La 5ème session de deux jours du Groupe international de contact sur la Guinée (GIC) qui s'est ouverte jeudi, dans la capitale guinéenne, Conakry, en présence du Premier ministre Kabiné Komara, se penchera sur le renforcement des dispositifs du toilettage de la constitution et des lois électorales, a-t-on appris de source officielle.
Le renforcement des dispositifs s'inscrit dans le cadre de la facilitation et de l'organisation des élections en fin 2009, selon le chronogramme proposé par les acteurs sociaux et politiques aux nouvelles autorités guinéennes.
Dans son allocution, le président de la Commission de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO), Mohamed Ibn Chambas, a exprimé la détermination du GIC à assurer l'organisation des élections en 2009 et invité la junte au pouvoir en Guinée depuis le 23 décembre 2008 et les acteurs politiques à respecter leurs engagements.
"Nous devons concentrer nos efforts pour conduire à terme la transition par l'organisation d'élections libres et crédibles devant permettre à la Guinée, avec le concours des autres pays de la sous-région, de promouvoir la démocratie", a-t-il déclaré.
Pour sa part, le Premier ministre a rappelé "la volonté et l'engagement" du président du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD), le capitaine Moussa Dadis Camara, à respecter ses engagements.
"Je voudrais donner l'assurance au Groupe de contact que la position du chef de l'Etat est et demeure constante", a déclaré M. Komara devant les membres du GIC, constitué à l'initiative du président de la commission de l'Union africa ine (UA), Jean Ping, en janvier dernier.
On rappelle que le CNDD, qui a pris le pouvoir le 23 décembre dernier, quelques heures après la mort, des suites d'une longue maladie du président Lansana Conté, a suspendu la constitution et toutes les institutions de la République avant de recevoir en mars dernier des forces vives de la nation, un chronogramme qui fixe les élections à fin 2009.
Guinée : La Commission ad hoc laisse les commis- voyageurs en zone de transit !
17-07-09 16:21
Il y a: 23 hrs
Lequel d’entre- nous n’a lu cette communication, faite tambour battant : « La Diaspora Guinéenne sera représentée au sein de la Commission AD HOC grâce à votre soutien » ? Vous aurez remarqué que j’ai corrigé la faute, car, précipitation oblige, il était écrit « dispora. » Mais, ce terme pourrait- il inspirer Ben Pepito et autres humoristes de la toile.
Comme si ce mensonge ne suffisait pas, un autre titre plus parlant est bombardé tout azimut : « Un siège pour la diaspora dans le comité ad hoc. », 8 juillet 2009 sur tous les sites internet.
Le double ton affirmatif du premier article est renforcé par un possessif diffus « grâce à votre soutien. » Cela a fait rire plus d’un en ce sens que les initiateurs et auteurs de ces articles ne sont que leurs propres représentants. A l’époque, j’avais décidé de ne pas réagir car la suite que tout le monde imaginait arrivera un jour ou un autre : Voir ma série d’articles : CNDD, attention aux commis- voyageurs. »
J’ai le droit, comme tout un chacun de demander où se trouve ce siège du Comité ad hoc ? Ah ! Je sais ! Il est dans les airs et n’a pas encore atterri ! D’Atlanta, il est passé par Los Angeles, Miami, Washington, New- York, Londres, Paris, Kinshasa, Luanda, Yaoundé, Bangui, Cotonou, Lomé, Abidjan avant d’arriver à Conakry.
Ne soyez pas apeuré. Il n’ya pas eu crash ! Le siège finira bien par atterrir un jour. Non plus à Gbessia, on l’aura compris, mais dans l’une des aérogares des pays ou villes mentionnées. L’unique handicap, c’est l’expiration de visas ! Tenez- vous bien, tellement Conakry fait rêver, « nos représentants » ne se souciaient plus du retour. Oubliant leur situation et les lois draconiennes qui régissent les entrées et sorties de territoire, ils se démèneraient actuellement dans les ambassades pour un self conduit.
Le pire, beaucoup d’entre- eux auraient négligé de pointer à l’ASSEDIC (organisme français qui gère les chercheurs d’emploi et qui a son équivalent dans les autres pays.) Imaginez la suite !
Mais, aux derniers news, ils se battent en ce moment pour un décret bis. Ils se seraient dits : « les contre- décrets faisant lésion et relevant des habitudes au pays, notre cause n’est pas encore perdue. » Ils ont sûrement oublié que Dadis a compris les conséquences de se dédire.
Nos représentants, seraient les seuls, d’après nos informateurs qui ont bien accueilli l’annonce de troupes étrangères aux frontières de notre pays. Ils y voyaient une nouvelle occasion d’offrir leurs conseils bien avisés au CNDD.
Cette situation de nos représentants auto- proclamés, qui ont fait preuve de talents depuis Sékou Touré et qui guettent les jeunes pouvoirs, n’est guère plus inconfortable que celle des leurs qui n’ont pas fait le déplacement de Conakry. Vous n’êtes pas obligés de me croire, mais vous pourrez facilement vérifier mes dires. Pour cela, téléphonez à l’Ambassade de Guinée à Paris. Vous saurez les grands absents de la conférence du 12 juillet 2009 dans ses locaux.
Les plus chevronnés, parmi les représentants de la place parisienne qui, il ya quelques mois, passaient leur temps à voyager pour rapporter des documents falsifiés et des photographies avec Moussa Dadis, étaient invisibles. Ils évitent désormais les Guinéens de France comme s’ils souffraient de la grippe A (H1N1) Pourtant, ils avaient décrochés des journaleux (féminins) pour jouer « le rôle d’une Chantal Colle du nouveau pouvoir » disaient- ils.
Ces représentants et mandataires auto- baptisés du CNDD en Europe fuient tout attroupement de Guinéens. Vous comprendrez qu’on ne les voit plus aux rencontres officielles. Le comble, ils s’évitent également les uns des autres. Motif : les vilains tours qu’ils se sont joués à Conakry.
Un seul exemple. Ils se sont réunis pour rédiger le mémorandum qu’ils devraient remettre à Dadis et au CNDD. D’autres signataires n’ont pu être au rendez- vous car ils ont été trahis par les leurs qui se sont rendus en catimini au Camp alpha Yaya. Quelle n’a été leur surprise de voir leurs complices à la télévision s’époumonant à tout cœur sur leur texte commun. Trahis, jurent- ils, « nous n’hésiterons pas à baffer » ceux que nous considérons comme des traitres » si nous les rencontrerions. Tout récemment, l’évocation du simple nom de l’un de « ces traitres » a failli mettre terme à une réunion parisienne. Imaginez sa présence en ce lieu !
Seul problème, si ces commis- voyageurs devaient recevoir une baffe de chaque Guinéen de l’étranger, il va falloir apprendre à greffer des joues, rien que pour eux.
Laissez- moi vous dire, ce n’est pas la peine. Même si le siège atterrissait, laissez- les tranquilles. Vous avez l’assurance du Commandant Korka Diallo que seuls les ambassadeurs sont les représentants des Guinéens à l’étranger. Quant au CNDD, il est à Conakry.
Mais n’empêche ! A la rencontre avec la délégation à Paris, certains guinéens étaient encore là pour se vendre. Décliner des CV kilométriques, demander des entretiens à huis- clos ou en aparté, faire éloge au CNDD et autres flagorneries noyaient leurs questions et faussaient le débat. On s’aperçoit qu’il y a encore des oies qui rêvent de se gaver et prennent le phénomène CNDD comme la solution à leurs problèmes personnels. Pourtant, l’expérience d’hier prouve qu’être plus assidu à l’Agence Nationale pour l’Emploi (ANPE) est plus bénéfique que « grioter (le terme est de moi) à Conakry, Paris, Londres, Luanda etc.
Mais au lieu de cela, il y a parmi nos chers compatriotes, non seulement des représentants auto- proclamés, mais aussi d’autres pisteurs. Il y en aurait, depuis l’avènement du CNDD et le rappel des ambassadeurs, qui se battraient pour le fauteuil de diplomate. Celui de Paris étant le plus prisé. A ce qu’il semble, celui- ci serait convoité en dehors comme en dedans. Entendez, au sein des murs de l’Ambassade elle- même. Cela justifierait l’organisation de réunions dans des résidences parisiennes privées pour acheminer les images à Conakry. Ah ! Les coups bas !
Enfin, ce qui m’étonne davantage : j’avais toujours considéré la place de Paris comme étant la pire en cireurs de bottes. Je me suis aperçu à l’occasion de la commission ad hoc que le virus est répandu en Afrique et ailleurs.. J’espère qu’internet n’est pas le propagateur.
Plus sérieusement, je me demande toujours et sans avoir la réponse, comment des personnes, en apparence d’âge respectable, peuvent- elles se pointer devant une autorité étatique, une institution nationale et parler sans aucune gêne au nom de toute une communauté ? A en croire le Commandant Korka, d’aucuns allaient jusqu’à se présenter au nom du CND à Novotel (Conakry) et y laisser des factures non acquittées.
Il est vari qu’à voir comment certains membres de la délégation guinéenne maltraitent la langue de Molière, au grand dam de nos langues nationales, on comprend qu’il n’est pas très difficile de se présenter au nom du CNDD. A ce qu’il me semble, (heureusement le siège du comité ah doc me dément en partie) il s’agit juste de pouvoir articuler CNDD et quelques bribes comme Dadis, mon Président, mon Commandant, mon Colonel, Excellence etc. pour espérer tout obtenir au pays. Drôle non ?
GUINÉE : Le groupe de contact veut éliminer les entraves aux élections
Le groupe de contact sur la Guinée a entamé hier une réunion de deux jours à Conakry visant à "éliminer toutes les entraves" aux élections législatives et présidentielle cette année, a constaté un journaliste de l’AFP.
Ce groupe, coprésidé par la Cédéao et l’UA compte également des représentants de la communauté des Etats Sahélo-sahéliens (Cen-Sad), de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), de l’Union européenne (UE) et de l’ONU.
La réunion va "faire des propositions concrètes pour éliminer toutes les entraves à la confection des listes électorales, la contribution financière (du gouvernement guinéen), au manque de dialogue entre les principaux acteurs de la transition", a déclaré le président de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cédéao), Mohamed Ibn Chambas, à l’ouverture des travaux. Ceux-ci devraient notamment porter sur le "non fonctionnement des structures devant assurer le toilettage de la constitution et des lois électorales pour faciliter la tenue des élections en 2009", a-t-il ajouté.
Le Premier ministre guinéen, Kabiné Komara, a de son côté invité la communauté internationale à "aider le CNDD (Conseil national pour la démocratie et le développement, organe dirigeant de la junte au pouvoir en Guinée) à restructurer les forces de défense et de sécurité afin de consolider la transition". Cette restructuration vise notamment à améliorer les conditions de vie des soldats pour une armée républicaine en Guinée.
Cette réunion se tient après que plusieurs organisations aient négativement apprécié le déroulement de la transition en Guinée.
L’Union Africaine (UA) a notamment récemment estimé que la junte en Guinée ne faisait pas assez de progrès pour le retour à l’ordre constitutionnel et les élections prévues avant la fin de l’année.
Le Premier ministre rassure
Le Conseil National pour la Démocratie et le Développement, au pouvoir en Guinée, a rassuré hier jeudi à Conakry sur le bon déroulement du processus de transition notamment le respect du chronogramme défini de commun accord.
Le CNDD s’est« attelé à imprimer du dynamisme à son action en vue de surmonter les difficultés, du reste inhérentes à tout processus de transition », a déclaré hier le Premier ministre Kabiné Komara, à l’ouverture de la 5ème réunion du Groupe International de Contact sur la Guinée. « La 5ème session se tient après que la communauté africaine ait récemment exprimé sa grave préoccupation sur ce qu’elle appelle le manque de progrès significatif dans l’application du chronogramme de transition 2009, pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel en Guinée », a-t-il dit.
Comme acquis, il cite l’instauration d’un dialogue politique franc entre la junte et les forces vives, la mise sur pied d’un comité paritaire ad hoc pour revoir l’applicabilité du chronogramme de transition, la reprise du recensement électoral et le décaissement de 15 milliards de francs guinéens, contribution de l’Etat pour le financement du processus électoral.
S’agissant de la situation sécuritaire et de la violation des droits de l’homme en Guinée, le Premier ministre guinéen a lancé un appel pressant à la communauté internationale, pour accompagner son pays dans son élan de réforme systématique de son appareil judiciaire ainsi que ses forces armées et de défense.
« Il reste établi que la solution radicale et durable à ce fléau passe par une réforme en profondeur des forces de sécurité et de défense de la Guinée. Ignorer ces facteurs, ce serait laisser le pays sur des bases fragiles qui peuvent à tout moment compromettre tous les autres acquis » a-t-il rajouté. « C’est pourquoi nous lançons un appel pressant à tous nos partenaires et à tous les amis de la Guinée pour faire de cette préoccupation un enjeu majeur qui nous permettrait de financer et de mettre en œuvre cette réforme fondamentale ainsi que celle du système judiciaire », a-t-il déclaré. Il a souhaité que le Groupe de Contact prête une oreille positive à ce qui sortira de ses travaux.
S’agissant des menaces de sanctions brandies par l’Union Africaine et qui se profilent à l’horizon contre la junte, le Commissaire à la Paix et à la Sécurité de la commission de l’UA, Lamtane Lamamra, s’est montré clair : « les sanctions sont un aveu d’échec. Nous voudrions qu’on s’entende sur la table de négociation », a-t-il dit.
Pour le Secrétaire exécutif de la Commission de la Cedeao, Mohamed Ibn Chambass, également co-président du Groupe International de Contact, l’objectif de cette 5ème réunion est d’identifier les difficultés qui ont empêché la mise en place du Conseil National de Transition et proposer des solutions concrètes dans le but d’un retour rapide à un ordre constitutionnel normal.
Jean-Marie Doré, porte parole des forces vives:" Malgré ce que les gens disent, le problème principal aujourd’hui reste les élections"

Le porte-parole des forces vives de la nation, M.Jean-Marie Doré est optimiste sur la suite de la transition.En attendant une rencontre avec la junte, Jean-Marie Doré minimise la volonté de certains leaders (notamment l'ancien premier ministre Lansana Kouyaté) de reporter les élections. Avec son franc parler habituel, Jean-Marie Doré nous décrit l'atomosphère qui a prévalu durant les rencontres entre les forces vives, sans oublier la promesse de la junte de fournir de l'électricité dans les trois mois à Conakry...
Le Démocrate : Qu’est-ce qui a découlé de la dernière réunion des Forces vives au sujet de la création de la Commission ad hoc ?
Jean-Marie Doré : Effectivement, les Forces vives étaient en réunion régulière pour faire des propositions au chef de l’Etat en vue de l’institution d’une commission ad hoc devant se saisir des problèmes d’application du chronogramme de la transition. Je rappelle que ce chronogramme qui a été signé par le chef de l’Etat est devenu un acte d’Etat. Alors, compte tenu des retards accumulés pour son application, nous avons pensé qu’il fallait une commission d’experts pour évaluer tous les facteurs qui ont abouti à cet état de fait. Nous avons fait notre proposition que nous avons soumise au chef de l’Etat, qui l’a acceptée comme telle. Donc la commission qui va se réunir sera composée de 22 membres. Nous avons proposé qu’un chef religieux soit le facilitateur entre les 22 membres. Dont 11 représentants les Forces vives et 11 des autorités de l’Etat : à savoir le Conseil national pour la démocratie et le développement(CNDD,) le Ministère de l'administration du territoire et des affaires politiques(MATAP), et la Commission électorale nationale indépendante(CENI). Une fois que nous auront soumis au chef de l’Etat nos membres, il va prendre la décision pour instituer cette Commission ad hoc. Dès sa mise en place, elle aura 10 jours de travaux pour rendre sa copie.
Est-ce que les Forces vives ont défini les critères de sélection de ceux qui vont les représenter au sein de cette commission ?
C’est obligatoire. On ne peut pas faire une commission ad hoc pour étudier les facteurs d’applicabilité d’une commission chargée de souder un chronogramme portant sur la gestion du processus électoral, sans que ces personnes n’aient un certain nombre de qualités, une certaine expertise reconnue en matière de gestion du processus électoral. Malgré ce que les gens disent, le problème principal aujourd’hui reste les élections. C’est vrai qu’il y a des actions énoncées par le chef de l’Etat dans son premier communiqué à savoir le recouvrement des créances de l’Etat, la poursuite en justice des gens qui ont détourné l’argent de l’Etat, la désarticulation des réseaux de trafiquants de drogue et la restructuration de l’armée.
Des actions fondamentales qu’il faut poser pour la Guinée. Mais, c’est l’organisation des élections qui est aujourd’hui primordiale pour la simple raison que ce sont elles qui vont ramener la Guinée dans un Etat de droit, dans un Etat de constitutionnalité nouvelle.
Les élections sont le pivot des actes de la transition, n’en déplaise à ceux qui racontent des bobards par ignorance, par analphabétisme. Si on parle de transition c’est qu’il faut aller d’une situation de non droit, parce que l’Etat d’exception est une situation hors normes, pour rentrer dans la norme. Donc, seules les élections peuvent permettre au peuple de Guinée de choisir ses dirigeants dans le cadre d’une charte qui est la Constitution. Puisque c’est la Constitution qui a été appliquée jusqu’au 23 décembre 2008 soir, avant d’être suspendue.
Etes-vous d’avis avec ceux qui disent qu’il y a dissidence au sein des Forces vives ?
Je proteste vigoureusement contre ces propos. C’est vous les journalistes qui créez la confusion .Vous avez une minorité de partis politiques qui sont nés dans des conditions contestables, en violation de la Charte des partis qui sont en train de crier pour se faire connaître. Ils ne représentent rien. Tous les partis qui ont adhéré et qui ont participé à la création des Forces vives en font parti encore. Le chef de l’Etat a compris et il ne traite qu’avec les Forces vives. Je voudrai que les journalistes cessent de créer la confusion pour faire plaisir à des soit disant leaders politiques.
Lorsque nous avons dit, dans l’intérêt du chef de l’Etat et de la dignité des nos institutions, qu’on ne va pas au Palais du peuple, des individus sont allés là-bas pour essayer de se substituer à nous pour parler avec le Président. Ce dernier les a méprisés et il a dit qu’il ne traite qu’avec les Forces vives. Trois jours après, le chef de l’Etat nous a invités au Camp Alpha Yaya Diallo où nous avons discuté. Ces gens-là étaient encore dans la salle, mais à aucun moment le président ne s’est adressé à eux. Les Forces vives c’est quoi ? C’est la totalité des partis politiques consistants, la totalité des centrales syndicales, les 4 coordinations régionales, les organisations de la Société civile, le conseil interreligieux. Il n’y a pas de dissidence au sein des forces vives.
Citez un des partis crédibles. Vous voulez parler du PEDN de Kouyaté ? Où est la surface de ce parti. Nous devons construire la Guinée dans la vérité. Si vous apprenez que ce sont le RPG, l’UPR, l’UFR, le PUP, l’UFDG et l’UPG, oui, ça pose un problème. Parce que ce sont des partis qui ont une assise, qui ont des structures partout à l’intérieur du pays. Comme il y a des gens qui ont de l’argent à jeter en achetant des motos pour les donner à des gens. Il y avait un parti dans mon quartier ici (Bloc des professeurs, Donka, ndlr), dont le lieu de rassemblement n’est autre que le salon de thé des enfants. Vous avez vu hier à la RTG-Koloma quand le chef de l’Etat a fait appel aux Forces vives, des énergumènes ont voulu détourner le débat, mais le chef de l’Etat les a rabroués. Alors, même si un homme est grand s’il n’est rien dans une matière, n’en faites pas un héros.
A propos, quelles sont vos impressions suite à la rencontre de la RTG-Koloma à laquelle le chef de l’Etat vous a conviés pour partager les mesures au programme ‘’Eau-Electricité pour tous’’ ?
Dans sa déclaration faite dans la nuit du 23 décembre 2008, le président de la République, le Capitaine Moussa Dadis Camara avait dit, en plus de la lutte contre les narcotrafiquants, l’organisation des élections, que le CNDD s’efforcera de fournir à la population les services sociaux de base, c'est-à-dire l’eau et l’électricité. Deux denrées qui sont fondamentales. Donc, il a trouvé un certain fonds pour y faire face. Il nous a fait appel pour nous présenter le résultat des mesures envisagées sous la houlette du ministre d’Etat chargé de la Construction. Donc, nous avons estimé que comme les techniciens qui ont étudié ces documents et les projets de faisabilité sont les mêmes qu’aurait utilisés un révolutionnaire ou un autre, qu’on pouvait les appliquer comme ça. D’autres se sont levés pour donner des conseils au chef de l’Etat sur la nécessité de veiller à ce que les cadres guinéens ne le driblent pas.
Le problème guinéen c’est toujours ces cadres, parce que les vieilles habitudes se sont ancrées chez ce les Guinéens qui ignorent les besoins des populations à leur propre profit. Je pense que si le Président trouve les hommes qu’il faut, nous aurons au bout de 3 à 4 mois de l’eau pour l’essentiel. On ne pourra pas donner l’eau à chaque ménage à 100%. Ça n’existe nulle part. A Dakar, à Bamako, à Monrovia, etc. Il n’y pas l’eau pour tous les gens qui habitent dans la périphérie des banlieues. Mais, si on fournit ici à Conakry 90% d’eau et d’électricité pour la population, alors, on pourra affirmer que notre capitale est éclairée, surtout qu’il y a un hic. Parce que beaucoup de gens ne paient pas leur facture. Le gouvernement devrait agir de manière à ce que le prix de ce courant ne soit pas mathématiquement en rapport avec l’important investissement. Parce que sinon, le courant ne sera pas à la portée de tous les portefaix. Et le Président a dit hier en réponse à certains de mes amis, que le coût peut être trop mais si on peut donner le courant et l’eau à la population, on aura atteint l’utilité sociale qu’on recherche. Il ne s’agit donc pas de privilégier le coût. S’il s’agit de dépenser 50 dollars où on pouvait dépenser 30 dollars pour sauver le peuple, alors je trouve que le coût n’est rien devant la vie du peuple. C’est ce que le chef de l’Etat a voulu démontrer.
Guinée : Une levée de boucliers diplomatiques contre la junte militaire
15-07-09 13:18
Il y a: 3 days
Proposition de sortie de crise
Le Conseil National pour la Démocratie et le développement (CNDD) au pouvoir en Guinée a provoqué un lever de bouclier diplomatique en annonçant le 11 juillet 2009 un positionnement de mercenaires le long de ses frontières nationales.
Cinq pays limitrophes : le Sénégal, la Guinée- Bissau, le Liberia, la sierra- Leone et la Côte- d’Ivoire ont réagi à des degrés divers au message radio- télévisé de la junte militaire. Chaque pays a exprimé ses prises de position selon qu’il est directement ou indirectement visé par le communiqué l’accusant implicitement d’accepter le stationnement de rebelles dans son territoire national et qui s’apprêteraient à envahir la Guinée.
L’une des conséquences de cette annonce, c’est le démenti opposé, d’une manière catégorique, par l’ensemble des gouvernements des trois premiers pays mentionnés au communiqué de Conakry
La seconde, c’est la décision des Président libérien Madame Shirley Johnson et ivoirien Laurent Gbagbo d’incliner l’invitation, antérieurement acceptée, de se rendre au sommet de la Mano River Union qui devait avoir lieu les 14 et 15 juillet 2009.
La troisième, c’est la décision commune de l’ensemble des chefs d’Etats, avec le ralliement de M° Abdoulaye Wade du Sénégal à la position de ses pairs, de ne pas se rendre à Conakry. Mais les présidents ne se limitent pas au boycotte du rendez- vous de Conakry. Ils reportent, sans aucune précision, la tenue du sommet à une date ultérieure.
Comme si tout cela ne suffisait pas, l’Union Africaine dénonce le communiqué du CNDD comme une manœuvre de diversion pour retarder les échéances électorales prévues d’ici la fin de 2OO9. C’est dans une déclaration sans ambiguïté que son porte- parole aurait fait savoir la position de l’organisation continentale.
On ne peut que se demander, au vu de toutes ces réactions et prises de position, comment la junte guinéenne va s’en sortir. Certes, le CNDD ne faisait pas l’unanimité, mais il n’était pas non plus perçu comme une menace à la stabilité sous- régionale. Désormais, tout semble indiquer que les militaires au pouvoir à Conakry soulèvent beaucoup d’interrogations en terme diplomatique ou sécuritaire. Certes, aucun Etat n’a exprimé des ressentiments explicites, mais le non- dit est très parlant en matière de diplomatie ou de coopération.
On pourrait bien se poser la question de savoir si le CNDD a une idée de la gaffe diplomatique, si ce n’est politique, qu’elle a créée en annonçant des informations qui relèveraient d’une alerte ? A- t- il pris en considération le fait qu’une annonce officielle touchant l’intégrité territoriale d’un Etat tiers, ou du sien, relève d’une haute sensibilité ?
C’est la bonne foi, argumente le Capitaine qui l’aurait poussé, lui et son équipe, à divulguer l’information de « la menace des cartels de la drogue. »
Mais, en politique la bonne foi ne suffit pas. Il en faut beaucoup plus. Il faut vérifier l’information à la source en la recoupant, tenir compte du contexte socio- politique qui prévaut, apprécier sa portée ou ses conséquences. De toute évidence, ces préalables ont faut défaut au CNDD qui doit en assumer les conséquences.
L’erreur peut encore être réparée, mais à la seule condition que la junte et son président mettent fin à leur radicalisation. Ils doivent faire preuve de diplomatie face à l’infirmation de leur décret par la communauté internationale et les acteurs locaux.
Sur la base de ces critères, je propose une solution de sortie de crise pour la Guinée. J’estime, comme d’autres, que notre pays risque beaucoup si elle se mettait tous les Etats voisins sur le dos. Pour ma part, j’estime que le CNDD doit :
Sur le plan intérieur
- 1 Exprimer ses regrets en reconnaissant son erreur d’appréciation et qui justifie le communiqué du 11 juillet 2009 ;
- 2 Lever toute restriction ou interdiction faite à la presse, aux citoyens, dont les leaders politiques, de parler de l’invasion contre la Guinée et qui s’est avérée infondée. L’effet ne sera que bénéfique car, un mauvais débat vaut toujours mieux que les rumeurs. Dans tous les cas, les gens en parleront.
- 3 Convoquer, comme il l’a souvent fait, les Forces Vives, cette fois- ci en huis- clos et analyser la situation ;
- 4 Réaffirmer davantage sa volonté, et mieux, sa détermination à organiser les élections aux dates indiquées dans le respect du chronogramme à travers un nouveau communiqué radiotélévisé ;
- 5 Reprendre immédiatement les opérations de recensement et mettre en place la Commission ad hoc pour faire montre d’engagement ;
- 6 Laisser les partis politiques redémarrer leurs campagnes médiatique et publique pour rassurer les Guinéens du désengagement politique du CNDD et du gouvernement ;
- 7 Sanctionner à la base les services qui ont donné la fausse information. Cela, à quelque instance qu’ils se trouvent.
Sur le plan international
- 1 Envoyer des émissaires, et le plus tôt sera le mieux, dans tous les pays voisins implicitement accusés d’abriter des mercenaires dans leur territoire ;
- 2 Associer les Forces Vives à la tournée sous- régionale et ne pas hésiter à désigner des responsables des Forces Vives comme chef de mission ;
- 3 Envoyer, corrélativement, une forte délégation au siège de l’Union Africaine pour y exprimer les vifs regrets du CNDD et du gouvernement ;
- 4 Plaider la tenue, avant la fin juillet du sommet de la Mano- River Union initialement prévu Conakry.
Naturellement ce ne sont là que des pistes de réflexion qui font appel à l’esprit critique de chacun et de tous. Le CNDD et le gouvernement guinéen en premier.
Il est évident que la répétition d’erreurs devient une faute et, en matière de politique intérieure et extérieure, cela pardonne rarement. Les réactions légitimes des Etats voisins de notre pays en donnent une mesure et prouvent, une fois de plus, que Moussa Dadis et le CNDD ont besoin de plus d’assistance en matière de conseils politique, médiatique et de stratégie. Ces conseils ne pouvant plus venir de certaines oies qui ne battent l’aile que pour mieux se gaver.
Enfin, il est temps que du recul soit pris pour toute décision ou information émanant du sommet de l’Etat. Les questions sécuritaires dans une sous- région marquée, comme la nôtre, par une quinzaine d’années de conflits ne sont pas à prendre à la légère.
Espérons que notre pays saura trouver le moyen qui soit politiquement et diplomatiquement adéquat pour sortir du cambouis dans lequel il est plongé depuis le communiqué du CNDD du 11 juillet 2009.
Guinée : le Groupe de contact souhaite la tenue des elections cette année
Nombre d’institutions internationales prennent part à la rencontre organisée à Conakry

Pour la cinquième fois, le Groupe international de contact sur la Guinée est à Conakry. Les travaux ont démarré ce jeudi matin et s’achèvent vendredi. La cérémonie d’ouverture, présidée par le Premier ministre guinéen, Kabiné Komora, a enregistré la présence du secrétaire exécutif de la commission de la CEDEAO, du représentant spécial des Nations Unies pour l’Afrique de l’ouest. Et pour la première fois, le commissaire à la paix et sécurité de la Commission de l’Union africaine a fait le déplacement. Les instituions internationales ont rappelé aux autorités guinéennes la nécessité de maintenir la tenue des élections présidentielles en 2009.
D’entrée, le co-président du Groupe international de contact sur la Guinée Mohamed Ibn Chambas, secrétaire exécutif de la Commission de la CEDEAO, dira que la présente session a deux objectifs majeurs. A savoir, examiner les obstacles qui entravent la mise en œuvre du chronogramme de la transition, et la formulation des propositions objectives afin de permettre la mise en place du Conseil national de la transition (CNT) qui aura charge de toiletter la constitution.
Dans une allocution courtoise mais ferme, il a réitéré la volonté du Groupe international de contact à soutenir la tenue les consultations législatives et présidentielles à la fin de cette année, telle que prévue par le chronogramme.
Pour ce faire, Mohamed Ibn Chambas appelle toutes les parties prenantes au respect de leurs engagements qu’elles ont librement pris, et qui ne sauraient être conditionnées à d’autres considérations.
Les assurances du Premier ministre guinéen
Pour sa part, le Premier ministre guinéen, Kabiné Komara a rappelé les observations contenues dans le communiqué du Conseil de paix et de sécurité de la Commission de l’Union africaine en réunion le 10 juillet à Addis-Abeba concernant l’état de la transition en Guinée.
Ledit communiqué fait état, selon Kabiné Komara, de la non mise en place du Conseil national de la transition ; l’absence d’un dialogue continu entre les acteurs de la transition ; la restriction des libertés d’expression ; l’arrêt de l’enrôlement ; ainsi que des entraves graves aux activités des partis politiques.
En réponse aux observations soulevées dans le communiqué du Conseil de paix et de sécurité de l’UA, le Premier ministre accuse un déficit d’informations. Comme pour étayer cette affirmation, il cite le dialogue franc et direct qui s’est déroulé le 10 juin entre le chef de la junte Moussa Dadis Camara et la coalition des forces vives de la nation. Depuis, ajoute Kabiné Komara, un climat de confiance s’est instauré entre les deux parties. En témoigne, selon lui, cette autre rencontre du 10 juillet dernier dans les installations de la radio télévision guinéenne (RTG), et qui a porté sur la problématique de la fourniture de l’électricité. Il a également rappelé la mise en place du Comité ad hoc (composé de 22 membres) proposé par les forces vives. Ce comité a charge de réfléchir sur les capacités réelles relatives au respect du chronogramme.
S’agissant des lenteurs dans la mise en place du Conseil national de la transition, le Premier ministre évoque les complexités préalables des consultations. Et d’enchaîner sur la relance de l’enrôlement à partir du 18 juillet prochain.
Un appel aux bailleurs de fonds
Concernant la situation de la liberté de mouvements des partis politiques, le Premier ministre précise que le chef de l’Etat en fait un point d’honneur. C’est la raison pour laquelle, dira Kabiné Komara, récemment il a fait publier un contre-communiqué pour la non restriction des activités des partis politiques. Il s’agit d’un communiqué qui désavoue celui du Premier ministre guinéen lu la veille par le ministre de l’Administration du Territoire et des Affaires Politiques, Frédéric Kolié.
Kabiné Komara ne finira ses propos sans supplier la communauté des bailleurs, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international de reprendre ses opérations en Guinée. « Vous pouvez ne pas faire de nouveaux prêts, mais vous ne pouvez pas bloquer les opérations », ainsi s’est adressé M. Komara à la Banque mondiale. Au même moment, une petite coupure d’électricité d’une poignée de minutes a eu lieu, pendant l’allocution du PM. Comme pour dire que la Guinée a vraiment besoin de soutien.
S’en est suivi le mot du Commissaire à la paix et Sécurité de la commission de l’Union africaine. Il a précisé que la période de six mois de transition pour les gouvernements issus des insurrections est le délai indiqué par les accords de Cotonou pour un retour à l’ordre constitutionnel. Les travaux de cette cinquième session du Groupe international de contact prendront fin demain vendredi à Conakry. Mais parallèlement, des entretiens du Groupe de contact avec les acteurs de la transition y compris le chef de la junte sont prévus.
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Kabiné Komara fait le point sur le processus électoral en Guinée
Le Groupe de contact au secours de la Guinée
| ONU - Sécurisation des processus électoraux dans la sous-région |  |  |  |
| 16-07-2009 |
| L’Afrique de l’Ouest n’a pas bonne presse Par Binta NDONG «Aux urnes, en bas les armes.» Tel un leitmotiv, ce vœu a été plusieurs fois formulé hier. La question cruciale des rapports entre les élections et la violence en Afrique a réuni toute la presse nationale et internationale, en plus des représentants des Nations-Unies. La raison principale est qu’il faut renforcer le processus démocratique et sécuriser les postes électoraux avant, pendant et après les scrutins. Cependant, le représentant de l’Onu, qui présidait la cérémonie, a tenu à préciser que ceci «n’est pas une affaire des gouvernements ou des administrations territoriales». En effet, ce rapport a révélé que les populations disent très souvent : «nous allons aux élections, la peur au ventre.» La Guinée-Conakry a été très longuement citée comme cas patent. Pour cet exemple particulier, le représentant de l’Onu a tout d’abord précisé qu’avant de connaître la crise qu’elle traverse actuellement, la Guinée a longtemps été le pays qui a abrité le plus grand nombre de réfugiés. Et présentement, Dadis Camara et ses alliés ont pris l’engagement d’organiser avant la fin de cette année, des élections présidentielle et législatives. Ensuite, il a rappelé que ce pays a un grand besoin d’Institutions démocratiques et légitimes pour assurer sa stabilité. Quant au Sénégal, il a été cité comme exemple suite au déroulement des dernières élections législatives, qui dit-il, «se sont passées dans de bonnes conditions». La diplomatie sénégalaise jouit également d’une bonne image, suite à l’effort qu’elle a eu à déployer dans la crise mauritanienne. Et M.Djinnit de dire : le Sénégal doit se réjouir «d’avoir des institutions démocratiques». Le rapport tient aussi à appeler toutes les parties prenantes de la sous- région ouest africaine, à se mobiliser afin d’instaurer une stabilité pour avoir des élections pacifiques et démocratiques. Cependant, les forces de sécurité ne peuvent pas se charger seules de cette question de stabilité, ont estimé les participants. Il faut une synergie d’actions et des progrès immenses de la part de tous les acteurs concernés. Toutefois, le Conseil de sécurité de l’Onu note avec «une profonde préoccupation» une résurgence des «changements anticonstitutionnels» de gouvernements, des prises de pouvoir «non démocratiques». C’est pourquoi, il souligne à nouveau l’importance de rétablir rapidement l’ordre constitutionnel, notamment au moyen d’élections ouvertes et transparentes. SECURITE ET CRISE FINANCIERE Pour Said Djinnnit, l’Afrique de l’Ouest a une «situation fragile», car les causes profondes des conflits demeurent, en plus de la présence de certaines vulnérabilités, les réseaux de drogue et de crimes organisés dans cette partie de l’Afrique. Quant à la révision des Constitutions, M.Djinnit avance que tous les Etats membres se sont engagés «à respecter la quintessence des Constitutions dans les contextes électoraux», afin de préserver la stabilité dans le respect de l’ordre constitutionnel. Pour M.Djinnit, les processus électoraux sont devenus un enjeu majeur de sécurité et de stabilité dans certains pays d’Afrique de l’Ouest. C’est pourquoi les forces de sécurité et de maintien de l’ordre sont appelées à y jouer un rôle de plus en plus important. Le Conseil de sécurité des Nations-Unies s’est par ailleurs préoccupé, dans ce rapport, de l’incidence de la crise économique mondiale sur les économies d’Afrique de l’Ouest. Il estime que cette région doit surmonter des obstacles sur la voie du développement, tels que l’insécurité alimentaire croissante, l’adaptation aux changements climatiques et l’atténuation de leurs effets ou encore le chômage des jeunes. C’est pourquoi l’Onu encourage «la solidarité constante» des institutions financières et des partenaires au développement, en vue de réduire les effets néfastes du ralentissement de la croissance économique et d’autres facteurs déstabilisants en Afrique de l’Ouest. Stagiaire Depuis le bradage du Terminal conteneurs du Port autonome de Conakry en septembre 2008, l’économie guinéenne a été mise en coupe réglée par Richard Talbot et ses partenaires. L’incidence de l’attribution de ce Terminal à SCTCC représente un surcoût de plusieurs dizaines de milliards de francs guinéens pour les importateurs (voir la très récente lettre de Maersk Line au ministère des Transports et au ministre Secrétaire général à la Présidence de la République). La rue Pierre Charron "siège" de Getma International et du Burkina Faso fait la fête financière sur le dos du peuple de Guinée. Aujourd’hui, les armateurs commencent à se plaindre des tarifs qui leurs sont imposés par STCC. De plus, les limites de garantie des assurances de Getma International ne sont pas aux normes requises en la matière pour les terminaux conteneurs, ce qui représente un risque important pour les armateurs. Ce qui va se traduire par une augmentation des frets à destination de la Guinée. Les officiers burkinabés : colonel Gilbert Diendjeré, Chef des Services Spéciaux de la Présidence de la République du Burkina et le Commandant Ambalo Umaro Cissoko, Conseiller personnel du Président du Burkina, vont venir très rapidement épauler Richard Emile Talbot et son assistant, M. Thiam, ancien ministre ivoirien des Transports, pour donner des ordres aux cadres guinéens du Port autonome et du ministère des Transports comme cela a été fait pour la remise du terminal conteneurs à Getma International sur instruction du Président burkinabé et vérifier l’exécution par certains cadres de haut niveau, afin de régler les problèmes de tarifs avec les armateurs. De mémoire d’observateur et d’acteur maritime, jamais sous la 1ère et 2ème Républiques, l’Etat n’aurait permis aux officiers étrangers de s’immiscer dans sa gestion et donner des ordres à nos cadres. Hélas, la Guinée va être bientôt gérée comme le Nord de la Côte d’Ivoire. La question que chaque observateur et acteur maritime, soucieux du devenir de la Guinée, agenouillée économiquement depuis 50 ans, se pose est de savoir, si toutefois, le Chef de l’Etat, Président de la République, Président du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD), Commandant en Chef des forces armées guinéennes, Capitaine Moussa Dadis Camara est réellement imprégné de la situation, telle qu’elle se présente réellement. Guinée-Conakry : La junte accuse les cartels de drogue de menées subversives à partir de Bissau et de la Casamance La junte guinéenne a annoncé samedi avoir été informée par les services de sécurité de la préparation d’une attaque contre la Guinée à partir de ses frontières avec la Guinée-Bissau et dans la région de Casamance, révèle un communiqué signé du président Moussa Dadis Camara, chef de la Junte à Conakry.  Le Conseil national pour la démocratie et le développement (Cndd), au pouvoir en Guinée, a fait état, samedi soir, de l’imminence d’une attaque rebelle à partir de ses frontières avec la Guinée-Bissau et la région de la Casamance, dans le sud du Sénégal. Des mouvements d’hommes et des regroupements auraient été signalés à la frontière nord avec la Guinée-Bissau et à la frontière sud à Foya sur le territoire libérien, indique le communiqué de la junte lu sur les antennes de la radio nationale dans la nuit du samedi. La junte guinéenne prévient cependant que tout groupe qui franchira ces frontières, aura causé un acte de guerre qui sera réprimé avec la dernière énergie, n’écartant pas l’idée de poursuivre les agresseurs jusque dans le pays qui va servir de base arrière à la tentative de subversion. Les autorités guinéennes invitent, par conséquent, les pays limitrophes à identifier ‘tout regroupement et mouvement suspects dont l’action serait de nature à menacer la sécurité d’un Etat voisin dans le but de sauvegarder le bon voisinage et d’assurer la stabilité de la sous région’. Selon le communiqué de la junte, ces hommes seraient à la solde des cartels de la drogue : ‘Les différentes sources bien informées indiquent que les hommes mobilisés sont à la solde des cartels de la drogue qui ont été démantelés à la faveur du changement de régime intervenu en Guinée le 23 décembre dernier.’ La junte estime que ces cartels sont confrontés aujourd’hui à une véritable traque de la part des nouvelles autorités, qui a abouti à l’arrestation de certaines personnes ‘de triste réputation’, impliquées dans la vente de la drogue, ainsi que leurs complices et leurs soutiens dans les différents rouages de l’administration. ‘D’autres trafiquants réputés ont fui pour aller trouver refuge dans le voisinage immédiat de la Guinée, notamment en Guinée-Bissau, en Casamance et dans d'autres pays voisins’, ajoute le communiqué. Prenant à témoin la communauté internationale, les autorités guinéennes se réservent ‘le droit de défendre et d’user de tous les moyens, pour protéger (leurs) populations et (leurs) biens’. En attendant, l’armée guinéenne a été mise en alerte tout le long des frontières. Une mesure qui, selon le communiqué du Cndd, ne va pas compromettre la libre circulation des personnes et de leurs biens. La junte en appelle à la vigilance des populations et des pays voisins qu’elle dit être, eux aussi, ‘en état d’alerte dans le cadre de la coopération militaire et frontalière traditionnelle’ qui lie ces différents pays. Toutefois, des responsables de la société civile, des syndicats et des hommes politiques guinéens, interrogés par l'Afp, ont indiqué ne pas croire à cette menace d'attaque. ‘C'est une forme de diversion qui ne trompe personne’, a estimé un responsable de la société civile sous couvert de l'anonymat. ‘Les Guinéens ne sont pas dupes. Aucun pays ne peut aujourd'hui abriter des mercenaires pour attaquer un pays voisin de la sous-région’, a renchéri un responsable syndical. ‘Le Cndd veut justifier son maintien au pouvoir au lieu d'aller à des élections’, a pour sa part indiqué un responsable politique opposé à la junte qui a prévu d'organiser des élections législatives en octobre et présidentielle en décembre. (D’après Apanews, Pana et Afp) Souaré est inquiété. Je ne suis pas inquiété. Laissons la justice se faire dixit Lansana Kouyaté à Paris 15-07-09 13:27 Il y a: 3 days 
C'est un Lansana Kouyaté très prolixe et toujours en compagnie de sa femme avec une parfaite maitrise tant de la langue de Molière que de son sujet que les guinéens ont découvert ce dimanche 12 juillet 2009 dans la salle de conférence de la Mairie de Bagnolet à Paris en témoignage le temps mis par l'orateur soit près de cinq heures d'horloge pour répondre sans langue de bois à toutes les questions posées .Il est tout simplement éloquent affirmaient certains . Outre la présence d'un groupe instrumental traditionnel conduit par l'acteur guinéen Amadou Sodia et consorts , il y avait tout un parterre de journalistes a savoir : Eugénie Djéckie et Claude Lecagne correspondants d'Africa Numéro 1 à Paris , la chaine privée Télésud , il y avaient les représentants de certaines formation politiques guinéennes également : L'Upr de Bah Oumane , L'Ufr de l'ancien Premier Ministre Sidya Touré , L'Ufd de feu Pr Alfa Sow , La Nouvelle Génération pour la République d'Abe Sylla . C'est l'envoyé spécial de votre hebdomadaire d'informations générales et d'analyses , '' L'Observateur '' , qui a eu la privilège d'ouvrir la balle série de questions-réponses par une question de Chantal COLLE , Pdg d'Allo-Guinée , relative à la définition de la notion de la démocratie par le leader du Parti de l'Espoir pour le Développement National , alors qu'une citoyenne a été expulsée de son pays sous son magistère , que va faire M Kouyaté si jamais il est élu président de la Guinée et qu'un citoyen s'exprime sur un sujet qui le dérange ? Retenons que cette question nous a été confié à la veille du meeting de Lansana Kouyaté , devant témoin en la personne Alpha Ousmane Diangolo BARRY , au Méridien HOTEL à Paris , c'était à l'occasion de la rémise des Oscars 2009 par le CIMA - Conseil International des Managers Africains- présidé par son fondateur M Sy , le sénégalais . Alors que ses compatriotes s'attendaient à une réponse -langue de bois pratiquée dans les milieux politiques , le leader du PEDN lancera haut et fort: '' J'assume , effectivement c'est moi qui ai ordonné à mon Ministre de la Sécurité que Chantal Colle soit arrêtée et je vais vous dire le pourquoi . Un jour, pendant que je trouvais à Koba , j'apprends que feu Général Lansana CONTE se trouve chez Chantal Colle depuis quatre heures du temps et que le décret du retour aux affaires de Fodé Bangoura est signé '' . Notons que Fodé Bangoura est l'ancien Ministre Sécrétaire Général de la présidence sous Conté par lequel , entre autres , la guinée a connu les douloureux évènements de Janvier-Février 2007 avec à la clef près de 200 morts . Dans quel pays au monde , vous avez vu un citoyen du genre Chantal Colle poursuit l'homme politique , elle menaçait régulièrement les membres du gouvernement de la République . Un jour elle a dit à un des ministre ( NDLR : Aboubacar Sylla dépendant-Démocrate ) demain, tu ne seras pas ministre , effectivement le Ministre en question a été limogé . Chantal Colle avait aussi giflé le ministre de la santé de l'époque, Dr Kandioura Dramé ( NDLR : En service actuellement à l'OMS afrique de l'ouest avec résidence à Abidjan ) . Monsieur Sakho , transmettez fidèlement ma réponse , continue l'ancien Premier Ministre , J'ai ordonné qu'elle soit arrêtée. Mais c'est la première dame, Mme Henriette Conté, qui avait ses compte à régler avec elle qui l'a expulsée . Chantal Colle était à la base de tout ce qu'on a eu comme chaos avec ses congénères en République de Guinée . Si elle veut parler des affaires de l'Etat qu'elle fasse tout pour avoir une fonction au sein de l'Etat . Si c'était à refaire, je vais le refaire . Voilà le yoyo dans lequel on était. Depuis ça, Chantal Colle m'a appélé amicalement trois fois . Je peux vous donner son numéro de téléphone si vous le voulez '' . La deuxième-première question de votre envoyé spécial concernait la tentive de coup d'Etat du mercredi 22 avril 2009 contre le capitaine Moussa Dadis Camara et la prétendue implication de l'ancien Premier Ministre en rapport avec Blaise Compaoré et Khaddafi .Là-dessus , Lansana Kouyaté n'y va pas du dos de la cuillère , il s'exclame : "Un coupiste, excusez-moi pour ce terme anglais , on l'arrête. Il y a eu des gens ont été arrêtés à Conakry pendant ce temps je suis libre de mes mouvements . Ce n'est pas la prémière fois qu'on m'accuse , il a été aussi dit que je ne vais plus rentrer mais la Guinée c'est mon pays j'y vais quand je veux . J'ai connu le Président Lybien depuis lorsque je travaillais à l'ONU , j'ai été chez lui hier , je vais aujourd'hui et demain " . Nous avons aussi tenu à savoir pourquoi le leader du PEDN est sceptique quant à la fin de la transition en 2009 contrairement à la kyrielle de partis membres des forces vives , Kouyaté assumera encore une fois la position de son parti : '' Le PEDN a débattu au niveau de son BPN pendant près de six heures d’horloge la question relative au respect du chronogramme .Tout comme dans la classe politique dans sa totalité , il y avait deux camps à savoir les partisans pour la tenue des élections en 2009 et ceux de 2010 et le premier groupe a été mis en minorité et pour cause : Le fichier électoral guinéen n’est pas crédible en ce sens que certaines petites préfectures ont plus d’électeurs que celles démographiquement reconnues grandes . La réalité technique de la préparation des élections n’inspirent pas confiance .Selon le numéro du PEDN , la Guinée dispose encore des industriels des élections qui ne sont autres que les Maires . Ils savent comment faire gagner un candidat aux élections présidentielles à travers la politique de la multiplicité des votes pour un seul individu qui peut voter dans cinq bureaux de vote différents . A cela s’ajoute l’épineuse question de recensement tant des guinéens de l’intérieur que ceux de la diaspora .C’est pourquoi son parti estime que la question du chronogramme est une perte de temps car aucune date du chronogramme n’est tenue jusqu’à ce jour . C’est pourquoi pour le PEDN , il est impossible de tenir les élections fin 2009 '' Ce fut le tour de nos confrères , Eugénie Djéckie ( Animatrice de la célèbre émission intitulée : '' Les matins d'Eugénie '' ) et Claude Lecagne, de la radiopanafricaine à Africa N° 1 à Paris de poser leurs questions en interpellant le président du PEDN sur les audits notamment les déboires des anciens premiers et Ministres du régime de Conté . "Souaré est inquiété. Je ne suis pas inquiété. Laissons la justice se faire "affirme Kouyaté avant d'ajouter , on peux auditer un cadre à son insu , j'ai été l'initiateur des audits en Guinée , c'est un pays difficile à auditer car dans certain département il ya de trace de dossiers . Le cas de la direction nationale de la Douane où toutes les archives sont parties en cendre est un exemple .( Association Nature et Vie , fondée par Madame Kouyaté née Fanta Condé . ) , ancien Ministre de l'information et fondateur du groupe de presse L'Indépendant-Démocrate Répondant aux préoccupations de notre confrère Benn Pepito , l'ancien diplomate onusien reviendra sur un sujet déjà traité par votre Hebdomadaire , L'Observateur : "Vous dites que je paresse ici. J'étais à l'enterrement de Bâ Mamadou. Mon épouse et moi avons fait un accident sur la route et , notre véhicule est irréparable . Il nous faut faire un bilan général de santé médical. Voilà pourquoi je suis ici à Paris . Si vous voulez qu'après cet accident que je ne contrôle pas ma santé, vous êtes libre de le penser." Le cinquantenaire s'invitéra dans le débat assimilant l'aurateur à un nostalgique du pére de l'indépendance nationale feu Ahmesd Sékou Touré , référence faite à la stéle de l'éléphant érigée au grand carrefour de la belle-vue à Conakry par ASNAVIE '' L'opposant qui a le plus combattu Houphouet Boigny , c'est bien Laurent Koudou Laurent Gbagbo , il est aux affaires aujourd'hui , et il a érigé quatre éléphants dans les différents endroits de la capitale ivoirienne . Cependant est-il nostalgique d'Houphouet ? S'interroge Kouyaté ."Le cinquantenaire, ce n'est pas un homme. Sékou Touré a peut-être dirigé un groupe mais sans la volonté populaire, l'indépendance n'aurait pas eu lieu. La haine appelle la haine ." Sur la question , de Benn Pepito , de savoir combien vaut la stèle de la Belle-vue pour le trésor public , Kouyaté est catégorique : "Le coup de la stèle est de zéro franc pour l'Etat guinéen . Pour ça j'ai payé 20 millions de FCFA et donné une pick-up d'un parent à l'artiste malien qui s'était déplacé avec ses travailleurs. Je l'ai fait parce que j'y croyais. La passion est la plus bête qui soit . Malheureusement, il arrive qu'on se couche cultivateur le soir et le matin on se réveille le matin journaliste ." L'opinion a été également informée par Kouyaté que Lansana Conté voulait depuis fort longtemps qu'il soit son Premier Ministre : "J'ai décliné 3 fois avant Eugène , c'est moi que Conté voulait comme Premier Ministre . Je suis venu à la Primature dans les condition que tout le monde connait. Si j'avais rendu le tablier , la Guinée allait prendre feu . Je pouvais me permettre de détruire mon pays alors que j'ai passé toute ma vie à réconcilier nos frères africains par les moyens de la médiation . Pendant ce temps j'avais enregistré plusieurs victoires sur Conté notamment : la nouvelle structure gouvernementale , le faire renoncer au Ministère de la défense , la révocation des préfets dont le cas de Brada qui n'est jamais redevenu préfet , l'entrée des femmes dans le commandement , les 100 bus , l'inflation a été raméné de 40 pour cent à 12 , le taux de change était à 4.100 francs guinéens contre un dollars , la Guinée a renoué avec le FMI et la banque mondiale , l'électrification de la voie publique à travers les panneaux solaires , en 2008 et pour la première fois dans l'histoire de la Guinée , il ya pas eu le 12ième provisoire . Avec tout ça pouvais-je dire que ça n'allait pas entre Conté et moi ? Je pense que non . Aucun Premier Ministre ne se comportera ainsi sur cette planète car ce serait irresponsable .'' Revenant sur le Parti de l'Espoir pour le Développement National , Lansana Kouyaté dira que sa formation est implantée sur toute l'étendue du terrtoire national : "Tous les handicapés de Kankan se sont réunis et sont partis au siège du PEDN pour s'inscrire ." Par contre , Lansana Kouyaté est pour la tenue en Guinée d'une conférence nationale pour dire la vérité sur le passé notre pays . '' Celui qui sera élu de façon démocratique devra en principe recevoir le soutien de tous les partis . Je mettrai tout en oeuvre pour que je sois cet élu . Le Pedn a ouvert un compte bancaire pour toutes ses sections à l'intérieur de pays et chacune dispose du matériel informatique nous permettant de suivre la gestion des fonds mis à leur disposition / '' Dans les mois à venir le parti organiséra son premier congrès afin que tous les responsables soient élus de façon la plus démocratique car tous les bureaux actuels ne sont que provisoires . Il sera après question de convoquer une conférence nationale pour décliner le programme de société du parti qui est en cours d'élaboration . Que je sois aux affaires ou pas , je vais faire pour mon pays , ce que je peux rechérit l'ancien Premier Ministre de consensus . Pour terminer , Lansana Kouyaté rendra un hommage mérité à la junte féminine de façon générale par ceci : "Je suis féministe. Chez toutes espèces animales c'est le male qui est beau par rapport à la femèle . C'est seulement chez l'homme où la femme est plus belle que l'homme . En créant l'homme, Dieu a fait son œuvre. En créant la femme, il a fait son chef-d'œuvre." L'ancien représentant spécial de l'organisation internationale de la Fracophonie à Abidjan , devenu leader politique après un passage à la Primature de son pays , et surtout constatant que toute l'assistance ne s'était pas s'exprimée , a promis de passer régulièrement dans les capitales occidentales pour débattre avec ses compatriotes de tous les sujets concernant la vie nationale et internationale / C'est par les mots de remerciement du Club DLG et de ceux du Président du PEDN que le meeting a pris fin aux environs de 21 heures . En évoquant des bruits de botte aux frontières de la Guinée : Dadis Camara pose les jalons de son propre isolement Depuis son installation à la tête de la Guinée-Conakry par la faveur d'un coup de force en décembre 2008, le capitaine Moussa Dadis Camara multiplie les sorties fracassantes. Mais sa dernière gesticulation l'amenant à évoquer des bruits de botte aux frontières de la Guinée, ne fera que l'isoler dans un contexte où le doute continue de planer sur ses ambitions politiques.  La récente sortie du chef de la junte militaire guinéenne sur la présence d'éventuelles troupes militaires le long de ses frontières avec le Sénégal, la Guinée-Bissau et la Sierra Leone, est perçue comme une énième tentative visant à faire attirer l'attention sur lui. Mais toujours est-il que l'enjeu majeur tourne autour du sort qu'il voudra réserver au fauteuil présidentiel. Car, à y regarder de plus près, l'auteur du coup de force qui avait suivi le décès du président Lansana Conté, est loin de peaufiner ses ambitions. Et nul doute que sa stratégie consistant à discréditer la classe politique de son pays ne s'annonce guère payante pour lui. A cela s'ajoute que la forte pression de la communauté internationale ne lui offre aucun exutoire pour se mettre dans les dispositions de pouvoir diriger encore longtemps la Guinée. Désormais, la marge de manœuvre dont il dispose, réside dans l'élaboration d'un sillage défavorable à l'organisation d'éventuelles élections. En réalité, sa menace d'ôter le treillis militaire pour plonger dans l'arène politique guinéenne, sonnait déjà comme une balle de sonde à l'endroit de l'opinion internationale. Et sa sortie de ce week-end sur la présence de troupes militaires le long de la frontière avec les pays voisins est à ranger dans ce registre. Dadis Camara semble user de tous les moyens pour tenir longtemps les manettes de son pays qui sort de la gestion d'un demi-siècle de régime militaire. ‘Le président Dadis Camara fait tout pour bloquer les efforts effectués pour le respect du calendrier des élections présidentielles’, se désole le secrétaire général de la Raddho. Selon Alioune Tine, même certaines Ong internationales ont du mal à se déployer normalement sur le territoire guinéen. Mais son comportement consistant à jeter le discrédit sur les pays voisins, ne fait que l'isoler davantage. Surtout dans un contexte où les contestations font de plus en plus rage quant à sa manière d'évoluer vers de prochaines élections transparentes et démocratiques. Cette dernière trouvaille du Capitaine Camara risque de lui aliéner ses soutiens immédiats, dont le Sénégal. Et la réponse de l'Etat du Sénégal, réfutant de quelconques présences militaires sur ses frontières, constitue une étape décisive d'un processus d'isolement et de discrédit pour la junte. Abdoul Aziz AGNE | | | | |