se faire. Et pour cause.

Aux chevets de la Guinée Conakry depuis hier lundi, l’homme fort du " pays des hommes intègres " doit faire face à une équation compliquée. Dans son cahier de charge, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, la CEDEAO, entend de lui qu’il fasse " baisser la tension " qui règne dans ce pays depuis une semaine. Disons plus précisément, depuis que la junte au pouvoir a maté dans le sang, un meeting de l’opposition au Stade de Conakry. Avec au décompte. " 56 morts ", côté officiel. " 157 morts et 1200 blessés ", vu par l’opposition et la Ligue guinéenne des droits de l’homme. Pendant que l’ONU évoque le chiffre de " plus de 150 morts ". A cet effet, le président du Faso est appelé à faire le tour de ce que l’on appelle également en Guinée. Les " forces vives de la Nation". Pris sous l’angle de tous les acteurs de la crise. La junte au pouvoir. L’opposition. Ainsi que la société civile. Des acteurs de la vie sociopolitique guinéenne en divorce quasi-consommé. En cela que le pouvoir tente de rejeter la responsabilité des massacres du 28 septembre sur l’opposition. Dans une interview diffusée dimanche sur Radio France internationale, RFI, le président autoproclamé, le capitaine Moussa Dadis Camara, n’a reconnu " aucune responsabilité " dans ce massacre. Il n’a pas hésité à parler de " complot " ourdi, fomenté par les chefs de l’opposition. Aux fins de " ternir " son image.

Faux ! Rétorquent l’opposition, de même que les organisations de défense des droits de l’homme. Pour eux, il n’y a pas de mystère autour de ce dossier macabre. Les putschistes du 23 décembre 2008 portent l’entière responsabilité des événements du 28 septembre. Une position également soutenue par la Communauté internationale qui ne porte pas de gants pour accuser le capitaine Moussa Dadis Camara et ses camarades du camp Alpha-Yaya Diallo d’avoir systématiquement violé les droits de l’homme. L’ancienne puissance coloniale, la France, est d’ailleurs la première a tiré la sonnette d’alarme. Par le biais du Quai D’Orsay. Le ministère des Affaires étrangères. Au lendemain du scandale de Conakry. Avec à la clé, la suspension de la coopération militaire avec la Guinée et une redéfinition de la coopération bilatérale globale. Pour le patron de la diplomatie française, Bernard Kouchner, reconnu pour son engagement en faveur des droits de l’homme, " …on ne peut plus travailler avec Dadis Camara ". D’où la complexité de la mission du médiateur Blaise Compaoré. Comment ramener autour de la même table, un pouvoir qui semble ne plus être prêt à respecter sa parole consistant à se retirer au terme de la transition. Qui doit prendre fin à l’issue de la présidentielle du 31 janvier 2009. Et une opposition et un peuple, qui accuse la junte militaire de " haute trahison ". Une junte qui de surcroît, s’offre le luxe de tirer à balles réelles sur des populations civiles sans défense. Humilier et Violer des mères et futures mères de famille. Passer à tabac des dirigeants politiques. En un mot, mettre en veilleuse les droits élémentaires du peuple.

Face à une situation politique où l’ " irréparable " est fait, peut-on espérer autre porte de sortie pour la junte militaire que l’abandon de l’ambition présidentielle à l’échéance 2010. Donc, le départ du pouvoir. Avec en contrepartie et au nom de la paix, peut-être la grâce de ne pas avoir à répondre devant les juridictions compétentes pour " haute trahison " ? Le dix huit septembre dernier, c’est-à-dire dix jours avant que la situation politique guinéenne ne tourne au cauchemar. L’Union africaine avait donné un ultimatum d’un mois aux membres de la junte. Pour s’engager par écrit, à ne pas se porter candidats à la présidentielle du 31 janvier 2009. Sous peine de sanctions. Aujourd’hui, les données sont tellement si compliquées qu’au meilleur des cas, on ne peut qu’espérer que les Guinéens consentent à une sortie en douceur à la junte. A mon humble, agir autrement. C’est jeter les bases d’un embrasement certain de la Guinée Conakry. Un pays habitué aux promesses jamais tenues des dirigeants successifs depuis 1958. Autant répéter après le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner. Qu’en Guinée, " le danger de guerre intercommunautaire est immense. " En fin négociateur, le président Blaise Compaoré sait qu’il marche sur des œufs. A lui d’éviter qu’ils se cassent.

6-10-2009, Héribert-Label ADJOVI

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Barack Obama : Apôtre d’un nouvel ordre économique mondial
16-09-2009, Héribert-Label ADJOVI

 

05.10.2009

L’Internationale socialiste tous Guinéen (ne) réclame justice

HUMAN RIGHTS WATCH : Pour un traitement juste des détenus de Guinée

Après la répression sanglante de la manifestation de l’opposition, le 28 septembre passé, Human Rights Watch réclame la mise en place d’une commission internationale d’enquête et demande aux autorités guinéennes de libérer ou d’­inculper les dizaines de personnes détenues en toute illégalité.

Par Joséphine HEINITZ
 
Dans un communiqué de presse publié hier, Human rights wat­ch (Hrw) a encore pris position sur la répression sanglante de la ma­nifestation de l’opposition le 28 septembre dernier à Conakry, qui a coûté la vie à plus de 150 personnes.
L’organisation appuie l’appel de la Cedeao pour la mise en place d’une commission internationale d’enquête afin de «faire la lumière sur les actes déplorables commis (…) par le gouvernement gui­néen» afin «d’identifier et faire traduire en justice les auteurs des exactions». Le communiqué indi­que que cette commission qui se­rait placée sous l’égide de l’Or­ga­nisation des Nations unies (Onu), a été acceptée «en principe par les autorités guinéennes le 30 septembre».
Dans la déclaration de Hrw, Corinne Dufka, chercheuse senior pour l’Afrique de l’Ouest souhaite que «l’Union africaine, l’Onu et les acteurs clés tels que l’Union européenne et les Etats-Unis devraient d’ores et déjà annoncer leur appui inconditionnel à la formation d’­une telle commission». Ce qui se­rait une condition d’une impartialité et de l’efficacité de l’enquête.
De plus, Hrw réclame soit la libération immédiate de toutes les personnes détenues sans inculpation après la manifestation de l’opposition, soit leur inculpation pour infraction criminelle, accompagnée de procès équitables. En effet, selon des sources dignes de foi, «aucune des personnes détenues depuis les violences du 28 septembre n’est passée ni n’a été traduite devant un juge. Ce qui constitue une violation à la fois du droit international et du droit guinéen», relève le communiqué.
Le document ajoute que des témoins, des travailleurs humanitaires, des chefs des partis d’opposition et des diplomates interrogés par Hrw «ont affirmé que les forces de sécurité détiennent en­core des dizaines de manifestants dont des membres des partis d’opposition, dans les camps militaires». En outre, l’organisation de défense des droits de l’­hom­me a été informée que les soldats se fe­raient payer pour la libération des détenus. A titre d’exemple, le com­muniqué cite le cas d’un hom­me qui a déclaré «avoir eu à ‘négocier’ avec un soldat du corps d’élite des Bérets rouges pour obtenir la libération d’un ami intime détenu au camp militaire Koundara». 

Guinée: le président burkinabè est arrivé à Conakry pour sa médiation

CONAKRY — Le président burkinabè Blaise Compaoré est arrivé lundi à Conakry pour une médiation entre la junte au pouvoir et les dirigeants de l'opposition, une semaine après la répression sanglante d'une manifestation d'opposants, a constaté une journaliste de l'AFP.

Le chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, l'a accueilli au pied de l'avion, à l'aéroport de la capitale.

Un long tapis rouge avait été déployé ainsi qu'une fanfare militaire. Les diplomates accrédités à Conakry avaient été conviés, tout comme les membres du gouvernement.

Sur une banderole de l'association des Burkinabè de Guinée, on pouvait lire: "pour la paix et la stabilité en Guinée et la sous-région, bonne chance au médiateur Blaise Compaoré".

Guinée: "J'ai vu les soldats mettre le fusil dans le sexe des femmes"

CONAKRY — Le visage encore tuméfié une semaine après le massacre de manifestants à Conakry, une Guinéenne soulève son boubou et dévoile ses bras et fesses meurtris: "J'ai 57 ans et ils m'ont mise à nue! J'ai vu les soldats mettre les fusils dans le sexe des femmes quand ils me frappaient."

Le président de l'Organisation guinéenne de défense des droits de l'homme (OGDH), Thierno Maadjou Sow, dispose déjà des témoignages "d'une trentaine de femmes violées" par les militaires qui ont réprimé dans le sang, le 28 septembre, une manifestation de l'opposition.

"Nous sommes en train de constituer une association de femmes violées, afin que les victimes puissent porter plainte", annonce ce Guinéen de 77 ans, ancien vice-président de la Fédération international des droits de l'Homme.

La foule s'était massée dans le plus grand stade de Conakry pour un rassemblement "pacifique" contre la probable candidature à la présidentielle du chef de la junte au pouvoir depuis neuf mois, le capitaine Moussa Dadis Camara.

"J'étais au stade. Un soldat avait un couteau, il a déchiré tous mes vêtements", dit la femme de 57 ans, militante du Front uni pour la démocratie et le changement (Fudec), qu'un proche a convaincue de venir témoigner devant des journalistes étrangers.

"Je leur ai dit +je suis votre maman+. Ils m'ont piquée la fesse avec un couteau, ils m'ont battue", poursuit-elle.

A son côté, une femme de 47 ans montre les larges contusions et plaies qui parsèment son dos. "Un militaire m'a frappée, m'a déshabillée, il m'a tapée sur la tête avec le fusil. Ils m'ont fait tomber par terre. Quelqu'un est venu mettre la main... Ils m'ont violée. Je suis sortie de là nue", confie cette mère de deux enfants.

Au total, l'OGDH a avancé le bilan de 157 personnes tuées et 1.200 blessées, dont ces femmes victimes de viols collectifs, en plein jour, aux yeux de tous: "un crime contre l'humanité" caractérisé, fait valoir M. Sow.

Mais du côté du pouvoir militaire, le ministre de la Santé, le médecin-colonel Cherif Abdoulaye Diaby a dit devant la presse: "je ne crois pas qu'il y ait eu des viols", en rappelant le bilan officiel de 56 civils tués.

"Il n'y a eu aucune plainte au niveau de l'hôpital. Mais je voudrais inviter toutes les dames qui ont été victimes de viol à s'adresser à l'équipe d'urgence de l'hôpital Donka", a ajouté ce ministre.

Les forces de l'opposition ont déjà collecté les témoignages de leurs militants pour monter des dossiers d'accusation contre les "bérets rouges" (garde présidentielle), intervenus sous le commandement d'officiers proches du chef de la junte.

L'ancien ministre des Affaires étrangères François Lonsény Fall, lui-même roué de coups par les militaires, assure qu'"ils se sont acharnés particulièrement sur les femmes". "Ils n'étaient pas en possession de leurs moyens: certains disent qu'ils étaient drogués", ajoute-t-il.

Début 2007, des viols avaient déjà été commis par des soldats, au moment de la brutale répression de manifestations contre le régime du président Lansana Conté, décédé en décembre 2008. "Mais c'était dans des maisons" souligne M. Sow.

"Qu'il y ait viols, en public, par un nombre aussi important de militaires, c'est la première fois" en Guinée, assure le président de l'OGDH, neuf mois après la prise du pouvoir par de jeunes officiers de la garde présidentielle.

"Une femme qui avait été violée et mutilée vient de mourir, annonce-t-il. Il y a aussi des filles qui sont devenues folles, au moins trois. La haine qui a conduit à une telle cruauté, je ne sais pas comment l'expliquer".

La France prend position contre le dirigeant de la junte guinéenne

Créé le 04.10.09 à 19h51 | Mis à jour le 04.10.09 à 20h21  | 7 commentaires
Une peinture du chef de la junte militaire guinéenne, Moussa Dadis Camara, près de Conakry, en mai 2009.
Une peinture du chef de la junte militaire guinéenne, Moussa Dadis Camara, près de Conakry, en mai 2009./REUTERS/Daniel Magnowski

INTERNATIONAL - Bernard Kouchner estime qu'«on ne peut plus travailler» avec Dadis Camara...

Cette fois, c’est fini. La France estime qu'«on ne peut plus travailler» avec le dirigeant de la junte en Guinée, le capitaine Moussa Dadis Camara, après la répression sanglante d'une manifestation lundi dernier à Conakry, a affirmé dimanche le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner.

«Peut-on faire une mission internationale?»

Interrogé par Le Figaro-LCI-RTL, le ministre a précisé que la France travaillait à une forme d'«ntervention internationale» pour résoudre la crise en Guinée.

«Peut-on faire une mission internationale? Nous avons alerté la CEDEAO (communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest), il faut que le Nigeria soit d'accord, nous y travaillons», a déclaré Bernard Kouchner.

«Le danger de guerre inter-communautaire est immense. Il s'est passé cette chose effrayante et sauvage, nous ne pouvons pas l'accepter», a-t-il également dit. «Il me semble qu'aujourd'hui, on ne peut plus travailler avec Dadis Camara, et qu'il faut qu'il y ait une intervention internationale», a-t-il ajouté.
Avec agence

Massacre en Guinée: Dadis Camara ne se reconnaît "aucune responsabilité"

CONAKRY - Le chef de la junte au pouvoir depuis neuf mois en Guinée, le capitaine Moussa Dadis Camara, ne se reconnaît "aucune responsabilité" dans le massacre de manifestants perpétré le 28 septembre par des militaires à Conakry.

A la question "vous ne vous sentez aucune responsabilité vis-à-vis des morts du 28 septembre?", le président autoproclamé de la Guinée a répondu, lors d'un entretien diffusé dimanche sur Radio France Internationale (RFI): "aucune responsabilité".

"On me dit qu'il y a eu carnage et que les militaires ont tiré. On ne peut pas contester ce qui est déjà là. Mais à qui on va incomber cette responsabilité? Ce n'est pas au président Dadis. (...) Le président Dadis était dans son bureau" a déclaré le capitaine, parlant de lui-même à la troisième personne.

"C'est archi-faux" de dire que le président a donné l'ordre de tirer, a-t-il également assuré, alors que des témoins avaient affirmé que son aide de camp et son neveu faisait partie des dirigeants des opérations au stade.

Le chef de la junte s'exprimait près d'une semaine après la répression sanglante, dans un stade, d'un rassemblement de l'opposition, qui protestait contre son éventuelle candidature à la présidentielle du 31 janvier.

Ses propos interviennent à la veille de la visite du "facilitateur" dans la crise guinéenne, le chef de l'Etat burkinabè Blaise Compaoré, attendu lundi à Conakry.

Selon la junte, 56 civils ont alors été tués, mais l'organisation guinéenne pour la défense des droits de l'homme a avancé le bilan de 157 morts et 1.200 blessés, et l'Onu plus de 150 morts, tandis que des familles recherchent toujours des disparus.

Le capitaine Dadis Camara a soutenu qu'"un complot" avait été fomenté par les leaders d'opposition pour ternir "l'image du président Dadis".

Refusant une nouvelle fois de dire clairement s'il serait candidat à la présidentielle prévue le 31 janvier, il a expliqué qu'il serait "inhumain" de sa part de se prononcer à ce sujet, en ce moment, après la mort des manifestants.

Mais il a déclaré: "je suis prêt, même, à démissionner de l'armée (...) si je veux être candidat (...). Si je veux me présenter, et si j'échoue, je m'en irai dans mon village ou bien je demanderai à aller au sein d'une institution internationale comme je l'avais dit".

(©AFP / 04 octobre 2009 12h54)

RÉPRESSION MEURTRIÈRE EN GUINÉE : L’Internationale socialiste réclame justice

Les auteurs de la récente répression meurtrière en Guinée-Conakry devraient être poursuivis devant le Tribunal pénal international, selon le président du Comité Afrique de l’Internationale socialiste.

Le Comité Afrique de l’International socialiste (Is) considère que la répression sanglante des manifestations en Guinée ne doit pas rester impunie. Selon un communiqué signé par son président, Ousmane Tanor Dieng, « face à l’extrême gravité d’un acte aussi révoltant, la communauté internationale ne devra pas se contenter de simples condamnations verbales, de protestations outrées, de dénonciations indignées ».

L’Internationale socialiste, qui promet de ne ménager aucun effort dans ce sens, souligne que l’assassinat de masse commis par le pouvoir guinéen, « est recevable du Tribunal pénal international ».

M. Dieng estime que tous ceux qui, directement ou indirectement, exécutants et inspirateurs, seront identifiés comme les véritables coupables de ce carnage, devraient déférer devant le Tpi.

Pour l’Is, l’impératif d’agir dans ce sens et la responsabilité de tendre vers un tel objectif incombent naturellement à toute la communauté internationale, à commencer par l’Union africaine et les pays de la sous-région.

« Toutes affaires cessantes, le kyste que représente la junte guinéenne doit être extirpé sans délai », soutient Ousmane Tanor Dieng qui ajoute : « il faut le faire vite pour l’honneur de la démocratie, pour celui des populations africaines et pour le respect des droits de l’Homme et des libertés ».

Le Comité Afrique de l’Internationale socialiste exprime sa solidarité au peuple guinéen et présente ses condoléances aux familles éplorées par la barbarie de la junte militaire.

07.09.2009

GUINEE-POLITIQUE-GOUVERNACE

Face à face capitaine Moussa Dadis Camara-Groupe International de contact sur la Guinée-Elus du peuple: Les vérités du Président


Pour la sixième fois, depuis l'arrivée du CNDD au pouvoir le 23 décembre 2008, le Groupe International de Contact sur la Guinée (GICG), a séjourné à Conakry du 03 au 04 septembre.

Etaient présents à la rencontre du palais du peuple, placée sous les auspices du capitaine Moussa Dadis Camara, le Premier Ministre kabinet Komara, les membres du CNDD, du Gouvernement, les élus locaux (Maires et Présidents des CRD) issus du PUP et de l'opposition au feu général Lansana Conté.

En plus de la CEDEAO et l'UA, les organisations et pays suivants ont participé à la réunion : les Nations Unies, l'Union Européenne, l'Union du Fleuve Mano (UFM), l'Organisation de la Conférence Islamique (OCI), l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), le Représentant de la présidence en exercice de la CEDEAO (le Ministre délégué des Affaires Etrangères du Nigeria), le Burkina Faso, membre non permanent du Conseil de Sécurité de l'ONU, l'Allemagne, l'Espagne, le Japon, les membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations Unies, les Etats-Unis d'Amérique, la France, le Royaume Uni et la Russie. La Banque Mondiale, le Fonds Monétaire International ont également participé à cette réunion.

Devant ce parterre de personnalités, parlant des leaders politiques, le Chef de l'Etat a déclaré sans subterfuges: "Lorsque les leaders politiques ont compris que les élus du peuple sont déjà convoqués ils ont tous pris la tengente parce qu'ils ne peuvent pas venir parler devant ce peuple. Ces hommes là les connaissent mieux, comment ils ont géré, comment ils sont. Certains ont fait 25 ans à chercher le pouvoir. Certains ont géré cette nation, les deniers publics... Ce peuple qui est assis leur connait".

"Puisque ce peuple n'a plus besoin d'un problème ethnique, on est plus dans un système ethnique, dans un système de régionalisme, de tribalisme", explique t-il.

Revenant sur le cas des leaders politiques qui ont massivement quitté le pays, simulant les examens médicaux à Paris, l'homme du 23 décembre 2008, précise: "Ils ont pris la fuite pour aller voir certains Présidents en Europe, aux Etats-Unis, la communauté internationale. C'est comme ça qu'on peut commander une nation?"

"Qui va les élire? Aujourd'hui, ils disent qu'ils sont des leaders, mais ce n'est pas le Président Dadis qui va les élire. Ce n'est pas seulement Conakry. Ce sont ces élus là, les CRD, les Maires qui vont les élire. Pourquoi les fuire? Parce qu'ils ne peuvent pas parler aujourd'hui comme je suis entrain de le faire dans la sincérité, dans la clarté, dans l'honnêteté devant ce peuple. Ils ne peuvent plus le faire parce qu'ils ont perdu les causes légitimes de cette nation", fustige le n° 1 guinéen.

Toujours parlant des leaders politiques qui ont préféré bouder la rencontre avec le Groupe de contact, une attitude mal perçue à Conakry et dans l'arrière pays, le capitaine président martèle: "On ne peut pas commander une nation dans la malhônneteté. On ne peut pas commander une nation lorsqu'on a un passé de près ou de loin car, une nation c'est une génération. Une nation évolue, les hommes évoluent en fonction de leur mentalité. Ces leaders qui sont partis demander aux chefs d'Etat de leur aider, ce sont ces montants qu'on a toujours injectés au sein de la population pour troubler les choses".

"Je ne prends pas de l'argent avec les présidents, avec la communauté internationale pour venir torpiller mon peuple comme ils le font", déclare le locatire du camp Alpha Yaya Diallo.

S'adressant à la communauté internationale: "Croyant que le feu allait prendre la capitale, ils ont tous fui. Ils ont préservé leur peau. Leur chair, croyant qu'il y aurait des problèmes. Ils ont préservé leur famille. Quand il y a la paix ils reviennent. Un des leaders est venu dans l'avion qui vous a accompagné".

"Les élus du peuple sont venus, le peuple s'est affirmé, la jeunesse s'est affirmée. C'est quand ils ont compris que vous venez, il y a un des leaders que je me réserve avec tout le respect que j'ai pour lui par rapport à l'âge, au droit d'aînesse, que je n'ai pas besoin de l'exposer, c'est en ce moment qu'il est venu parce qu'il y a la paix", note t-il.

"Les femmes, les jeunes, les CRD, les Maires ce sont eux le vrai peuple. Ils m'ont dit nous te prenons comme candidat du peuple. Mais pourquoi je ne me suis pas encore déterminé, c'est à cause de vous. Parce que j'ai beaucoup de respect pour vous le groupe de contact international", lance t-il aux membres du GIC.

"Je n'ai eu aucune pression extérieure. Aucune pression au monde. Je suis dans mon pays, je suis un Guinéen. Je suis un citoyen. Le général De Gaulle n'a t-il pas dit: "c'est le civil qui fait le militaire". Et le général américain Eishonover n'a t-il pas défendu les intérêts supérieurs des Etats-Unis ? Mon frère le général-président de la Mauritanie n'était-il pas général, que le peuple a soutenu aujourd'hui et qui est devenu président. Toute la communauté internationale, tout le peuple mauritanien, toute l'Afrique se sont réjouis. Alors pourquoi les gens dramatisent la personne du pauvre capitaine Dadis? Est-ce que ce pauvre capitaine Dadis a pris le pouvoir dans l'effusion de sang ?", s'est-il interrogé.

Le capitaine président dira: "La lutte contre la drogue, ce capitaine l'a fait pour son intérêt ? Je l'ai fait pour la communauté internationale, pour les puissances occidentales car, aujourd'hui, la drogue risque de menacer tout l'occident. Toutes les grandes performances de la révolution industrielle. C'est de l'argent que j'ai demandé aux occidentaux, aux Africains, à mon peuple, à mes compatriotes pour lutter contre ce fléau là? Voilà pourquoi ce peuple est rattaché à son fils. Ce n'est pas l'argent. La lutte contre la gabégie financière, l'impunité, la restauration de l'autorité de l'Etat... Pendant cinquante ans, nos anciens se sont refugé de restructurer l'armée, de faire une refonte de l'armée, et aujourd'hui j'ai tous ces problèmes sur le dos. Ces hommes m'ont choisi parce qu'ils sont assis sur un espoir. On ne peut pas diriger une nation sans reconnaître les moeurs, les valeurs. Voilà les problèmes des leaders politiques".

"Vous ne pouvez pas privilégier les leaders politiques, certains ambassadeurs. Mais, si vous le faites vous risquez de ternir l'image de vos chefs d'Etat. Je l'ai dit dans la plus grande franchise, restez derrière le peuple. C'est cette tenue qui fait aujourd'hui mal à ces leaders et aux yeux de certains ambassadeurs. C'est cette même tenue qui vous a donné la paix, si aujourd'hui il y a la paix. Ce que je suis entrain de faire, la lutte que je suis entrain de faire, les sacrifices consentis avec mon équipe, je ne fais pas ça pour un leader politique parce que ce n'est pas un leader qui a fait les sacrifices. Je le fais par rapport à ce peuple, à cette génération, à la jeunesse, aux Guinéens de l'étranger. Qu'ils viennent. S'ils sont sûrs d'eux, si pour commander une nation il faut être honnête, qu'ils viennent. Le peuple veut tout de suite que je dise que je suis candidat. Le peuple est pressé, la jeunesse est pressée, mais par votre respect je m'abstiens. Je me retiens", dit-il.

Et de signifier sans ambages: "J'ai beaucoup de respect pour la communauté internationale. Je suis un citoyen, libre et qui a des droits inaliénables. Je peux tout de suite là même pendant que je suis là pour dire que je suis candidat. Qui a une dette sur moi. La communauté internationale n'a pas une dette sur moi. La communauté internationale aurait eu une dette sur moi, si j'avais pris le pouvoir et tué les hommes. Mais, ce n'est pas la communauté internationale qui m'a obligé de dire que je ne serai pas candidat en 2009. Ce n'est pas le peuple, ce ne sont pas mes compatriotes, ce n'est même pas le groupe de contact que je respecte tant. C'est moi, simple citoyen Moussa Dadis Camara. Aujourd'hui les gens veulent se focaliser sur ma candidature, ils font pour cela des battages médiatiques, focaliserun débat, mais c'est un faux débat. C'est un faux débat".

Parlant des opposants aux membres du groupe de contact il affirme: "Ils n'ont plus de crédibilité. Ils se disent forces vives, mais quelles forces vives? Leaders politiques comme ces gens ? Il y a un bloc patriotique. Et lorsqu'on dit société civile, société civile? Ces pères qui sont assis CRD, Maires ils sont les vrais hommes de la société civile, eux ils sont les élus du peuple. Quelles forces vives ? Quelles forces vives ? S'ils savaient que le peuple les soutenait vous pensez qu'ils n'allaient pas se présenter ici. Ils allaient me défier. Ils allaient me défier. Mais, ils ne peuvent pas parce que le peuple n'a plus confiance. Le peuple adhère à une cause. Nous sommes tous des citoyens et c'est pourquoi je ne braquerai jamais l'arme contre qui que ce soit".

"La plupart d'entre eux ont peur soit à cause de l'âge, soit à cause de leur gestion, il y a tous ces facteurs. Un homme qui veut gérer une nation est un homme sincère, honnête. Il doit prouver son honnêteté devant le peuple", rappelle le Chef de l'Etat.

Et de conclure en rassurant: "Je ne vous trahirai jamais. Je ne trahirai jamais le peuple de Guinée. Les CRD, les Maires, la jeunesse, les forces vives, les Guinéens de l'étranger, je mettrai au prix de ma vie, de mon sang avec le CNDD pour bâtir cette nation".

Propos recueillis par Jean Leforesteir, guinee24.com, Conakry

Décrets:Le capitaine Dadis nomme une secrétaire d'Etat et un consul honoraire de la Guinée

Le chef de l'Etat guinéen, Capitaine Moussa Dadis Camara vient de nommer M.Bah Kadiatou Baldé au poste de secrétaire d'Etat chargée de l'énergie et de l'hydraulique auprès du ministère des mines et de la Géologie.

Par ailleurs, l'opérateur économique M.Raul Fawaz a été nommé consul honoraire de la Guinée auprès du Royaume Chérifien.

A noter que M.Fawaz était impliqué dans le projet d'achats de plusieurs groupes électrogènes chargé de la desserte en électricité de la Ville de Conakry.Les prix jugés exhorbitants des Groupes avaient soulevé une vive polémique en Guinée .

Décrets présidentiels : création d’un Secrétariat d’Etat chargé de l’Energie et de l’Hydraulique et Mme Bah Kadiatou en est titulaire


Le Chef de l’Etat, Capitaine Moussa Dadis Camara, vient de signer et de rendre officiels une ordonnance et plus de 12 autres décrets.

Parmi ces actes du Premier magistrat de la nation guinéenne figurent ; la création d’un Secrétariat d’Etat chargé de l’Energie  et de l’Hydraulique, auprès du ministère à  la Présidence  chargé des Mines et de  la Géologie et la nomination de Mme Bah Kadiatou Baldé au poste de Secrétaire d'Etat, conformément à l’annonce faite par le Président de la République, lors de sa récente conférence de Presse aux cases de Belle vue, dans la commune de Dixinn, à Conakry.

Dans cette série d’ordonnance et de décrets, le Centre international médical de Gbéssia a été mis à la disposition de  la Caisse  nationale de Sécurité sociale (CNSS) sous l’appellation de Centre Hospitalo-universitaire des travailleurs de Guinée. Ceci en vue de faire faire face aux nombreux cas de traitement sanitaire des fonctionnaires guinéens dont la plupart des cas se termine par des évacuations.

Egalement, M. Roda Fawaz a été nommé Consul honoraire de  la République de Guinée auprès du Royaume chérifien, à Casablanca, au Maroc.

M. Cheick Mohamed Konaté, en service au ministère de l’Administration du territoire et des Affaires Politiques, est nommé au poste de Conseiller Spécial à  la Présidence, chargé des questions de l’Administration du Territoire et des relations avec la Commission  électorale nationale indépendante (CENI).

Plusieurs autres hauts fonctionnaires civils et militaires ont bénéficié de la        confiance du Chef de l’Etat, Capitaine Moussa Dadis Camara pour occuper de hautes fonctions dans l’administration publique (Sotelgui, Office guinéen de  la Poste, Port autonome de Conakry, Société aurifère de Guinée ″SAG ″, Intendance militaire, etc.). Sans compter plusieurs de ces cadres militaires ont bénéficié à titre exceptionnel d'avancement en grades.

Corruption en Guinée:"J'ai mangé l'argent de Kadhafi", avoue le chef de la junte guinéenne!



Le chef de la junte au pouvoir à Conakry, Capitaine Moussa Dadis Camara a avoué jeudi qu'il a reçu de l'argent de la part du "Guide" libyen, le Colonel Mouammar Kadhafi.

Au cours d'une rencontre avec le Groupe de contact international sur la Guinée (GCI-G)au palais du peuple à Conakry, le numéro un de la junte a reconnu que le Colonel Kadhafi lui a donné de l'argent, sans préciser le montant."Moi, je n'ai demandé de l'argent à personne. J'ai mangé l'argent d'un seul homme , celui du président Khadafi. Ça, c'est l'argent propre !" a martelé le Capitaine Dadis.

Aucune réaction officielle n'a été faite pour l'instant du côté des Forces vives et du GCI-G, sur cet aveu du chef de la junte.

Mercredi, le chef de la junte a présidé une cérémonie commémorative du 40ème anniversaire de la Révolution Libyenne, en présence des membres du CNDD et du gouvernement et de l'Ambassadeur de la Libye en Guinée, SEM. Zouma Zarjour.

Rappelons que le "Guide" libyen, le Colonel Mouammar Kadhafi est le premier chef d’Etat à se rendre en Guinée depuis la prise du pouvoir par la junte du capitaine Moussa Dadis Camara au lendemain du décès de Lansana Conté, le 22 décembre dernier.C'était le 3 janvier 2009, au cours d'une tournée du Colonel Kadhafi dans plusieurs pays de la sous-région.

Guinée: Moussa Dadis Camara candidat

le chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara au pouvoir depuis le 23 décembre 2008 vient de déclarer sa candidature à la prochaine présidentielle prévue en janvier 2010.

 

C' est ce que révèlent  des sources proches du Groupe International de Contact sur la Guinée. A signaler que les travaux de la sixième session du Groupe International de Contact sur la Guinée ont démarré le 3 septembre 2009, à Conakry. Le Groupe qui s’inquiète des entraves à la bonne marche de la transition en cours, est venu, selon le président de la commission de la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) apporter son aide pour faire face à des crises multiples qui freinent le bon déroulement du processus de cette transition.

Des précisions avec Abdramane Cissé, notre correspondant sur place

Exclusif:"Le capitaine Dadis sera candidat aux prochaines élections", nous confie un responsable de la CEDEAO!



Le chef de la junte au pouvoir à Conakry, Capitaine Moussa Dadis Camara vient d' exprimer son intention de se présenter aux prochaines élections présidentielles du 31 janvier 2010.Au cours d'une rencontre avec le Groupe de Contact international sur la Guinée(GCI-G),le chef de la junte a déclaré qu'il "sera candidat" tout en demandant au groupe de contact de ne pas l'annoncer publiquement.

" Le Président Dadis a dit aux membres du groupe qu'il sera bel et bien candidat aux prochaines élections présidentielles. Pour ne pas être les premiers à annoncer publiquement cette nouvelle à la presse, les membres du groupe ont jugé nécéssaire de laisser Dadis lui même d'annoncer cela à son peuple. Pour éviter qu'il se lève après l'annonce de cette nouvelle pour dire que ses propos ont été mal interprétés par le groupe ", nous a confié un responsable du bureau de la CEDEAO basé dans la capitale guinéenne.

A noter que plusieurs membres du Groupe de contact international sur la Guinée,ont exprimé leur "déception" suite à l'annonce de la candidature du chef de la junte.

Par ailleurs, le président de la commission de la CEDEAO et co-président du Groupe de contact international sur la Guinée, Dr Mohamed Ibn Chambas, a quitté Conakry hier soir, selon une source proche de la CEDEAO.

Pour l'heure, la conférence de presse du Groupe de Contact international sur la Guinée,initialement prévue ce vendredi a été annulée in extremis.Nos reporters attendent le communiqué final qui doit clôturer cette 6ème session du groupe international de contact sur la Guinée.

Nous y reviendrons.

Transition en Guinée : le Groupe de contact dresse un constat amer
L’absence de candidats de la junte à la présidentielle 2010 n’est plus garantie
Le Groupe international de contact était de nouveau à Conakry, jeudi, au compte de sa sixième session de travail sur la transition en Guinée. Il s’est entretenu avec les représentants du gouvernement, des forces vives ainsi que des ambassadeurs en poste à Conakry. Il a aussi échangé avec le leader de la junte guinéenne, Moussa Dadis Camara, au sujet des conditions nécessaires à la bonne tenue des élections de janvier 2010. Mais, cette fois, le Groupe de contact est reparti bredouille, sinon confus.
Dossier : Guinée : de Lansana Conté à Moussa Dadis Camara

Au cours de la rencontre entre le gouvernement guinéen et le Groupe international de contact sur la Guinée (GIC), deux discours ont été prononcés : l’un par le co-président du GIC-Guinée, le Dr. Ibn Chambas, et l’autre par le Premier ministre guinéen, Kabiné Komara. Prenant la parole, le Dr. Ibn Chambas a rappelé les promesses faites souverainement et librement par le leader de la junte, Dadis Camara. A savoir que ni lui, ni aucun membre du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD) et du gouvernement, y compris le Premier ministre, ne seront candidats à l’élection présidentielle. Il s’est demandé si la communauté internationale et les Guinéens peuvent et doivent croire encore à la sincérité de ces promesses. « Si la réponse est non, il est clair que les appuis techniques, financiers et moraux nécessaires à la poursuite des objectifs de la transition et l’organisation des élections ne suivront pas », a indiquéle Dr. Ibn Chambas. Il a souhaité que le capitaine Dadis Camara résiste à toutes les tentations et aux appels des sirènes de la division. Parlant toujours de Dadis Camara, il a affirmé qu’« il perd toute crédibilité s’il devient un des acteurs et descend dans l’arène. »

En réponse, le premier guinéen, Kabiné Komara a mis en exergue les avancées auxquelles le gouvernement et les partenaires financiers sont parvenus. Notamment la libération des fonds nécessaires à l’organisation des élections. Il a précisé que le gouvernement guinéen a déjà payé le reliquat de sa quote-part, estimée à 30 milliards de francs guinéens. Il a également fait cas de la mise en place de l’organe juridique de la transition, appelé conseil national de la transition. Cependant, il a passé sous silence les graves divergences qui existent autour de ce Conseil national de la transition, notamment quant à sa composition. Il comprend actuellement 244 membres, alors que les forces vives avaient proposé 147. Le Premier ministre s’est employé à convaincre les représentants du Groupe international de la bonne foi du gouvernement à organiser une présidentielle propre et démocratique, mais en vain.

Les griefs du Groupe international

Le Groupe international ne semble pas du tout convaincu par les assurances du premier ministre guinéen. Car sur le terrain, le constat est amer, comme en témoigne le communiqué final du Groupe international dans lequel ce dernier se dit confronté à de nouvelles réalités concernant « le principe de la non-candidature aux élections du président et des membres du CNDD, ainsi que du Premier ministre ». M. Ibn Chambas et son équipe regrettent également le manque de consensus autour du Conseil national de la transition (CNT), et les entraves graves à la liberté d’expression.

Toujours dans le communiqué final, le GIC-Guinée note que la remise en cause des engagements antérieurement pris par la junte constitue un obstacle au partenariat établi avec la communauté internationale. Le GIC-Guinée fait ainsi allusion à la volonté inébranlable du capitaine Moussa Dadis Camara de présenter sa candidature à la prochaine présidentielle du 31 janvier 2010. Car les discours, les actes du capitaine, depuis un certains temps, démontrent de sa volonté de se présenter à la prochaine présidentielle. Les représentants du Groupe international ont du quitter Conakry, plutôt que prévu le climat d’incompréhension et de confusion.

Elections en Guinée:"C'est à cause du Groupe de contact que je m'abstiens de me présenter", dixit le capitiaine Dadis Camara




Le chef de la junte, capitaine Moussa Dadis Camara a menacé jeudi de se présenter aux prochaines élections du 31 janvier 2010.Au cours d'une rencontre au Palais du peuple à Conakry avec le Groupe de contact international sur la Guinée(GCI-G), le chef de la junte a estimé que c'est à cause de la pression de la communauté internationale qu'il s'abstient pour l'instant à se présenter aux élections.

"Le peuple veut que je dise tout de suite que je suis candidat, mais c'est à cause de vous (Le groupe de contact, Ndlr)que je m'abstiens", a avoué le numéro un de la junte.

Par ailleurs, le chef de la junte a fustigé l'attitude des leaders politiques qui ont boudé récemment sa rencontrer au palais du peuple avec certains élus locaux.Le capitaine Moussa Dadis Camara a estimé que "seul le pouvoir motive les leaders politiques" .

A noter que ce vendredi, le GCI-G va publier un communiqué final pour clôturer ses travaux avec les forces vives, la junte et les acteurs de la transition en Guinée.

Nous y reviendrons.

Ibn Chambas demande au capitaine Dadis de rester neutre dans la transition Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par LR
04-09-2009

Le Groupe international de contact sur la Guinée, arrivé à Conakry, le mercredi soir a effectué de nombreuses rencontres hier. Ses travaux ont commencé par la rencontre, tenue dans un hôtel de la place et s'est pourvue dans l'après par une autre avec le chef de l'Etat au Palais du peuple. Dans son allocution, le Ghanéen Dr Mohamed Ibn Chambas a demandé au Président du CNDD de respecter ses engagements et exhorter les acteurs de la transition de renouer le dialogue. Voici l'intégralité de cette allocution.

Monsieur le Co-président, Prof. Ibrahima Fall,

S.E.M Kabiné Komara, Premier Ministre, Chef du Gouvernement de la Guinée, Mesdames, messieurs les membres du CNDD et du gouvernement,


Chers membres du Groupe International de Contact sur la Guinee,
Mesdames, messieurs de la presse,
Distingues invites,

Mesdames, messieurs
Nous sommes particulierement heureux, de vous souhaiter la bienvenue à Conakry, pour la sixieme reunion du Groupe International de Contact sur la Guinee.
Monsieur le Premier Ministre, tous les membres du Groupe International de Contact sur la Guinee sont des amis et des partenaires concernés par le devenir de la Guinee.

Nous sommes venus en Guinée pour repondre à l'appel du pays, au moment où vous aviez le plus besoin de reconnaissance, mais aussi d'appui et d'aide pour faire face à des crises multiples de nature politique, économique et sociale.
L'ami des moments difficiles est vraiment celui qui compte. A ce titre, seuls de vrais amis ont le courage de se regarder en face pour se dire la verité.

Le problème auquel nous faisons face aujourd'hui est justement celui de la confiance mutuelle. Les autorités guinéennes ont fait, en toute liberté, sans contrainte aucune, des promesses aux guinéens et guinéennes et pris des engagements vis-a-vis de la Communaute Internationale. Est-ce que les guinéens et guineennes, les partenaires techniques et financiers de la Guinée, peuvent-ils ou doivent croire en la sincerité des promesses et engagements pris souverainement par les autorités militaires depuis I'avènement au pouvoir du CNDD ? Si la réponse est non, il est clair que les appuis techniques, financiers et moraux necessaires à la poursuite des objectifs de la transition et l'organisation des élections ne suivront pas.

C'est pourquoi nous souhaitons vivement, Monsieur le Premier ministre, que vous soyez porteur d'un message qui nous rassure dans ce sens.

En effet, compte tenu de la courte période qui nous reste pour atteindre l'objectif du retour à des institutions republicaines stables émanant de processus électoraux crédibles, nous ne devons pas nous laisser divertir. Maintenant que toutes les conditions financières sont satisfaites de part et d'autre, il est fondamental de lever toutes les autres hypothèques et équivoques, d'arrêter les tergiversations, et de revenir au parler franc et parler vrai, au respect de la parole donnée qui caracterise les militaires, afin de retablir la confiance de tous les guinéens ainsi que des partenaires de la Guinée.

Le Groupe souhaite que le Président du CNDD, resiste à toutes les tentations et aux appels des sirènes de la division, pour mobiliser le peuple de Guinee et le Groupe apprecie l'appel patriotique lancé à cet effet, aux guinéens d'aller aux élections prevues dans le chronogramme.

II est et demeure le Père de la Nation, pour autant qu'il reste l'arbitre. II perd toute crédibilite s'il devient un des acteurs et descend dans l'arène politique.

Le peuple guinéen est encore à mesure de poser de nouveaux jalons historiques, sous l'égide du CNDD. Vous pouvez encore étonner le monde comme vous avez toujours su le faire. Vous n'y parviendrez qu'en unissant les guinéens, mais pas en les divisant.

Permettez-nous de vous rappeler que les guineens ont applaudi l'engagement du CNDD de ne pas s'éterniser au pouvoir. Rassurés de cette détermination de rapidement retourner le pays à l'ordre constitutionnel par la voie démocratique, ils ont soutenu le CNDD.

Le CNDD, par son Communique N° 50 du 28 mars 2009, a adheré au chronogramme de la transition, y compris les élections, et le president du CNDD malgré toutes pressions contraires, en a informe formellement le Groupe International de Contact sur la Guinée le 03 avril 2009.
Le Président et les membres du CNDO ainsi que le premier ministre sont membres de l'équipage de l'avion guinéen en plein vol. Ils ont la responsabilité d'assurer la securité de tous les passagers, pendant la durée fixe du vol jusqu' à la destination.
Cependant, le Groupe a constaté encore, ces derniers temps, la polarisation entre les parties prenantes, une situation qui ne favorise pas le bon déroulement du processus de transition qui a deja accusé beaucoup du retard autrement évitable. Le Groupe lance un appel solennel au CNDD, au gouvernement et aux Forces Vives de reprendre le dialogue direct, franc et constructif.
Le President du CNDD a prouvé qu'il avait la capacité de renouer les fils rompus du dialogue et nous comptons encore une fois sur lui pour-rassembler les guinéens et guinéennes, les rassurer et nous rassurer que notre contrat de confiance tient toujours.

Je vous remercie.

mountmane@yahoo.fr

Présentation

Report des élections au début 2010 (4 septembre 2009)

La tenue d’élections libres et transparentes en Guinée en 2009 a toujours constitué pour la France, comme pour ses partenaires de la communauté internationale, la priorité.

Nous avons pris note du report des élections au début 2010 qui a été décidé par une commission paritaire (forces vives-junte).

Néanmoins, nous sommes préoccupés par l’enlisement du processus de transition.

L’ambiguïté maintenue par Dadis Camara sur sa non-candidature ainsi que celle de la junte et du Premier ministre aux élections de 2010, l’absence d’avancées significatives dans le processus électoral et le musellement de l’opinion publique hypothèquent non seulement le retour à l’ordre constitutionnel mais contreviennent aux engagements que la junte avait pris envers la communauté internationale.

Le Groupe international de contact sur la Guinée (GIC-G) dont font partie les partenaires africains de la Guinée, notamment la CEDEAO, s’est réuni à Conakry le 3 septembre dernier. Il a fait le constat que la junte ne tenait pas les engagements qu’elle avait pris envers la communauté internationale et, compte tenu de la situation de blocage, a décidé de procéder à des consultations afin d’arrêter une nouvelle position.

La France rappelle la nécessité pour la junte de tenir ses engagements sinon elle conduira la Guinée sur la voie de l’isolement et des sanctions.

06.08.2009

Info-Guinée

Grève des pompistes en Guinée:Conakry paralysée par une pénurie de carburant




Les pompistes guinéens ont déclenché lundi une grève générale illimitée à travers le pays pour réclamer une importante hausse de salaire.

Selon nos informations, les pompistes ont décenché la grève à l'issue d'une réunion, tenue dimanche, entre les employeurs, les syndicats et le patronat au cours de laquelle, il leur a été proposé une hausse de 20% de leur salaire et la prise en charge médicale.

Mais les pompistes ont refusé cette offre et réclament une augementation de 300 % de leur salaire pour pouvoir payer le transport, le loyer, la nourriture et les frais médicaux.

Actuellement, le salaire moyen d'un pompiste est de 250.000 FG (soit environ 35 euros).

A noter que cette grève a provoqué une pénurie de carburant à travers le pays.Le litre d'essence, vendu officiellement à 4.500 franc guinéen ,se négocie au marché noir entre 7.000 et 10.000 FG.

Récemment, les gérants de stations d'essence du pays avaient menacé de fermer leurs installations "jusqu'à nouvel ordre" à cause des actes de vols à mains armées dont ils sont régulièrement victimes.

Drogue : la Guinée abrite des laboratoires clandestins selon l'ONUDC

DAKAR - L'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) a dénoncé mercredi à Dakar l'existence en Guinée de laboratoires clandestins susceptibles de produire de l'ecstasy, de la cocaïne ou de l'héroïne, après la visite de ses experts de six sites à Conakry.

L'ONUDC et Interpol ont effectué, à la demande de la junte militaire au pouvoir depuis décembre en Guinée, une mission commune dans ce pays ouest-africain, après la saisie en juillet, par les forces de sécurité guinéennes d'importantes quantités de produits chimiques sur plusieurs sites de Conakry.

"Les contrôles des experts ont confirmé que les quantités et la nature des produits chimiques découverts sur ces sites visités dépassent largement les besoins de la Guinée et que certaines de ces substances sont des précurseurs chimiques de produits tel que l'ecstasy et des solvants souvent utilisés dans la production de la cocaïne et de l'héroïne", souligne l'ONUDC dans un communiqué publié à Dakar.

Sur au moins deux sites, des éléments servant à la production d'ectasy ont été découverts, lit-on dans le texte.

"Un des sites visités par la mission ONUDC-Interpol abritait un laboratoire de production d'antibiotiques contrefaits", a ajouté l'organisme onusien.

"Le gouvernement guinéen, l'ONU et Interpol sont inquiets du fait que la production clandestine de drogues peut être très répandue en Guinée. Pour la première fois en Afrique de l'ouest, les Nations unies ont apporté la meilleure preuve d'une activité de laboratoires clandestins", a souligné l'ONUDC.

Au ministère guinéen chargé de la lutte contre le trafic de drogue et le grand banditisme, on indiquait mercredi à l'AFP qu'au moins trois personnes avaient été arrêtées la semaine dernière, en rapport avec ces découvertes de l'ONUDC et d'Interpol.

Ces civils interpellés -un Franco-congolais, un Franco-guinéen et un Guinéen- sont tous des proches de Moussa Conté, un fils du président Lansana Conté décédé le 22 décembre de maladie après avoir dirigé le pays pendant 24 ans.

Le fils aîné du défunt chef de l'Etat, le militaire Ousmane Conté, avait été arrêté en février pour sa participation présumée au trafic de cocaïne et placé en détention provisoire à la prison civile de Conakry.

La Guinée, où une junte a pris le pouvoir le 23 décembre au lendemain de l'annonce du décès de Lansana Conté, est citée parmi les principaux pays d'Afrique de l'Ouest où transite la cocaïne sud-américaine.

Selon un rapport de l'ONUDC publié en octobre 2008, "la cocaïne produite en Amérique du Sud fait de plus en plus de détours par le continent africain pour alimenter les marchés européens croissants".

(©AFP / 05 août 2009 22h24)

Transport: l'aéroport international de Conakry bientôt rénové




Le Directeur général de l’Aéroport Paris management (ADPM), Jean-Marie Chevalier, a effectué récemment une visite à Conakry pour suivre l’évolution des travaux d’extension et de rénovation de l’aéroport international de Conakry-G’bessia.

Guidé par le ministre guinéen des transports, Mamady Kaba, il a visité les travaux d’extension du terminal aéroportuaire de la capitale guinéenne.

Plusieurs travaux sont déjà achevés notamment la création de nouvelles lignes de départ et d’arrivée, des salons VIP, des ascenseurs, des escaliers roulants, une nouvelle salle d’embarquement.

La capacité de traitement des passagers passera de 300 mille actuellement, à plus d’un million de personnes par an. Le coût des travaux est estimé à environ 59 milliards de Francs Guinéens (environ 85 millions d’Euros). Le niveau d’avancement des travaux est estimé à 65%.

La fin des travaux qui était prévue pour juin 2009 est repoussée à décembre prochain.

A signaler que l’Aéroport de Conakry, bâti en 1984, ne répond plus aux normes de l’aviation civile internationale.

Guinée: la France prête à augmenter son aide en cas d'élection

CONAKRY — La France est prête à augmenter son aide financière à la Guinée si ce pays, dirigé par une junte militaire depuis décembre, organise une élection présidentielle avant la fin de l'année.

Lors d'une visite de quelques heures lundi à Conakry, le secrétaire d'Etat français à la Coopération, Alain Joyandet, a exhorté les représentants des "forces vives" du pays (représentants des partis, des syndicats et de la société civile...) et le président auto-proclamé, le capitaine Moussa Dadis Camara, à mettre le pays sur le chemin de la démocratie avec des élections.

"Soyez unis, cela favorisera l'élection", a-t-il dit aux premiers; "respectez vos engagements d'un scrutin avant fin 2009 et sans vous présenter", a-t-il demandé au second.

Le processus électoral a pris du retard dans l'ancienne colonie française et il est de plus en plus question à Conakry de laisser de côté les élections législatives initialement prévues en octobre pour n'organiser qu'un scrutin présidentiel qui pourrait se tenir le 27 décembre, dans moins de cinq mois.

Le pays est dans l'attente d'une annonce à la mi-août en ce sens du chef de la junte.

Quelque 3,5 millions d'électeurs ont été recensés sur 6 millions et plusieurs composantes des "forces vives" aimeraient encore inclure près d'un million de Guinéens vivant à l'étranger, selon elles. "A un moment donné, il faut dire +on fait+ sinon on ne fait jamais", a observé Alain Joyandet, en soulignant l'importance d'avoir une "élection honnête même si elle est imparfaite techniquement".

"Demandez des observateurs internationaux", a-t-il aussi suggéré. "Plus les élections tardent et plus la paix civile risque d'être menacée".

La France a déjà promis 2,2 millions d'euros à la Guinée pour l'organisation des élections. "On peut ajouter 800.000 euros pour arriver à 3 millions d'euros", a précisé le secrétaire d'Etat français.

En incluant la participation française qui transite par l'Union européenne, l'aide française pour ce processus atteindrait ainsi 6,7 millions d'euros (9,5 millions de dollars).

Le coût total d'une élection législative et présidentielle est estimé à 30 millions de dollars en Guinée.

Selon des sources diplomatiques, la junte est demandeuse d'un fort engagement français. Elle a pris le pouvoir sans effusion de sang en décembre après la mort, des suites de maladies, du général-président Lansana Conté qui avait dirigé le pays d'une main de fer pendant 24 ans.

Retranché dans une caserne au camp militaire Alpha Yaya Diallo, dans la banlieue de Conakry, le capitaine Camara a de nouveau assuré, lors d'une audience publique lundi, qu'il "ne resterait pas au pouvoir éternellement".

"Je ne suis pas un homme assoiffé de pouvoir", a-t-il répété, dans une petite salle emplie de militaires armés et où trônaient plusieurs portraits géants à son effigie.

Assurant que sa prise du pouvoir n'était pas "un coup d'Etat" mais répondait à "une vacance de pouvoir", l'officier quadragénaire a longuement fait valoir les liens historiques qui unissent son pays à la France, lors d'une allocution marquée par des changements de tons parfois virulents.

Il a ainsi étrillé l'ambassadeur français Jean-Michel Berit, accusé de "manipulations" et dont Alain Joyandet a pris la défense: "le métier d'ambassadeur est très difficile" et "la France n'a qu'une seule politique étrangère", a assuré le secrétaire d'Etat français.

Pays de neuf millions d'habitants, la Guinée reste un Etat d'Afrique de l'Ouest extrêmement pauvre en dépit d'un sous-sol très riche en minerais.

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Le capitaine Moussa Dadis Camara, chef de la junte au pouvoir en Guinée, le 27 décembre 2008 à Conakry

Carte

Transition en Guinée: Quand on trahit le peuple...





Ah que les habitudes ont la vie dure en Guinée! Contre toute attente, la transition chancelle et le « fils spirituel » du défunt président Conté semble s’accrocher à son kibanyi. Le secret du capitaine Dadis ? Miser sur les querelles intestines au sein des forces « éteintes » pour rallonger la transition et gagner du temps.

Le 29 juillet dernier au palais du peuple, la branche dissidente de nos forces « éteintes » qui s’appelle (pompeusement )le « Bloc des forces patriotiques », semble baliser la route pour le trône pour notre Dadis et ses acolytes! D’ailleurs le chef de la junte ne cache plus ses ambitions présidentielles, au contraire! Lors de cette rencontre du 29 juillet avec le ministre secrétaire permanent du CNDD, commandant Moussa Keita, ce bloc a griffé une missive qui augure le début d’une nouvelle dictature militaire en Guinée. Dans une déclaration (laconique), le bloc propose la tenue des élections présidentielles pour décembre 2010. Naïvement, le bloc « salue » l’avènement du Conseil National pour la Démocratie et le développement (CNDD) et félicite les différentes actions de lutte contre les fléaux, après six mois de gestion.Il propose entre autres le diagnostic thérapeutique des deux régimes précédents en vue de la proposition d’axe de solutions prioritaires pour la 3ème République. Cependant ce « bloc » comme par enchantement, semble ignorer certains signes qui n’augurent rien de bon pour l’avenir des Guinéens. Voyons de plus près…

Premier signe: Le refus de Dadis de se prononcer pour 2010

Reconnu pour ses colères légendaires, le capitaine Dadis Camara est de plus en plus irrité lorsqu’on lui demande sur son éventuelle candidature si les s élections présidentielles sont reportées pour 2010. Dans cette course contre la montre, le chef de la junte brouille les pistes en soufflant le chaud et le froid. Et notre capitaine, (mégalomane) se voit déjà en bâtisseur même si ses compétences sont douteuses. Trois signes nous montrent cette mauvaise foi du capitaine Dadis.

Primo, ses déclarations dans la presse ont renforcé le scepticisme sur sa volonté de lâcher le pouvoir. Dans une récente interview accordée à nos confrères de jeune afrique, Dadis n’exclut pas sa candidature pour 2010 : « Nous ne sommes pas en 2010. Je ne peux pas me prononcer sur ce qui se passera l’an prochain. J’ai pris un engagement pour 2009.”(SIC!)Pire Dadis n’exclut pas une candidature d’un membre du CNDD ou de l’armée:”Ça dépendra du comportement des autres candidats » dit-il de façon ironique!Ca sent le traître !

Secundo, malgré les maigres recettes de l’Etat guinéen confronté à une grave crise, Dadis rêve de « laisser des traçes ». Sa dernière idée? Construire un centre (inutile) de prévention de conflits de la sous-région en l’honneur de son « père » Abdoulaye Wade. Un sacrilège, quand on sait la galère de ses compatriotes qui n’aspirent qu’à une chose: survivre! En enfonçant son pays dans la crise, Dadis rêve d’éteindre les braises qui risquent d’enflammer la sous-région. Aucune ligne directrice dans sa politique. Résultat: ses compatriotes ne savent plus où il veut amener le navire « Guinée » Ca sent le traître !

Tertio, la volonté du commandant Moussa Keita de dire « plus haut ce que les autres pensent tout bas ». Récemment, au palais du peuple, le (sulfureux )secrétaire permanent du CNDD a critiqué avec virulence la légitimité des forces vives. « Si nous sommes démocrates, il faut éviter l’exclusion ; ils (Ndlr :les forces vives) ne veulent pas que l’on consulte le peuple… Ils veulent toujours parler au nom du peuple. Est-ce qu’ils ont l’opportunité de le faire ? », fulmine ce populiste et démagogue qui a déjà claironné à N'Zérékoré lors d'une tournée :« La démocratie, oui c'est beau et c'est bien. Mais quelle démocratie pour la Guinée ? Dadis n'est-il pas un guinéen ? N'a-t-il pas de valeur ? N'est-il pas capable ? Je vous demande de le soutenir, car il va gagner. Alors, Dadis ou la mort. C'est le Général De Gaulle de la Guinée.» Ca sent le traître !


Deuxième signe: la pression de la communauté internationale

C’est un secret de polichinelle à Conakry : « Ceux » qui nous donnent à manger ne veulent plus de militaires au pouvoir! Et ils l’ont fait savoir récemment à la junte du Capitaine Dadis. Dans une déclaration commune, l’Union européenne a gelé l’aide au développement accordée à la Guinée et mis le pays sous surveillance pour une période de 2 ans !

Quelques jours plutôt, ce sont nos « cousins gaulois » qui ont invité le capitaine Dadis à quitter le pouvoir en 2009, comme il l'avait promis. On parlera d’ingérence dans nos affaires (pourries), mais la France qui est le premier partenaire économique de la Guinée peut faire très mal à nos marmites (vides). Ca sent le traître !


Troisième signe: La souffrance intenable des populations

Pendant qu’il claironne le prolongement de la transition, le « bloc des forces patriotiques », semble ignorer la galère de nos populations. Prises en tenailles entre les (fausses) promesses de la junte et la pression de la communauté internationale, nos pauvres populations n’ont plus que leurs yeux pour pleurer leur misère! Avec un président autoproclamé, (aussi instable qu’une girouette ), une armée plus décidée que jamais, à préserver leurs intérêts matériels ; nos (faux )politiciens forment la cérise sur le gâteau dans ce culte de l’égoïsme et de la médiocrité! Et la liste est longue dans cette litanie de maux dont souffrent nos populations. Ca sent le traître !

Quatrième signe: L’exemple de la Guinée-Bissau !

Ce pays voisin qui vient de connaître la pire période de son histoire avec le meurtre de son président Nino Vieira, a réussi à surmonter ses divisions internes pour organiser des élections libres et transparentes en 4 mois! Les Bissau-guinéens ont compris que le salut de leur pays passait pas l’union et la démocratie pour s’éloigner de la botte militaire qui a ensanglanté leur pays.

En Guinée, la mauvaise volonté et l’hypocrisie des uns et des autres (la junte en particulier) nous fait croire que des élections sont impossibles en décembre 2009! Alors que la communauté internationale a mis la main à la poche et promis de nous « accompagner » vers cette sortie de crise moins douloureuse.


Résultat : on préfère applaudir un capitaine dont la seule ambition est de s’accrocher au pouvoir comme son « père spirituel », le défunt président Conté. Faites le décompte pour notre pays ! Ca sent le traître !

En définitive, l’heure est grave! Faut-il accepter une troisième dictature en Guinée? La réponse est entre les mains des Guinéens, et le fatalisme n’aura pas sa place cette fois-ci! Aujourd’hui, le capitaine Dadis semble utiliser la plus vieille recette pour rester au pouvoir: diviser pour régner! Seulement, dans cette manigance hypocrite et irresponsable, un homme s’affirme comme le « judas » des forces « éteintes »: l’ancien premier ministre Lansana Kouyaté !En s'affirmant comme le chef de file du "bloc des forces patriotiques", son attitude se dévoile comme un coup de poignard dans le dos des forces "éteintes ". Comme d’ailleurs, il l’avait fait lorsqu'il était à la primature(février 2007-mai 2008). A l’époque, Kouyaté avait « oublié » d’admettre ses relations chaotiques avec le défunt Général Conté, dont le régime était à bout de souffle. Son limogeage par le défunt président Conté symbolise l'échec des forces vives à faire plier le vieux général. Hélas, l'histoire semble se répéter! En cette période de crise, nos forces « éteintes » continuent à briller par leur naïveté en multipliant les paroles mielleuses à l’égard de la junte du capitaine Dadis! Mais ceci est une autre histoire. A la semaine prochaine !

18.07.2009

TRAINNEMENT PAS DE CAMELEON SUR LA TRANSITION POLITIQUE DADIS & CLAN

Groupe de contact sur la Guinée: Ouverture de la 5ème session

La 5ème session de deux jours du Groupe international de contact sur la Guinée (GIC) qui s'est ouverte jeudi, dans la capitale guinéenne, Conakry, en présence du Premier ministre Kabiné Komara, se penchera sur le renforcement des dispositifs du toilettage de la constitution et des lois électorales, a-t-on appris de source officielle.

Le renforcement des dispositifs s'inscrit dans le cadre de la facilitation et de l'organisation des élections en fin 2009, selon le chronogramme proposé par les acteurs sociaux et politiques aux nouvelles autorités guinéennes.

Dans son allocution, le président de la Commission de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO), Mohamed Ibn Chambas, a exprimé la détermination du GIC à assurer l'organisation des élections en 2009 et invité la junte au pouvoir en Guinée depuis le 23 décembre 2008 et les acteurs politiques à respecter leurs engagements.

"Nous devons concentrer nos efforts pour conduire à terme la transition par l'organisation d'élections libres et crédibles devant permettre à la Guinée, avec le concours des autres pays de la sous-région, de promouvoir la démocratie", a-t-il déclaré.

Pour sa part, le Premier ministre a rappelé "la volonté et l'engagement" du président du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD), le capitaine Moussa Dadis Camara, à respecter ses engagements.

"Je voudrais donner l'assurance au Groupe de contact que la position du chef de l'Etat est et demeure constante", a déclaré M. Komara devant les membres du GIC, constitué à l'initiative du président de la commission de l'Union africa ine (UA), Jean Ping, en janvier dernier.

On rappelle que le CNDD, qui a pris le pouvoir le 23 décembre dernier, quelques heures après la mort, des suites d'une longue maladie du président Lansana Conté, a suspendu la constitution et toutes les institutions de la République avant de recevoir en mars dernier des forces vives de la nation, un chronogramme qui fixe les élections à fin 2009.

Guinée : La Commission ad hoc laisse les commis- voyageurs en zone de transit !
17-07-09 16:21
Il y a: 23 hrs

Lequel d’entre- nous n’a lu cette communication, faite tambour battant : « La Diaspora Guinéenne sera représentée au sein de la Commission AD HOC grâce à votre soutien » ? Vous aurez remarqué que j’ai corrigé la faute, car, précipitation oblige, il était écrit « dispora. » Mais, ce terme pourrait- il inspirer Ben Pepito et autres humoristes de la toile.


Comme si ce mensonge ne suffisait pas, un autre titre plus parlant est bombardé tout azimut : « Un siège pour la diaspora dans le comité ad hoc. », 8 juillet 2009 sur tous les sites internet.

Le double ton affirmatif du premier article est renforcé par un possessif diffus « grâce à votre soutien. » Cela a fait rire plus d’un en ce sens que les initiateurs et auteurs de ces articles ne sont que leurs propres représentants. A l’époque, j’avais décidé de ne pas réagir car la suite que tout le monde imaginait arrivera un jour ou un autre : Voir ma série d’articles : CNDD, attention aux commis- voyageurs. »

J’ai le droit, comme tout un chacun de demander où se trouve ce siège du Comité ad hoc ? Ah ! Je sais ! Il est dans les airs et n’a pas encore atterri ! D’Atlanta, il est passé par Los Angeles, Miami, Washington, New- York, Londres, Paris, Kinshasa, Luanda, Yaoundé, Bangui, Cotonou, Lomé, Abidjan avant d’arriver à Conakry.

Ne soyez pas apeuré. Il n’ya pas eu crash ! Le siège finira bien par atterrir un jour. Non plus à Gbessia, on l’aura compris, mais dans l’une des aérogares des pays ou villes mentionnées. L’unique handicap, c’est l’expiration de visas ! Tenez- vous bien, tellement Conakry fait rêver, « nos représentants » ne se souciaient plus du retour. Oubliant leur situation et les lois draconiennes qui régissent les entrées et sorties de territoire, ils se démèneraient actuellement dans les ambassades pour un self conduit.

Le pire, beaucoup d’entre- eux auraient négligé de pointer à l’ASSEDIC (organisme français qui gère les chercheurs d’emploi et qui a son équivalent dans les autres pays.) Imaginez la suite !

Mais, aux derniers news, ils se battent en ce moment pour un décret bis. Ils se seraient dits : « les contre- décrets faisant lésion et relevant des habitudes au pays, notre cause n’est pas encore perdue. » Ils ont sûrement oublié que Dadis a compris les conséquences de se dédire.

Nos représentants, seraient les seuls, d’après nos informateurs qui ont bien accueilli l’annonce de troupes étrangères aux frontières de notre pays. Ils y voyaient une nouvelle occasion d’offrir leurs conseils bien avisés au CNDD.

Cette situation de nos représentants auto- proclamés, qui ont fait preuve de talents depuis Sékou Touré et qui guettent les jeunes pouvoirs, n’est guère plus inconfortable que celle des leurs qui n’ont pas fait le déplacement de Conakry. Vous n’êtes pas obligés de me croire, mais vous pourrez facilement vérifier mes dires. Pour cela, téléphonez à l’Ambassade de Guinée à Paris. Vous saurez les grands absents de la conférence du 12 juillet 2009 dans ses locaux.

Les plus chevronnés, parmi les représentants de la place parisienne qui, il ya quelques mois, passaient leur temps à voyager pour rapporter des documents falsifiés et des photographies avec Moussa Dadis, étaient invisibles. Ils évitent désormais les Guinéens de France comme s’ils souffraient de la grippe A (H1N1) Pourtant, ils avaient décrochés des journaleux (féminins) pour jouer « le rôle d’une Chantal Colle du nouveau pouvoir » disaient- ils.

Ces représentants et mandataires auto- baptisés du CNDD en Europe fuient tout attroupement de Guinéens. Vous comprendrez qu’on ne les voit plus aux rencontres officielles. Le comble, ils s’évitent également les uns des autres. Motif : les vilains tours qu’ils se sont joués à Conakry.

Un seul exemple. Ils se sont réunis pour rédiger le mémorandum qu’ils devraient remettre à Dadis et au CNDD. D’autres signataires n’ont pu être au rendez- vous car ils ont été trahis par les leurs qui se sont rendus en catimini au Camp alpha Yaya. Quelle n’a été leur surprise de voir leurs complices à la télévision s’époumonant à tout cœur sur leur texte commun. Trahis, jurent- ils, « nous n’hésiterons pas à baffer » ceux que nous considérons comme des traitres » si nous les rencontrerions. Tout récemment, l’évocation du simple nom de l’un de « ces traitres » a failli mettre terme à une réunion parisienne. Imaginez sa présence en ce lieu !

Seul problème, si ces commis- voyageurs devaient recevoir une baffe de chaque Guinéen de l’étranger, il va falloir apprendre à greffer des joues, rien que pour eux.

Laissez- moi vous dire, ce n’est pas la peine. Même si le siège atterrissait, laissez- les tranquilles. Vous avez l’assurance du Commandant Korka Diallo que seuls les ambassadeurs sont les représentants des Guinéens à l’étranger. Quant au CNDD, il est à Conakry.

Mais n’empêche ! A la rencontre avec la délégation à Paris, certains guinéens étaient encore là pour se vendre. Décliner des CV kilométriques, demander des entretiens à huis- clos ou en aparté, faire éloge au CNDD et autres flagorneries noyaient leurs questions et faussaient le débat. On s’aperçoit qu’il y a encore des oies qui rêvent de se gaver et prennent le phénomène CNDD comme la solution à leurs problèmes personnels. Pourtant, l’expérience d’hier prouve qu’être plus assidu à l’Agence Nationale pour l’Emploi (ANPE) est plus bénéfique que « grioter (le terme est de moi) à Conakry, Paris, Londres, Luanda etc.

Mais au lieu de cela, il y a parmi nos chers compatriotes, non seulement des représentants auto- proclamés, mais aussi d’autres pisteurs. Il y en aurait, depuis l’avènement du CNDD et le rappel des ambassadeurs, qui se battraient pour le fauteuil de diplomate. Celui de Paris étant le plus prisé. A ce qu’il semble, celui- ci serait convoité en dehors comme en dedans. Entendez, au sein des murs de l’Ambassade elle- même. Cela justifierait l’organisation de réunions dans des résidences parisiennes privées pour acheminer les images à Conakry. Ah ! Les coups bas !

Enfin, ce qui m’étonne davantage : j’avais toujours considéré la place de Paris comme étant la pire en cireurs de bottes. Je me suis aperçu à l’occasion de la commission ad hoc que le virus est répandu en Afrique et ailleurs.. J’espère qu’internet n’est pas le propagateur.

Plus sérieusement, je me demande toujours et sans avoir la réponse, comment des personnes, en apparence d’âge respectable, peuvent- elles se pointer devant une autorité étatique, une institution nationale et parler sans aucune gêne au nom de toute une communauté ? A en croire le Commandant Korka, d’aucuns allaient jusqu’à se présenter au nom du CND à Novotel (Conakry) et y laisser des factures non acquittées.

Il est vari qu’à voir comment certains membres de la délégation guinéenne maltraitent la langue de Molière, au grand dam de nos langues nationales, on comprend qu’il n’est pas très difficile de se présenter au nom du CNDD. A ce qu’il me semble, (heureusement le siège du comité ah doc me dément en partie) il s’agit juste de pouvoir articuler CNDD et quelques bribes comme Dadis, mon Président, mon Commandant, mon Colonel, Excellence etc. pour espérer tout obtenir au pays. Drôle non ?

GUINÉE : Le groupe de contact veut éliminer les entraves aux élections

Le groupe de contact sur la Guinée a entamé hier une réunion de deux jours à Conakry visant à "éliminer toutes les entraves" aux élections législatives et présidentielle cette année, a constaté un journaliste de l’AFP.

Ce groupe, coprésidé par la Cédéao et l’UA compte également des représentants de la communauté des Etats Sahélo-sahéliens (Cen-Sad), de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), de l’Union européenne (UE) et de l’ONU.

La réunion va "faire des propositions concrètes pour éliminer toutes les entraves à la confection des listes électorales, la contribution financière (du gouvernement guinéen), au manque de dialogue entre les principaux acteurs de la transition", a déclaré le président de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cédéao), Mohamed Ibn Chambas, à l’ouverture des travaux. Ceux-ci devraient notamment porter sur le "non fonctionnement des structures devant assurer le toilettage de la constitution et des lois électorales pour faciliter la tenue des élections en 2009", a-t-il ajouté.

Le Premier ministre guinéen, Kabiné Komara, a de son côté invité la communauté internationale à "aider le CNDD (Conseil national pour la démocratie et le développement, organe dirigeant de la junte au pouvoir en Guinée) à restructurer les forces de défense et de sécurité afin de consolider la transition". Cette restructuration vise notamment à améliorer les conditions de vie des soldats pour une armée républicaine en Guinée.

Cette réunion se tient après que plusieurs organisations aient négativement apprécié le déroulement de la transition en Guinée.

L’Union Africaine (UA) a notamment récemment estimé que la junte en Guinée ne faisait pas assez de progrès pour le retour à l’ordre constitutionnel et les élections prévues avant la fin de l’année.

Le Premier ministre rassure

Le Conseil National pour la Démocratie et le Développement, au pouvoir en Guinée, a rassuré hier jeudi à Conakry sur le bon déroulement du processus de transition notamment le respect du chronogramme défini de commun accord.


Le CNDD s’est« attelé à imprimer du dynamisme à son action en vue de surmonter les difficultés, du reste inhérentes à tout processus de transition », a déclaré hier le Premier ministre Kabiné Komara, à l’ouverture de la 5ème réunion du Groupe International de Contact sur la Guinée. « La 5ème session se tient après que la communauté africaine ait récemment exprimé sa grave préoccupation sur ce qu’elle appelle le manque de progrès significatif dans l’application du chronogramme de transition 2009, pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel en Guinée », a-t-il dit.

Comme acquis, il cite l’instauration d’un dialogue politique franc entre la junte et les forces vives, la mise sur pied d’un comité paritaire ad hoc pour revoir l’applicabilité du chronogramme de transition, la reprise du recensement électoral et le décaissement de 15 milliards de francs guinéens, contribution de l’Etat pour le financement du processus électoral.

S’agissant de la situation sécuritaire et de la violation des droits de l’homme en Guinée, le Premier ministre guinéen a lancé un appel pressant à la communauté internationale, pour accompagner son pays dans son élan de réforme systématique de son appareil judiciaire ainsi que ses forces armées et de défense.

« Il reste établi que la solution radicale et durable à ce fléau passe par une réforme en profondeur des forces de sécurité et de défense de la Guinée. Ignorer ces facteurs, ce serait laisser le pays sur des bases fragiles qui peuvent à tout moment compromettre tous les autres acquis » a-t-il rajouté. « C’est pourquoi nous lançons un appel pressant à tous nos partenaires et à tous les amis de la Guinée pour faire de cette préoccupation un enjeu majeur qui nous permettrait de financer et de mettre en œuvre cette réforme fondamentale ainsi que celle du système judiciaire », a-t-il déclaré. Il a souhaité que le Groupe de Contact prête une oreille positive à ce qui sortira de ses travaux.

S’agissant des menaces de sanctions brandies par l’Union Africaine et qui se profilent à l’horizon contre la junte, le Commissaire à la Paix et à la Sécurité de la commission de l’UA, Lamtane Lamamra, s’est montré clair : « les sanctions sont un aveu d’échec. Nous voudrions qu’on s’entende sur la table de négociation », a-t-il dit.

Pour le Secrétaire exécutif de la Commission de la Cedeao, Mohamed Ibn Chambass, également co-président du Groupe International de Contact, l’objectif de cette 5ème réunion est d’identifier les difficultés qui ont empêché la mise en place du Conseil National de Transition et proposer des solutions concrètes dans le but d’un retour rapide à un ordre constitutionnel normal.

Jean-Marie Doré, porte parole des forces vives:" Malgré ce que les gens disent, le problème principal aujourd’hui reste les élections"





Le porte-parole des forces vives de la nation, M.Jean-Marie Doré est optimiste sur la suite de la transition.En attendant une rencontre avec la junte, Jean-Marie Doré minimise la volonté de certains leaders (notamment l'ancien premier ministre Lansana Kouyaté) de reporter les élections. Avec son franc parler habituel, Jean-Marie Doré nous décrit l'atomosphère qui a prévalu durant les rencontres entre les forces vives, sans oublier la promesse de la junte de fournir de l'électricité dans les trois mois à Conakry...

Le Démocrate : Qu’est-ce qui a découlé de la dernière réunion des Forces vives au sujet de la création de la Commission ad hoc ?

Jean-Marie Doré : Effectivement, les Forces vives étaient en réunion régulière pour faire des propositions au chef de l’Etat en vue de l’institution d’une commission ad hoc devant se saisir des problèmes d’application du chronogramme de la transition. Je rappelle que ce chronogramme qui a été signé par le chef de l’Etat est devenu un acte d’Etat. Alors, compte tenu des retards accumulés pour son application, nous avons pensé qu’il fallait une commission d’experts pour évaluer tous les facteurs qui ont abouti à cet état de fait. Nous avons fait notre proposition que nous avons soumise au chef de l’Etat, qui l’a acceptée comme telle. Donc la commission qui va se réunir sera composée de 22 membres. Nous avons proposé qu’un chef religieux soit le facilitateur entre les 22 membres. Dont 11 représentants les Forces vives et 11 des autorités de l’Etat : à savoir le Conseil national pour la démocratie et le développement(CNDD,) le Ministère de l'administration du territoire et des affaires politiques(MATAP), et la Commission électorale nationale indépendante(CENI). Une fois que nous auront soumis au chef de l’Etat nos membres, il va prendre la décision pour instituer cette Commission ad hoc. Dès sa mise en place, elle aura 10 jours de travaux pour rendre sa copie.

Est-ce que les Forces vives ont défini les critères de sélection de ceux qui vont les représenter au sein de cette commission ?

C’est obligatoire. On ne peut pas faire une commission ad hoc pour étudier les facteurs d’applicabilité d’une commission chargée de souder un chronogramme portant sur la gestion du processus électoral, sans que ces personnes n’aient un certain nombre de qualités, une certaine expertise reconnue en matière de gestion du processus électoral. Malgré ce que les gens disent, le problème principal aujourd’hui reste les élections. C’est vrai qu’il y a des actions énoncées par le chef de l’Etat dans son premier communiqué à savoir le recouvrement des créances de l’Etat, la poursuite en justice des gens qui ont détourné l’argent de l’Etat, la désarticulation des réseaux de trafiquants de drogue et la restructuration de l’armée.

Des actions fondamentales qu’il faut poser pour la Guinée. Mais, c’est l’organisation des élections qui est aujourd’hui primordiale pour la simple raison que ce sont elles qui vont ramener la Guinée dans un Etat de droit, dans un Etat de constitutionnalité nouvelle.

Les élections sont le pivot des actes de la transition, n’en déplaise à ceux qui racontent des bobards par ignorance, par analphabétisme. Si on parle de transition c’est qu’il faut aller d’une situation de non droit, parce que l’Etat d’exception est une situation hors normes, pour rentrer dans la norme. Donc, seules les élections peuvent permettre au peuple de Guinée de choisir ses dirigeants dans le cadre d’une charte qui est la Constitution. Puisque c’est la Constitution qui a été appliquée jusqu’au 23 décembre 2008 soir, avant d’être suspendue.

Etes-vous d’avis avec ceux qui disent qu’il y a dissidence au sein des Forces vives ?

Je proteste vigoureusement contre ces propos. C’est vous les journalistes qui créez la confusion .Vous avez une minorité de partis politiques qui sont nés dans des conditions contestables, en violation de la Charte des partis qui sont en train de crier pour se faire connaître. Ils ne représentent rien. Tous les partis qui ont adhéré et qui ont participé à la création des Forces vives en font parti encore. Le chef de l’Etat a compris et il ne traite qu’avec les Forces vives. Je voudrai que les journalistes cessent de créer la confusion pour faire plaisir à des soit disant leaders politiques.

Lorsque nous avons dit, dans l’intérêt du chef de l’Etat et de la dignité des nos institutions, qu’on ne va pas au Palais du peuple, des individus sont allés là-bas pour essayer de se substituer à nous pour parler avec le Président. Ce dernier les a méprisés et il a dit qu’il ne traite qu’avec les Forces vives. Trois jours après, le chef de l’Etat nous a invités au Camp Alpha Yaya Diallo où nous avons discuté. Ces gens-là étaient encore dans la salle, mais à aucun moment le président ne s’est adressé à eux. Les Forces vives c’est quoi ? C’est la totalité des partis politiques consistants, la totalité des centrales syndicales, les 4 coordinations régionales, les organisations de la Société civile, le conseil interreligieux. Il n’y a pas de dissidence au sein des forces vives.

Citez un des partis crédibles. Vous voulez parler du PEDN de Kouyaté ? Où est la surface de ce parti. Nous devons construire la Guinée dans la vérité. Si vous apprenez que ce sont le RPG, l’UPR, l’UFR, le PUP, l’UFDG et l’UPG, oui, ça pose un problème. Parce que ce sont des partis qui ont une assise, qui ont des structures partout à l’intérieur du pays. Comme il y a des gens qui ont de l’argent à jeter en achetant des motos pour les donner à des gens. Il y avait un parti dans mon quartier ici (Bloc des professeurs, Donka, ndlr), dont le lieu de rassemblement n’est autre que le salon de thé des enfants. Vous avez vu hier à la RTG-Koloma quand le chef de l’Etat a fait appel aux Forces vives, des énergumènes ont voulu détourner le débat, mais le chef de l’Etat les a rabroués. Alors, même si un homme est grand s’il n’est rien dans une matière, n’en faites pas un héros.

A propos, quelles sont vos impressions suite à la rencontre de la RTG-Koloma à laquelle le chef de l’Etat vous a conviés pour partager les mesures au programme ‘’Eau-Electricité pour tous’’ ?

Dans sa déclaration faite dans la nuit du 23 décembre 2008, le président de la République, le Capitaine Moussa Dadis Camara avait dit, en plus de la lutte contre les narcotrafiquants, l’organisation des élections, que le CNDD s’efforcera de fournir à la population les services sociaux de base, c'est-à-dire l’eau et l’électricité. Deux denrées qui sont fondamentales. Donc, il a trouvé un certain fonds pour y faire face. Il nous a fait appel pour nous présenter le résultat des mesures envisagées sous la houlette du ministre d’Etat chargé de la Construction. Donc, nous avons estimé que comme les techniciens qui ont étudié ces documents et les projets de faisabilité sont les mêmes qu’aurait utilisés un révolutionnaire ou un autre, qu’on pouvait les appliquer comme ça. D’autres se sont levés pour donner des conseils au chef de l’Etat sur la nécessité de veiller à ce que les cadres guinéens ne le driblent pas.

Le problème guinéen c’est toujours ces cadres, parce que les vieilles habitudes se sont ancrées chez ce les Guinéens qui ignorent les besoins des populations à leur propre profit. Je pense que si le Président trouve les hommes qu’il faut, nous aurons au bout de 3 à 4 mois de l’eau pour l’essentiel. On ne pourra pas donner l’eau à chaque ménage à 100%. Ça n’existe nulle part. A Dakar, à Bamako, à Monrovia, etc. Il n’y pas l’eau pour tous les gens qui habitent dans la périphérie des banlieues. Mais, si on fournit ici à Conakry 90% d’eau et d’électricité pour la population, alors, on pourra affirmer que notre capitale est éclairée, surtout qu’il y a un hic. Parce que beaucoup de gens ne paient pas leur facture. Le gouvernement devrait agir de manière à ce que le prix de ce courant ne soit pas mathématiquement en rapport avec l’important investissement. Parce que sinon, le courant ne sera pas à la portée de tous les portefaix. Et le Président a dit hier en réponse à certains de mes amis, que le coût peut être trop mais si on peut donner le courant et l’eau à la population, on aura atteint l’utilité sociale qu’on recherche. Il ne s’agit donc pas de privilégier le coût. S’il s’agit de dépenser 50 dollars où on pouvait dépenser 30 dollars pour sauver le peuple, alors je trouve que le coût n’est rien devant la vie du peuple. C’est ce que le chef de l’Etat a voulu démontrer.

Guinée : Une levée de boucliers diplomatiques contre la junte militaire
15-07-09 13:18
Il y a: 3 days

Proposition de sortie de crise

Le Conseil National pour la Démocratie et le développement (CNDD) au pouvoir en Guinée a provoqué un lever de bouclier diplomatique en annonçant le 11 juillet 2009 un positionnement de mercenaires le long de ses frontières nationales.


Cndd

Cinq pays limitrophes : le Sénégal, la Guinée- Bissau, le Liberia, la sierra- Leone et la Côte- d’Ivoire ont réagi à des degrés divers au message radio- télévisé de la junte militaire. Chaque pays a exprimé ses prises de position selon qu’il est directement ou indirectement visé par le communiqué l’accusant implicitement d’accepter le stationnement de rebelles dans son territoire national et qui s’apprêteraient à envahir la Guinée.

L’une des conséquences de cette annonce, c’est le démenti opposé, d’une manière catégorique, par l’ensemble des gouvernements des trois premiers pays mentionnés au communiqué de Conakry

La seconde, c’est la décision des Président libérien Madame Shirley Johnson et ivoirien Laurent Gbagbo d’incliner l’invitation, antérieurement acceptée, de se rendre au sommet de la Mano River Union qui devait avoir lieu les 14 et 15 juillet 2009.

La troisième, c’est la décision commune de l’ensemble des chefs d’Etats, avec le ralliement de M° Abdoulaye Wade du Sénégal à la position de ses pairs, de ne pas se rendre à Conakry. Mais les présidents ne se limitent pas au boycotte du rendez- vous de Conakry. Ils reportent, sans aucune précision, la tenue du sommet à une date ultérieure.

Comme si tout cela ne suffisait pas, l’Union Africaine dénonce le communiqué du CNDD comme une manœuvre de diversion pour retarder les échéances électorales prévues d’ici la fin de 2OO9. C’est dans une déclaration sans ambiguïté que son porte- parole aurait fait savoir la position de l’organisation continentale.

On ne peut que se demander, au vu de toutes ces réactions et prises de position, comment la junte guinéenne va s’en sortir. Certes, le CNDD ne faisait pas l’unanimité, mais il n’était pas non plus perçu comme une menace à la stabilité sous- régionale. Désormais, tout semble indiquer que les militaires au pouvoir à Conakry soulèvent beaucoup d’interrogations en terme diplomatique ou sécuritaire. Certes, aucun Etat n’a exprimé des ressentiments explicites, mais le non- dit est très parlant en matière de diplomatie ou de coopération.

On pourrait bien se poser la question de savoir si le CNDD a une idée de la gaffe diplomatique, si ce n’est politique, qu’elle a créée en annonçant des informations qui relèveraient d’une alerte ? A- t- il pris en considération le fait qu’une annonce officielle touchant l’intégrité territoriale d’un Etat tiers, ou du sien, relève d’une haute sensibilité ?

C’est la bonne foi, argumente le Capitaine qui l’aurait poussé, lui et son équipe, à divulguer l’information de « la menace des cartels de la drogue. »

Mais, en politique la bonne foi ne suffit pas. Il en faut beaucoup plus. Il faut vérifier l’information à la source en la recoupant, tenir compte du contexte socio- politique qui prévaut, apprécier sa portée ou ses conséquences. De toute évidence, ces préalables ont faut défaut au CNDD qui doit en assumer les conséquences.

L’erreur peut encore être réparée, mais à la seule condition que la junte et son président mettent fin à leur radicalisation. Ils doivent faire preuve de diplomatie face à l’infirmation de leur décret par la communauté internationale et les acteurs locaux.

Sur la base de ces critères, je propose une solution de sortie de crise pour la Guinée. J’estime, comme d’autres, que notre pays risque beaucoup si elle se mettait tous les Etats voisins sur le dos. Pour ma part, j’estime que le CNDD doit :

Sur le plan intérieur

- 1 Exprimer ses regrets en reconnaissant son erreur d’appréciation et qui justifie le communiqué du 11 juillet 2009 ;

- 2 Lever toute restriction ou interdiction faite à la presse, aux citoyens, dont les leaders politiques, de parler de l’invasion contre la Guinée et qui s’est avérée infondée. L’effet ne sera que bénéfique car, un mauvais débat vaut toujours mieux que les rumeurs. Dans tous les cas, les gens en parleront.

- 3 Convoquer, comme il l’a souvent fait, les Forces Vives, cette fois- ci en huis- clos et analyser la situation ;

- 4 Réaffirmer davantage sa volonté, et mieux, sa détermination à organiser les élections aux dates indiquées dans le respect du chronogramme à travers un nouveau communiqué radiotélévisé ;

- 5 Reprendre immédiatement les opérations de recensement et mettre en place la Commission ad hoc pour faire montre d’engagement ;

- 6 Laisser les partis politiques redémarrer leurs campagnes médiatique et publique pour rassurer les Guinéens du désengagement politique du CNDD et du gouvernement ;

- 7 Sanctionner à la base les services qui ont donné la fausse information. Cela, à quelque instance qu’ils se trouvent.

Sur le plan international

- 1 Envoyer des émissaires, et le plus tôt sera le mieux, dans tous les pays voisins implicitement accusés d’abriter des mercenaires dans leur territoire ;

- 2 Associer les Forces Vives à la tournée sous- régionale et ne pas hésiter à désigner des responsables des Forces Vives comme chef de mission ;

- 3 Envoyer, corrélativement, une forte délégation au siège de l’Union Africaine pour y exprimer les vifs regrets du CNDD et du gouvernement ;

- 4 Plaider la tenue, avant la fin juillet du sommet de la Mano- River Union initialement prévu Conakry.

Naturellement ce ne sont là que des pistes de réflexion qui font appel à l’esprit critique de chacun et de tous. Le CNDD et le gouvernement guinéen en premier.

Il est évident que la répétition d’erreurs devient une faute et, en matière de politique intérieure et extérieure, cela pardonne rarement. Les réactions légitimes des Etats voisins de notre pays en donnent une mesure et prouvent, une fois de plus, que Moussa Dadis et le CNDD ont besoin de plus d’assistance en matière de conseils politique, médiatique et de stratégie. Ces conseils ne pouvant plus venir de certaines oies qui ne battent l’aile que pour mieux se gaver.

Enfin, il est temps que du recul soit pris pour toute décision ou information émanant du sommet de l’Etat. Les questions sécuritaires dans une sous- région marquée, comme la nôtre, par une quinzaine d’années de conflits ne sont pas à prendre à la légère.

Espérons que notre pays saura trouver le moyen qui soit politiquement et diplomatiquement adéquat pour sortir du cambouis dans lequel il est plongé depuis le communiqué du CNDD du 11 juillet 2009.

Guinée : le Groupe de contact souhaite la tenue des elections cette année
Nombre d’institutions internationales prennent part à la rencontre organisée à Conakry

Pour la cinquième fois, le Groupe international de contact sur la Guinée est à Conakry. Les travaux ont démarré ce jeudi matin et s’achèvent vendredi. La cérémonie d’ouverture, présidée par le Premier ministre guinéen, Kabiné Komora, a enregistré la présence du secrétaire exécutif de la commission de la CEDEAO, du représentant spécial des Nations Unies pour l’Afrique de l’ouest. Et pour la première fois, le commissaire à la paix et sécurité de la Commission de l’Union africaine a fait le déplacement. Les instituions internationales ont rappelé aux autorités guinéennes la nécessité de maintenir la tenue des élections présidentielles en 2009.

D’entrée, le co-président du Groupe international de contact sur la Guinée Mohamed Ibn Chambas, secrétaire exécutif de la Commission de la CEDEAO, dira que la présente session a deux objectifs majeurs. A savoir, examiner les obstacles qui entravent la mise en œuvre du chronogramme de la transition, et la formulation des propositions objectives afin de permettre la mise en place du Conseil national de la transition (CNT) qui aura charge de toiletter la constitution.

Dans une allocution courtoise mais ferme, il a réitéré la volonté du Groupe international de contact à soutenir la tenue les consultations législatives et présidentielles à la fin de cette année, telle que prévue par le chronogramme.

Pour ce faire, Mohamed Ibn Chambas appelle toutes les parties prenantes au respect de leurs engagements qu’elles ont librement pris, et qui ne sauraient être conditionnées à d’autres considérations.

Les assurances du Premier ministre guinéen

Pour sa part, le Premier ministre guinéen, Kabiné Komara a rappelé les observations contenues dans le communiqué du Conseil de paix et de sécurité de la Commission de l’Union africaine en réunion le 10 juillet à Addis-Abeba concernant l’état de la transition en Guinée.

Ledit communiqué fait état, selon Kabiné Komara, de la non mise en place du Conseil national de la transition ; l’absence d’un dialogue continu entre les acteurs de la transition ; la restriction des libertés d’expression ; l’arrêt de l’enrôlement ; ainsi que des entraves graves aux activités des partis politiques.

En réponse aux observations soulevées dans le communiqué du Conseil de paix et de sécurité de l’UA, le Premier ministre accuse un déficit d’informations. Comme pour étayer cette affirmation, il cite le dialogue franc et direct qui s’est déroulé le 10 juin entre le chef de la junte Moussa Dadis Camara et la coalition des forces vives de la nation. Depuis, ajoute Kabiné Komara, un climat de confiance s’est instauré entre les deux parties. En témoigne, selon lui, cette autre rencontre du 10 juillet dernier dans les installations de la radio télévision guinéenne (RTG), et qui a porté sur la problématique de la fourniture de l’électricité. Il a également rappelé la mise en place du Comité ad hoc (composé de 22 membres) proposé par les forces vives. Ce comité a charge de réfléchir sur les capacités réelles relatives au respect du chronogramme.

S’agissant des lenteurs dans la mise en place du Conseil national de la transition, le Premier ministre évoque les complexités préalables des consultations. Et d’enchaîner sur la relance de l’enrôlement à partir du 18 juillet prochain.

Un appel aux bailleurs de fonds

Concernant la situation de la liberté de mouvements des partis politiques, le Premier ministre précise que le chef de l’Etat en fait un point d’honneur. C’est la raison pour laquelle, dira Kabiné Komara, récemment il a fait publier un contre-communiqué pour la non restriction des activités des partis politiques. Il s’agit d’un communiqué qui désavoue celui du Premier ministre guinéen lu la veille par le ministre de l’Administration du Territoire et des Affaires Politiques, Frédéric Kolié.

Kabiné Komara ne finira ses propos sans supplier la communauté des bailleurs, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international de reprendre ses opérations en Guinée. « Vous pouvez ne pas faire de nouveaux prêts, mais vous ne pouvez pas bloquer les opérations », ainsi s’est adressé M. Komara à la Banque mondiale. Au même moment, une petite coupure d’électricité d’une poignée de minutes a eu lieu, pendant l’allocution du PM. Comme pour dire que la Guinée a vraiment besoin de soutien.

S’en est suivi le mot du Commissaire à la paix et Sécurité de la commission de l’Union africaine. Il a précisé que la période de six mois de transition pour les gouvernements issus des insurrections est le délai indiqué par les accords de Cotonou pour un retour à l’ordre constitutionnel. Les travaux de cette cinquième session du Groupe international de contact prendront fin demain vendredi à Conakry. Mais parallèlement, des entretiens du Groupe de contact avec les acteurs de la transition y compris le chef de la junte sont prévus.

Lire aussi :

- Kabiné Komara fait le point sur le processus électoral en Guinée
- Le Groupe de contact au secours de la Guinée

ONU - Sécurisation des processus électoraux dans la sous-région Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
16-07-2009
L’Afrique de l’Ouest n’a pas bonne presse

Par Binta NDONG

«Aux urnes, en bas les armes.» Tel un leitmotiv, ce vœu a été plusieurs fois formulé hier. La question cruciale des rapports entre les élections  et la violence en Afrique a réuni toute la presse nationale et internationale, en plus des représentants des Nations-Unies. La raison principale est qu’il faut renforcer le processus démocratique et sécuriser les postes électoraux avant, pendant et après les scrutins. Cependant, le représentant de l’Onu, qui présidait la cérémonie, a tenu à préciser que ceci «n’est pas une affaire des gouvernements ou des administrations territoriales». En effet, ce rapport a révélé que les populations disent très souvent : «nous allons aux élections, la peur au ventre.» La Guinée-Conakry a été très longuement citée comme cas patent. Pour cet exemple particulier, le représentant de l’Onu a tout d’abord précisé qu’avant de connaître la crise qu’elle traverse actuellement, la Guinée a longtemps été le pays qui a abrité le plus grand nombre de réfugiés. Et présentement, Dadis Camara et ses alliés ont pris l’engagement d’organiser avant la fin de cette année, des élections présidentielle et législatives. Ensuite, il a rappelé que ce pays a un grand besoin d’Institutions démocratiques et légitimes pour assurer sa stabilité.
Quant au Sénégal, il a été cité comme exemple suite au déroulement des dernières élections législatives, qui dit-il, «se sont passées dans de bonnes conditions». La diplomatie sénégalaise jouit également d’une bonne image, suite à l’effort qu’elle a eu à déployer dans la crise mauritanienne. Et M.Djinnit de dire : le Sénégal doit se réjouir «d’avoir des institutions démocratiques».
Le rapport tient aussi à appeler toutes les parties prenantes de la sous- région ouest africaine, à se mobiliser afin d’instaurer une stabilité pour avoir des élections pacifiques et démocratiques. Cependant, les forces de sécurité ne peuvent pas se charger seules de cette question de stabilité, ont estimé les participants. Il faut une synergie d’actions et des progrès immenses de la part de tous les acteurs concernés.
Toutefois, le Conseil de sécurité de l’Onu note avec «une profonde préoccupation» une résurgence des «changements anticonstitutionnels» de gouvernements, des prises de pouvoir «non démocratiques». C’est pourquoi, il souligne à nouveau l’importance de rétablir rapidement l’ordre constitutionnel, notamment au moyen d’élections ouvertes et transparentes.

SECURITE ET CRISE FINANCIERE
Pour Said Djinnnit, l’Afrique de l’Ouest a une «situation fragile», car les causes profondes des conflits demeurent, en plus de la présence de certaines vulnérabilités, les réseaux de drogue et de crimes organisés dans cette partie de l’Afrique. Quant à la révision des Constitutions, M.Djinnit avance que tous les Etats membres se sont engagés «à respecter la quintessence des Constitutions dans les contextes électoraux», afin de préserver la stabilité dans le respect de l’ordre constitutionnel. Pour M.Djinnit, les processus électoraux sont devenus un enjeu majeur de sécurité et de stabilité dans certains pays d’Afrique de l’Ouest. C’est pourquoi les forces de sécurité et de maintien de l’ordre sont appelées à y jouer un rôle de plus en plus important.
Le Conseil de sécurité des Nations-Unies s’est par ailleurs préoccupé, dans ce rapport, de l’incidence de la crise économique mondiale sur les économies d’Afrique de l’Ouest. Il estime que cette région doit surmonter des obstacles sur la voie du développement, tels que l’insécurité alimentaire croissante, l’adaptation aux changements climatiques et l’atténuation de leurs effets ou encore le chômage des jeunes. C’est pourquoi l’Onu encourage «la solidarité constante» des institutions financières et des partenaires au développement, en vue de réduire les effets néfastes du ralentissement de la croissance économique et d’autres facteurs déstabilisants en Afrique de l’Ouest.
Stagiaire

Terminal conteneurs de Conakry: le "Casino" de Getma international et du Burkina Faso


Depuis le bradage du Terminal conteneurs du Port autonome de Conakry en septembre 2008, l’économie guinéenne a été mise en coupe réglée par Richard Talbot et ses partenaires. L’incidence de l’attribution de ce Terminal à SCTCC représente un surcoût de plusieurs dizaines de milliards de francs guinéens pour les importateurs (voir la très récente lettre de Maersk Line au ministère des Transports et au ministre Secrétaire général à la Présidence de la République).

La rue Pierre Charron "siège" de Getma International et du Burkina Faso  fait la fête financière sur le dos du peuple de Guinée.

Aujourd’hui, les armateurs commencent à se plaindre des tarifs qui leurs sont imposés par STCC. De plus, les limites de garantie des assurances de Getma International ne sont pas aux normes requises en la matière pour les terminaux conteneurs, ce qui représente un risque important pour les armateurs. Ce qui va se traduire par une augmentation des frets à destination de la Guinée. 

Les officiers burkinabés : colonel Gilbert Diendjeré, Chef des Services Spéciaux  de la Présidence de la République du Burkina et le Commandant Ambalo Umaro Cissoko, Conseiller personnel du Président du Burkina, vont venir très rapidement épauler Richard Emile Talbot et son assistant, M. Thiam, ancien ministre ivoirien des Transports, pour donner des ordres aux cadres guinéens du Port autonome et du ministère des Transports comme cela a été fait pour la remise du terminal conteneurs à Getma International sur instruction du Président burkinabé et vérifier l’exécution par certains cadres de haut niveau, afin de régler les problèmes de tarifs avec les armateurs.

De mémoire d’observateur et d’acteur maritime, jamais sous la 1ère et 2ème Républiques, l’Etat n’aurait permis aux officiers étrangers de s’immiscer dans sa gestion et donner des ordres à nos cadres. Hélas, la Guinée va être bientôt gérée comme le Nord de la Côte d’Ivoire.

La question que chaque observateur et acteur maritime, soucieux du devenir de la Guinée, agenouillée économiquement depuis 50 ans, se pose est de savoir, si toutefois, le Chef de l’Etat, Président de la République, Président du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD), Commandant en Chef des forces armées guinéennes, Capitaine Moussa Dadis Camara est réellement imprégné de la situation, telle qu’elle se présente réellement.

 

Guinée-Conakry : La junte accuse les cartels de drogue de menées subversives à partir de Bissau et de la Casamance
La junte guinéenne a annoncé samedi avoir été informée par les services de sécurité de la préparation d’une attaque contre la Guinée à partir de ses frontières avec la Guinée-Bissau et dans la région de Casamance, révèle un communiqué signé du président Moussa Dadis Camara, chef de la Junte à Conakry.

Le Conseil national pour la démocratie et le développement (Cndd), au pouvoir en Guinée, a fait état, samedi soir, de l’imminence d’une attaque rebelle à partir de ses frontières avec la Guinée-Bissau et la région de la Casamance, dans le sud du Sénégal. Des mouvements d’hommes et des regroupements auraient été signalés à la frontière nord avec la Guinée-Bissau et à la frontière sud à Foya sur le territoire libérien, indique le communiqué de la junte lu sur les antennes de la radio nationale dans la nuit du samedi. La junte guinéenne prévient cependant que tout groupe qui franchira ces frontières, aura causé un acte de guerre qui sera réprimé avec la dernière énergie, n’écartant pas l’idée de poursuivre les agresseurs jusque dans le pays qui va servir de base arrière à la tentative de subversion.

Les autorités guinéennes invitent, par conséquent, les pays limitrophes à identifier ‘tout regroupement et mouvement suspects dont l’action serait de nature à menacer la sécurité d’un Etat voisin dans le but de sauvegarder le bon voisinage et d’assurer la stabilité de la sous région’. Selon le communiqué de la junte, ces hommes seraient à la solde des cartels de la drogue : ‘Les différentes sources bien informées indiquent que les hommes mobilisés sont à la solde des cartels de la drogue qui ont été démantelés à la faveur du changement de régime intervenu en Guinée le 23 décembre dernier.’

La junte estime que ces cartels sont confrontés aujourd’hui à une véritable traque de la part des nouvelles autorités, qui a abouti à l’arrestation de certaines personnes ‘de triste réputation’, impliquées dans la vente de la drogue, ainsi que leurs complices et leurs soutiens dans les différents rouages de l’administration. ‘D’autres trafiquants réputés ont fui pour aller trouver refuge dans le voisinage immédiat de la Guinée, notamment en Guinée-Bissau, en Casamance et dans d'autres pays voisins’, ajoute le communiqué.

Prenant à témoin la communauté internationale, les autorités guinéennes se réservent ‘le droit de défendre et d’user de tous les moyens, pour protéger (leurs) populations et (leurs) biens’. En attendant, l’armée guinéenne a été mise en alerte tout le long des frontières. Une mesure qui, selon le communiqué du Cndd, ne va pas compromettre la libre circulation des personnes et de leurs biens. La junte en appelle à la vigilance des populations et des pays voisins qu’elle dit être, eux aussi, ‘en état d’alerte dans le cadre de la coopération militaire et frontalière traditionnelle’ qui lie ces différents pays.

Toutefois, des responsables de la société civile, des syndicats et des hommes politiques guinéens, interrogés par l'Afp, ont indiqué ne pas croire à cette menace d'attaque. ‘C'est une forme de diversion qui ne trompe personne’, a estimé un responsable de la société civile sous couvert de l'anonymat. ‘Les Guinéens ne sont pas dupes. Aucun pays ne peut aujourd'hui abriter des mercenaires pour attaquer un pays voisin de la sous-région’, a renchéri un responsable syndical. ‘Le Cndd veut justifier son maintien au pouvoir au lieu d'aller à des élections’, a pour sa part indiqué un responsable politique opposé à la junte qui a prévu d'organiser des élections législatives en octobre et présidentielle en décembre.

(D’après Apanews, Pana et Afp)

 

Souaré est inquiété. Je ne suis pas inquiété. Laissons la justice se faire dixit Lansana Kouyaté à Paris
15-07-09 13:27
Il y a: 3 days

C'est un Lansana Kouyaté très prolixe et toujours en compagnie de sa femme avec une parfaite maitrise tant de la langue de Molière que de son sujet que les guinéens ont découvert ce dimanche 12 juillet 2009 dans la salle de conférence de la Mairie de Bagnolet à Paris en témoignage le temps mis par l'orateur soit près de cinq heures d'horloge pour répondre sans langue de bois à toutes les questions posées .Il est tout simplement éloquent affirmaient certains .


Kouyaté au centre

Outre la présence d'un groupe instrumental traditionnel conduit par l'acteur guinéen Amadou Sodia et consorts , il y avait tout un parterre de journalistes a savoir : Eugénie Djéckie et Claude Lecagne correspondants d'Africa Numéro 1 à Paris , la chaine privée Télésud , il y avaient les représentants de certaines formation politiques guinéennes également : L'Upr de Bah Oumane , L'Ufr de l'ancien Premier Ministre Sidya Touré , L'Ufd de feu Pr Alfa Sow , La Nouvelle Génération pour la République d'Abe Sylla .

C'est l'envoyé spécial de votre hebdomadaire d'informations générales et d'analyses , '' L'Observateur '' , qui a eu la privilège d'ouvrir la balle série de questions-réponses par une question de Chantal COLLE , Pdg d'Allo-Guinée , relative à la définition de la notion de la démocratie par le leader du Parti de l'Espoir pour le Développement National , alors qu'une citoyenne a été expulsée de son pays sous son magistère , que va faire M Kouyaté si jamais il est élu président de la Guinée et qu'un citoyen s'exprime sur un sujet qui le dérange ?

Retenons que cette question nous a été confié à la veille du meeting de Lansana Kouyaté , devant témoin en la personne Alpha Ousmane Diangolo BARRY , au Méridien HOTEL à Paris , c'était à l'occasion de la rémise des Oscars 2009 par le CIMA - Conseil International des Managers Africains- présidé par son fondateur M Sy , le sénégalais .

Alors que ses compatriotes s'attendaient à une réponse -langue de bois pratiquée dans les milieux politiques , le leader du PEDN lancera haut et fort: '' J'assume , effectivement c'est moi qui ai ordonné à mon Ministre de la Sécurité que Chantal Colle soit arrêtée et je vais vous dire le pourquoi . Un jour, pendant que je trouvais à Koba , j'apprends que feu Général Lansana CONTE se trouve chez Chantal Colle depuis quatre heures du temps et que le décret du retour aux affaires de Fodé Bangoura est signé '' . Notons que Fodé Bangoura est l'ancien Ministre Sécrétaire Général de la présidence sous Conté par lequel , entre autres , la guinée a connu les douloureux évènements de Janvier-Février 2007 avec à la clef près de 200 morts .

Dans quel pays au monde , vous avez vu un citoyen du genre Chantal Colle poursuit l'homme politique , elle menaçait régulièrement les membres du gouvernement de la République . Un jour elle a dit à un des ministre ( NDLR : Aboubacar Sylla dépendant-Démocrate ) demain, tu ne seras pas ministre , effectivement le Ministre en question a été limogé . Chantal Colle avait aussi giflé le ministre de la santé de l'époque, Dr Kandioura Dramé ( NDLR : En service actuellement à l'OMS afrique de l'ouest avec résidence à Abidjan ) .

Monsieur Sakho , transmettez fidèlement ma réponse , continue l'ancien Premier Ministre , J'ai ordonné qu'elle soit arrêtée. Mais c'est la première dame, Mme Henriette Conté, qui avait ses compte à régler avec elle qui l'a expulsée . Chantal Colle était à la base de tout ce qu'on a eu comme chaos avec ses congénères en République de Guinée . Si elle veut parler des affaires de l'Etat qu'elle fasse tout pour avoir une fonction au sein de l'Etat . Si c'était à refaire, je vais le refaire . Voilà le yoyo dans lequel on était. Depuis ça, Chantal Colle m'a appélé amicalement trois fois . Je peux vous donner son numéro de téléphone si vous le voulez '' .

La deuxième-première question de votre envoyé spécial concernait la tentive de coup d'Etat du mercredi 22 avril 2009 contre le capitaine Moussa Dadis Camara et la prétendue implication de l'ancien Premier Ministre en rapport avec Blaise Compaoré et Khaddafi .Là-dessus , Lansana Kouyaté n'y va pas du dos de la cuillère , il s'exclame : "Un coupiste, excusez-moi pour ce terme anglais , on l'arrête. Il y a eu des gens ont été arrêtés à Conakry pendant ce temps je suis libre de mes mouvements . Ce n'est pas la prémière fois qu'on m'accuse , il a été aussi dit que je ne vais plus rentrer mais la Guinée c'est mon pays j'y vais quand je veux . J'ai connu le Président Lybien depuis lorsque je travaillais à l'ONU , j'ai été chez lui hier , je vais aujourd'hui et demain " .

Nous avons aussi tenu à savoir pourquoi le leader du PEDN est sceptique quant à la fin de la transition en 2009 contrairement à la kyrielle de partis membres des forces vives , Kouyaté assumera encore une fois la position de son parti : '' Le PEDN a débattu au niveau de son BPN pendant près de six heures d’horloge la question relative au respect du chronogramme .Tout comme dans la classe politique dans sa totalité , il y avait deux camps à savoir les partisans pour la tenue des élections en 2009 et ceux de 2010 et le premier groupe a été mis en minorité et pour cause :

Le fichier électoral guinéen n’est pas crédible en ce sens que certaines petites préfectures ont plus d’électeurs que celles démographiquement reconnues grandes . La réalité technique de la préparation des élections n’inspirent pas confiance .Selon le numéro du PEDN , la Guinée dispose encore des industriels des élections qui ne sont autres que les Maires .

Ils savent comment faire gagner un candidat aux élections présidentielles à travers la politique de la multiplicité des votes pour un seul individu qui peut voter dans cinq bureaux de vote différents . A cela s’ajoute l’épineuse question de recensement tant des guinéens de l’intérieur que ceux de la diaspora .C’est pourquoi son parti estime que la question du chronogramme est une perte de temps car aucune date du chronogramme n’est tenue jusqu’à ce jour . C’est pourquoi pour le PEDN , il est impossible de tenir les élections fin 2009 ''

Ce fut le tour de nos confrères , Eugénie Djéckie ( Animatrice de la célèbre émission intitulée : '' Les matins d'Eugénie '' ) et Claude Lecagne, de la radiopanafricaine à Africa N° 1 à Paris de poser leurs questions en interpellant le président du PEDN sur les audits notamment les déboires des anciens premiers et Ministres du régime de Conté . "Souaré est inquiété. Je ne suis pas inquiété. Laissons la justice se faire "affirme Kouyaté avant d'ajouter , on peux auditer un cadre à son insu , j'ai été l'initiateur des audits en Guinée , c'est un pays difficile à auditer car dans certain département il ya de trace de dossiers . Le cas de la direction nationale de la Douane où toutes les archives sont parties en cendre est un exemple .( Association Nature et Vie , fondée par Madame Kouyaté née Fanta Condé . ) , ancien Ministre de l'information et fondateur du groupe de presse L'Indépendant-Démocrate

Répondant aux préoccupations de notre confrère Benn Pepito , l'ancien diplomate onusien reviendra sur un sujet déjà traité par votre Hebdomadaire , L'Observateur : "Vous dites que je paresse ici. J'étais à l'enterrement de Bâ Mamadou. Mon épouse et moi avons fait un accident sur la route et , notre véhicule est irréparable . Il nous faut faire un bilan général de santé médical. Voilà pourquoi je suis ici à Paris . Si vous voulez qu'après cet accident que je ne contrôle pas ma santé, vous êtes libre de le penser." Le cinquantenaire s'invitéra dans le débat assimilant l'aurateur à un nostalgique du pére de l'indépendance nationale feu Ahmesd Sékou Touré , référence faite à la stéle de l'éléphant érigée au grand carrefour de la belle-vue à Conakry par ASNAVIE

'' L'opposant qui a le plus combattu Houphouet Boigny , c'est bien Laurent Koudou Laurent Gbagbo , il est aux affaires aujourd'hui , et il a érigé quatre éléphants dans les différents endroits de la capitale ivoirienne . Cependant est-il nostalgique d'Houphouet ? S'interroge Kouyaté ."Le cinquantenaire, ce n'est pas un homme. Sékou Touré a peut-être dirigé un groupe mais sans la volonté populaire, l'indépendance n'aurait pas eu lieu. La haine appelle la haine ."

Sur la question , de Benn Pepito , de savoir combien vaut la stèle de la Belle-vue pour le trésor public , Kouyaté est catégorique : "Le coup de la stèle est de zéro franc pour l'Etat guinéen . Pour ça j'ai payé 20 millions de FCFA et donné une pick-up d'un parent à l'artiste malien qui s'était déplacé avec ses travailleurs. Je l'ai fait parce que j'y croyais. La passion est la plus bête qui soit . Malheureusement, il arrive qu'on se couche cultivateur le soir et le matin on se réveille le matin journaliste ."

L'opinion a été également informée par Kouyaté que Lansana Conté voulait depuis fort longtemps qu'il soit son Premier Ministre : "J'ai décliné 3 fois avant Eugène , c'est moi que Conté voulait comme Premier Ministre . Je suis venu à la Primature dans les condition que tout le monde connait. Si j'avais rendu le tablier , la Guinée allait prendre feu . Je pouvais me permettre de détruire mon pays alors que j'ai passé toute ma vie à réconcilier nos frères africains par les moyens de la médiation . Pendant ce temps j'avais enregistré plusieurs victoires sur Conté notamment : la nouvelle structure gouvernementale , le faire renoncer au Ministère de la défense , la révocation des préfets dont le cas de Brada qui n'est jamais redevenu préfet , l'entrée des femmes dans le commandement , les 100 bus , l'inflation a été raméné de 40 pour cent à 12 , le taux de change était à 4.100 francs guinéens contre un dollars , la Guinée a renoué avec le FMI et la banque mondiale , l'électrification de la voie publique à travers les panneaux solaires , en 2008 et pour la première fois dans l'histoire de la Guinée , il ya pas eu le 12ième provisoire . Avec tout ça pouvais-je dire que ça n'allait pas entre Conté et moi ? Je pense que non . Aucun Premier Ministre ne se comportera ainsi sur cette planète car ce serait irresponsable .''

Revenant sur le Parti de l'Espoir pour le Développement National , Lansana Kouyaté dira que sa formation est implantée sur toute l'étendue du terrtoire national : "Tous les handicapés de Kankan se sont réunis et sont partis au siège du PEDN pour s'inscrire ." Par contre , Lansana Kouyaté est pour la tenue en Guinée d'une conférence nationale pour dire la vérité sur le passé notre pays . '' Celui qui sera élu de façon démocratique devra en principe recevoir le soutien de tous les partis . Je mettrai tout en oeuvre pour que je sois cet élu . Le Pedn a ouvert un compte bancaire pour toutes ses sections à l'intérieur de pays et chacune dispose du matériel informatique nous permettant de suivre la gestion des fonds mis à leur disposition /

'' Dans les mois à venir le parti organiséra son premier congrès afin que tous les responsables soient élus de façon la plus démocratique car tous les bureaux actuels ne sont que provisoires . Il sera après question de convoquer une conférence nationale pour décliner le programme de société du parti qui est en cours d'élaboration . Que je sois aux affaires ou pas , je vais faire pour mon pays , ce que je peux rechérit l'ancien Premier Ministre de consensus .

Pour terminer , Lansana Kouyaté rendra un hommage mérité à la junte féminine de façon générale par ceci : "Je suis féministe. Chez toutes espèces animales c'est le male qui est beau par rapport à la femèle . C'est seulement chez l'homme où la femme est plus belle que l'homme . En créant l'homme, Dieu a fait son œuvre. En créant la femme, il a fait son chef-d'œuvre."

L'ancien représentant spécial de l'organisation internationale de la Fracophonie à Abidjan , devenu leader politique après un passage à la Primature de son pays , et surtout constatant  que toute l'assistance ne s'était pas s'exprimée , a promis de passer régulièrement dans les capitales occidentales pour débattre avec ses compatriotes de tous les sujets concernant la vie nationale et internationale / C'est par les mots de remerciement du Club DLG et de ceux du Président du PEDN que le meeting a pris fin aux environs de 21 heures .

 

En évoquant des bruits de botte aux frontières de la Guinée : Dadis Camara pose les jalons de son propre isolement
Depuis son installation à la tête de la Guinée-Conakry par la faveur d'un coup de force en décembre 2008, le capitaine Moussa Dadis Camara multiplie les sorties fracassantes. Mais sa dernière gesticulation l'amenant à évoquer des bruits de botte aux frontières de la Guinée, ne fera que l'isoler dans un contexte où le doute continue de planer sur ses ambitions politiques.

La récente sortie du chef de la junte militaire guinéenne sur la présence d'éventuelles troupes militaires le long de ses frontières avec le Sénégal, la Guinée-Bissau et la Sierra Leone, est perçue comme une énième tentative visant à faire attirer l'attention sur lui. Mais toujours est-il que l'enjeu majeur tourne autour du sort qu'il voudra réserver au fauteuil présidentiel. Car, à y regarder de plus près, l'auteur du coup de force qui avait suivi le décès du président Lansana Conté, est loin de peaufiner ses ambitions. Et nul doute que sa stratégie consistant à discréditer la classe politique de son pays ne s'annonce guère payante pour lui.

A cela s'ajoute que la forte pression de la communauté internationale ne lui offre aucun exutoire pour se mettre dans les dispositions de pouvoir diriger encore longtemps la Guinée. Désormais, la marge de manœuvre dont il dispose, réside dans l'élaboration d'un sillage défavorable à l'organisation d'éventuelles élections. En réalité, sa menace d'ôter le treillis militaire pour plonger dans l'arène politique guinéenne, sonnait déjà comme une balle de sonde à l'endroit de l'opinion internationale. Et sa sortie de ce week-end sur la présence de troupes militaires le long de la frontière avec les pays voisins est à ranger dans ce registre.

Dadis Camara semble user de tous les moyens pour tenir longtemps les manettes de son pays qui sort de la gestion d'un demi-siècle de régime militaire. ‘Le président Dadis Camara fait tout pour bloquer les efforts effectués pour le respect du calendrier des élections présidentielles’, se désole le secrétaire général de la Raddho. Selon Alioune Tine, même certaines Ong internationales ont du mal à se déployer normalement sur le territoire guinéen. Mais son comportement consistant à jeter le discrédit sur les pays voisins, ne fait que l'isoler davantage. Surtout dans un contexte où les contestations font de plus en plus rage quant à sa manière d'évoluer vers de prochaines élections transparentes et démocratiques.

Cette dernière trouvaille du Capitaine Camara risque de lui aliéner ses soutiens immédiats, dont le Sénégal. Et la réponse de l'Etat du Sénégal, réfutant de quelconques présences militaires sur ses frontières, constitue une étape décisive d'un processus d'isolement et de discrédit pour la junte.

Abdoul Aziz AGNE

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