13.02.2008
GANDES MAGOUILLES DANS LA GESTION ADMINISTRATIFS GUINEEN
Grandes magouilles dans la gestion de la chose publique !
La session ordinaire du Conseil des ministres tenue à Conakry mercredi dernier sous la présidence du PM chef de Gouvernement Lansana Kouyaté, a examiné un certain nombre de points au compte desquels la question liée aux audits internes des départements ministériels.
Sur ce sujet, c’est l’anarchie totale dans la gestion budgétaire, celle ressources humaines et du patrimoine bâti public se passe de commentaires. En effet, entre dépense injustifiée, véhicules administratifs détournés ou encore des fonctionnaires fictifs, les résultats provisoires des audits internes des départements ministériels sont révélateurs de la magouille à grande échelle qui a caractérisé la gouvernance en Guinée ces dernières années.
Selon les résultats des audits effectués dans 27 départements ministériels sur 29 c’est un véritable feuilleton en deux épisodes : plus de 200 milliards de francs guinéens de déficit de gestion de recettes internes perçues et non
versées au trésor public ; pas moins de 300 véhicules immatriculés VA détournés et quelques 13392 fonctionnaires fictifs c'est-à-dire qui ne sont pas légalement enregistrés dans le fichier général de l’administration (FGA) au niveau de la fonction publique.
Outre la publication des résultats provisoires des audits internes des départements ministériels, le Conseil des ministres a également planché sur l’épineuse question de l’extension du Port Autonome de Conakry (PAC). A ce sujet, il a été demandé aux ministres des transports et de l’économie de présenter au prochain conseil des ministres du mercredi prochain, létat d’avancement de ce projet.
A rappeler que concernant ces audits internes des départements ministériels, certains grands départements pourtant budgétivores par leur charge ont refusé de coopérer avec les auditeurs, c’est le cas de l’économie, de l’éducation, de la santé, de l’intérieur. Des directions nationales comme les impôts, de la douane et du trésor public. La Banque centrale de la République de Guinée- La BCRG elle, s’est opposée systématiquement à l’audit arguant le fait qu’elle est rattachée au secrétariat général de la présidence de la république. Une situation qui s’annonce déjà très difficile pour l’équipe de Kouyaté qui a obligation de respecter et de faire respecter la loi. Parviendra-t-il ? C’est toute la question. PAR : mountmane@gmail.com
Nouvelle pénurie d'essence en Guinée
Conakry, Guinée - Les habitants de Conakry, la capitale guinéenne, ont eu, ce mercredi, du mal à se déplacer de leurs lieux de résidence vers le centre de la ville où est concentré l'essentiel des activités à cause d'une pénurie d'essence, a constaté la PANA sur place.
Le ministre guinéen du Commerce, Mamady Traoré, a déclaré à la télévision publique que cette pénurie, qui a commencé lundi dernier, est consécutive à "la défaillance du fournisseur" dont le bâteau, attendu au port de Conakry entre le 6 et le 10 février, n'a pas accosté.
Une importante société pétrolière installée en Guinée devrait fournir, mercredi, 400.000 litres d'essence, a dit le ministre, ajoutant que cette crise cyclique d'essence, consatée presque tous les deux mois, est relative à l'importation du carburant dans des pays voisins où les prix sont alléchants.
"En janvier dernier, quelque 20.000 m3 d'essence ont été débarqués contre 16.000 m3 entre octobre et décembre derniers", a souligné le ministre.
Le litre d'essence, vendu initialement à 4.300 Francs guinéens (1 dollar US = 4.300 FG) se négocie au marché noir entre 8.000 et 10.000 FG.
« 13000 fonctionnaires morts continuent de percevoir des salaires… »
Lansana Kouyaté, Premier ministre de la Guinée Conakry n’est pas peu fier du travail accompli en
moins d’un an par le gouvernement d’union qu’il dirige. « Demandez aux populations qui vivent cette situation au quotidien. Elles savent que la ville de Conakry n’a jamais eu autant d’électricité que maintenant depuis plus de 20 ans, ni autant d’eau… », déclare-t-il. Il n’en reconnaît pas moins que les audits ont révélé que « près de 13400 fonctionnaires principalement dans l’éducation, qui sont décédés et dont on continue de payer les salaires ». Dans l’entretien accordé à l’envoyé spécial de Sud Quotidien, il dresse l’état des lieux, fait de la prospective et parle sans détours du différend surgi récemment entre lui et la présidence de la République.
Monsieur le Premier ministre où en est la situation politique et sociale de votre pays ?
La situation politique et sociale s’améliore comme chacun peut le constater aujourd’hui. Depuis sa mise en place en 2007, le gouvernement veille à appliquer la feuille de route qui lui avait été tracée par les accords. Un comité de veille et de suivi a été crée pour une meilleure application des accords signés en janvier et février 2007. C’est un comité qui comprend les institutions républicaines, les syndicats, les coordinations régionales, les partis politiques, le gouvernement pour que tous, ensemble, on puisse savoir à quelle cadence ces accords sont appliqués. Les réunions ont commencé ce matin (jeudi 6 février 2007 date de l’entretien Ndlr) avec tout le monde et je crois que la prochaine séance est pour mardi et tout cela pour voir point par point comment l’accord est appliqué et voir comment ce qui n’a pas été appliqué peut l’être.
Bien naturellement, il y a des menaces à la prime parce que les syndicalistes disent que si l’on continue de bloquer l’action gouvernementale, ils iront en grève à la fin du mois de mars. Espérons que la sagesse prévale puisqu’on peut régler ces problèmes-là, et c’est ce qui est en tain de se faire à l’Assemblée nationale, sans recourir aux grèves qui coûtent toujours chères au pays.
Qu’en est-il exactement des informations faisant états d’incompréhensions qui auraient surgi entre la Primature et la présidence ?
Vous savez qu’entre un Président et un Premier ministre, il y a toujours des moments où il faut s’expliquer sur tel ou tel autre sujet. En décembre, je n’étais pas là. J’étais en pèlerinage à La Mecque quand il y a eu des textes qui ont été signés et je crois que c’est la lecture de ces textes, de ce décret qui empiétait même sur les prérogatives du chef de l’Etat, le Premier ministre n’était pas que la seule victime, le Président aussi l’était. Mais, cela a été discuté. Ensuite, il y a eu le problème de ce fameux discours qu’on a prêté au chef de l’Etat le 31 décembre dernier. À ce moment aussi, j’ai fait connaître ma position en assumant que ce n’était pas venu du chef de l’Etat et j’en avais toutes les preuves. Bref, par la suite, un certain entourage a joué. Mon ministre de la Communication qui a lu une déclaration que moi j’ai faite a été limogé. Cela a créé un petit problème qui est en train de se résorber. Je viens de parler au Président (jeudi 6 février Ndlr) et je crois que cette parenthèse est close. L’important est maintenant d’éviter que de telles incompréhensions n’arrivent pas à l’avenir.
Qu’en est-il de la tentative de médiation du président sénégalais, Me Wade annoncée dans la presse de votre pays ?
Il n’y a eu pas de médiation de la part du président Wade. Le président Wade est quelqu’un qui soutient le président Conté, qui me soutient et qui aime intensément la Guinée. Il a été le premier chef d’Etat à venir après la constitution de ce gouvernement de consensus. L’autre jour, il est arrivé en provenance de Ouagadougou. Malheureusement, le Président Lansana Conté n’a pas pu venir à sa rencontre, mais ils ont convenu d’une rencontre prochaine. Le Président Wade sera là bientôt ; pas dans un cadre de médiation parce qu’il n’y a pas, mais c’est toujours dans le cadre du rapprochement des relations entre nos deux pays, et surtout dans l’optique d’un axe fort Dakar-Conakry.
L’opposition vous prête l’intention de retarder les législatives pour les coupler à la présidentielle pour votre propre compte. Que lui répondez-vous ?
Personne ne m’a entendu parler de tout cela. Mais, vous savez que quiconque serait aujourd’hui à ma place, on va lui prêter des intentions que qu’il n’a pas. Après tout, c’est le jeu politique qui est comme ça. On me prête des intentions que je n’ai jamais exprimées. Je suis venu dans le cadre d’une feuille de route dont les syndicats, la société civile, les institutions républicaines et le gouvernement d’alors ont été les principaux soutiens. Les partis politiques n’étaient pas signataires. Je suis venu et l’on me disait que les partis politiques n’avaient joué aucun rôle. Malgré tout, je les rencontre par intervalles réguliers, sur la base d’une proposition de calendrier régulier que je leur ai fait. Depuis lors, je tiens cette périodicité. La première fois qu’on a fixé une date pour les élections, je précise que ce n’est pas le gouvernement qui l’a fixé. Je leur ai demandé qu’on fixe une date pour les élections. Ils ont indiqué eux-mêmes qu’il y avait des préalables à remplir bien avant. Une administration centrale presque démantelée avec la grève et les violences qu’on a eues. Sur 33 préfectures, 30 ont été touchées avec la destruction des mairies, des prisons, des commissariats etc. Il fallait rebâtir et cela demande une trentaine de milliards de nos francs. Dieu merci : ce programme se poursuit. J’ai fait connaître toutes les difficultés qu’on avait. On est venu et l’on n’a rien trouvé dans les caisses, aucun budget et il a fallu travailler en cherchant à contrôler nos dépenses et à améliorer nos recettes tout en négociant l’effacement de dettes, la reprise du gouvernement avec le Fonds Monétaire International. Le résultat est hautement positif.
Justement ces élections législatives sont prévues pour quand ?
IL y avait trois écoles de pensée au niveau des partis politiques à ce propos. Ceux qui disaient qu’il fallait les faire en décembre dernier. Ceux qui avançaient le premier trimestre de 2008 et ceux qui estimaient qu’on ne devait même pas parler de ça maintenant. J’avoue que la majorité voulait que ce soit pour décembre 2007. Je l’ai accepté. Quand on a vu qu’on ne pouvait pas tenir la date, le gouvernement n’a pas décidé de reporter unilatéralement la date. J’ai dit aux partis politiques que je n’entendais plus modifier de date et c’était le froid dans la salle à part ceux-là qui avaient proposé que cela soit reporté. Quand j’ai demandé la date, ils ont dit d’attendre que la Ceni soit mise en place. Et, nos partenaires et les partis politiques et le gouvernement, nous tous, nous pensons qu’il ne faut pas fixer une date au pifomètre ; il faut le faire sur la base d’un chronogramme séquentiel. Fixer une date comme ça et essayer de le remplir après, c’est toujours des problèmes. Il faut dire quand est-ce on va faire la liste électorale, la commande du matériel et sa disposition sur place, installer la Ceni , en établir les démembrements à l’intérieur. Une fois que ce chronogramme aura été ficelé, on pourra alors arrêter une date qui pourrait être respectée si nous en respections les séquences. Mon souhait est d’avoir des élections crédibles, transparentes, démocratiques, sincères, honnêtes. Que cela se tienne dans trois mois si on peut le faire ; mais à condition que ça soit transparent, crédible et démocratique.
Comment allez-vous concilier l’impatience des populations guinéennes en prise avec un faible pouvoir d’achat et le temps nécessaire à l’administration pour se déployer ?
Je crois que c’est une question de lecture. Je trouve une parfaite identité entre l’appréciation des institutions de Brettons Wood sur la situation actuelle et celle des populations guinéennes. Demandez aux populations qui vivent cette situation au quotidien. Elles savent que la ville de Conakry n’a jamais eu autant d’électricité que maintenant depuis plus de 20 ans, ni autant d’eau. Des quartiers qui n’ont jamais eu que de l’eau de pluie ont été étonnés de voir le liquide précieux arriver à leurs portes. Ces populations n’ont jamais vu leur monnaie stable sur un temps aussi long. A notre arrivée, l’Euro était à 9500 francs guinéens. Actuellement, il tourne au marché autour de 4800 à 5000 francs guinéens et depuis des mois et des mois, il est resté à ce niveau-là.
En fait, c’était même à un niveau encore plus bas, mais les institutions nous ont recommandé par mesure de prudence de laisser remonter un peu. Même le dollar qui était à 8000 francs à notre arrivée est retombé à 3800 francs à la Banque , 3100 sur le marché. Les gens ont dit à l’époque que c’était un effet passager. Je leur ai dit d’attendre parce que mon but était de transformer le conjoncturel en structurel. C’est ce qui est arrivé parce que depuis six mois, cela n’a pas bougé. Et c’est là un effet mesurable. J’ai trouvé un taux d’inflation à 40% et les derniers chiffres donnés par la Banque mondiale et le Fonds Monétaire International sont à 12, 5%. Ça, c’est le chiffre de décembre.
De façon pratique, le prix du pain a augmenté partout sauf en Guinée. Là où ça n’a pas augmenté, on a diminué la quantité. Allez demander si cela est le cas en Guinée. Ceux qui sont allés en pèlerinage l’année dernière ont payé pour 16 500 000 francs guinéens alors que pour cette année, ils n’ont payé que 12 millions de francs guinéens. Même le prix de la puce du téléphone est devenu un cadeau puisque qu’il ne s’achète plus qu’à 5000. Le riz par contre ne peut ne pas augmenter à cause de la hausse de son prix sur le marché international. Le problème de la Guinée face aux prix les plus bas de la sous-région, c’est que nous avons aussi les revenus les plus bas de la sous-région. Le gouvernement a décidé dans le cadre de l’amélioration du pouvoir d’achat d’augmenter les salaires indiciaires des travailleurs de la Fonction publique en 2008. C’est déjà dans le budget et ça doit commencer. Pour le reste de la population, ce sont les effets induits des investissements qui seront faits, la création d’emplois. Tout l’engouement qu’on ressent Dans le domaine des mégas projets miniers, de l’hôtellerie, dans le domaine agricole, tout cela va produire des effets.
Mais cela n’est pas pour demain, M. le Premier ministre ?
Savez-vous à quel point cette économie est détruite. Ce qui est fait relève déjà du miracle. Allez dans les hôtels. Vous y trouverez difficilement de la place. Les investisseurs se bousculent à nos portes. On ne peut pas avoir à court terme ce qui ne peut être obtenu qu’à moyen terme, mais on a déjà obtenu tout ce qui peut l’être à court terme. Même au niveau sécurité, nous avons obtenu des résultats tangibles. Au moment des grèves, une trentaine de prisons ont été cassées, des prisonniers se sont évadés, des émeutes ont eu lieu dans des casernes et des armes ont été emportées. Ce n’était pas évident qu’on ait un taux de sécurité identique à celui d’aujourd’hui.
Pour revenir sur ce qui semble avoir été votre différend récemment d’avec la présidence de la République : la Banque centrale de Guinée. Est-elle indépendante ?
Notre Banque centrale est de facto indépendante. Tout le monde sait que le décret qui a été signé n’est pas appliqué à ce jour. Celui qui en a été l’auteur, le Secrétaire général à la présidence a reconnu à mon retour que ce n’était qu’une copie…Le gouvernement a mis sur pied une commission dont la troisième rencontre sera la dernière pour mettre en marche maintenant les recommandations que le gouvernement aura acceptées. Cette petite parenthèse, cette petite coquille comme l’a dit l’auteur qui vient de se passer, n’entame en rien cette marche vers plus d’autonomie de la banque centrale. Demandez, si dans la pratique, il y a eu un changement ? Il n’y en a pas eu. À mon arrivée, les bons du trésor vis-à-vis de la Banque centrale étaient indescriptibles. Si la monnaie s’est stabilisée c’est que tout cela a été endigué. C’est le secret de la stabilité monétaire. Il n’y a pas autre chose. La masse monétaire n’était pas contrôlée : voilà la réalité. Cela veut dire que notre Banque ne souffre d’aucune anomalie. Au contraire, on est en train de tout faire pour améliorer son fonctionnement.
Qu’en est-il des résultats des audits ? Seront-ils suivis d’effet au plan juridique ?
Vous avez certainement dû suivre le Conseil des ministres d’hier (mercredi 6 février Ndlr). Nous avons rendu publics les résultats des 27 audits sur 29. Il ne reste que deux ministères : le ministère des Finances et celui des Travaux publics dont la synthèse des résultats avait déjà été faite ; malheureusement, les termes de référence n’ont pas été exactement suivis de ce côté-là. C’est pourquoi cela a été retourné au groupe d’inspecteurs qui s’en étaient occupés pour une bonne adéquation. Pour les autres audits, les résultats ont été donnés hier (mercredi 6 février). Je peux en citer quelques chiffres. Pour 2006 et seulement trois mois de 2007, il y a eu près de deux cents milliards de francs guinéens qui ont été reconnus par les inspecteurs comme déficit sectoriels, ou sujets de détournements. Il y a près de 400 matériels roulants dont 300 véhicules qui ont théoriquement disparu des inventaires des différents ministères et des provinces (l’équivalent des départements et communautés rurales au Sénégal Ndlr). Il y a près de 13400 fonctionnaires principalement dans l’éducation, qui sont décédés et dont on continue de payer les salaires. Ce sont là seulement quelques chiffres. Les biens matériels, l’immobilier qui ont été pris dans ce cadre, les terrains nus, le patrimoine non bâti qui ont été illégalement occupés, tout cela n’est que pour une année et quelques mois seulement. Le compte-rendu du gouvernement a bien spécifié tous ces résultats qui ont été donnés hier (mercredi 6 février Ndlr).
Quand les audits des deux autres ministères seront achevés, on va faire une consolidation et le détail va être transmis aux institutions républicaines, à la société civile, aux syndicats. Le ministre du contrôle économique et financier fera dans le même temps, une conférence de presse pour en préciser les détails. La procédure en Guinée veut que l’Agent judiciaire de l’Etat soit saisi. Nous le ferons, mais nous avions d’abord un devoir d’information parce que nous avions été commis à ces audits. On rend compte. Maintenant, la vérification de la véracité des choses alléguées appartient à la procédure judiciaire et aux juges.
EXERGUES
1/ Vous savez qu’entre un Président et un Premier ministre, il y a toujours des moments où il faut s’expliquer sur tel ou tel autre sujet…
2/ Le président Wade est quelqu’un qui soutient le président Conté, qui me soutient et qui aime intensément la Guinée.
3/ Pour 2006 et seulement trois mois de 2007, il y a eu près de deux cents milliards de F guinéens qui ont été reconnus par les inspecteurs comme déficit sectoriels, ou sujets de détournements. Il y a près de 400 matériels roulants dont 300 véhicules qui ont théoriquement disparu des inventaires des différents ministères et des provinces…
Guinée: Vers l'organisation des législatives en fin 2008
Conakry, Guinée - La commission ad hoc chargée d'élaborer un projet de chronogramme des élections législatives en Guinée a proposé, mardi, au ministère de l'Intérieur, l'organisation du scrutin dans la période se situant entre le 23 novembre et le 14 décembre 2008, a appris mercredi la PANA de source officielle.
Selon la même source, cette proposition envisage la tenue des législatives avant la fin de l'année 2008, une organisation efficiente du processus électoral et une gestion éventuelle du contentieux électoral.
La commission ad hoc estime que la tenue des législatives à la période sus-mentionnée risque d'être compromise si des préalables d'ordre technique, matériel, entres autres, ne sont pas satisfaits.
Il s'agit notamment de l'opérationnalisation de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), la livraison des matériels électoraux, le démarrage effectif des opérations d'enregistrement des électeurs et le financement total des opérations électorales.
La proposition de la commission ad hoc sera examinée et discutée prochainement par les partis politiques.
On rappelle que la CENI , mise en place depuis décembre dernier, n'a pas encore officiellement démarré ses activités, faute de moyens. La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a récemment offert une enveloppe de 500.000 dollars US à l'institution, pour l'aider dans ce sens.
Le mandat de cinq ans des membres de l'Assemblée nationale, arrivé à son terme en juin 2007, a été prorogé à la suite de la grève générale de janvier et février 2007 ayant entraîné la mise en place d'un nouveau gouvernement, rappelle-t-on.
Pratique des affaires en Afrique : La sécurité juridique et judiciaire, un impératif
mercredi 13 février 2008.
La Cour commune de justice et d’arbitrage de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (CCJA/OHADA) a organisé du 5 au 7 février 2008 en Guinée- Conakry, un atelier de sensibilisation au profit des opérateurs économiques et des organes de presse de la zone OHADA. L’ouverture des travaux a été présidée par le Premier ministre guinéen, Lansana Kouyaté.
"Le droit OHADA à l’épreuve de la pratique"
Sous ce thème a été organisé en Guinée-Conakry du 5 au 7 février, un atelier de sensibilisation au profit des opérateurs économiques et des organes de presse. L’objectif recherché par la Cour de justice et d’arbitrage de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (CCJA/OHADA) à travers cette activité est le suivant : "donner l’occasion aux opérateurs économiques et aux médias de s’imprégner des règles du droit uniforme et des tendances jurisprudentielles de la haute juridiction communautaire sur un certain nombre de questions importantes". L’atelier visait également selon le président de la CCJA /OHADA, M. N’Dongo Fall, "l’évaluation de l’impact des décisions de la Cour dans les pays membres de l’OHADA". Le Premier ministre guinéen, Lansana Kouyaté a salué cette initiative car dit-il, en général les magistrats ne sont pas enthousiastes à l’idée de sortir de leur palais de justice. Pour lui, le rythme d’adoption et la qualité des Actes uniformes de OHADA imposent le respect et prouvent que cette organisation est "le meilleur moyen d’intégration africaine dont nous disposons aujourd’hui".
L’OHADA en effet, régit à titre exclusif, le droit commercial général, les sociétés commerciales et groupements d’intérêt économiques, l’organisation et l’harmonisation de la comptabilité de l’entreprise, les sûretés, les procédures simplifiées de recouvrement et les voies d’exécution, les procédures collectives d’apurement du passif et les contrats de transport de marchandises par, la route. Le Premier ministre guinéen a, par ailleurs, regrette le fait que l’acte uniforme du 22 mars 2002 relatif aux contrats de transport de marchandises par la route n’ait pas fait l’objet d’un thème de communication à cet atelier.
Très bientôt annonce-t-il, "le droit du travail sera unifié pour l’ensemble des seize Etats de l’OHADA". Cela constituera une avancée en termes de création d’entreprises et de disponibilité de la main d’œuvre dans la zone. Lansana Kouyaté a également relevé que les commerçants, les chefs d’entreprises et magistrats ont la responsabilité de faire vivre l’OHADA pour que "le rêve panafricain soit une réalité". L’OHADA, selon lui, doit raffermir sa base par l’extension des matières harmonisées et l’élargir progressivement en recevant en son sein, tous les Etats africains qui le souhaitent.
La sécurité juridique et judiciaire
"Face aux difficultés économiques persistantes et à la crise judiciaire, il est impératif de poser des actes dans le sens de garantir aux investisseurs, une sécurité juridique et judiciaire". Tel est l’avis du chef du Projet d’appui institutionnel du Fonds africain de développement (FAD) à la CCJA /OHADA, Mme Andréa Marie Elise Agbo. Pour elle, plus que jamais, le droit doit se mettre au service du développement. La ministre de la Justice et des Droits de l’homme de la Guinée a ainsi salué l’appui technique et financier du FAD/BAD. Et de conclure que même si "le présent atelier ne tranche aucun contentieux, il a une vertu inexplicable" Du 5 au 7 février 2008 en effet, la centaine de participants des 16 Etats de l’OHADA ont eu droit à deux communications par jour. "L’arbitrage institutionnel de la CCJA de l’OHADA" est le thème de la première communication. Présentée par Jacques M’Bosso, premier-vice président de la CCJA , cette communication fait ressortir les éléments suivants dans une première partie intitulée "régime juridique de l’arbitrage CCJA" : les textes de base constitutifs du régime juridique de l’arbitrage CCJA, le champ d’application du droit de l’arbitrage CCJA.
Dans une deuxième partie, il a été question de l’administration et du déroulement de la procédure arbitrale de la CCJA. A ce niveau, Jacques M’Bosso a fait ressortir le double rôle de la CCJA (attributions administratives et attributions juridictionnelles). D’autres questions comme la mise en œuvre de la procédure CCJA, la constitution du tribunal arbitral, la remise du dossier à ou aux arbitres, l’établissement du procès verbal constatant l’objet du litige et fixant le déroulement de la procédure, le déroulement de l’instance arbitrale, la contestation de la validité de la sentence, l’exécution volontaire ou forcée de la sentence ont également été traités par l’exposant.
A sa suite, M. Maïnassara Maïdagi, magistrat à la CCJA /OHADA, a donné un "aperçu sur le droit commercial général" . Après avoir fait un état des lieux avant et depuis les indépendances, le magistrat nigérien a d’abord fait une présentation général de l’Acte uniforme de l’OHADA. Il ressort que le document comprend 289 articles subdivisés en 5 livres traitant respectivement des sujets suivants : le statut des commerçants, le registre du commerce et le crédit mobilier, le bail commercial et le fonds de commerce, les intermédiaires de commerce, la vente commerciale. Chacun de ses sujets a été développé par Maïnassara Maïdagi. Il est ensuite revenu sur "les innovations liées à l’adoption de l’acte uniforme". Pour lui, les innovations les plus significatives portent sur la définition des actes de commerce, sur le registre du commerce et du crédit mobilier, du le bail commercial et sur la vente commerciale. La troisième communication est un "aperçu sur les sociétés commerciales et les groupements d’intérêt économiques".
Ce thème a été développé par Amadou Sakho, directeur du Centre de formation et de documentation judiciaires de la Guinée. Il a dans une premier temps, parlé des statuts de la société, des apports, de la nullité de la société, de la personnalité morale, de la participation aux bénéfices et aux pertes, la décision collectives, des dirigeants sociaux, des commissaires aux comptes, des liens entre sociétés, de la dissolution de la société.
La 2ème partie de l’exposé de M. Sakho a concerné "les règles propres à chaque type de société". Il s’agit notamment de la société en nom collectif, la société en commandite simple, la société à responsabilité limitée, la société anonyme, le groupement d’intérêt économique. Enfin, Amadou Sakho a dressé un tableau comparatif des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt économique sous l’angle du capital, du statut des associés, de la direction, de la responsabilité des associés ou membres, des commissaires aux comptes inscrits au tableau des experts agréés. La quatrième communication faite par Felix Onana Etoundi porte sur "le recouvrement des créances". Magistrat camerounais, docteur d’Etat en droit des affaires, Félix Onna E. est juriste à la CCJA /OHADA.
Son intevention a porté sur deux points : "le recouvrement des créances par les procédures simplifiées et le recouvrement des créances par les voies d’exécution". En conclusion, l’intervenant a dit que théoriquement, "la reforme des procédures simplifiées de recouvrement des créances et des voies d’exécution de l’OHADA a considérablement augmenté les chances du créancier de pouvoir contraindre son débiteur à honorer ses engagements". Mais dans la pratique, les contestations systématiques du débiteur créent un contentieux parfois lent et coûteux qui en limite l’efficacité.
Le droit des affaires dans tous ses états
Encore que s’agissant de l’injonction de payer, l’on se demande si le legislateur OHADA avait besoin de l’étendre à n’importe quel montant alors que le droit antérieur, lui, ne concernait que les petites créances civiles et commerciales. Aussi, l’on se demande si la saisie-attribution des créances a suffisamment mieux combattu l’insolvabilité qu’elle était censée combattre par rapport à la saisie-arrêt traditionnelle qu’elle a remplacée. La cinquième communication portant sur "les entreprises en difficulté" a été faite par Fodé Bangoura, président du tribunal de première instance de Kaloum. Cette communcation compte 4 volets : la prévention des difficultés de l’entreprise, le redressement, la disparition de l’entreprise (la liquidation), les sanctions.
Le droit des entreprises en difficulté, spécialement celui des procédures collectives, a été profondément renouvelé avec l’adoption de l’Acte uniforme portant organisation des procédures collectives d’apurement du passif à Libreville, le 10 avril 1998. Il est entré en vigueur le 1er janvier 1999. Il est applicable aux procédures ouvertes à compter de son entrée en vigueur. La sixième et dernière communication est intitulée : "l’intervention de la Cour commune de justice et d’arbitrage de l’OHADA en matière consultative et contentieuse". Elle a été présentée par Boubacar Dicko, magistrat et juge à la CCJA /OHADA. Sa communication a consisté d’abord en une présentation de la CCJA. Puis , il est revenu sur les attributions, les compétences et les procédures de la CCJA et enfin, les effets des décisions de la CCJA.
La CCJA assure entre autres rôles, l’interprétation et l’application commune du traité, des règlements pris pour son application et des actes uniformes. Pour M. Dicko, en guise de conclusion, on retiendra essentiellement une autonomie et un détachement des arrêts de la CCJA de tout ordre juridique national ainsi que des contingences diverses de celui-ci. Il en résulte, à tout le moins, simplification, célérité et efficacité, toutes choses pouvant exercer une certaine séduction des investisseurs. C’est là un des objectifs importants du traité institutif de l’OHADA.
Les pères fondateurs de cette organisation ont créé " la CCJA pour assurer et garantir la sécurité juridique et judiciaire des investisseurs économiques nationaux et étrangers dans les Etats membres". Pour permettre l’atteinte de cet objectif, les participants au présent atelier, ont formulé deux recommandations. Il s’agit de la révision des articles 12 et 30 de la procédure simplifié de recouvrement et de la procédure d’exécution. Aussi, ils ont estimé que la multiplication de ce genre d’atelier et la traduction des actes de l’OHADA en espagnol, en anglais, en portugais apportera un plus à l’OHADA.
Un opposant guinéen libéré après plusieurs semaines de détention
Lansina Komara, secrétaire administratif du Rassemblement du Peuple de Guinée ( RPG, dirigé par Alpha Condé, opposition) a recouvré la liberté dans la soirée lundi, après avoir passé près de 2 mois dans une prison de Conakry, a appris APA auprès de la Direction de la formation politique.
Ce cadre du RPG qui est également professeur à la faculté des sciences de l'Université de Conakry, avait été arrêté le 15 décembre 2007, puis incarcéré au PM3, une brigade de gendarmerie, en plein c?ur de Conakry.
Le parti avait alors alerté l'opinion nationale et internationale sur cette arrestation, qu'il avait qualifié d' « arbitraire », estimant parce qu' « aucun motif » n'avait été donné à la famille de Komara pour cette interpellation.
Durant sa détention, l'opposant est resté sans contact avec on avocat, souligne les partisans du Secrétaire administratif du RPG, dont les proches avaient commencé à s'inquiéter de l'état de santé.
Aucune information n'a été donnée sur les circonstances de la libération, a-t-on constaté dans la capitale guinéenne.
Avant Lansana Komara, le fils d'un ancien ministre de Sékou Touré, Kéita Fodéba, fondateur des célèbres Ballets Africains de Guinée, avait lui aussi été gardé au secret durant plusieurs semaines, l'année dernière, pour des raisons non élucidées.
Baba Kéita, qui vit en France, était en visite en Guinée. Son interpellation par avait eu lieu à la frontière avec le Mali. Des sources dignes de foi indiquent que c'est le Président Lansana Conté, en personne, qui avait demandé sa libération.
19:55 Publié dans Mountmane Actualité Guinéenne à la seconde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.03.2007
INFO DU JOUR 21 MARS 2007
PAR Mountagha Baldé « info Guinée » :
Université de Labé: Les Etudiants menacent d'être
dans les rues à nouveau
En moins d'un mois, le centre Universitaire de Labé, est en sa 3ème phase de grève. Les étudiants menacent à nouveau d'être dans les rues dans la ville de Karamoko Alpha mo Labé.
Demain Jeudi une rencontre est prévue à 8 heures au stade Régional Elhadj Saïfoulaye Diallo point retenu pour le départ de la marche de protestation. " Les raisons je les ignore" nous dit Dr Alkaly Bah Directeur Général de l'Université dans un entretien. " ... mais au moins j'irai au stade demain moi aussi..." a t-il rajouté.
"En attendant le jour, je privilégie le Dialogue entre les étudiants et moi; c'est pour cela que mon téléphone, mes portes restent tous ouverts jusqu'au matin pour toute proposition afin d'éviter le pire..." rajouta le DG
Affaire à suivre....
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Lansana Conté galvanise
le Syli National
Conakry, 17/03 - Le président Lansana Conté a exhorté la sélection de la Guinée à aller décrocher la victoire contre la Gambie , le 24 mars prochain, dans le cadre de la 3ème journée des éliminatoires de la Coupe d`Afrique des Nations (CAN) de football, prévue au Ghana en 2008.
Le président Conté, qui rendait visite, jeudi, aux agents de la Radiotélévision guinéenne (RTG) sur leur nouveau site de Koloma, en haute banlieue, a indiqué au cours d`un bref entretien qu`il a accordé à bord de sa voiture, que le Syli National devrait remporter son prochain match pour se relancer dans la course à la qualification de la CAN.
Il a promis de rendre visite aux joueurs en regroupement à Conakry avant leur départ pour Banjul, afin de leur prodiguer de "bons conseils".
"Les troupes doivent toujours partir tôt de chez elles si elles veulent remporter des victoires", a laissé entendre le général Conté.
Avec seulement 1 point en deux sorties, la Guinée est dernière de son groupe, composé de la Gambie , du Cap-Vert et de l`Algérie.
L`équipe est entraînée depuis quelques mois par le Français Robert Nouzaret, qui fera son premier match à Banjul, désigné en remplacement de son compatriote Patrice Neveu limogé pour "mauvais résultats".
L’orgueil de Kassory! Une gifle à la nation
La Guinée s’apprête à changer le cours de son histoire, à rompre avec les pratiques séculaires, et à résorber la scission ethnique, résultat d’une manœuvre du régime machiavélique de Conté qui s’en est servi jusque là pour assurer sa longévité. La Guinée vit un moment historique ! Elle savoure sa victoire contre la médiocratie. La nation s’apprête à vivre une nouvelle ère débarrassée des prédateurs économiques.
Cependant, c’est le moment que choisit Kassory Fofana pour jouer les trouble-fêtes, dénuer la victoire populaire de son sens historique. Cet acteur de la récession économique en Guinée, revient au pays, au moment où on s’y attendait le moins.
Ce retour subit est d’autant plus insolite qu’il intervient à une période où le dernier rempart du régime qui l’a crée, cède sous le poids de la résistance populaire.
Rappelons nous que Kassory, ministre de l’économie et des finances entre 1996 et 2000 avait quitté le pays précipitamment laissant l’opinion perplexe quant aux vraies raisons de son limogeage. Car aux yeux de l’opinion publique, rien ne semblait expliquer le remerciement anticipé, de « l’enfant chouchou » du régime de Conté. Kassory était celui qui pouvait faire et défaire toute personne au sein du régime. Les rumeurs ont d’ailleurs rapporté un moment qu’il serait derrière le limogeage de l’ancien premier ministre, Sidya Touré.
A peine arrivé à Conakry, que « le filou politique » s’engage par voie de presse, à convaincre l’opinion qu’il serait un saint et un génie comparé à d’autres dignitaires qu’il qualifie de « techniquement incompétents ». Plus déroutant, Kassory va jusqu'à flanquer une gifle en pleine figure à la nation guinéenne qui n’a pas fini de faire le deuil de ses illustres disparus lors des récents événements.
Dans sa campagne d’explication, et d’autodéfense, Kassory n’hésite pas à lancer à la presse avec arrogance : «Je défie quiconque de mettre à la place publique tout dossier qu’il aurait contre moi…je n’ai été mêlé ni de près ni de loin, à aucune malversation…», pour reprendre ses propres termes. Se rend-t-il compte que ses propos scandalisant à la presse ont été ressentis par les Guinéens comme un coup de tonnerre dans un ciel serein avec un grand effet de résonance au sein de l’opinion publique?
Alors au cas où il serait « contaminé » par une amnésie qui aurait abrégé sa mémoire, nous l’invitons à analyser avec le peuple la conjonction des faits suivants, et qui sait, peut-être qu’il arriverait à recouvrer sa courte mémoire et à réaliser que « son sale dossier » n’est un secret pour personne.
En effet, ce mythomane pendant les années qu’il a passées au ministère des finances, avait peu de temps à consacrer à son travail. Apparemment, il passait le plus clair de son temps à courir les petites filles, suffisamment jeunes pour être ses filles. Elles furent nombreuses à alimenter son harem. Il les arrosait de cadeaux parmi lesquels les voyages d’études, des loisirs et des véhicules de luxe pour ne citer que ceux la.
Comme l’habitude est une seconde nature, l’homme n’hésite pas à trimballer avec lui aux USA, son style de vie répugnant. L’une de ses dulcinées dans ce pays, la dernière en date, à notre connaissance, roule dans un 4x4 sorti d’usine qu’il lui a acheté avec de l’argent comptant !
En prélude à son limogeage, une diversion habilement programmée pour lui permettre de sortir du pays sans poursuite, la somme faramineuse d’environ 6 milliards de Francs guinéens aurait disparue dans les caisses de l’Etat entre 1998 et 1999. A sa destitution déguisée, en 2000, Kassory se rend séance tenante aux USA où il déclare 6 millions de dollars aux douanes américaines (d’ailleurs, nombreux sont ceux qui s’accordent à dire que la vraie somme serait sous estimée). A moins qu’il n’eut gagné à la loterie à son aéroport de débarquement, où pouvait il se procurer un tel montant? En tout cas ce n’est pas sa fonction de ministre qui le lui aurait rapporté.
Alors si Kassory veut se donner bonne conscience, qu’il apporte la lumière sur cette histoire. Car nous nous avons du mal à digérer ses salades à la presse.
Et, comme il prétend avoir les mains propres, qu’il nous indique la source des $80 000 ayant servi au financement de ses deux années d’étude aux Etats-Unis. Mieux encore, qu’il nous dise comment quelques minables années de service au ministère de l’économie et des finances ont pu lui garantir l’achat d’une maison dans un quartier chic de l’Etat de Virginie chez l’oncle Sam.
A présent, levons un autre coin d’équivoque ! A travers, plusieurs dépêches de presse, on apprend que Kassory est le seul ministre qui a réussi à donner un souffle nouveau à l’économie guinéenne, cette affabulation largement répandue semble donner des ailes à Kassory qui s’en vante sans vergogne.
Que ceux qui mettent à l’actif de Mr Fofana, le léger regain de vitalité de l’économie guinéenne en son temps ne se laissent pas prendre au piège de l’apparence. Qu’ils se détrompent et prennent le temps d’analyser le contexte et les circonstances de cette amélioration qui d’ailleurs n’était qu’éphémère, car son départ coïncidera avec un véritable gouffre financier.
Les finances de l’époque doivent leur équilibre à l’ancien Premier Ministre, Mr Toure. Toutefois, le mérite de ce bon résultat sera reconnu à Kassory, puisqu’il influencera le chef de l’Etat pour récupérer le portefeuille des finances auparavant rattaché à la primature.
Sidya Touré que tout les Guinéens ont vu à l’œuvre s’était engagé dans une vaste campagne d’assainissement du fichier de la fonction publique et avait réussi à imposer un contrôle sévère sur les finances de l’Etat. Ce qui permit de mettre un frein au abus des hauts fonctionnaires qui se plaisaient sans scrupule à galvauder les deniers publics.
C’est ainsi que la stabilité économique avait été atteinte – loin des fabrications fallacieuses de Kassory aux inspecteurs du Programme d’Ajustement Structurel du FMI/BM ou véritable Programme d’Appauvrissement Structurel qui fait l’objet de beaucoup de controverses sur le continent africain.
Ainsi donc, si Mr le «Kasseur» pense réussir à travers une conférence de presse, à se propulser sur le devant de la scène politique en Guinée! Nous lui disons qu’il n’a aucune chance. Oui, pas de chance aux voleurs des deniers publics, car ils représentent des ennemis et non des citoyens d’Etat.
A Kassory, nous disons également: ne sois pas pressé, tout sera clair et les responsables du mal de la Guinée recevront chacun leurs châtiments. Ils seront tous jugés, successivement par le tribunal humain et par le tribunal divin.
Mountagha Baldé
Dk
Guinée: Kouyaté se presse lentement
La mise en place du nouveau cabinet guinéen se fait toujours attendre. Le dossier se révèle à la limite si complexe que l’on se demande si Lansana Kouyaté ne se heurte pas à ces difficultés sempiternelles qui hantent les esprits au moment de composer toute équipe gouvernementale presque partout en Afrique : le dosage ethnique, l’équilibre régional, etc. Chassez le naturel, il revient toujours au galop.
On l’a vécu récemment lors du premier tour de la présidentielle en Mauritanie : une femme a reconnu publiquement avoir choisi de voter pour un candidat uniquement du fait de ses origines négro-africaines. Sans doute le poids des discriminations et d’une certaine histoire dure à assumer.
La Guinée , on le sait, a toujours souffert des clivages ethniques et des discriminations en tous genres. Et cela depuis le défunt président Ahmed Sékou Touré. On se rappelle à ce propos l’odieux assassinat du pionnier de l’unité africaine que fut et demeure le Secrétaire général Diallo Telli. Parce que, selon certaines versions, ce dernier était Peulh, et le régime Touré vivait sous la hantise d’un complot ourdi par des éléments de cette ethnie.
M. Kouyaté, de par son nom, devrait logiquement appartenir à la célèbre caste des griots qui ont de tous temps hautement magnifié et glorifié l’histoire et les grandes valeurs de l’Afrique de l’Ouest en particulier. L’un des plus beaux exemples ne nous vient-il pas d’ailleurs de Guinée avec le célèbre chanteur Kouyaté Sory Kandia qui a laissé un héritage lourd à porter par les générations de musiciens ouest-africains ? On ne saurait non plus oublier le rôle éminent qu’ils jouent actuellement dans le cinéma, le théâtre, la musique, la comédie et tant d’autres secteurs. C’est dire combien important est l’apport des Kouyaté, et au-delà d’eux les griots, dans la construction culturelle de nos pays. Ceci pour répondre à ceux qui n’hésitent jamais à nous ramener en arrière pour sauvegarder des intérêts égoïstes. Qui sait si l’avènement de M. Kouyaté n’est pas en soi un signe des cieux, dans ce pays si profondément croyant ?
Sans prétendre que le nouveau Premier ministre fait réellement face à des difficultés ethniques, il faut cependant s’inquiéter et s’interroger. Et dans les spéculations, on ne peut pas occulter l’ambiance combien délétère dans laquelle peuvent se mener les tractations devant conduire à l’émergence d’une équipe compétente, crédible et consensuelle.
Y aurait-il des réticences à donner son accord ? Des personnes consultées ou retenues ne voudraient-elles pas prendre le risque de se compromettre face à leurs groupes d’appartenance ? Quelles pressions retardent réellement la formation du cabinet ? La marge de manœuvre se serait-elle encore réduite avec le groupe Conté et l’Armée, cet élément-clé de la vie nationale ? L’opinion africaine voudrait bien savoir ce qui se passe.
Les syndicats ont bien fait de s’exclure, de demeurer loin de ces consultations. Mais ils doivent continuellement veiller au grain car, jour après jour, on voit bien que la bataille est loin d’être terminée.
Cette lenteur à trouver de nouveaux dirigeants peut paraître curieuse. D’autant que la Guinée regorge de cerveaux ayant fait leurs preuves à l’intérieur comme à l’extérieur. Il suffit de faire preuve d’ouverture d’esprit et d’oser entreprendre les recherches nécessaires pour les dénicher. M. Kouyaté et son entourage le savent. Associer étroitement les Guinéens de la diaspora s’avère important pour ce nouveau départ et pour l’unité nationale à consolider. Car, depuis le régime Sékou Touré, ce pays a atrocement souffert de l’exode de ses cadres. Des générations se sont formées et vivent à l’extérieur. Une expertise rarissime et qui attend d’être mise à profit pour la construction de la Guinée nouvelle.
Cadre africain de très grande valeur et dont la nomination est consensuelle, le nouveau Premier ministre n’aurait vraiment pas dû traîner autant pour composer son équipe. Certes, il ne faut pas nommer un gouvernement pour un gouvernement. Mais le peuple guinéen, vaillant et patient, a déjà consenti de lourds sacrifices pour arriver à ce stade. Tout le monde a payé durant cette crise. Les balles perdues ne connaissaient ni Soussou, ni Peulh, ni Mandingue. Le peuple de Guinée ne mérite pas qu’on lui assène de nouveaux coups du genre de ceux émanant des fourberies que l’histoire africaine a enregistrées.
Si Lansana Kouyaté a eu le mérite de limiter le nombre de ses ministres, et d’entreprendre des réformes qui dérangent, c’est davantage pour sortir le pays de la crise. Ses compatriotes doivent le comprendre et se donner avec lui de nouvelles chances. Surtout favoriser l’arrivée sur les scènes politique, économique et financière de femmes et d’hommes capables de conduire le pays vers des rivages prometteurs.
Descendant de griots ou pas, sa stature d’homme politique compétent, ouvert et bien positionné sur l’échiquier international constitue un atout pour M. Kouyaté face aux investisseurs. Les Guinéens ne doivent pas le négliger. À supposer que son appartenance à la grande lignée des griots d’Afrique de l’Ouest soit un handicap pour des individus, que ceux-ci sachent que l’Afrique d’aujourd’hui en quête de repères a justement besoin d’hommes et de femmes de cette trempe pour aider le continent à se réconcilier avec son histoire, sa culture. Il faut oser l’assumer à présent. C’est en assumant leur culture que les Asiatiques se sont imposés à travers le monde.
Les nouvelles générations veulent évoluer dans la mouvance des démocraties républicaines avec d’égales chances pour tous, sur fond de respect des droits humains, de justice sociale et de progrès réels.
LE PREMIER DROIT D’UN HOMME EST DE NE PAS ETRE EXCLU DE TOUTE DECISION CONCERNANT SA NATION.
Si nous avons accepte le silence notoire devant les multiples crimes commis au sein de notre nation par nos dirigeants actuels, c’est que nous n’avons pas fait notre devoir vis a vis de notre peuple.
Que chacun de nous sache maintenant que le premier droit d’un homme est de ne pas être exclu de toute décision concernant sa nation.
Sa dignité et sa responsabilité doivent être conformes au rôle qu’il joue non seulement au sein de sa famille, son village, sa région mais aussi au sein de son pays.
Nous avons commence à récolter le fruit de la lutte collective, qui permettra à tout Guinéen d’avoir une vision claire sur l’orientation du futur programme sur l’avenir de nos citoyens afin de leur permettre de vivre libre et heureux.
Il ne s’agit plus de rester indifférent dans la reconstruction nationale.
Chacun doit pouvoir apporter sa part de contribution à l’élaboration de l’édifice nationale. Le salut de la nation y dépend mes chers compatriotes.
Nous devons renforcer notre devoir à tous les niveaux politiques, sociales, culturels et religieux.
Ceux qui ont été à la base des massacres de la population doivent s’attendre à un procès, afin de créer l’impartialité dans le pays, véritable gage d’une réconciliation nationale. Apprenons a critiquer objectivement nos leaders, nos responsables et nos dirigeants sans passion, sans démagogie afin qu’ils puissent raisonner le langage du peuple, qui ne demande que la transparence dans la gestion et dans les élections. Car dans la passion on perd le plus souvent la raison.
Notre peuple ne demande pas plus que la moyenne vitale pour son bien être afin de vivre libre et heureux. L’avenir de nos enfants est en danger et pourtant ils constituent le devenir de la nation toute entière. L’impartialité reste et demeure le facteur primordial pour toute réussite.
SI NOUS N’AVONS PAS LE COURAGE, L’HONNETTETE MORALE ET INTECTUELLE DE NOUS DIRE LES VERITES, EN FACE NOUS NOUS DECLINONS DEVANT L’HISTOIRE.
Voilà le malheur des gouvernants et nos cadres. Au lieu de se dire les vérités entre eux, ils préfèrent rire sous cape.
Cela ne traduit pas l’attitude de dignité de l’être. Bien qu’ils aient des qualités mais aussi des défauts, ils peuvent néanmoins se perfectionner. Voici la bonne cohabitation pour un peuple qui veut se faire un chemin pour l’avenir de sa nation.
Que chacun sache défendre sa part de responsabilité dans la construction nationale ! Ce message concerne tous les Guinéens, qu’ils soient de l’intérieur ou de l’extérieur du pays, a savoir le devoir vis à vis de la nation. Acceptons-nous, pardonnons-nous les un et les autres afin que l’on puisse bâtir dans l’unité, la paix, une nation viable digne et prospère. Voilà mes chers compatriotes ce que notre peuple attend de nous tous. La reconstruction nationale demande des sacrifices. Car chacun de nous peut apporter sa part de contribution a l’élaboration de l’édifice nationale. Que les dirigeants actuels sachent que le peuple leur observe dans leur comportement, dans leur gestion et dans leur langage face à la lutte collective de la nation.
La répartition des revenus de la nation doit être un travail collectif avec toutes les couches sociales du pays dans un consensus national.
Il ne s’agit pas de venir raconter des ragos aux citoyens, qui connaissent les réalités du pays.
Ensemble nous pouvons trouver les voies et moyens nécessaires a surmonter les obstacles.
Nous ne demandons que des actes, rien que des actes pour le bonheur du peuple de Guinée.
En créant l’harmonie dans le développement entre les différents secteurs clés de la nation , C’est a dire les secteurs prioritaires qui sont l’eau, l’électricité, l’hôpital, le transport, le travail et l’infrastructure qui ont toujours manque à notre peuple, nous avancerons.
Nous tournons dos aux promesses fallacieuses qui ont eu à drainer notre peuple dans la boue. Voilà l’étape nouvelle pour une nation qui aspire au bien être et pourtant toutes les conditions sont réunies pour cette satisfaction.
Le malheur chez nous, c’est que ce qui est charges de gérer les revenus de la nation ne le fait pas avec sincérité.
C’est plutôt une source d’enrichissement égoïste et malhonnête qui font que tous les projets fiables en Guinée ont été draine sur des chemins qui n’ont pas été utile à la satisfaction du bien être de la population.
.Le barrage garafiri est un exemple des sources d’enrichissement illégal des gouvernants sur les pauvres populations qui peinent et endurent la recherche du quotidien.
La plus grande escroquerie que la Guinée a connue depuis son indépendance.
Comment pouvons nous construire un barrage dans le mendialaji (mendicité) ?
En 23 années de règne, pouvons nous montrer une unité industrielle de la 2 République.?
ON
Les Guinéens doivent savoir maintenant que les temps ont changé.
L’intimidation, le trafic d’influence n’ont plus de place en Guinée et les gouvernants feront ce que le peuple demande.
Si nous exigeons nos droits du gouvernant face à ce que nous réclamons d’eux, alors nous devons faire aussi notre devoir vis a vis de la nation.
Car les fruits de la conquête collective doivent être équitables a tout niveau, afin que le développement sollicite par notre peuple soit harmonieux.
Voilà tout ce que le peuple réclame de ses futurs dirigeants : ( LA CONSCIENCE PROFESSIONNELLE DANS LA DIGNITE ).
Nous ne pouvons pas rester indifférents sans pourtant s’incliner devant les dépouilles de nos frères, sœurs tombes sous les balles de nos frères armés soit disant défenseurs des droits du peuple. .
Que les familles des victimes de loin au de près, qui ont perdu les leurs, sachent que leurs enfants sont morts en défendant une cause que nous considérons juste et noble !
Paix a leurs âmes et que leurs corps reposent en paix.
Vive la République.
Vive les forces vives pour le changement démocratique en Guinée.
Guinée : Le Gouvernement de Lansana Kouyaté serait publié dans la semaine
La semaine qui commence sera décisive. Le gouvernement tant attendu n’est toujours pas rendu public. A en croire des informations dignes de foi, proches du cercle présidentiel, authentifiées par de nombreux hauts responsables guinéens, le Gouvernement de Lansana Kouyaté serait rendu public cette semaine.
Consultation, communication avant publication de la liste de l’équipe gouvernementale la plus attendue de la deuxième République, le diplomate, devenu Premier Ministre le 26 Février, qui aurait son gouvernement cette semaine, a rencontré l’ensemble des forces vives de la Nation. Une démarche longue mais nécessaire, malgré l’urgentissime situation socio-économique qui frappe le pays. Une stratégie efficace, du reste, globalement appréciée par l’opinion publique nationale, d’autant plus qu’elle a conduit chaque force socio-politique de s’exprimer sur les questions majeures du pays et de favoriser la restructuration du gouvernement, une nouvelle architecture qui annonce un nouveau mode de gestion politique axé sur la communication, l’action, la transparence, la lutte contre l’injustice et la corruption, le respect des droits de l’Homme…
Qui sont ces hommes et ces femmes tant attendus ? A Conakry, des noms circulent. Des rumeurs aussi. Mais, il serait mieux de garder le suspense jusqu’au bout.
Selon des informations concordantes, rapportées à aminata.com, trois postes de souveraineté qui reviennent au Président Conté, à lui conférés par la Constitution seront pourvus par les proches collaborateurs du Chef de l’Etat.
Ainsi, à part la société civile qui a renoncé à participer au gouvernement Lansana Kouyaté, la majorité présidentielle, les syndicats, les partis politiques, même si ces derniers mettent l'accent beaucoup plus sur la tenue d’élections libres et transparentes, n’exclus pas leur entrée dans le gouvernement. Si ces informations se confirmaient dans les jours à venir, toutes les sensibilités du pays y seraient représentées. L’esprit d’un gouvernement de consensus serait respecté.
Enfin, si la désignation aux postes de souveraineté revient à Lansana Conté comme le stipule la constitution de la République , il est très fort probable, de source syndicale et politique, corroborée par des responsables de l’Administration publique, que deux à trois Ministres actuels se retrouvent dans l’équipe Lansana Kouyaté à ces fonctions exclusivement réservées au Chef de l’Etat, mais sous la haute autorité du Premier Ministre comme l’exigent les attributions du nouveau Chef de Gouvernement.
"La défense Nationale, les Affaires étrangères… sont des postes de souveraineté que le Président Conté ou son successeur ne partagera avec personne. C’est la loi qui le dit. Il en est ainsi en France, aux Etats-Unis, à Dakar, à Abidjan… Dans ce cas, n’importe quel Ministre du gouvernement actuel pourrait être reconduit à ces postes ministériels bien précis, pourvu qu’il n’ait jamais trempé dans la corruption. Ce serait loin de toute violation des accords tripartites", conclut un avocat guinéen.
Pénurie d'eau potable à Conakry : Le pire est à craindre
La Guinée jadis affectueusement appelée les rivières du sud ou en encore château d'eau de l'Afrique occidentale, est l'un des pays les mieux arrosés du continent puisqu'il ne pleut pas moins de 6 mois par an. Mais hélas, cette renommée n'est plus qu'un lointain souvenir car, les Guinéens ne bénéficient point de ces avantages que leur procure la nature. Reportage.
Pendant le week-end écoulé, nous nous sommes intéressés au problème d'eau qui se pose aujourd'hui avec acuité dans la capitale guinéenne. Dans les communes sillonnées, nombreux sont des quartiers qui ont leur robinets à sec depuis des lustres.
Dans les quartiers de Matam en passant par Bonfi, Dabondy, Hafia, Gbessia, Gbessia Port, Dar-Es-Salam, Makia Touré, Dabondy rails, Hamdallaye et Koloma, l'eau source de vie est presque introuvable. Et par manque de borne fontaine, les habitants de ces quartiers se rabattent sur les puits disséminés çà et là, parfois très profonds pour recueillir un peu d'eau.
Avoir quelques litres d'eau dans ces endroits est synonyme de plusieurs heure d'attente mais aussi de patience. Et puisque nous étions tout près de ces femmes et hommes qui se battent au quotidien comme de beau diable à la recherche de cette denrée rare, nous avions été marqués par la qualité de cette eau des puits qui, il faut l'avouer laisse à désirer.
Dans la plupart de ces quartiers visités, la couleur de l'eau obtenue est jaune et parfois elle sent mauvaise. Un véritable camouflet pour les spécialistes qui disent que l'eau est sans saveur, ni odeur.Pour utiliser cette eau, les femmes laissent l'eau au repos dans un récipient pendant longtemps à l'air libre bien sûr. Puis, elles mettront des foulards au dessus des sceaux pour la décantation. Et elles répètent ce procédé à plusieurs reprises. Avant d'obtenir le produit fini qui garde toujours sa couleur jaune. Enfin, c'est cette eau qui est utilisée pour la préparation des aliments et à la boisson. Le reste, presque boueux est utilisé pour la lessive des habits et autres vaisselles.
Dans les quartiers où existent quelques rares bornes fontaines, avoir quelques litres est synonyme d'attente obligatoire et de calvaire. Le plus souvent tellement que les files d'attente sont longues, certaines femmes quittent sans avoir la moindre goûte d’eau. Les quartiers qui ont la chance d'avoir aux heures irrégulières un peu d'eau au robinet, les habitants ne dorment pas parce qu'il faut attendre 1h à 2h du matin avant que l'eau ne pointe à l'horizon.
Dans la commune de Ratoma, en banlieue de Conakry, certains habitants nous ont confié qu'il y a des années, d'autres des mois que les robinets sont à sec. Des habitants presque à l'unanimité qui n'ont pas manqué cette occasion pendant nos conversations de tirer à boulet rouge sur la gouvernance du vieux général.
Dans ces quartiers qui manquent presque de tout, les plus nantis se promènent avec leurs bidons dans les véhicules à travers la ville, surtout à Kaloum à la recherche de l'eau.
Pour ce qui est de la coopération avec les partenaires au développement, il faut dire que la Guinée a obtenu plusieurs dons et conventions de financement ces dernières années de la part des pays de l'Union Européenne, principal bailleur de fonds du pays et ceux de l'Asie pour l'amélioration de ce secteur.
Mais, seuls les Ministres qui se sont succédés à la tête du département de l'hydraulique et de l'énergie peuvent éclairer la lanterne des uns et des autres sur la destination prise par ces fonds
Les pratiques scandaleuses au Ministère des AE : affairisme, copinage, marchandage, corruption…
Aujourd’hui, le ministère des Affaires étrangères est l’un des départements les plus pourris du Gouvernement de Conakry. Entre copinage, clanisme, nombreuses recommandations, dessous de table, octroi de salaires des premiers mois…, la diplomatie guinéenne est un cul de sac, une voie de garage où, on retrouve les anciens prédateurs de l’économie nationale, des proches des dignitaires du régime…
Les Guinéens de l’étranger sont les premières victimes de cette diplomatie tatillonne. Médiocre. Les relations sont très exécrables entre la communauté guinéenne à l’étranger et les missions diplomatiques, plus soucieuses de la recherche du profit, du bien matériel, financier…, plutôt que de satisfaire les innombrables besoins des Guinéens.
Dominées par l’affairisme, le désordre, occupées par des cadres véreux, certains mis à la retraite et repris par la suite, d’autres en service depuis plus de 30 et 40 ans, les missions diplomatiques, la plupart sont dirigées par des fonctionnaires qui ont une seule préoccupation : préparer leur départ à la retraite. D’où, la corruption et le business au cœur de toutes leurs actions.
C’est ainsi que, nombreux sont les Guinéens, seuls ou associés aux citoyens de leur pays hôte, trouvent souvent des difficultés, même quand ce sont les dons, aides humanitaires, financières pour la Guinée , a fortiori les investissements massifs susceptibles de créer des centaines d’emplois, payer les taxes à l’Etat et participer au développement national.
Combien de Guinéens ont-ils été déçus, trompés, meurtris dans leur âme, de voir leurs efforts annihilés, leur temps perdu, leur argent gaspillé, leurs relations bafouées avec leurs partenaires étrangers, par la seule faute des diplomates corrompus qui exigent le billet de banque car, dépourvus de toute conscience professionnelle et patriotique. Quel gâchis !
Hommes d’affaires, investisseurs étrangers, businessman de tous acabits…, combien de ces hommes ont vécu l’expérience malheureuse et douloureuse de la corruption dans les ambassades guinéennes, en se faisant arnaquer ou refouler quand c’est impossible de prendre l’argent avec les plus avisés ?
La gestion des missions diplomatiques guinéennes est une véritable catastrophe. Cette pratique scandaleuse qui ternit l’image du pays dans le monde, est surtout nuisible à l’économie nationale. Par la cupidité, l’arrivisme, l’inconscience des diplomates guinéens, des projets importants sont bafoués, piétinés, parfois détournés au compte personnel des représentants de l’Etat guinéen.
En guise d’illustration de la gabegie qui caractérise ce département qui, si il était bien géré, aurait conduit au financement international massif au bénéfice de la Guinée : la rénovation des chancelleries guinéennes, qui est l’une des voies officielles et malhonnêtes à travers laquelle se beurrent les chefs de missions diplomatiques. Parler d’enrichissement illicite, de détournement de fonds publics…, ne serait pas un lapsus, encore moins une exagération, d’autant plus que le budget affecté pour l’exécution des travaux est divisé, selon de nombreux témoignages concordants, proches des affaires étrangères et des milieux diplomatiques guinéens entre les Ministres des Affaires étrangères, de l’économie et des finances, les ambassadeurs, le maître d’ouvrage, Abou Cheri, l’ex Ministre d’état aux Affaires présidentielles, Fodé Bangoura.
Un ancien diplomate guinéen, aujourd’hui à la retraite, confie sous couvert d’anonymat : "Les ambassades sont devenues des chasses gardées de la famille présidentielle et des hauts dignitaires du régime. Elles sont aussi peuplées de diplomates, représentant non pas l’Etat, mais le Ministre des Affaires étrangères, ce sont souvent les financiers, ayant pour mission de rafler les maigres ressources qui entrent dans les caisses de la mission diplomatique, destinées au chef de la diplomatie".
"C’est pourquoi, il y a des diplomates qui ont fait de nombreuses années sans être rappelés au pays. Cette pratique se mesure entre autres par la surenchère dans les ambassades, comme à Paris où, on retrouve une vingtaine de diplomates", explique t-il.
"Le récent mouvement des ambassadeurs montre clairement le copinage qui caractérise la diplomatie guinéenne. La main basse de la famille présidentielle, de la pratique du copinage et du marchandage comme critère de choix instauré par Mamadi Condé. C’est ainsi qu’on retrouve encore, après cette vague de rappels, des hommes destinés à la retraite maintenus à la tête des missions diplomatiques, ou d’autres affectés en qualité d’Ambassadeurs à la place des jeunes, dont les seules qualités résident dans leurs relations avec les hauts dignitaires du régime et des épouses du Chef de l’Etat", remarque t-il.
Opposé à l’arrivée de la médiation ouest-africaine en Guinée, au plus fort moment de la crise qui a secoué le pays en Février, responsable de l’échec de la montée satellitaire, dont il a tranquillement empoché les milliards de francs guinéens avec d’autres, lorsqu’il dirigeait le ministère de la Communication , au point de provoquer la colère de Lansana Conté à l’époque, Mamadi Condé, cet inconditionnel de Fodé Bangoura, ex Ministre d’état aux Affaires présidentielles ; qui se bat pour conserver son fauteuil, pour cette cause, désertant son bureau et passant la journée entière chez le père adoptif de Lansana Kouyaté à Conakry, si il était maintenu dans la future équipe gouvernementale, provoquerait inévitablement des contestations populaires.
D’ailleurs, à propos, les exigences du peuple de Guinée, des syndicats, de la société civile sont formels : pas d’anciens ministres dans le Gouvernement Lansana Kouyaté.
Enfin, c’est le lieu de noter, que l’énorme portefeuille des affaires étrangères, de la coopération internationale, de l’intégration africaine et des Guinéens de l’étranger, a besoin à l’image de tous les autres départements, d’un homme neuf, compétent, patriote, dynamique ; capable de faire passer la diplomatie guinéenne de la médiocrité, de la gestion catastrophique au rayonnement sur l’échiquier régional, continental et international, avec des résultats profitables non plus aux clans, mais à la Guinée. Plus que jamais, ce département hautement stratégique dans le développement du pays, nécessite un changement de cap, de dirigeants, de vision…
A suivre mountmane@yahoo.fr
Le Monde Diplomatique
lundi 19 mars 2007
Quelques leçons coréennes
Le groupe des six (Chine, Corée du Nord, Corée du Sud, Etats-Unis, Japon, Russie), qui a mis au point l’accord multipartite signé le 13 février 2007 avec la Corée du Nord, s’est retrouvé lundi 19 mars à Pékin. En un mois, le paysage régional s’est éclairci, même s’il n’est pas sans nuage. L’accord prévoit une aide énergétique équivalant à un million de tonnes de pétrole par an et la levée des sanctions financières en échange d’un démantèlement progressif des installations nucléaires nord-coréennes, notamment le site le plus important, celui de Yongbyon, et l’acceptation d’inspections de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), alors que Pyongyang en avait expulsé le personnel en 2002.
Les principes commencent à se concrétiser. Le directeur de l’AIEA, M. Mohamed El-Baradei, a été reçu le 14 mars dans la capitale nord-coréenne. Une visite symbolique du changement de climat et d’attitude. « J’ai compris quels étaient leurs inquiétudes et leurs espoirs, a expliqué M. El-Baradei. Tout ce que nous pouvons faire maintenant c’est de nous assurer que le processus engagé ne déraille pas. » (AFP, 14 mars.) Rien n’est moins sûr : les autorités nord-coréennes peuvent à tout moment jouer la provocation et les Etats-Unis sont agités de forces contradictoires.
Si l’administration Bush s’est engagée à livrer du fioul et a levé la plupart des sanctions financières, elle est restée à mi-chemin en ce qui concerne celles touchant Banco Delta Asia (BDA), l’une des plus grosses banques de Macao (1). Washington l’accuse, sans la moindre preuve, de blanchir de l’argent issu d’activités illicites du régime de Pyongyang. Les 25 millions de dollars d’avoirs nord-coréens gelés depuis la crise ont pu être débloqués — ce qui était l’une des revendications majeures de la Corée du Nord —, mais les banques américaines n’ont pas le droit d’« ouvrir ou de maintenir des comptes pour ou au nom de la BDA ». Cette dernière est donc maintenue hors des circuits financiers mondiaux, et peut être acculée à la faillite. Or ce sont déjà les diktats financiers des Etats-Unis qui, dans le passé, avaient contribué à l’escalade nord-coréenne. Les autorités officielles chinoises ont donc immédiatement réagi, regrettant cette décision américaine « prise sans aucune consultation » du groupe des six et « peu favorable » à l’apaisement des tensions.
M. El-Baradei ne croyait pas si bien dire quand, quelques jours plus tôt, il soulignait que la mise en œuvre de l’accord serait « un processus progressif, complexe, qui va prendre du temps ». Celui-ci n’en est pas moins enclenché. Il appelle plusieurs remarques qui valent bien au-delà du cas nord-coréen.
1. Le dialogue est la seule voie réaliste pour stopper la prolifération nucléaire. Après plusieurs années de rodomontades, de sanctions censées étrangler la Corée du Nord et conduire le peuple à la révolte contre M. Kim Jong Il, M. George Bush a dû s’asseoir à la table des négociations et entendre quelques-unes des revendications nationales de celui qu’il considérait, voici peu, comme un « Etat-voyou ». Pour avoir choisi l’affrontement, il a non seulement perdu du temps et joué avec la sécurité mondiale, mais il a contribué à renforcer les positions les plus rétrogrades du régime dictatorial de Pyongyang.
Il serait bon de ne pas rééditer le scénario avec l’Iran, où les enjeux sont de même nature, mais où l’impact de décisions négatives serait bien plus étendu. Seule la négociation, qui n’exclut pas la pression, peut désamorcer — au sens propre et au sens figuré — les bombes brandies par des dirigeants autoritaires, d’autant plus enclins au surarmement qu’ils n’offrent aucune perspective à leur population.
2. Contrairement à ce que l’on a souvent entendu, cet engagement vers un règlement de l’affaire nord-coréenne doit beaucoup à la nouvelle diplomatie chinoise. Les autorités de Pékin ont à la fois exercé des pressions sur Pyongyang (tout en refusant la rupture que certains préconisaient) et poursuivi les discussions avec toutes les parties pour forger les conditions d’une négociation multipartite. Le président Hu Jintao, qui cherche avant tout à maintenir le statu quo régional et craint comme la peste tout affrontement direct avec Washington, en a profité pour prouver au monde qu’il fallait désormais compter avec Pékin dans l’arène internationale. Le pari est plutôt réussi. D’autant qu’il a, au passage, renforcé les liens avec la Corée du Sud, le vieil ennemi d’hier.
3. De leur côté, les dirigeants de Séoul, pourtant menacés directement par les armements nucléaires de leur voisin du Nord, ont, eux aussi, joué la carte de la responsabilité. Malgré les pressions très pesantes de son allié de toujours, les Etats-Unis, et une opposition interne forte et américanophile, ils ont maintenu l’équilibre entre les sanctions contre Pyongyang et la poursuite des relations diplomatiques et économiques. Séoul n’abandonne pas la perspective d’une réunification, mais refuse de tabler sur un effondrement de la Corée du Nord, difficile à absorber par un pays qui se remet tout juste de la crise financière des années 1990.
4. Le Japon, qui, comme Séoul, est directement à portée des missiles nord-coréens, s’est au contraire retrouvé en phase avec la politique de confrontation prônée par Washington contre le régime de Jong Il. Engagés dans une stratégie de réarmement, le premier ministre Junichiro Koizumi, puis son successeur Shinzo Abe, ont multiplié les déclarations fracassantes. Une façon de mettre en condition la population nippone, dont une grande partie refuse de passer d’une politique d’autodéfense (en œuvre depuis la Libération ) à un engagement militariste affirmé.
Du reste, Tokyo, qui est partie prenante de l’accord du 13 février avec Pyongyang, refuse de participer à l’aide énergétique prévue. M. Abe se justifie en faisant valoir qu’il attend une réponse des autorités nord-coréennes sur le sort des Japonaises enlevées pendant la guerre froide (une dizaine) et dont les familles n’ont pas de nouvelles. Sa revendication légitime aurait un peu plus de poids si, de son côté, le Japon reconnaissait sa responsabilité dans l’esclavage sexuel de femmes (200 000 environ) enlevées durant la seconde guerre mondiale, dans les deux Corée et en Chine, et contraintes de se prostituer auprès des militaires — c
17:30 Publié dans Mountmane Actualité Guinéenne à la seconde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.03.2007
GUINEE : ENCORE UN SILENCE COUPABLE DE LA COMMUNAUTE AFRICAINE (VOIR LE TEXTE EN BAS DE PAGE)
LA CORRUPTION EST LA LOI DE LANSANA CONTE
GUINEE, QUELLE SOLUTION ?
Sans leaders, le peuple est condamné
à la patience dans la souffrance.
La crise horrible que nous vivons a abouti à des accords qui concernent et concerneront tous les guinéens vivant en Guinée ou non.
L'avenir immédiat sera le résultat de ces accords. Voici selon moi les « pour » ou « contre » qui feront la Guinée de demain.
Chacun fera son appréciation de la situation, son propre analyse. La mienne est à la fin de ceci.
1) Il y a ceux qui pensent que toutes les causes à la crise que nous vivons sont économiques. Pour ceux-là, un gouvernement composé (de technocrates de préférence), de bons gestionnaires, suffira pour créer le bonheur de la Guinée.
Ceci est le gouvernement des syndicats.
« Pour » : Une économie stabilisée, une gestion saine de l'État, une monnaie stable, des investisseurs mis en confiance permettra d'assainir par contagion tous les secteurs de la vie de la République de Guinée et des citoyens. Ce qui créera donc des emplois.
« Contre » : Les technocrates sont des spécialistes qui donnent la priorité aux aspects techniques des problèmes en négligeant les réalités humaines (dictionnaire). La réalité humaine de la Guinée est que, le système de Lansana Conté pour sa survie a besoin de corruptions. Vingt quatre ans de corruptions, rendent très difficile une emprise sur une administration que l'on continuera à corrompre depuis le sommet de l'État et sous l'autorité du palais et de l'armée. Quel 1er ministre a réussi dans ces conditions ?
2) Il y a ceux qui pensent que le gouvernement de Kouyaté est un gouvernement qui, avec le soutien des guinéens, sera à même de mettre en place les conditions politiques du départ de Lansana Conté. A travers des élections transparentes et justes.
Ceci est le gouvernement que souhaitent les partis politiques et les optimistes.
« Pour » : Lansana Conté, malade et affaibli, cette crise est la crise de trop pour lui, car son régime est affaibli. Le gouvernement de Kouyaté lui est imposé. La communauté internationale a invalidé sa « gestion » de la crise. Même le P.U.P s'est émancipé. Il n'a pas le choix. Sous la pression, Kouyaté sera un vrai chef de gouvernement. Sans ministres à lui, Lansana Conté ne contrôlera pas les élections.
« Contre » : Malade, affaibli plus que jamais Lansana Conté va renforcer son pouvoir. La survie de sa famille est à ce prix. Maintenant, il se bat pour elle. La communauté internationale a reconnu son autorité et a validé sa « gestion de sortie de crise » à travers les messages de félicitations. La constitution (Loi fondamentale) est pour lui, donc le droit. Lansana Conté ne fait que déléguer des prérogatives. Toute son autorité sur le 1er ministre est totale, à défaut rien. Dans les accords rien ne lui interdit de le remplacer. Les syndicats ont encore des candidats ! Enfin le plus important pour Lansana conté, soulagé du poids de la pression sociale (transféré au 1er ministre), sa succession pourra s'organiser avec le soutien d'une armée débarrassée des derniers éléments récalcitrants. Comme au Togo, les politiciens seront hors jeu.
(Sauf le P.U.P instantanément nouveau soutien)
3) Il y a ceux, qui pensent que la solution à toute réussite de quelques réformes que soit en Guinée, ne sera possible qu'avec le départ de Lansana Conté et de son système.
Ceci était la solution de la grande majorité du peuple. (Exprimer largement dans les manifestations populaires)
« Pour » : La situation est désastreuse, les forces vives s'en vont par nécessiter, le droit est remplacé par la corruption. La justice est remplacée par la corruption. La santé est remplacée par la corruption. La famine est organisée par la corruption. La corruption est la loi de Lansana Conté, avec Conté et son système la Guinée est perdu !
« Contre » : À défaut de leaders politiques qui puissent fédérer les citoyens, le peuple s'est tourné vers les syndicats. Problème, les syndicats ne cherchent pas le départ de Lansana Conté ! Sans leaders, le peuple est condamné à la patience dans la souffrance.
4)Il y a ceux qui, enfin, même s'ils sont une infime minorité ( sauf à compter les éléments de l'armée), ne pensent pas, mais affirment, que quelle que soit la situation du pays, Lansana Conté est et demeure, celui qui présidera à la destinée de la République Guinée.
« Pour » : Non seulement Lansana Conté est toujours Président, mais plus que jamais, il récompensera ceux dont il aura besoin pour les mois à venir. Le temps est pour lui. Les erreurs du gouvernement seront ses points d'appui. Rester avec Lansana Conté, c'est prendre un « bon » ticket pour être introduit dans la succession. L'armée et le P.U.P auront besoin de renforts.
« Contre » : Le rejet massif du peuple et les massacres de populations ont rendu impossible toute stabilité future pour Conté. Même avec l'appui de l'armée, un point de non retour est atteint. En cas du « scénario togolais », la rue s'enflammera encore plus. Et sans Conté, le Contéisme ne tiendra pas !
Mon opinion ?
Finalement, tôt ou tard, seul l'agenda du peuple s'imposera. C'est la seule solution qui permettra une stabilité politique à long terme. Et par nécessiter des leaders apparaîtront. Quels que soient les acteurs en présence, la démocratie et la justice ne seront pas une option. Ça sera un impératif !
Mountagha Baldé
Particulier
Les sans Voies donnent leurs voies au Premier Ministre
Excellence Monsieur le Premier Ministre, Le Destin a bien voulu que vous soyez nommé en ce moment fatidique de notre Histoire, Premier Ministre Chef du Gouvernement de notre pays la Guinée. Les Sans Voix par ma modeste voix vous en félicitent infiniment. Les causes et effets qui ont conduit à votre désignation à ce poste ne sont plus à expliquer, car vous en savez plus parfaitement.
Excellence Monsieur le Premier Ministre,
Le Destin a bien voulu que vous soyez nommé en ce moment fatidique de notre Histoire, Premier Ministre Chef du Gouvernement de notre pays la Guinée. Les Sans Voix par ma modeste voix vous en félicitent infiniment. Les causes et effets qui ont conduit à votre désignation à ce poste ne sont plus à expliquer, car vous en savez plus parfaitement.
Cependant, Monsieur le Premier Ministre, l’Association Guinéenne des Sans Voix – AGUISAV a jugé nécessaire de s’adresser humblement à votre auguste personne pour exprimer ce qu’elle pense et vous souhaiter bonne chance dans votre nouvelle fonction.
En effet, Monsieur Lansana KOUYATE, vous êtes nommé Premier Ministre Chef du Gouvernement dans un pays de tous les paradoxes du monde.
La Guinée avec toutes ses ressources humaines et tous ses scandales géologiques, hydrographiques et météorologiques, ses Habitants sont les plus misérables de la planète, pas d’eaux, pas d’électricité, pas de route, pas de nourriture, etc. Cela est dû surtout à la mal gouvernance du Général Lansana CONTE pendant ses 23 années de règne sauvage sans partage dans le pays où la nature a tout donné, un régime dont le système est fondé sur la corruption et les détournements des deniers publics.
Votre mission est de déboulonner ce système dégradant qui affame le Peuple Martyr de Guinée. Elle est certes difficile, elle est noble, mais elle n’est nullement impossible. Si vous le voulez bien, vous le pouvez bien. Les atouts, vous en avez suffisamment pour la réussir.
Nous sommes convaincus que le Général Lansana CONTE et son Clan plus son Armée prétorienne vont tout mettre en œuvre pour vous compliquer la tâche, le Peuple Laborieux de Guinée tout entier étant derrière vous, vous réussirez sans nul doute votre mission. Nous sommes de ceux qui ont demandé à ce qu’il vide les lieux, votre arrivée à la primature est une concession faite au Général Lansana CONTE. S’il ne le comprend pas, il vous crée des problèmes, il en tirera toutes les conséquences. Nous sommes à l’affût. Nous entendons dire parfois que vous n’aurez une coudée franche, que vous n’aurez pas les mains libres. Nous, nous prônons le contraire, vous avez la main de tout le Peuple de Guinée avec vous, donc vous avez la Main d’Allah. Il faut savoir l’utiliser. Tout dépendra de vous. Si ça marche c’est vous, si ça ne marche pas c’est vous. Nous n’accuserons personne en cas de faillite, nous n’accuserons que vous. Que cela soit clair et net.
Général Lansana CONTE est déjà connu du public guinéen, c’est un président incapable, rongé et fini par la maladie. C’est vous qui restez à découvrir. Dieu Le Tout Puissant Allah (Qu’Il Soit Loué et Exalté) dit dans le Saint Coran: «… En vérité, Dieu ne change rien en un Peuple tant qu’il ne change rien en lui-même» Verset 11 Chapitre XXIII le Tonnerre – Surat Ar-Ra’d. Les Chrétiens disent: « Aide-toi, le Ciel t’aidera ».
En ce mois de Janvier 2007 le Peuple Laborieux de Guinée a décidé le changement, il a demandé comme un seul Homme le départ du Général Lansana CONTE, il l’obtiendra grâce à la volonté de Dieu.
Lansana CONTE et son Armée ne pourront rien contre cette volonté populaire, même s’ils usent la bombe atomique contre les manifestants, le changement se fera et l’ère CONTE appartiendra au passé. Le dernier mot revient toujours au Peuple.
En clair, pour nous les Sans Voix, vous avez tout le pouvoir qu’il vous faut pour mener à bien les reformes nécessaires pour donner le bonheur au Peuple Martyr de Guinée.
Tout est maintenant question de courage politique, de volonté politique, d’abnégation et de rigueur. Si vous ne pouvez pas, alors démissionnez, retournez là où vous étiez. Il n’est jamais trop tard, n’en doutez pas d’autres guinéens peuvent faire à votre place.
Monsieur le Premier Ministre, l’heure n’est pas à rendre hommage à Lansana CONTE et à sa femme Henriette CONTE.
D’ailleurs pourquoi rendre hommage à Henriette CONTE qui a laissé son mari Général Lansana CONTE massacrer l’économie Guinéenne pendant ses 23 ans de règne sans partage? Le premier conseiller d’un homme n’est-il son épouse? Pourquoi Henriette n’a-t-elle pas conseillé son mari pendant qu’il était encore temps?
‘‘Mieux vaut prévenir que de guérir’’ a dit Hippocrate. Maintenant que tout est au rouge, les populations n’en veulent plus… Pour les Sans Voix, Madame Henriette CONTE ne mérite aucune attention particulière, elle est aussi responsable que son mari Général Lansana CONTE dans le débâcle guinéen.
De grâce il ne faut pas que les gens noient les choses. La féliciter ou la remercier de sa soi disant ‘‘implication personnelle’’ dans la résolution de la crise sociale que traverse la Guinée est une aberration pure et simple. J’en passe.
Nous devons plutôt rendre hommage aux Forces Vives de la Nation , surtout aux jeunes et aux femmes qui ont accepté de mourir devant les baïonnettes et canons des forces du mal à la solde du Général Lansana CONTE et de son Clan.
C’est grâce à elles aujourd’hui que nous parlons de poste de Premier Ministre Chef du Gouvernement. Monsieur le Premier Ministre, il ne faut jamais l’oublier. Les Sans Voix vous voient bien sillonner les lieux comme les Bambeto, Hamdalaye, Kosa, etc. pour féliciter et remercier tous ceux qui se sont mobilisés pour réclamer le changement en Guinée.
Monsieur le Premier Ministre, l’heure n’est plus à la diplomatie, ni au flottement. C’est l’heure d’aller directement au but, sans contour. C’est l’heure de dire la vérité à tout le monde et de passer aux actes sans démagogie. Monsieur le Premier Ministre, il est à retenir que les Colonel Diarra TRAORE, Sidya TOURE, Lamine SIDIME, Louncény François FALL, Cellou Dalein DIALLO ont été successivement Premier Ministre par la seule volonté du Général Lansana CONTE, mais vous, Lansana KOUYATE, vous êtes Premier Ministre Chef du Gouvernement par la volonté du Peuple de Guinée.
A cet effet vous n’avez rien à craindre et vous ne devez pas hésiter non plus. Vous ne sauriez être entre le marteau et l’enclume, vous êtes le marteau dans la main du Peuple de Guinée, en mission commandée. C’est lui que vous devriez chercher à satisfaire. Vous devez choisir entre le Clan CONTE et le Peuple de Guinée. Jamais vous ne pouvez satisfaire les deux à la fois.
Par conséquent deux voies s’offrent à vous: servir le clan CONTE, en ce moment vous ferez inexorablement dos au Peuple de Guinée, votre mission n’aura rien servi, ce qui est une trahison; vous choisissez le Peuple de Guinée, dans ce cas vous mettez l’intérêt supérieur de la Nation au dessus de tout. C’est cela dont les Sans Voix vous demandent.
Monsieur le Premier Ministre, il est aussi l’heure de la transparence et de la vérité des chiffres dans nos Caisses. Dire seulement les caisses sont vides ne suffit plus. Les Sans Voix veulent connaître, dans la mesure du possible, les réalités de nos Caisses en chiffres. C'est-à-dire combien vous avez trouvé exactement dans les caisses de l’Etat, quelle est la dette extérieure de la Guinée , la dette intérieure, la liste des gens qui doivent effectivement à l’Etat guinéen, sans oublier les grands dossiers de détournements qui dorment encore dans les tiroirs, combien rapportent nos compagnies minières et nos entreprises de pêche, etc. etc.?
Nous pensons que vous nous écouterez et nous satisferez dans ce domaine dans un délai record. Le Général Lansana CONTE aime dire souvent que c’est Dieu qui lui a donné le pouvoir. Qu’à cela ne tienne. Mais Dieu ne recommande pas à quelqu’un de faire du mal à son semblable une fois au pouvoir; de faire de la dictature, de la corruption et des détournements des deniers publics une fois au pouvoir. Dieu interdit tout cela avec vigueur dans le Saint Coran.
C’est pourquoi dans une Lettre Ouverte que nous lui avons adressée, nous avons ce qui suit: ‘‘Comme tous les autres guinéens, vous êtes notre Président, vous présidez à nos destinées. Par voie de conséquence nous avons le droit de vous interpeller, et vous avez le sacré devoir de nous écouter. Car Dieu qui vous a donné le pouvoir dit dans le Saint Coran, nous Le citons : « ... Et pour ceux qui répondent à leur Seigneur et établissent l’Office, et dont l’affaire est l’objet de consultation entre eux, et qui font largesse sur ce que Nous leur attribuons... » Verset 38 Chapitre 42 La Consultation Suratul’Ash’shurà. Important verset pour mettre en relief les traits caractéristiques de l’ISLAM : c’est la consultation « entre eux » c’est à dire la participation aux décisions concernant la Communauté qui est la base fondamentale du système de gouvernement envisagé par Dieu Le Tout Puissant Allah dans Son Saint Livre: Le Coran.
On notera que croire en Dieu Unique et célébrer les Offices sont conjugués avec les Consultations Publiques (Débats sous l’arbre à palabre, consultations électorales, consensus national etc.) qui sont aussi le Fondement même de la Démocratie. Voilà la conception de Dieu sur le pouvoir public qu’il vous a confié pour nous gouverner. Pourtant vous dites à tout moment que c’est Dieu qui vous a donné le pouvoir, et que vous ne dialoguez avec personne... Jugez-vous en, vous même!
Si c’est vrai comme vous le dites, que c’est Dieu qui vous a donné effectivement le pouvoir, alors faites ce que Dieu vous recommande de faire pour être dans Ses Grâces dans ce bas monde et dans l’Au-delà. Si vous êtes un vrai musulman, c'est-à-dire un vrai prince de la paix.
Vos membres de la Ligue Islamique Guinéenne vous ont-ils expliqué honnêtement ce passage important dans Le Saint Coran? Or le Prophète Mohamed (PBSL) a dit: «Ayez pitié des gens qui sont aux postes de commandement». Quand ses compagnons Lui ont posé la question de savoir le comment, Il leur a répondu : «en leur disant la vérité, rien que la vérité».’’ Extrait de la Lettre Ouverte au Général Lansana CONTE en date du 25 Juin 2004.
Dieu parle dans le Saint Coran de la Démocratie et du Dialogue, mais Lansana CONTE est allergique à tous ces deux préceptes. Il dit souvent qu’il est le seul souverain et que le pouvoir ne se partage pas. Il est un homme égal à lui-même, il est fermé au dialogue. Ce n’est pas pour rien que les gens exigent encore son départ.
Le malheur est qu’il se plait dans la médiocrité et dans la confusion. Il faudrait en tenir compte. Nous savons bien que le Général Lansana CONTE est l’un de vos oncles maternels, peu importe. Respectez le comme tel, mais ne l’obéissez pas et ne faites pas sa politique, car sa politique est dévastatrice et prédatrice.
Faites la politique du Peuple de Guinée. Ce que vous devez faire dans l’intérêt des populations vous pouvez l’expliquez à titre d’information, mais pas pour demander son avis.
Le Peuple de Guinée n’a pas besoin de l’avis du Général Lansana CONTE et de son Clan. Il faudrait aussi en tenir compte. S’il essaie de vous créer des problèmes, ne le couvrez pas, dénoncez le à temps, le Peuple tranchera. Il y a la presse nationale et privée, à travers laquelle vous pouvez expliquer à l’opinion publique. Si vous ne le faites pas, vous serez coupable devant le Peuple de Guinée. Vous devez être ouvert au Dialogue avec toutes les composantes de la Nation. Soyez surtout accessible au grand public par téléphone, par voie postale, par courrier électronique, etc. surtout pour écouter et connaître l’opinion du maximum de citoyens. Les Syndicats et la Société Civile sont des partenaires sociaux.
Votre référence d’avec eux est le protocole d’accord et la feuille de route, déjà à votre bureau. Vous devez continuer à dialoguer avec eux pour le bien-être de nos populations. Les partis politiques, n’allez pas loin avec eux, ils ont trop à dire pour rien et ne conjuguent pas souvent les mêmes verbes. Ils sont une cinquantaine. Vous ne devez pas les intéresser à votre cabinet, car à notre avis le gouvernement que vous aurez charge de conduire doit être constitué de technocrates neutres sans aucune ambition politique.
Votre équipe doit être à l’abri des interférences inutiles, des tiraillements internes et des luttes politiciennes. Seulement il faudrait préparer avec les formations politiques les conditions des élections libres et transparentes, même si certains partis politiques n’en veulent pas.
Ainsi chaque formation politique connaîtra son poids réel sur l’échiquier politique national. Tant mieux. Les Forces Armées Guinéennes sont nos compagnons de lutte, les militaires sont des citoyens comme nous. D’abord, nous vous disons tout de suite que nous sommes surpris, nous avons parcouru la composition de votre prochain Cabinet, parmi les 22 postes ministériels il n’y a pas le Ministère de la Défense. Nous ne savons pas le pourquoi.
Nous, nous estimons que Général Lansana CONTE est bien le commandant en chef des forces armées guinéennes, mais le Ministère de la Défense relève du Gouvernement, donc de vous en tant que Premier Ministre Chef du Gouvernement.
Nous espérons que vous reviendrez sur la question. Notre Armée Nationale doit être rajeunie, restructurée, débarrassée de la vieille garde, pour qu’émergent les jeunes officiers qui sont souvent des grands intellectuels ayant suivi des formations requises dignes d’une Armée moderne, républicaine, plus opérationnelle surtout respectueuse des Droits de l’Homme.
Tout doit être mis en œuvre pour améliorer les conditions de vie de nos militaires afin qu’ils cessent de piller, de rançonner les paisibles citoyens et de faire d’autres pratiques honteuses. Ils sont avant tout des citoyens, ils ont des droits et des devoirs vis-à-vis de nous et de la Nation. Il faudrait leur faire comprendre tout cela.
Le Général Kerfalla CAMARA et consorts, ayant presque 50 ans de service, doivent être retraités. Ce sont eux qui gonflent les dépenses militaires pour détourner après et vivre sur le dos des jeunes militaires qui souffrent comme les autres couches de nos populations. La vieille hiérarchie supérieure de l’Armée est aussi corrompue que les membres du gouvernement. Il y a lieu d’assainir les finances, à commencer par le Ministère de la Défense.
Déjà le Général Lansana CONTE vient de procéder unilatéralement à l’augmentation des militaires sans vous consulter. Est-ce pour récompenser des militaires du service rendu pendant la Grève ou pour vous opposer à eux?
Dans tous les cas il faudrait méditer sur cet acte pernicieux du Vieux Général et prendre des dispositions qui s’imposent. Nous vous intimons aussi d’œuvrer à ce qu’il y ait une commission d’enquête indépendante internationale pour faire toute la lumière sur des tueries qui ont émaillé les manifestations en ces derniers temps.
Pourquoi pas durant tout le règne du Général Lansana CONTE, soit depuis Avril 1984? Il faut que les auteurs de ces tueries sachent que la vie du citoyen est sacrée. L’impunité doit être bannie en Guinée.
Monsieur le Premier Ministre, la balle est dans votre camp, à vous de jouer. Le Peuple Martyr de Guinée vous observe, les Sans Voix aussi.
Que Dieu Le Tout Puissant Allah vous élucide et guide vos pas! Mountagha s/c Amina!
Egalité – Patriotisme – Fraternité
Dakar, le 14 Mars 2007 Mountagha Baldé
Particulier
email : mountmane@hotmail.com
Guinée: Le sommet de la bêtise humaine avait atteint son paroxysme
Où sont les balances pour peser les chagrins des peuples meurtris, et les trébuchets pour jauger les culpabilités. En tout état de cause, la guinée aujourd'hui est un pays assez banal, extrêmement moite, dont seul le courage et l´espoir évoquent avec dignité le destin de ses populations- cette banalisation de la vie dans ce pays reprend tout de suite le meilleur sur la "mort" à la quelle elle est confrontée.
C'est un champs de ruine chaotique, à l'image Hiroshima et Nagasaki. Il ne fallait pas regarder de trop loin pour répondre aux interrogations de Albert Camus: une question toujours d'actualité<< Comment se forger un art de vivre dans un pays pareil>> Peut être c'est ce qui explique leur soulèvement, on ne saurait leur donner tort puisqu’une fois levées le rideau de la politesse; il faut observer le sable mouvant des argumentations, celles de prendre la population comme une cible facile.
Ces gens ne souhaitent plus supporter les sévices et la pauvreté, inquiètent devant les comportements militaro-idéologiques de leurs dirigeants. L'état dans son élan de puissance doit y réfléchir. Aujourd'hui quand on réfléchi sur le vécu de ces populations, leur quotidien, leur souffrance, vous êtes positionnés vis-à-vis de la situation-et en ce moment que fait les autorités? Elle mène une véritable politique de<>contre une population qui demande protection et survie. Combien de temps faut il attendre pour comprendre que ces gens sont dans un<>.
Quand les choses ne sont pas faites correctement, elles engendrent ce qu'on appelle la haine et la violence. Les impunités, les frustrations, s'accumulent et débouchent sur des scènes de guerre et de guérilla comme celles enregistrées lors des récentes émeutes. La tragédie est bien en marche dans cette contrée de l'Afrique de l´Ouest si aucune disposition n´est prise; nullement de faire une apologie de la violence ou un cautionnement de ces actes de vandalisme perpétré dans les courants des évènements; mais on ne répond pas à une manifestation légale par des représailles. Et comme cela ne suffit pas, le président enfonce le clou pour justifier son acte en instaurant un état de siège et la traque des citoyens.
On a pas besoin d'autorisation pour faire ce que l'on doit aux peuples de Guinée. Le droit et la liberté sont invulnérables aux baïonnettes et aux canons: - tirez ce pays du sous développement et de l´obscurantisme est un devoir sacré pour tout être humain qui dispose de son droit à bien vivre, on peut le tuer! Un autre prendra la relève et l´histoire l´acquittera.
Seule l´apocalypse pourra empêcher un peuple de s'exprimer. Ainsi on se pose la question jusqu'où un dirigeant peut-il se retourner contre sa propre société et lui ôter la vie? Face à la crise institutionnelle et économique que traverse la Guinée , il est de notre devoir, toutes sensibilités confondues de se poser la question: Y A T'IL UNE VIE APRES LA DICTATURE ? Oui dirait-on, et ce cas de figure se matérialise dans une partie de l´Afrique, Conakry, aujourd'hui simple illusion parfois même un mirage, elle était il y a quelques temps plus proches encore confinée dans le bruit saccadé des bottes et le crépitement des balles comme pour dire que le sommet de la bêtise humaine n'a pas atteint son paroxysme. Aux politiciens, on pourrait se contenter d'un médiocre ministre et peu soucieux de la vie de ces citoyens, sans se montrer au surplus mauvais perdant, et accepté de ses supérieurs sans que cela ne dérange personne.
Le ton lui-même traduit le manque de calme et de sérénité des autorités face à cette crise. Il est loisible à toute personne aujourd'hui de venir voir en Guinée la "popularité" du président et de ses sbires depuis le début de la crise et la nomination d´un Premier ministre de consensus national in situ. Devant les floraisons d'allégations mensongères et les affabulations sur cette période creuse et les derniers rapports sur les tueries du 22 janvier 2007, marquent le point de rupture entre une volonté populaire et une autorité qui a perdu toute crédibilité. Prête en découdre avec les forces de l'ordre, au prix de leur vie, la population en masse, après les actes de vandalismes enregistrés dans les localités de la guinée, lance un signal fort au régime de Conakry pour un changement définitif.
Le peuple de Guinée vient de loin, depuis les 26 ans du parti-état du feu Président Sékou Touré et les règnes impériales du Général Lansana Conté, tout indique dans ce pays rien ne sera plus comme avant. Le régime de Conakry ne voit pas plus loin que le bout de son nez, obnubilé par les fastes du pouvoir et l'argent du contribuable, qui au lieu de profiter des retombés économiques que génèrent ses industries, s'appauvrit cruellement dans un pays riche.
En attendant avec retenu et conviction le nouveau gouvernement de Monsieur Lansana Kouyaté, Ce peuple ne veut plus de promesse et prend bien note que les serments en politiques prouvent toujours leurs inconstances. Et comme le dirait l'autre.
Les Africains sincères et patriotes sont déchirés dans leur chair en constatant chaque jour l’impunité qui entoure pleinement les actes ignobles commis en Guinée. Un président de la République impotent qui maintient dans la servitude, grâce à ses réseaux familiaux et mafiosi, tout un peuple. Lansana Conté pense que la Guinée est sa propriété personnelle. Pitoyable situation que vivent les Guinéens depuis l’accession de leur pays à l’indépendance. D’abord entre les mains d’un Sékou Touré plongé en plein dans une mégalomanie maladive, ils (les Guinéens) ont expérimenté la dure réalité de la dictature avec les images dramatiques des corps pendus en plein Conakry où des hommes, parce que pensant autrement que le « dirigeant bien-aimé, père de la nation », gisaient jusqu’à ce que mort s’ensuive dans les geôles sordides des camps militaires.
Le monde a vécu en direct la pendaison de Diallo Telly, pourtant ex-secrétaire général de l’OUA, ex-ministre des Affaires Etrangères de la Guinée. Il lui était reproché le délit de popularité. Le fait ignoble fut accompli sans que la communauté africaine ne s’indignât et ne protestât. Seuls les membres des mouvements de gauche osèrent dénoncer les violations des Droits de l’Homme commis par un Sékou Touré au summum de sa tyrannie. Avec Diallo Telly, ils étaient nombreux ces hommes et ces femmes lâchement tués par le régime sanguinaire de Sékou Touré avec la complicité active, parce que silencieuse, de la communauté africaine (je ne parle pas des indignations de salon).
Le drame continue aujourd’hui en prenant les traits d’un Lansana Conté dont l’incapacité à gouverner ne fait aucun doute. Cloîtré depuis de nombreuses années dans son village, Lansana Conté gouverne par personnes interposées. Pour sa réélection, il a voté à bord de sa voiture. Le bureau de vote, par essence immobile, s’est agenouillé devant le président. Lansana Conté libère qui il veut malgré l’autorité de la chose jugée. En réaction aux demandes légales des syndicats, Lansana Conté décrète l’état d’urgence et le couvre-feu et donne tous les pouvoirs chef d’Etat Major des Armées, le général Kerfalla Camara. Le couvre-feu imposé à la population permet aux forces armées d’arrêter, en toute impunité, opposants, journalistes, d’incendier des stations radiophoniques et de faire des perquisitions dans les demeures ou bureaux de toute personne dont l’activité menace la sécurité publique de la Guinée. La Guinée vit un traumatisme. Traumatisme exacerbé par un régime qui se base sur le pur népotisme, la corruption, la mauvaise gestion des affaires publiques et privées et l’inconscience pour gouverner un pays. Autant dire que le régime de Conté a déstructuré l’Etat, créant de ce fait un vide institutionnel qui lui réussit car lui permettant de gouverner dans la terreur. Le régime de Conté ressemble à celui de Big Brother, ce sujet romanesque de 1984. Conté exerce le pouvoir dans l’anonymat le plus complet. Malade, reclus, Lansana Conté fonctionne sous le mode de la présence de l’absence. « Il est présent parce qu’absent ». Figure emblématique de l’anonymat et de l’absence. Et c’est en cette absence que la terreur se déroule dans les rues de Conakry dans l’impunité la plus totale.
Peuple uni et solidaire d’Afrique, dans la proche Guinée, on tue, on emprisonne, on séquestre, on viole dans mosquées et églises, on foule aux pieds les symboles de l’humanité, on s’en fout des droits les plus élémentaires. Pendant ce temps, la communauté africaine s’agrippe sur les bretelles des médias et des instances occidentaux pour pousser un souffle inaudible d’indignation. Hélas encore l’Afrique est absente du champ de l’indignation responsable et de la force de proposition. Encore devons-nous attendre des chancelleries occidentales, de (Bruxelles, Washington, Paris, Londres, Montréal ou de Bonn) la résolution de nos problèmes. Et pourtant, depuis le sommet de Syrte, la communauté africaine œuvre pour l’unité politique ; En a-t-elle les moyens politiques et économiques ?
De l’OUA à l’UA, encore de la responsabilité.
La mutation institutionnelle de l’OUA en UA doit se faire ressentir au niveau de l’éthique
de la responsabilité. L’Union africaine (UA) est une organisation d’États africains, fondée en juillet 2002. Elle a succédé à l’Organisation de l’unité africaine (OUA).
Créée à l’image de l’Union européenne, ses buts sont d’œuvrer pour la promotion de la démocratie, des droits de l’homme et du développement à travers l’Afrique. Les organes de l’UA sont :
La Conférence : organe décisionnel de l’Union, c’est la réunion des chefs d’État et de gouvernement une fois l’an,
Le Conseil exécutif
La Commission , dont le président actuel est Alpha Oumar Konaré, ancien président du Mali
La Cour de justice
Le Parlement panafricain, avec un rôle consultatif décidé en mars 2004, il a ouvert ses portes en septembre 2004 en Afrique du Sud.
Le Comité des représentants permanents
Les Comités techniques spécialisés
Le Conseil économique, social et culturel
Les institutions financières
Le Conseil de Paix et de Sécurité (CPS)
L’UA ne doit pas être un espace dévolu aux seuls discours diplomatiques et aseptisés que les chefs d’Etat ou de gouvernements servent chaque année pour se donner bonne conscience. Elle doit montrer la pleine maturité des Africains dans la prise en charge effective des problèmes que traversent le continent. Les mécanismes actuels de l’UA, dans le domaine du respect des droits de l’homme (mécanisme d’évaluation des pairs, Cour de justice, Parlement panafricain et Conseil de paix et de sécurité), ont été obsolètes avant même leur mise en activité. Obsolètes, parce que prenant en compte foncièrement les positions subjectives et politiciennes des chefs d’Etat et de gouvernements. Les institutions et mécanismes de l’Union Africaine doivent se poser en toute latitude dans l’espace de la légalité principielle. Ils doivent avoir de plein droit la force coercitive pour imprimer en Afrique, une bonne fois pour toute, la marque de la démocratie et du respect des droits de l’Homme. Pour cette raison impérieuse, l’UA doit adopter le principe de l’ingérence humanitaire pour la protection des populations civiles, victimes de l’aveuglement des politiques. L’UA doit adopter des lois qui fonctionnent en dehors de la prise réelle des dirigeants actuels. La théorie des cercles concentriques avec l’élection d’ensembles sous-régionaux comme la CEDEAO , l’UEMOA avec la monnaie unique, la SACD , etc . devait, selon la position initiale des pères fondateurs conduire à la réalisation de l’Unité Africaine. Force est de reconnaître aujourd’hui que l’Afrique s’éloigne chaque jour davantage de cet objectif. L’UA doit avoir des positions plus intransigeantes par rapport aux violations des Droits de l’Homme. La Cour de justice doit être un organe doté de tous les pouvoirs nécessaires pour contraindre les Etats à respecter pleinement les Droits de l’Homme L’Europe des Droits de l’Homme fut un long processus. Des encyclopédistes à l’Union Européenne. Diderot, Voltaire et tant d’autres combattirent les forces aristocratiques et obscurantistes, d’abord par l’arme de la pensée et ensuite par l’érection de la bourgeoisie. La prise de la Bastille en marquant la découverte du continent de la bourgeoisie et des Droits de l’Homme, symbolise la fin de l’avilissement aristocratique synonyme de non-être parce que l’être humain appartenait à autrui : Roi, Comtes Barons, Ducs. Nous, africains, devons avoir le courage moral et physique de combattre les dictateurs modernes à l’image de Lansana Conté. Un Front Continental Anti Lansana ( Frocal) doit s’ouvrir pour bouter hors de la Guinée Conté et son système.
La CEDEAO et la question de circulation des armes légères
Plus prés, la CEDEAO doit, elle aussi, prendre en charge la question de l’instabilité de la sous-région. L’on a très tôt oublié que la Guinée est bordée par des pays (Sierra Léone, Libéria, Côte d’Ivoire, etc.) qui ont connu ou connaissent encore des troubles sociaux et des guerres civiles. On feint d’ignorer la terrible question de la circulation des armes légères dans l’espace CEDEAO. Mince ! L’on tente de minimiser un problème lancinant qui déborde le simple cadre des frontières guinéennes pour embrasser toute la sous-région ouest africaine. L’Afrique de l’Ouest est assise sur une poudrière. Vérité première au-delà de la cécité manifestée par les autorités de la CEDEAO et de l’UA en leurs réponses molles aux difficultés que traversent les citoyens guinéens.
La résolution de la crise que traverse la Guinée est un impératif dans la mesure où ce pays recèle des potentialités énormes dans le domaine des minerais (or, diamant, bauxite, fer, etc.) sans compter une pluviométrie consistante et un sol arable. À elle seule la Guinée peut être le moteur du développement de l’Afrique de l’Ouest. La juste exploitation de ces richesses est un devoir moral pour tout dirigeant guinéen. Aujourd’hui, ces richesses sont exploitées par des bandes armées qui excellent dans le trafic de la drogue au sein de l’espace obscur et conflictuel des frontières communes avec des pays comme la Sierra Leone et le Libéria. Il y a urgence à agir contre Lansana Conté….
PAR MOUNTAGHA BALDE Informaticien Spécialiste "Dakar - Sénégal"
mountmane@yahoo.fr cet email est protéger contre les robos.
Sénégal : Le Gouvernement ambitionne d’atteindre l’autosuffisance en riz, dans 5 ans
Le gouvernement sénégalais a lancé vendredi un programme d’autosuffisance en riz dans les 5 années à venir.
Ce programme vise, entre autres, à augmenter, de 150.000 à 500.000 tonnes, le volume de la production rizicole dans la vallée du fleuve Sénégal (nord à nord-est), dans la bassin de l’Anambé (sud-est) et en basse-Casamance (sud), a indiqué Farba Senghor, ministre de l’Agriculture, des biocarburants et de la sécurité alimentaire. Pour réussir ce pari, l’Etat mettra gratuitement à la disposition des producteurs, du matériel agricole acquis en Inde, pour une valeur de plus de 13 milliards de francs CFA, dont plus de 4500 motopompes.
« Il y a tout ce qu’il faut pour produire suffisamment de riz dans le pays, et des mesures rigoureuses seront prises pour éviter d’éventuels détournements de ce matériel », a indiqué Farba Senghor.
Pour sa part, un représentant des agriculteurs, Ibrahima Fédior, a estimé que cette initiative du gouvernement permettrait d’atteindre l’autosuffisance alimentaire au Sénégal.
De son côté, Ousmane Ndiaye, membre de l’Union national des commerçants importateurs du Sénégal (UNACOIS) a déploré le comportement des consommateurs sénégalais qui ne veulent pas du riz produit dans le pays. « Il y a un effort de promotion à faire, car les Sénégalais méconnaissent le riz local », a-t-il indiqué.
Selon les experts, le pays de la "Teranga", grand importateur de riz, aurait pu éviter la situation de dépendance pour son approvisionnement dans cette céréale, s’il avait exploité toutes les potentialités agricoles dans la vallée du fleuve Sénégal (1800 km de long).
Principal aliment de grande consommation au Sénégal, le riz ne représente que 20% de la production de céréales dans le pays. Son importation a été libéralisée en 1996 pour plus de 100 milliards de francs CFA de dépense par an.
Dans la partie Nord du pays, sont pourtant disponibles quelque 240.000 hectares de terres, soit la plus grande partie des superficies cultivables dans le bassin de la vallée.
Ces atouts découlent d’un des ouvrages de l’Organisation pour la Mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), regroupant le Mali, la Mauritanie et le Sénégal rejoints depuis deux ans par la Guinée Conakry.Les superficies couvrent 300.000 hectares, dans les trois pays, grâce au barrage anti-sel de Diama (embouchure du fleuve en territoire sénégalais).
L’ouvrage mis en service en 1986 y rend possible la production cérélière, en toutes saisons.
Un des gros obstacles pour la mise en valeur de ces terres se rapporte aux coûts des aménagements, considérés comme largement hors de portée des petits paysans de la vallée.
Autre ouvrage de l’OMVS, le complexe hydroélectrique de Manantali (en territoire malien), actif depuis 1987.
Avec une capacité de production de 800 gigawatts/heure par année, Manantali a vocation à produire de l’énergie pour les pays membres, entre autres fonctions.
Le Fleuve prend sa source au Fouta Djallon, en Guinée, considérée comme le réservoir de l’Afrique de l’Ouest.
ET LA GUINEE ??? NO REVENU !!!
Auteur : Mountagha Baldé
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05.03.2007
Que se passe t-il
Mountagha Baldé l'homme de Fougoumba (une autre génération) pour le changement d'une nouvelle Guinée
mountmane@hotmail.com / mountmane@yahoo.fr
Guinée ou le scénario Togolais
C’est la répétition d’un scénario bien connu en Afrique : La République du Togo au début des années 90. La dictature militaire est au sommet et le peuple Togolais a la cave. La situation explose, des grèves se suivent et succèdent : les syndicats, les élèves et étudiants.
Des villes mortes sont organisées par les partis de l’opposition et par la société civile. L’insurrection accompagnée de massacres et de tueries de simples citoyens vont durée 7 longs mois. La communauté internationale est pointe du doigt, elle va enfin intervenir pour faire arrêter le massacre et surtout pour sauver la sous-region menace d’instabilité.
Le général Eyadema est sous la pression, il accepte un Premier Ministre (PM) de consensus proposé par les partis de l’opposition et la société civile.
Le PM Eden Kodjo est super technocrate sorti de Polytechnique, France et ancien secrétaire général de l’ OUA. A défaut de projet de société, il se fera copté par le clan Eyadema. Apres Kodjo, un autre super Technocrate est place a la Primature lui aussi va virer dans le camp du général. Apres plus d’une décennie, c’est Eyadema fils qui est aujourd’hui président de république du Togo.
En Guinée, nous sommes aujourd’hui dans la phase première du scénario Togolais. Nous avons voulu d’un technocrate et maintenant nous l’avons avec à la clé notre folklore.
Le PM de consensus Lansana Kouyaté débarque à Conakry en fanfare et en tenue de fête après le massacre de centaines d’innocents, et il est toujours en tenue de fête. Des centaines blesses sont couches dans des hôpitaux et n’ont pas reçu la visite de celui sur lequel ils portent tant d’espoir. Il ne faudra peut être pas l’en vouloir pour ce manque de tact, il est technocrate et grand diplomate mais certainement pas humaniste.
Depuis maintenant une semaine, nous ne connaissons qu’un discours du PM Kouyaté : « je remercie Mr le président Lansana Conte de m’avoir choisi parmi 9 millions de Guinéens », « je fera tout pour mériter la confiance du président Lansana Conte ». Du coût Kouyaté semble ignorer le sacrifice du peuple qui est le résultat de cette situation. Il se croit invité à la table à manger du dictateur. Des Guinéens, de grands intellectuels l’envoient et font publier des lettres de félicitation.
Non ! Chers compatriotes Kouyaté n’est pas à féliciter pour la simple raison qu’il n’a encore rien fait. Il a été choisi comme PM dans des circonstances particulières et douloureuses. Il n’est pas la pour prendre sa part du ‘gâteau’ ou de carrière de fonctionnaire, il est sur un chantier a bâtir, nous devons connaitre son plan de construction, autrement dit il doit nous annoncer son projet de société avant la formation de gouvernement.
Mais ! Et nous voila dans le scénario Togolais : Kouyaté dans son discours lors de la passation de service n’a en aucun moment fait allusion a la bonne gouvernance, a la lutte pour la justice et contre l’impunité, aux respect des droits civiques et constitutionnels. Un homme d’Etat aurai ce jour la donné la direction de sa politique générale. Se focaliser encore sur le futur gouvernement du PM est un gymnastique politique inutile. Kouyaté sera comme les PM Togolais sous Eyadema père. Il ne traduira pas en justice les responsables du régime qui ont violé d’une manière ou d’une autre la confiance publique et les droits humains.
Comme l’a si bien dit Ben Daouda Touré, « un visionnaire est plus important dans la vie d’une nation qu’un technocrate »….et grand diplomatique.
Kouyaté ne semble pas être un visionnaire.
Les syndicats et la société civile doivent l’envoyer des maintenant un signal fort le mettant en garde contre toute déviation des accords signés avec le gouvernement.
Sinon bonjour le prochain PM et demain Ousmane Conté.
Ce que Lansana Conté a dit le soir de la folle journée du 22.01.2007
La scène est cocasse mais éloquente. Elle se déroule le 22 Janvier au crépuscule. Alors que Conakry sort d’une sanglante journée, au cours de la quelle des dizaines de manifestants sont tombées sous les balles des forces de l’ordre, un cortège léger encadrant un énorme 8x8 noir Nissan Pathfinder quitte le camp Samory Touré, fend une route déserte en direction du camp Alpha Yaya Diallo. À bord du véhicule ont pris place le chef de l’Etat (Lansana Conté), le chef d’état major (Kerfalla Kanté) et son adjoint (Arafan Camara). Le cortège observe quelques arrêts, le temps que Kerfalla Camara lui-même descend du véhicule pour dégager des pneus brulés et autres barricades érigées sur la chaussée par les manifestants.
Arrive à destination, Conté s’enferme avec les chefs de son armée et la dizaine d’officiers supérieurs du camp Alpha Yaya Diallo. Sans détour, il leur lance, en substance : « Nous ne pouvons plus reculer. Avec tous les morts qu’il y a eus aujourd’hui, le premier opposant qui viendra si le pouvoir tombe va commencer par vous traduire en justice. L’armée doit rester à la tête de ce pays. Sinon, vous pouvez dire adieu à tous vos privilèges .Moi j’en ai fini. Accompagnez-moi pour le reste du chemin. Si vous commettez l’erreur de me lâcher, la communauté internationale va vous imposer un civil et ce sera le début du calvaire.»
Ainsi toute la méthode Conté pour s’assurer de la fidélité de l’armée est là, résumée dans cette conversation. Il a réussi à convaincre ses ex-frères d’armes que leur destin est intimement lié au sien. N’ayant jamais lésiné sur les moyens pour les mettre à l’aise, il martèle que sa chute signifie la fin de leur privilèges et un saut dans l’inconnu. Dans un pays où la corruption des élites, l’isolement économique et l’inflation appauvrissent chaque jour davantage une population à bout de souffle, l’armée continue, elle, de bénéficier d’approvisionnements en denrées de premières nécessités (riz, huile, sucre…) comme à l’époque du régime collectiviste d’Ahmed Sékou Touré.
Mais si les militaires « mangent », tous ne le font pas de la même manière de haut en bas de la hiérarchie. Les hommes du rang subissent les contrecoups de la crise économique, voient leurs soldes laminées par l’inflation en dépit des efforts du pouvoir pour les revaloriser, tandis que les hauts gradés s’enrichissent chaque jour un peu plus. La source de financement, libérée en liquide, jamais comptabilisée de façon exacte dans le budget (officiellement pour des raisons de secret-défense) oscille entre 30 et 40 millions de dollars, irrigue l’état-major, bien sûr, mais également la famille présidentielle et les hommes d’affaires successifs que L. Conté a décidé d’enrichir.
Un seul ministre des finances, Ibrahima Kassory Fofana, a tenté de mettre de l’ordre dans cette nébuleuse. Cette témérité entre autres, lui a valu son poste en Janvier 2000. L. Conté n’a jamais accepté aucun grain de sable dans cette mécanique bien huilée qui lui permet d’acheter l’allégeance des chefs de l’armée. Exerçant lui-même directement des fonctions de ministre de la défense depuis la mutinerie des 2 et 3 février 1996, L. Conté veille en personne sur les troupes, le seul secteur de l’Etat qui le préoccupe vraiment.
Guinée: Et maintenant ?
ANALYSE
5 Mars 2007
Publié sur le web le 5 Mars 2007
Si sa sortie était intervenue dans le contexte de la crise des nerfs qui a été à deux doigts d'entraîner la Guinée dans l'implosion au cours des deux mois écoulés, le film " Il va pleuvoir sur Conakry " du réalisateur guinéen Cheikh Fantamadi Camara, auréolé samedi du prix Rfi (Radio France Internationale) du public au 20e Festival panafricain de cinéma de Ouagadougou (FESPACO), aurait à coup sûr suscité un intérêt particulier.
L'on peut imaginer que nombreux sont ceux qui, tant en Guinée qu'ailleurs dans le monde, auraient soupçonné une certaine allusion de ce documentaire qualifié de drôle à la grève générale illimitée organisée par les deux principales centrales syndicales guinéennes, avec à la clé de fortes implications politiques touchant à la gestion même des affaires publiques par le président Lansana Conté.
Il y a exactement une semaine, pour sauver son pouvoir sérieusement menacé, Lansana Conté a dû se résoudre à nommer un Premier ministre dit de consensus, en la personne de Lansana Kouyaté, conformément à l'accord conclu avec les responsables syndicaux et des représentants de la société civile. Saluée par la communauté internationale, à travers les Nations unies, cette décision du général-président qui symbolise en fait un tournant décisif dans l'évolution du pays, est venue mettre un terme à une crise socio-politique aiguë de sept semaines, marquée par des pertes en vies humaines estimées à quelque 120 personnes suite à la répression. Dès le lendemain, c'est-à-dire mardi dernier, à la faveur de la suspension de grève, le pays est sorti de sa paralysie et a repris à vie, avec le retour des travailleurs à leurs postes de travail et des commerçants dans leurs lieux d'activités.
Nouvelle chance de progrès
C'est jeudi dernier que Lansana Kouyaté a pris ses fonctions de chef du gouvernement, en remplacement de Eugène Camara, nommé seulement le 9 février. Jugé très proche du chef de l'Etat, ce dernier n'a pu bénéficier de l'onction des syndicats qui ont, sans tarder, trouvé en sa nomination un prétexte à la réactivation de leur grève. Sans pour autant apparaître comme un homme providentiel, son successeur jouit d'un capital prestige auprès de l'opinion nationale guinéenne et charrie de ce fait des espoirs d'un renouveau, synonyme de l'amélioration des conditions de vie des populations.
Agé de 56 ans, Lansana Kouyaté est un diplomate réputé bon négociateur. Mais, suffit-il de ces qualités pour penser qu'il peut, par un coup de baguette magique, transformer la Guinée pour en faire un pays sans pauvreté, et sans malgouvernance institutionnelle et financière ? C'est une tâche immense comparable aux travaux d'Hercule. D'ailleurs, malgré les attentes du peuple, le nouveau Premier ministre lui-même, qui devra composer avec un président qui n'entend pas jouer les seconds rôles, ne se fait guère d'illusions. " Je sais que la cicatrisation des plaies se fera graduellement, je sais que le temps est l'indispensable matériel qu'il faut pour cimenter l'unité nationale et l'unité sociale de notre pays ", a-t-il déclaré dans son discours d'investiture. Il a lancé un appel aux Guinéens pour qu'ils redoublent d'efforts au sortir de la crise " afin de donner à notre pays une nouvelle chance de progrès ".
Tension, violence, affrontement : Que se passe t-il à Télémelé ?
Ce qui se passe à Télémelé est grave. Des villages incendiés, des citoyens attaqués, blessés, tués. Des femmes violées. L’horreur est indescriptible. Certains témoignages n’hésitent pas à parler de rébellion d’une partie de la population qui se livre à toutes sortes d’exactions sur une autre.
« Il y a une véritable rébellion qui sévit actuellement à Télémelé. Le leader, un certain Bachirou, financé par Diogo Bah, fonctionnaire à Conakry. Bachirou, le leader de cette rébellion a fait ses études Coraniques à Banjul », affirme à aminata.com, Amadou Bagadiou Diallo Boussoura Bowe.
Et de préciser : « Il a réuni un groupe d’étudiants en théologie, pour dire que le système d’étude théologique du Foutah n’est pas adéquat à sa formation et qu’il faut le changer. Même si pour cela, faut-il utiliser la violence. Il veut instaurer un système propre à lui ».
Pour la petite histoire, la ville de Télémelé, réputée être une grande cité théologique où, de toute la sous-région ouest-africaine voire d’ailleurs, les gens venaient s’abreuver en savoir islamique et coranique, recevait, il y a plusieurs décennies des Bissau-guinéens.
A Télémelé, les étudiants venus de la Guinée-Bissau sont devenus si nombreux qu’il a fallu trouver une place spéciale pour les loger, compte tenu que les études coraniques prennent plusieurs années.
Au-delà du savoir qu’elle offre au monde musulman d’Afrique, l’hospitalité, la fraternité et la solidarité sont les traits caractéristiques de cette ville cosmopolite de Guinée. Ainsi, à Kompetta (Télémelé), les habitants ont commencé à prêter des terres cultivables aux étudiants Bissau-guinéens, qui ont fini par s’y installer.
Plusieurs témoignages concordants recueillis à Télémelé expliquent que « les récents événements sanglants et meurtriers survenus dans cette localité paisible, sont liés au refus des anciens étudiants Bissau-guinéens, auxquels, les autochtones de la ville avaient prêté ou loué des terrains, de rendre les domaines à leurs propriétaires ».
Contre toute attente, alors que les propriétaires terriens s’attendaient à reprendre leurs biens, une horde de voyous de tous acabits, recrutés par M. Diogo Bah, un fonctionnaire, en service à Conakry, s’attaquent aux propriétaires terriens. Car, ils ont décidé de ne plus rendre les terrains, rapporte l’opinion publique à Télémelé. Les villages, victimes de cette violence aux graves conséquences, ont décidé de porter l’affaire devant la Justice, qui tranchera en faveur des plaignants.
Bilan de la violence
Les dégâts matériels, les blessés et une victime ont été enregistrés à la suite de cette violente attaque. En effet, cases et maisons ont été brûlées, des champs et des greniers détruits. Kadialiou Bayo, l’adjoint au Sous-préfet, qui a été attaqué par les étudiants Bissau-guinéens, a succombé à ses blessures, à l’hôpital régional de Kindia. Même l’Imam du village n’a pas été écarté. Bastonné et violenté, sa jambe a été fracturée. Des citoyens ont été enlevés et séquestrés pendant plusieurs jours. La femme a même été violée, affirme l’entourage de la victime.
Commandités par Diogo Bah, ces actes barbares, qui méritent, à bien d’égards, une punition exemplaire, ont été commis par Thai Bassiru, Adulrahim Bah, Aliou Siyaké, Diogou Missro, Mamadou Jofun, Bocar Kinki, Ousmane Band, Alpha Digon, Lama Bah.
Aux dernières nouvelles, tous ces bras armés de Diogo Bah, ont été arrêtés et transférés à la prison préfectorale de Télémelé.
« C’est lors des manifestations populaires que ces malfrats se sont évadés de la prison, avant de recevoir le montant de trois millions (3.000.000 fg) de la part M. Diogo Bah, afin de repartir dans leur village pour semer la terreur notamment à Dounkiré, Missira, Thiagolbory. Dans ces villages, tout a été brûlé. Le bétail a été volé. 56 cases et trois maison endure ont été incendiées. Dans leur folie destructrice, ils ont brûlé le bâtiment de la sous préfecture et l’hôpital de la localité.
Le Vendredi 2 Février, malgré l’intervention de l’armée dépêchée sur les lieux, 45 militaires au total, ils n’ont rien pu contre la mobilisation de la population de Kompetta, qui a effectué une descente en force dans le village. Cet acte revanchard, d’une population qui n’en peut plus devant la violence des hommes de Dioga Bah, a causé d’importants dégâts matériels. De nombreuses cases ont été brûlées.
Inquiets de cette vive tension sociale qui ébranle Télémelé, les ressortissants de la ville à Conakry ont rencontré dans l’après-midi du Vendredi 2 Février les autorités politique et militaire du pays, en l’occurrence, le Ministre d’état aux affaires intérieures, Elhadj Moussa Solano et le général de corps d’armée, Kerfalla Camara, auxquels ils ont exposé la situation explosive qui prévaut à Télémelé.
L’heure est grave. Comme une épée de Damoclès, le danger de nouvelles violences, d’éventuels affrontements menacent toujours. En dehors des promesses qui ont été faites par les deux hauts responsables, Télémelé qui attend une résolution rapide, efficace et définitive de cette grave crise, est toujours dans l’expectative. L’insécurité la plus totale.
A suivre
Primature-passation de service : Discours du Premier Ministre, Lansana Kouyaté
Le jeudi 1er Mars, une date qui rappelle la création de la monnaie nationale, Lansana Kouyaté a succédé à Eugène Camara. Cette cérémonie de passation de service qui a eu lieu au palais Sèkhutureya, abritant désormais le siège de la primature, a été marquée par un important discours, prononcé par le nouveau Premier Ministre guinéen, dont voici la teneur :
"Depuis bientôt 12 mois, notre pays a connu des tumultes et des dommages. Nous en sommes au point où les angoisses, les frayeurs sont en train de s'estomper. Mais mes premiers mots seront d'avoir une pensée pieuse pour toutes celles et tous ceux, filles et fils de Guinée qui ont perdu leur vie durant ces moments tumultueux. Tous ceux qui ont été blessés dans leur chair ou au travers de leurs biens matériels.
Je voudrais rendre grâce à Allah le Tout-Puissant d'avoir après tant de remous, apaisé les cœurs et les esprits.
Je voudrais remercier du fond du cœur le Président de la République , Chef de l'Etat, le général Lansana Conté qui a bien voulu parmi les 4 sélectionnés parmi 9 millions de Guinéens, qui a bien voulu, dis-je, m'accorder le privilège de sa confiance en me donnant une charge qui est la sienne, la nôtre.
Je sais que la cicatrisation des plaies se fera graduellement. Je sais que le temps est l'indispensable matériel qu'il faut pour cimenter l'unité nationale et l'unité sociale de notre pays.
Tous ceux et toutes celles qui ont fourni des efforts connus ou inconnus devraient trouver ici l'expression de mes félicitations et de mes remerciements. Je suis un des vôtres, la charge que vous m'avez donnée, je ne saurais la supporter seul. Aucune personne ne pourra le supporter seul. Je suis le produit que vous avez fabriqué depuis les jours où j'ai commencé ici mes études secondaires jusqu'à mes études universitaires ; depuis le jour où, mettant les pieds à l'étrier, j'ai commencé avec vous dans la fonction publique guinéenne.
A l'extérieur, j'ai toujours considéré que je représentais beaucoup plus mon pays parce que, aucune de mes promotions n'a été obtenue sans l'aval de mon gouvernement. Sans l'aval du Chef de l'Etat.
Je voudrais le dire, pour simplement vous indiquer que la tâche est la vôtre. Aucune société n'est condamnée au sous-développement, aucune société n'est condamnée à la pauvreté, mais nous devons puiser dans le tréfonds de nos potentialités pour trouver les voies de donner à la Guinée et aux Guinéens le bien-être et le mieux-être auxquels ils aspirent.
Nous avons besoin pour cela de réconciliation, nous avons besoin d'apaisement, nous avons même besoin de symbiose. La Guinée , comme tout pays au monde, a ses particularités ; faisons de ces particularités une potentialité en Guinée. La Guinée partage avec le reste du monde les valeurs qui sont les valeurs humaines de protection des droits humains, de défense des droits de l'homme.
Ces valeurs, nous devons continuer à les renforcer. Mais il ne saurait y avoir de développement et de sortie de crise qu'en essayant de faire notre propre critique pour savoir individuellement quelle est notre faiblesse, celle qui a conduit à participer à tout ce que nous avons connu comme étant absolument grave pour la Nation. Le mal guinéen est connu de tous les Guinéens. Mais souvent il arrive que, à titre individuel, personne ne se sente responsable.
Nous devons donc, en créant la paix, et je suis convaincu qu'il ne peut y avoir de paix sans justice.
Je suis absolument convaincu qu'il ne peut y avoir de paix sans justice qui donne à chaque citoyen le droit de revendiquer ses droits et je suis absolument aussi certain que l'atmosphère que j'ai trouvée ici est le fruit de cette prise de conscience.
Je suis venu probablement, les moments les plus difficiles étaient passés, le mérite revient à tous ceux et toutes celles qui se sont impliqués.
Je pense particulièrement aux mouvements syndicaux, je pense à la Société Civile , je pense aux Institutions Républicaines, je pense aux autorités religieuses de ce pays, je pense à la Première Dame de la République , je pense au Président de la République , Chef de l'Etat.
Tous ceux que je n'ai pas cités et qui ont d'une manière ou d'une autre donné leur part de contribution doivent se sentir concernés par ces remerciements.
Monsieur le Premier ministre,
Je sais que vous avez été au cœur de ce tumulte. Je ne veux pas vous idéaliser aujourd'hui dans l'émotion de cette cérémonie, au-delà de ce que vous avez joué comme rôle dans la réalité. Mais soyez sûr qu'il arrive dans l'histoire des Nations comme l'histoire des hommes que l'on se sente entraîné par le destin qui nous place, selon sa guise à telle ou telle place.
Je crois que vous y avez fait face avec sérénité, vous y avez fait face aussi avec foi et c'est cette même foi qui vous guide.
Je voudrais vous exprimer mes vives félicitations pour avoir été confronté à tout ce tumulte et je crois que dans les mois et années à venir, nos amers souvenirs se transformeront en de doux souvenirs, parce que, quand on passe des épreuves, le temps est une magie qui vous fait rire de tout ce que vous avez eu comme angoisse.
C'est par ces mots et encore une fois par les remerciements, que je vous adresse à toutes et à tous, que je termine en implorant le bon Dieu qu'il nous éclaire et qu'il fasse que notre pays soit
contemporain de son présent, un présent de combat pour maintenir et probablement promouvoir encore mieux nos valeurs qui sont les valeurs qui nous sont chères, mais aussi pour être en parfaite adéquation avec le monde qui nous entoure : la sous-région, la région et le monde entier.
C'est par ces mots, Monsieur le ministre, que je termine en vous disant, merci".
Tension dans les casernes-rejet des salaires de Février : A quoi joue l’état major des armées ?
En lieu et place d’une réponse satisfaisante, l’état major général a opté pour la confusion, une méthode récurrente, mais évidente, de refuser d’accéder à la revendication des soldats : le bulletin rouge, voté il y a dix ans par l’Assemblée Nationale.
En effet, par une décision n° 0110/CRG/MDL/EMGA/07, intitulée : "rappel de l’équivalence des grades" dont la date n’a pas été mentionnée, rendue publique Samedi 3 Mars, le général de corps d’armée, Kerfalla Camara, se lance dans une explication mensongère, cousue de fil blanc, visant à se dérober de l’épineux sujet de l’amélioration des conditions de vie exigée par les soldats, à travers une comparaison qui est tout, sauf vraie.
"Etant entendu que la catégorie des militaires de rangs n’existe pas au sein de la police, il est rappelé au personnel militaire de tous corps que le grade de brigadier de police correspond au sergent dans l’armée. Le grade de brigadier chef de police, correspond à celui de sergent chef, ainsi que le grade de commandant à la police correspond à celui de commandant dans l’armée", déclare le chef d’état major général des armées.
Selon les spécialistes des questions militaires, c’est une décision qui en dit long sur la médiocrité de l’institution dirigeante de l’armée guinéenne. Car, la police et l’armée sont deux causes différentes. Un policier est un paramilitaire, appartenant au ministère de la sécurité. Alors qu’un fantassin, un marin, un gendarme… est un militaire, rattaché au ministère de la défense nationale. La police et l’armée sont deux institutions diamétralement opposées, qui ne sont pas régies par le même statut.
De ce point de vue, il n’y a aucune équivalence de grade entre un policier et un militaire. Aucune ! Encore une fois, la police relève de la sécurité, l’aviation militaire, la gendarmerie, la marine, l’armée de terre relèvent du ministère de la Défense Nationale. Alors, à quoi joue le général Kerfalla Camara ?
De nombreux témoignages concordants affirment que la démarche de l’état major général est absurde, empreinte de mauvaise foi, d’absence de volonté, doublée d’une mythomanie qui saute aux yeux.
Ceci dit, quel est le grade qu’un brigadier de la police porterait, si il décidait de changer de corps, en rejoignant une institution quelconque de l’armée ?
C’est pourquoi, en Guinée, parler de l’armée au pouvoir serait faire du tort à l’immense majorité des troupes confrontées à la misère quotidienne, aux conséquences incalculables sur les soldats ainsi que leurs nombreuses familles, remarque un fin connaisseur de l'institution militaire.
En dehors d’une minorité de privilégiés, appelés la vieille garde, avec près de 50 ans de service, une bande de copains, exerçant le haut commandement, jouissant de tous les privilèges matériels et financiers, tout le reste du personnel militaire survit, généralement, grâce à leurs épouses qui vendent des colas, des poissons, des feuilles de patate ou de manioc…, le salaire du mari étant dérisoire, incapable de couvrir le loyer mensuel, le coût exorbitant de transport, la prise en charge sanitaire et scolaire des enfants, les dépenses alimentaires de la familles et autres cas imprévus.
Privée de la dotation de riz, de solde conséquente, l’écrasante majorité des soldats, exclue du ravitaillement militaire, achète le céréale (riz) le plus prisé du pays sur le marché à l’instar de leurs compatriotes civils.
Pire, le treillis ou la tenue militaire est à la charge du soldat, qui peut rester de longues années, sans recevoir une seule de la part des autorités militaires. Pour s’habiller, les Républicains sont obligés de prélever dans leurs maigres salaires, pour acheter les mètres de tissus sur le marché, nécessaires à confectionner une tenue.
Quant aux transports mensuels, le passage de 3000 à 30000 francs guinéens, suite au décret présidentiel, est insignifiant. Pour cause, la plupart des soldats, faute d’infrastructure disponibles dans les casernes, habitent avec nombreuses familles dans les quartiers populaires où, les loyers exorbitants liés à l’hyper-inflation qui frappe durement le pays, grèvent leur piètre revenu.
Ainsi, pour un militaire en service au camp Almamy Samory Touré, situé à Kaloum, ou au camp Alpha Yaya Diallo dont le domicile se trouve en banlieue notamment Sangoyah, Dabompa, Kissosso, Enta…, cinq allers-retours suffisent, pardon une semaine à épuiser les 30000 francs de transports donnés aux soldats pour tout le mois. Que faire pour rejoindre le service durant les trois semaines restantes ? Calvaire !
Intimidation, menace, défi, mépris…à l’encontre des soldats ? En tous cas, le général Kerfalla Camara a donné l’ordre aux différentes chaînes de commandement de l’armée, de diffuser le plus largement possible cette décision qui, loin d’une note d’information, est un acte de provocation, aggravant la tension dans les casernes, sans répondre à la demande d’amélioration des conditions de vie minables des troupes.
"Les Chefs d’état majors particuliers et commandants de bataillons sont tenus de veiller à la diffusion correcte de la présente décision, qui ne doit souffrir d’aucune ambiguïté", conclut l’article 2 de la décision du chef d’état major général des armées.
Un message clair, qui signifie qu’aucune autre augmentation n’est possible.
A rappeler qu'un brigadier de la police qui touche mensuellement 360000 francs guinéens, est mieux payé qu'un lieutenant de l'armée guinéenne.
Mais, les militaires qui tirent le diable par la queue, l’entendent-ils de cette oreille ? Que va t-il se passer ? Qui de l’état major général interarmes ou des soldats aura le dernier mot ?
Une question demeure : Où vont les 65% du budget de toute la Guinée , consacrés à la défense nationale ?
Quoi qu’il en soit, ce rapport tendu qui offre l’image du choc des extrêmes dans lequel, les soldats forment un bloc, déterminés à sortir de l’ornière de la misère en s’affrontant avec la vieille garde, décidée à garder ses immenses et nombreux privilèges, paraît inévitable. A moins qu’une solution de dernière heure ne soit trouvée.
Exclusive: Déclaration de M.Saïdou DIALLO, Directeur de la Caisse Nationale de la Sécurité Sociale
Lors des négociations du plan de sortie de crise, les syndicats et la société civile m’ont fait l’honneur inespéré, de choisir ma modeste personne parmi neuf millions de Guinéens et de faire figurer mon nom sur la liste des quatre personnes retenues pour assumer, éventuellement, la lourde responsabilité de Premier Ministre, Chef du Gouvernement.
Ce choix a été favorablement accueilli et très largement approuvé par les Guinéens et les Guinéennes. Cette marque de confiance, que j’interprète comme la reconnaissance de qualités que je n’imaginais pas posséder, me place dans une position qui dicte à ma conscience le devoir d’exprimer mes sentiments de sincère gratitude à l’endroit du Peuple de Guinée. Que chacun trouve ici l’expression de mes sincères remerciements.
Ce choix comble de bonheur ma famille et moi-même, mais par-dessus tout, il m’incite et me condamne à me remettre constamment en question et à redoubler d’efforts pour faire en sorte que, dans l’accomplissement quotidien des tâches qui me sont confiées, je ne m’écarte point des règles de bonne conduite qui balisent le chemin de la rigueur et de l’intégrité morale. Aujourd’hui, je prends davantage conscience du fait que des censeurs invisibles et discrets, surveillent avec vigilance, les faits et gestes quotidiens de chacun, dans l’exercice de ses responsabilités.
Par ailleurs, je me réjouis de l’issue heureuse des négociations qui ont permis de sortir le pays de la crise que ses populations ont vécue durant ces semaines caractérisées par une situation infernale, habituellement étrangère à la culture du peuple de Guinée.
Je voudrais, à cet égard, remercier très sincèrement toutes les bonnes volontés qui se sont impliquées aux côtés des négociateurs, dans la recherche de la solution heureuse à cette crise.
Je pense notamment aux talentueux médiateurs de la CEDEAO et à la Communauté Internationale.
Je voudrais remercier très respectueusement Monsieur le Président de la République qui, une fois encore, a choisi la paix pour le peuple de Guinée, en donnant son aval au plan de sortie de crise, si judicieusement négocié.
Je m’incline pieusement devant la mémoire de tous ceux qui ont perdu la vie lors de ces événements tragiques.
Je félicite chaleureusement Monsieur le Premier Ministre, sur lequel s’est porté le choix final. Je suis convaincu qu’en raison des qualités et des compétences professionnelles qui lui sont reconnues sur le double plan national et international, et avec l’aide des Guinéennes et des Guinéens, sa haute mission sera couronnée de succès, pour le plus grand bien de la Nation.
Ainsi que je l’ai écrit dans ma lettre de remerciement à l’intention des Centrales Syndicales et du Conseil National de la Société Civile : « Je souhaite vivement que chaque Guinéen, où qu’il se trouve, contribue par son action positive, à l’éradication des maux et des comportements ayant entraîné les frustrations qui sont à l’origine des événements tragiques vécus dans notre pays, afin que le changement amorcé s’effectue en douceur et que le peuple de Guinée ne soit plus contraint d’écrire avec son sang, d’autres pages douloureuses de son histoire ».
Je souhaite du fond du cœur, qu’au crépuscule de ces sombres semaines de calvaire, succède une aube radieuse, porteuse d’un réel espoir de bonheur et de prospérité pour le Peuple de Guinée.
Conakry, le 27 février 2007
Lettre ouverte du Forum de la Société Civile à Lansana Kouyaté, Premier Ministre de Guinée
FORUM DES JEUNES DE LA SOCIETE CIVILE GUINEENNE
Une Autre Jeunesse pour une Autre Guinée
Conakry, le 02 Mars 2007
A Son Excellence, Monsieur Lansana KOUYATE, Premier Ministre, Chef du Gouvernement CONAKRY
Excellence,
Encore une fois, le peuple de Guinée, uni derrière les leaders des syndicats et de la Société Civile a, au cours des mois de janvier et février 2007, exercé de manière éclatante, son droit inaliénable et imprescriptible de résistance à l’oppression.
Une oppression violente et multiforme, vieille d’un demi-siècle, qui a infligé à notre peuple des blessures et des meurtrissures profondes, l’empêchant ainsi de faire éclore son génie créateur et de jouir de ses immenses ressources naturelles.
Au sortir de ces journées héroïques, qui ont enregistré des centaines de jeunes martyrs, vous avez été désigné, parmi les quatre (4) concitoyens proposés par la Société Civile et les syndicats, pour composer et diriger l’équipe gouvernementale qui aura pour mission essentielle :
Ø D’arrêter la descente aux enfers de notre pays ;
Ø De refonder notre Etat.
Le Forum des Jeunes de la Société Civile Guinéenne vous présente toutes ses félicitations et tous ses encouragements pour la difficile mais exaltante mission qui vous a été confiée par le peuple tout entier. Il vous rassure de sa disponibilité et de son plein soutien. A cet effet, le Forum des Jeunes de la Société Civile Guinéenne, à travers la présente, vous exprime ses attentes et ses propositions pour relever le défi du développement de la Guinée.
Le Forum des Jeunes de la Société Civile Guinéenne estime qu’un gouvernement de consensus national est un gouvernement qui :
a) comporte un nombre significatif de femmes et surtout de jeunes âgés de trente cinq (35) ans au plus sans pour autant occulter la capacité à occuper efficacement des fonctions gouvernementales,
b) comporte toutes les forces vives de la nation : acteurs politiques (opposition et mouvance présidentielle) et membres de la société civile (syndicats, patronat, associations, ordres professionnels…),
c) donne une place à nos concitoyens compétents vivant présentement à l’étranger (écrivains, journalistes, fonctionnaires internationaux, enseignants, etc.),
d) fait appel à la compétence des trois (3) autres proposés au poste de Premier Ministre de consensus,
e) Ne comporte aucun ancien ministre reproché ou soupçonné de malversations ou de corruption.
Le Forum des Jeunes de la Société Civile Guinéenne estime en outre, que les actions prioritaires du futur gouvernement en faveur des jeunes devront être :
A court terme :
a) L’ouverture dans les plus brefs délais d’une enquête internationale sur la violation des droits humains à l’encontre des jeunes de Guinée lors des mouvements de grève de juin 2006 à février 2007 et la traduction des auteurs, commanditaires et complices devant une juridiction ad hoc guinéo onusienne,
b) La prise en charge efficace et l’indemnisation des victimes et familles de victimes de la répression barbare des forces armées et de sécurité,
c) Le rétablissement dans le plus bref délai de l’eau et de l’électricité,
d) La nomination de jeunes âgés de trente cinq (35) ans au plus à des postes d’ambassadeurs et de consuls, de gouverneurs, de préfets, de conseillers dans l’administration publique à la proportion 1/5,
e) La création d’un ministère de la jeunesse, un ministère de l’emploi, un ministère de l’environnement et l’hygiène publique et un ministère des sports dirigés par des jeunes, f) La mise en place d’un fond de promotion du travail des jeunes et géré par des jeunes,
g) L’arrêt immédiat du "massacre" de nos forêts,
h) La révision des lois électorales en vue de la création d’une commission nationale électorale indépendante chargée de gérer tout le processus électoral et la tenue d’élections législatives libres et transparentes en juin 2007.
A moyen terme
i) Convoquer les états généraux de l’enseignement pour la réforme profonde du système éducatif,
j) L’amélioration et la mise en application effective de la politique nationale de la santé en particulier la prévention et la prise en charge des personnes vivant avec le VIH/SIDA). La révision et l’application effective du programme national pour la jeunesse,
l) L’assainissement du fichier de la fonction publique en vue de placer plus de jeunes à tous les postes fictifs,
m) La réhabilitation et le rajeunissement du Comité National de Lutte contre la Corruption et les Détournements de deniers publics et son rattachement à la Primature ,
n) La révision en faveur de la Guinée de tous les contrats miniers, énergétiques et forestiers,
o) La réforme profonde de la Justice , par la création d’une Cour de Cassation, d’un Conseil d’Etat et d’un Conseil Constitutionnel en lieu et place de l’actuelle Cour Suprême et l’augmentation du personnel, une formation adaptée et une lutte sans merci contre les juges corrompus,
p) Le rappel des diplomates de pacotille disséminés un peu partout dans nos chancelleries et nos consulats, et leur remplacement par des personnes valables dont des jeunes,
q) La constitutionnalisation de la fonction du Premier ministre et son institutionnalisation comme dauphin en cas de vacance du pouvoir d’ici la fin du mandat présidentiel en cours,
r) L’amorce d’une réforme profonde :
- de l’Administration, par la mise en place d’un cadre organique moderne et d’une politique de recrutement et de formation efficiente des fonctionnaires, afin que seul le mérite personnel puisse justifier la qualité de fonctionnaire,
- des forces de défense et de sécurité, composées aujourd’hui de coloniaux et de francs-tireurs, en une force publique citoyenne et responsable, Le Forum des Jeunes de la Société Civile Guinéenne souhaite enfin l’institutionnalisation d’un cadre de concertation permanent permettant une meilleure participation des citoyens en général et des jeunes en particulier à la mise en œuvre des actions ainsi définies.
Sachant compter sur la confiance portée par le peuple martyr de Guinée en vous, nous sommes convaincus d’avance, Excellence Monsieur le Premier Ministre, en patriote confirmé et en diplomate aguerri, que vous tiendrez compte des attentes et propositions formulées par la jeunesse à travers le Forum des Jeunes de la Société Civile Guinéenne.
Nous vous prions d’agréer, Excellence Monsieur le Premier Ministre, l’expression de notre haute considération.
A qui profite le bulletin rouge de l’armée ? Nouvel ultimatum des soldats à l’état major général
Le lundi 5 Mars, un nouvel ultimatum fixé par les soldats à l’état major général des armées arrive à expiration. Pour la première fois, depuis la création des forces armées guinéennes, les soldats guinéens ont unanimement rejeté leurs bulletins de salaires. C’était le Mercredi 28 Février. Le même soir, Lansana Conté et son état major se retrouvaient à huis clos, une réunion sanctionnée par un décret présidentiel procédant à une augmentation salariale. Mais, considérée comme une goutte d’eau dans l’océan de misère qui ronge les militaires et leurs nombreuses familles, ces derniers demandent tout simplement le payement de leurs salaires sur la base du bulletin rouge, voté, il y a plus de dix ans par l’Assemblée Nationale.
Qu’est-ce que le bulletin rouge ?
Succinctement, l’expression bulletin rouge, peu familière à l’orthodoxie financière et comptable dans la gestion de l’administration, exprime ici, le changement quantitatif et qualitatif du traitement salarial accordé à une corporation.
Parlant du cas d’espèce de l’armée guinéenne, il est question des augmentations importantes des salaires des militaires, concourant à l’amélioration du niveau de vie d’un groupe jugé défavorisé. Lésé. Misérable. C’est une démarche atypique, souvent gardée au secret, dont la communication est circonscrite au seul espace des bénéficiaires.
A qui profite le fameux bulletin rouge des soldats ?
Les soldats pour lesquels cette mesure exceptionnelle a été votée par le parlement guinéen il y a dix ans, n’en ont jamais bénéficié, malgré une mutinerie, la première dans l’armée guinéenne depuis sa création le 1er novembre 1958, qui a ébranlé tout le pays. Même le pouvoir de Lansana Conté. Le bulletin rouge des soldats, qui coûte des milliards de francs guinéens aux finances publiques, est mensuellement pris en compte dans le décaissement de la solde de l’Administration militaire.
Mais, au final, dans les casernes, lors du payement des salaires, l’intendance générale de la grande muette, en connivence avec l’état major général des armées et les états-majors particuliers, bien informés de cette mesure, car, il s’agit de leurs troupes ; remettent aux soldats, les maigres soldes qui ne décollent pas depuis dix ans. Voire plus.
C’est ce qui explique l’opulence de cette minorité de hauts gradés, qui puise sans cesse dans l’énorme budget de la défense, depuis de nombreuses années, le plus gros du pays. Baignant dans une aristocratie peu compatible avec le métier des armes. Autrement, avec la grille salariale actuelle la plus médiocre des institutions militaires de l’espace CEDEAO, comment expliquer cette soudaine fortune de la vieille garde de l’armée guinéenne ?
Au niveau de vie supérieur à celui des Ministres de la République , ils disposent de tous les avantages financiers et matériels destinés à la corporation : Argent, avancement en grade, camions de transports de troupes transformés en véhicules de transports de marchandises, bons d’essence, dotation de riz…
Le pire, même lorsqu’il s’agit d’une mission d’état à l’image des opérations du maintien d’ordre, pour lesquelles un fonds est toujours décaissé pour l’alimentation des troupes sur le terrain, est que les soldats n’obtiennent rien. Pour boire de l’eau, à fortiori manger un bout de pain, ils sont obligés eux-mêmes de mettre la main à la poche, confie à aminata.com, sous couvert d’anonymat, un ancien responsable d’unité militaire, tombé en disgrâce. Quelle cupidité !
Selon cette même source, c’est trois fois le salaire actuel qu’offrirait le bulletin rouge par soldat, si la mesure, pourtant votée par l’Assemblée Nationale, profitait aux troupes, au lieu d’être mensuellement récupérée par la bourgeoisie minoritaire de l’armée. Un soldat prolétaire, dont le salaire mensuel gravite autour de 100.000 et quelques milles, devrait être dans une fourchette de 300.000 francs guinéens. Une mesure nettement supérieure au décret présidentiel portant sur une augmentation ridicule et trompeuse, oscillant entre 35 et 40%, tournant le dos au vrai sujet : le fameux bulletin rouge.
Pourquoi la police est mieux payée que l’armée ?
Un brigadier de la police nationale, le plus bas grade de ce service de sécurité, est, avec un salaire mensuel de 360000 francs guinéens, mieux payé qu’un lieutenant de l’armée régulière (Armée de Terre, Gendarmerie, Marine, Armée de l’Air). Cette comparaison est essentielle, d’autant plus qu’elle permet de ressortir le traitement inégal, réservé aux forces de sécurité et de défense.
En effet, l’amélioration des conditions de vie des flics à travers l’augmentation des salaires, même encore nécessaire dans cette période de crise sans précédent, s’explique par la volonté de ses dirigeants. Si la police a bénéficié de ces faveurs qui a vu ses salaires doublés, cette mesure est intervenue grâce aux efforts d’un homme, alors tout puissant Ministre de l’intérieur et de la sécurité.
Mieux, ces derniers temps, la police étant un corps paramilitaire, gérée par le ministère de la sécurité, qui est pris en charge par le ministère des finances, chaque augmentation de salaire des fonctionnaires de l’Administration civile, leur profite.
Pendant ce temps, le colonel Abdramane Diallo, alors Ministre de la défense nationale ainsi que l’état major général, sont accusés par les soldats de mal gouvernance et de détournement des fonds colossaux du bulletin rouge, une décision adoptée par les députés, avant que pour cette cette lourde faute, les militaires n'exigent du général Conté le limogeage de leur patron de la défense d’où, les événements des 2 et 3 Février 1996.
Dix ans après, c’est le statu quo. En réalité, rien n’a changé dans les casernes, si ce n’est la détérioration continue et vertigineuse des conditions de vie. Or, le bulletin rouge, si il était appliqué, devrait permettre aux soldats, depuis de longues années de vivre décemment, en sortant de l’ornière du bas salaire.
Exclus de la dotation mensuelle de riz, sous prétexte d’un texte caduque, qui écarte les célibataires, alors qu’aujourd’hui, la plupart des soldats sont des pères de famille, avec femmes, enfants et autres parents en charge, l’armée guinéenne est la corporation la plus malheureuse du pays où ; les hauts responsables de l’état major ramassent à chaque ravitaillement une quarantaine de sacs de riz ; dont une grande partie est revendue sur le marché.
Faute d’infrastructures disponibles dans les casernes, 4 militaires sur 5 se trouvent en location dans les quartiers populaires où, les prix mensuels de loyers ont explosé, sous la pression d’une hyper-inflation qui engloutit le maigre revenu du soldat, sans pour autant lui permettre de couvrir de nombreuses autres dépenses notamment l’alimentation, l’éducation des enfants, la santé de la famille, transports… auxquelles il se trouve confronté.
Plus que jamais, les militaires déterminés à entrer en possession de leurs droits qui profitent depuis plus d’une décennie à une minorité de hauts responsables des forces armées, pour l’amélioration renonceront-ils aux énormes avantages sans précédent, procurés par le bulletin r
20:30 Publié dans Mountmane Actualité Guinéenne à la seconde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.03.2007
A peine investi, le Premier ministre reçoit le soutien financier de la France
Le Potentiel (Dakar / Mountagha Baldé)
3 Mars 2007
Publié sur le web le 4 Mars 2007 http://mountmane.hautetfort.com
Dakar
Le nouveau Premier ministre guinéen Lansana Kouaté a été investi jeudi au Palais présidentiel à Conakry en l'absence du président Lansana Conté.
Aussitôt, il a bénéficié d'un soutien financier de la France de l'ordre de 1,1 million d'euros. Ce qui symbolise le début de la normalisation des activités dans ce pays de l'Afrique de l'Ouest. Le nouveau Premier ministre «de consensus» guinéen Lansana Kouyaté, nommé pour mettre fin à un mois et demi d'une crise meurtrière, a été officiellement investi jeudi à Conakry et a immédiatement reçu le soutien politique et financier de la France.
Lors d'une visite éclair dans la capitale guinéenne jeudi après-midi, la ministre française déléguée à la Coopération , Brigitte Girardin, s'est entretenue avec M. Kouyaté, nommé lundi par le président Lansana Conté à la tête du gouvernement de l'ex-colonie française. Elle a, selon l'AFP, ensuite annoncé l'octroi d'une aide d'un montant global de 1,1 million d'euros, en signe de «solidarité» et «soutien» à la Guinée.
Il s'agit d'une «aide budgétaire exceptionnelle d'un million d'euros» devant permettre l'accès à l'eau dans des quartiers défavorisés de Conakry, et d'une «aide humanitaire de 100.000 euros» notamment «orientée vers les familles qui ont souffert lors de derniers événements», a expliqué Mme Girardin.
ABSENCE DE LANSANA CONTE
Dans la matinée, M. Kouyaté a été investi lors d'une cérémonie au palais présidentiel, organisée en l'absence du chef de l'Etat, qui a fini par céder à la pression de la rue en choisissant son Premier ministre parmi les candidats des syndicats à l'origine de la grève générale illimitée déclenchée le 10 janvier. «Son absence n'était pas un signe de défiance», a assuré à l'AFP une source gouvernementale. En revanche, le nouveau chef du gouvernement s'était auparavant rendu à la résidence privée du président Conté, âgé de 72 ans et pouvoir depuis 1984, mais affaibli par la maladie.
«Je sais que la cicatrisation des plaies se fera graduellement, je sais que le temps est l'indispensable matériel qu'il faut pour cimenter l'unité nationale et l'unité sociale de notre pays», a déclaré M. Kouyaté dans son discours d'investiture.
«La charge que vous m'avez donnée, je ne saurais la supporter seul. (...) Je suis le produit que vous avez fabriqué ici», a-t-il ajouté, en présence de responsables syndicaux, politiques, militaires et religieux.
DEBUT DE NORMALISATION
Il a également exprimé ses «pensées pieuses aux (...) filles et fils de Guinée qui ont perdu leur vie au cours de ces moments difficiles».
A 56 ans, ce diplomate réputé bon négociateur assumera la fonction de chef du gouvernement, remplie par le chef de l'Etat depuis l'indépendance de la Guinée en 1958.
Son investiture a été présidée par son prédécesseur Eugène Camara, dont la nomination le 9 février avait relancé la contestation, les syndicats le jugeant trop proche du chef de l'Etat.
Cette nouvelle donne rassure la communauté internationale, mais le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon l'a appelée mercredi «à renforcer sa coopération économique avec le nouveau gouvernement afin de consolider le consensus».
Signe d'un début de normalisation, l'activité dans ce pays pauvre de 9,4 millions d'habitants a pu reprendre à la faveur de la suspension, mardi, de la grève qui la paralysait depuis plusieurs semaines. Le président Lansana Conté devra saisir cette occasion pour bien travailler avec Lansana Kouayaté da manière à s'attirer la sympathie de la population pour réussir une sortie honorable du pouvoir.
3 dealers arrêtés à Brussels Airport, 8 kilos de cocaïne saisis
Trois revendeurs de drogue ont été arrêtés, samedi et dimanche, à l'aéroport de Zaventem ("Brussels Airport"). Les trois suspects convoyaient de la cocaïne. Un des trois hommes, un Italien, transportait 8 kilos de cocaïne.
Deux Italiens ont été interpellés samedi après-midi, vers 15h00. L'un d'entre-eux provenait de Suisse. La douane a découvert 8 kilos de cocaïne dans sa valise. Ils ont observé le manège de cet homme dans le hall de l'aéroport, suspectant la présence d'un comparse. Un deuxième dealer italien s'y trouvait effectivement et a été mis aussi sous mandat d'arrêt.
Dimanche matin, un Ghanéen a été interpellé en provenance de Conakry en Guinée. Comme ce vol est régulièrement emprunté par des trafiquants, un contrôle avait été organisé à la sortie de l'appareil. Un homme a immédiatement reconnu qu'il avait ingéré de la drogue. Il avait sur lui 60 paquets ou boulettes de drogue. Il a été mis à la disposition du juge d'instruction.
Arrestation d'un militaire pour homicide involontaire à Tournai
Noël Debaes, un militaire caserné à Tournai, a été placé dimanche sous mandat d'arrêt à Tournai pour homicide involontaire avec la circonstance aggravante qu'il y a eu délit de fuite. La nuit de vendredi à samedi, sous l'emprise de la boisson, l'inculpé a mortellement fauché une jeune femme de 21 ans à Kain dans l'entité de Tournai.
Interpellé samedi matin par les forces de l'ordre alors qu'il était en fuite, Noël Debaes a été déféré dimanche devant la juge d'instruction de Tournai Mme Christine Dierick. Agé de 34 ans, en aveux et très repentant, ce militaire de carrière caserné à Tournai, a reconnu devant la magistrate instructrice qu'il avait bu plus que de raison lors de l'accident qui a coûté la vie la nuit de vendredi à samedi à une jeune femme âgée de 21 ans.
Les faits s'étaient produits vendredi soir vers 23h15 le long de la chaussée d'Audenarde à Kain. Roulant à vive allure, Noël Debaes a perdu le contrôle de sa voiture lorsqu'il est passé sous le pont de l'autoroute E42 Lille-Tournai-Mons à la hauteur de Kain. Après avoir percuté une rambarde de sécurité, l'automobiliste a ricoché, puis s'est dirigé vers un trottoir sur lequel un couple marchait.
Percutant une jeune femme et la projetant à une dizaine de mètres sur un panneau de signalisation, le chauffard a poursuivi sa route en direction de Pecq. Agée de 21 ans, Pascale Van de Male a été tuée sur le coup. Son ami, âgé de 20 ans, est sorti indemne de l'accident.
Dépêché sur les lieux de cet accident mortel, l'expert du parquet de Tournai a retrouvé sur place la coque d'un rétroviseur ainsi qu'un morceau de pare-chocs d'une Mercedes. Ces indices ont permis de retrouver le conducteur de la voiture en cause. (belga)
La RADDHO se réjouit de la nomination du 1er Ministre de large consensus en la personne de Lansana Kouyaté
Organisation Non Gouvernementale ayant Statut spécial à l’ECOSOC aux Nations Unies, membre observateur à la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) de l’Union Africaine
COMMUNIQUE DE PRESSE
GUINEE : SORTIE DE CRISE
La Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO), se réjouit de la nomination du Premier Ministre de large consensus en la personne de Lansana Kouyaté et salue l’implication de la CEDEAO dont la contribution a été décisive à la sortie de crise en République de Guinée.
Il faut rappeler que ces crises cycliques ont eu un coût énorme en terme d’atteintes graves aux droits humains en Guinée : en effet depuis le 10 Janvier 2007 on a recensé 150 morts et 500 blessés dont certains gravement atteints ont été évacués dans les hôpitaux de Dakar.
Enfin, la grève qui a paralysé le pays pendant plus d’un mois a eu un impact politique, économique et social catastrophique qui fait de la mission de Lansana Kouyaté le plus grand défi pour la survie de la Guinée.
La RADDHO :
• Félicite le Premier Ministre Lansana Kouyaté et l’encourage à faire face aux redoutables défis qui se dessinent devant lui, mais également le syndicat et la jeunesse Guinéenne pour leur détermination et leur sens de responsabilités.
• Exige l’ouverture d’une commission d’enquête pour faire la lumière sur les graves violations des droits humains en Guinée, pour que justice soit rendue aux victimes et que les coupables soient punis.
• Recommande vivement à la CEDEAO et à la Communauté Internationale d’accompagner cette transition fragile et virtuelle dans laquelle s’est engagée la République de Guinée.
Fait à Dakar, le 04 mars 2007 / mountmane@hotmail.com
A peine investi, le Premier ministre reçoit le soutien financier de la France
Pourquoi les multinationales donnent le pouvoir aux managers africains ?
Le nouveau Premier ministre "de consensus" guinéen Lansana Kouyaté, nommé pour mettre fin à un mois et demi d'une crise meurtrière, a été officiellement investi jeudi à Conakry et a immédiatement reçu le soutien politique et financier de la France.
Lors d'une visite éclair dans la capitale guinéenne jeudi après-midi, la ministre française déléguée à la Coopération , Brigitte Girardin, s'est entretenue avec M. Kouyaté, nommé lundi par le président Lansana Conté à la tête du gouvernement de l'ex-colonie française. Elle a ensuite annoncé l'octroi d'une aide d'un montant global de 1,1 million d'euros, en signe de "solidarité" et "soutien" à la Guinée. Il s'agit d'une "aide budgétaire exceptionnelle d'un million d'euros" devant permettre l'accès à l'eau dans des quartiers défavorisés de Conakry, et d'une "aide humanitaire de 100.000 euros" notamment "orientée vers les familles qui ont souffert au moment des derniers événements", a expliqué Mme Girardin.
Dans la matinée, M. Kouyaté avait été investi lors d'une cérémonie au palais présidentiel, organisée en l'absence du chef de l'Etat, qui a fini par céder à la pression de la rue en choisissant son Premier ministre parmi les candidats des syndicats à l'origine de la grève générale illimitée déclenchée le 10 janvier. "Son absence n'était pas un signe de défiance", a assuré à l'AFP une source gouvernementale.
En revanche, le nouveau chef du gouvernement s'était auparavant rendu à la résidence privée du président Conté, âgé de 72 ans et pouvoir depuis 1984, mais affaibli par la maladie. Aucune information n'a filtré sur la teneur des échanges entre les deux hommes qui entretiennent de bonnes relations.
"Je sais que la cicatrisation des plaies se fera graduellement, je sais que le temps est l'indispensable matériel qu'il faut pour cimenter l'unité nationale et l'unité sociale de notre pays", a déclaré M. Kouyaté dans son discours d'investiture. "La charge que vous m'avez donnée, je ne saurais la supporter seul. (...) Je suis le produit que vous avez fabriqué ici", a-t-il ajouté, en présence de responsables syndicaux, politiques, militaires et religieux. Il a également exprimé ses "pensées pieuses aux (...) filles et fils de Guinée qui ont perdu leur vie au cours de ces moments difficiles". Depuis le 10 janvier, les violences qui ont émaillé la contestation, durement réprimée, ont fait au moins 113 morts, des civils pour l'essentiel.
A 56 ans, ce diplomate réputé bon négociateur assumera la fonction de chef du gouvernement, remplie par le chef de l'Etat depuis l'indépendance de la Guinée en 1958.
Son investiture a été présidée par son prédécesseur Eugène Camara, dont la nomination le 9 février avait relancé la contestation, les syndicats le jugeant trop proche du chef de l'Etat.
Les syndicats avaient également réactivé la grève suspendue fin janvier, mais le président Conté avait, en réponse, instauré l'état de siège du 12 au 23 février.
C'est finalement grâce à une médiation de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (Cédéao) qu'une solution de sortie de crise, acceptée par tous les acteurs, s'est dessinée dimanche.
Cette nouvelle donne rassure la communauté internationale, mais le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon l'a appelée mercredi "à renforcer sa coopération économique avec le nouveau gouvernement afin de consolider le consensus".
Signe d'un début de normalisation, l'activité dans ce pays pauvre de 9,4 millions d'habitants a pu reprendre à la faveur de la suspension, mardi, de la grève qui la paralysait depuis plusieurs semaines. Les exportations de bauxite, principale richesse de la Guinée qui en est le premier exportateur mondial, ont notamment été relancées.
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Le nouveau Premier ministre à pied d'œuvre
Le nouveau Premier ministre guinéen Lansana Kouyaté était à pied d'oeuvre mercredi, deux jours après sa nomination, pour prendre les rênes d'une pays à bout de forces qu'il a la lourde tâche de remettre en selle après un mois et demi d'une crise émaillée de violences.
Le nouveau chef de gouvernement "de consensus", nommé lundi par le président Lansana Conté, a rencontré son prédécesseur Eugène Camara, dont la nomination le 9 février avait provoqué une relance de la contestation. Lansana Kouyaté devait ensuite être reçu par le chef de l'Etat, selon son entourage.
"Dès demain (jeudi), le Premier ministre doit entamer des consultations formelles pour former son futur gouvernement de consensus", a rapporté la même source, sans préciser de date pour l'installation de la nouvelle équipe. En choisissant ce diplomate expérimenté parmi les candidats des syndicats et de la société civile, conformément à un accord conclu sous l'égide de médiateurs régionaux, le président Conté, au pouvoir depuis 23 ans, a cédé pour mettre fin à la grève générale illimitée lancée le 10 janvier et suspendue mardi.
M. Kouyaté assumera la fonction de chef du gouvernement, rôle rempli par le chef de l'Etat depuis l'indépendance de l'ancienne colonie française en 1958. Son agenda sera chargé, la Guinée qui compte 9,4 millions d'habitants étant minée par une profonde crise économique et sociale aggravée par la paralysie des dernières semaines.
Peu après son arrivée à Conakry mardi, le Premier ministre a promis la "paix" et le "changement" dans ce pays où le régime de Lansana Conté, souvent accusé de mauvaise gouvernance, est largement rendu responsable de la crise. Malgré l'apaisement des derniers jours, les syndicats préfèrent rester sur leurs gardes. "La levée totale de la grève interviendra plus tard, en fonction de l'évolution de la situation après l'installation du gouvernement", a précisé Ousmane Souaré, porte-parole de l'Union syndicale des travailleurs de Guinée (USTG), une des deux centrales à l'origine du mouvement.
La plupart des grévistes ont néanmoins repris le travail, et les premiers signes d'une reprise apparaissent. Depuis une semaine, les exportations de minéraux, principale richesse du pays, ont ainsi été relancées. "Nos exportations ont subi des perturbations, mais elles ont totalement repris depuis une semaine", a indiqué le responsable d'une compagnie d'exploitation de bauxite, dont la Guinée est le premier exportateur mondial.
Réagissant à la fin des pénuries, les prix du riz, du sucre et de l'essence, qui avaient quasiment doublé dans l'ensemble du pays pendant la crise, ont commencé à baisser. Selon les termes d'un premier accord signé le 27 janvier entre le gouvernement, les syndicats et le patronat, les jours de grève devront être payés aux travailleurs. Le texte prévoit également la libération de centaines de personnes arrêtées pour faits de grève.
"(...) Nous devons voir le gouvernement aujourd'hui pour lui demander de relâcher tous ces gens", a déclaré mercredi à l'AFP Ben Sékou Sylla, président du Conseil national des organisations de la société civile, sans préciser le nombre de personnes encore enfermées, dont des syndicalistes.
La vague de contestation, durement réprimée, qui a accompagné la grève a fait au moins 113 morts, des civils pour l'essentiel, et a provoqué l'instauration d'un état de siège accordant la quasi-totalité du pouvoir à l'armée du 12 au 23 février.
INTERVIEW DU PREMIER MINISTRE GUINEEN :Lansana Kouyaté : “ La Guinée a besoin d’un changement”
ONUCI FM: Mr Kouyaté, vous venez d’être nommé Premier ministre de la République de Guinée, quels sont les sentiments qui vous animent aujourd’hui ?
Lansana Kouyaté : C’est d’abord un sentiment de recueillement à la mémoire de tous ceux qui sont tombés lors des journées d’émeutes. Vous savez qu’il y a eu beaucoup de morts, une centaine dit-on, et je crois que nous devons avoir une pensée pieuse pour eux. Ce sont naturellement aussi des sentiments de reconnaissance au peuple de Guinée, aux mouvements syndicaux, au Président de la République et à tous ceux et à toutes celles qui ont rendu cette nomination possible. Il y a huit millions de Guinéens et, être parmi les quatre qui avaient été présélectionnés et être choisi me comble bien naturellement de joie ; mais je sais que c’est une tâche difficile et elle ne peut être réussie que par l’apport de tous. C’est avec beaucoup d’humilité, mais beaucoup de détermination que je l’aborde parce que je sais que la Guinée a besoin de changement. Un changement dans la sérénité, dans la fraternité retrouvée et dans l’union de toute la nation Guinéenne. Un homme seul, quelque soit ses talents, ne pourra abattre le travail qui est devant nous. Mais grâce à l’effort de tous et à la bénédiction du seigneur, je crois que la Guinée s’en sortira.
ONUCI FM: La Guinée traverse une crise sans précédent, on le sait, à quoi allez-vous vous atteler en premier lieu, quels sont vos priorités ?
LK : La priorité sera d’abord de prendre contact avec le Président de la République , les partenaires sociaux et la classe politique pour m’atteler à mettre sur pied un Gouvernement de large consensus. Et bien naturellement, tout viendra de là. Il y a, je crois, tout ce qui a été décrit déjà dans l’accord comme étant une sorte de feuille de route pour le Premier ministre. J’en tiendrai rigoureusement compte. Voilà à court terme ce que je ferai.
ONUCI FM : On sait que le régime Guinéen est un régime présidentiel, est ce que vous ne craignez pas de ne pas avoir les coudées franches pour remplir votre mission ?
LK : Bon ! Nous sortons d’une situation exceptionnelle. Je crois que cela suffit pour apprendre à s’accommoder des situations d’exception et je suis certain que l’exceptionnelle gravité des journées chaudes à Conakry comme dans trente autres préfectures, nous imposent de ne pas toujours chercher l’absolu de l’absolu, mais de plutôt voir relativement ce qui peut faire sortir la Guinée de la crise.
Guinée Conakry : entre challenges et reprise en main
Il y a longtemps que l’Afrique francophone n’avait pas connu des soulèvements populaires de l’ampleur de celui du peuple de Guinée Conakry. Le soulèvement des jeunes d’Abidjan contre le hold-up électoral du général Robert Guey, répond d’un autre schéma de lutte pour le pouvoir entre les forces politiques organisées d’un pays. Les rebondissements qui ont suivi l’arrivée au pouvoir de Mr Laurent Gbagbo, jusqu’à la partition provisoire de la Côte d’Ivoire, limitent la portée historique du soulèvement des jeunes abidjanais.
Il faut remonter à Brazzaville, à l’époque du règne de l’Abbé Fulbert Youlou, pour rapprocher le cas de la Guinée aujourd’hui. En effet, ironie du sort, ce fut le mythique président Sékou Touré, lui-même ancien syndicaliste confirmé, qui profita d’un passage à Brazzaville pour haranguer et exciter les syndicalistes congolais. Le message fut tellement bien reçu que quelques jours plus tard, la révolte populaire éclata dans les rues de Brazzaville contre le pouvoir chancelant de Youlou. Connue sous le nom des « trois glorieuses », pendant trois jours, la rue imposa sa fronde au point que l’armée congolaise dut renverser le président Fulbert Youlou et laisser installer au pouvoir Massamba Déba.
Aujourd’hui, l’opinion publique africaine suit de près les évènements de la Guinée. Et pour cause ! Ce pays est caractéristique de tous les excès et de tous les dérapages que le pouvoir et l’élite politique d’un pays puissent connaître. Le général Lansana Conté, à l’instar de son ami le défunt général Robert Guey, appartient à la vieille génération des tirailleurs africains, c'est-à-dire de ses officiers certes valeureux mais dépourvus de culture politique. A la mort de Sékou Touré, il donna tout juste le temps au premier ministre Béavogi de célébrer les funérailles du descendant de l’Almamy Touré et s’empara du pouvoir. Lui aussi avait fait semblant de jouer le jeu de la démocratie de La Baule , en laissant émerger des partis politiques. La société civile guinéenne est l’une des plus actives et des plus déterminées des années 90. Car la Guinée Conakry est une pépinière de personnalités et de cadres reconnus de haute valeur. Parmi eux, le professeur Thierno Sow continue, malgré son âge, de se battre pour les droits humains.
Cependant, comme bien d’autres pays africains, le régime guinéen développera une capacité inégalable de perversion et de cynisme. La soif de pouvoir, le tribalisme, les discriminations « justifiées », le refus d’admettre l’alternance, ont été des facteurs de désillusion et de démoralisation graduelle des élites et des forces vives de ce pays. Les partis politiques d’opposition avaient véritablement essayé les voies démocratiques électorales pour arriver à un changement. En face, le pouvoir était resté de marbre et de feu, répondant par une répression aveugle et un mépris insolent des règles du jeu établies. Une partie de l’armée guinéenne, dans la précipitation, tenta un putsch qui échoua et livra à la potence ses animateurs. Le professeur Alpha Condé en fit l’amère expérience, pour avoir revendiqué une victoire électorale certaine mais qui fut perçue comme une offense par le général Conté. Il subit dans sa chair les sévices du tristement célèbre système pénitencier guinéen, en sortit diminué jusqu’à perdre progressivement son charisme.
Le général Conté était donc le seul maître du pays, après Dieu et sans Dieu. Il fallait compter avec lui. Le bâton et la carotte, la corruption et la compromission pour les uns, les intimidations pour les autres. Les dictateurs africains croient tous avoir le temps pour eux. Dès lors qu’ils arrivent souvent à se jouer de leurs adversaires, à humilier et salir leurs collaborateurs même les plus dévoués, au nom de la vigilance contre le « complot permanent », au fur et à mesure du pourrissement de leur pouvoir, curieusement leurs adversaires potentiels et officiels se trouvent aussi gangrenés et discrédités qu’eux. Le repli sécuritaire et alimentaire encourage la recherche des solutions éphémères dans des conditions telles que les élites se préoccupent de plus en plus de leur carrière et de leur survie, et non plus de la lutte pour des idéaux et des principes. La maladie du général Conté est devenu le mercure de l’état du pays. Seulement l’attente d’une issue médicale fatale se fait attendre. Alors les Guinéens, particulièrement les élites, sont devenus fatalistes.
Jusqu’à ce que la tempête vienne du côté qui comptait le moins. En effet, le valeureux peuple de Guinée s’était habitué à pourvoir à sa survie, en ignorant les vicissitudes du pouvoir et des cercles politiques. Les travailleurs courbaient l’échine à la misère noire avec philosophie, en attendant le salut. Mais quand la coupe est pleine, il doit y avoir débordement. Et ce sont les opprimés et les laissés-pour-compte du monde du travail qui déclenchera le compte à rebours. La première difficulté était de poser des revendications politiques. Ce sera aussi le meilleur atout entre les mains des dirigeants syndicaux. En se plaçant au-dessus des clivages politiques et ethniques, en recentrant l’attention sur le vécu quotidien des citoyens, Mme Rabiatou, Ibrahima Fofana et leurs camarades avaient visé juste.
En Guinée, comme ailleurs en Afrique francophone, les élites ont réduit la pratique politique aux seules querelles pour les postes et les positionnements matériels de leurs ouailles. Depuis le début de la démocratisation, les politiciens ont tacitement réservé le « sale boulot », celui de la défense des intérêts moraux quotidiens des citoyens constamment bafoués, aux membres anonymes de la société civile. Alors quand les premiers mouvements de mécontentement prirent une ampleur inattendue à Conakry et à l’intérieur du pays, il était désormais difficile aux politiciens de s’en emparer par opportunisme.
Le fossé entre les forces vives sociales et la classe politique guinéenne s’est révélé au grand jour. Car comment comprendre que la principale revendication – provisoire faute de mieux – soit d’imposer un premier ministre revigoré hors des rangs des partis politiques ? Au Tchad, la classe politique se serait coalisée pour combattre de toute part une telle revendication de la société civile si les politiciens en étaient exclus. Pour preuve, la plupart des partis votèrent contre le vieux Adoum Maurice Hel Bongo, candidat supposé proche de la société civile, pour le poste de premier ministre de la transition, à la CNS en avril 1993. Dans les couloirs du palais de Diguel, ils menèrent une campagne de dénigrement au motif que Mr Hel Bongo serait un opportuniste venu profiter de la lutte qu’eux, les partis politiques, auraient mené pour la démocratisation. La suite, vous la connaissez !
D’où vient la force tranquille de cette femme modeste, Mme Hadja Rabiatou et de ses camarades, dans un paysage de démission et de mascarade institutionnalisées ? La sincérité, rien que la sincérité ! C’est parce que les dirigeants syndicaux sont sincères que le peuple guinéen a accepté le sacrifice de plus d’une centaine de morts et d’un respect scrupuleux des mots d’ordre de la bourse du travail. Ce que les politiciens ne sont plus en mesure d’obtenir, faute de trop d’hésitations et de valses. Et Mme Rabiatou de démontrer à la face du monde qu’il n’y a pas de système inébranlable de pouvoir et d’oppression fondé sur la répression brutale. Dès lors que le déclic contre la peur collective a lieu, face aux soldats barbares et sans culture civique, les armes de guerre n’ont plus leur place. Une démonstration sans équivoque de la vertu de la non-violence active ! Cette perspective doit inquiéter ceux qui croient à la théorie de la tyrannie invincible. Le peuple de Guinée, la rue a imposé sa loi fondamentale, ôtant toute autre légitimité sur son passage. Les amis extérieurs du général Conté se taisent et laissent faire. Qui prendrait le risque de combattre un peuple en révolte pour sauver un individu et sa clique de prédateurs ? C’est aussi le signe évident de la montée irrésistible d’une nouvelle génération politique sur la scène publique africaine. Cette génération a déjà pris pied au Bénin autour du président Yaye Boni. Idem en RD Congo.
Cependant, il faut reconnaître quelques faiblesses au mouvement de la société civile guinéenne. Idéaliste, elle s’est contentée de dresser un profil d’oiseau rare à la discrétion du pouvoir caïd de Conté. C’était vraiment naïf de croire que le général Conté ne profiterait pas de cette faille pour tenter de reprendre la main ? Il a fallu une deuxième vague de violences populaires et de répression pour corriger le tir, en imposant un choix sur liste. Mieux vaut tard que jamais ! Heureusement qu’en Guinée, on sait reconnaître les gens de valeur, sinon comment résoudre cette difficulté autrement si l’on ne trouvait pas d’oiseau rare ?
Le fond du problème, c’est que les Guinéens ne veulent plus du pouvoir du général Conté. Mais pour parvenir à le faire partir, la solution d’un premier ministre indépendant n’est qu’une étape provisoire ? Car tout le monde sait que le système et l’entourage de Conté veut gagner du temps, pour tenter une reprise en main du pays, si possible. Et le nouveau premier ministre focalisera contre lui la haine et les craintes du clan au pouvoir. Il aura besoin du soutien de la rue et des forces sociales pour réussir. S’il faiblit, le mouvement se radicalisera contre lui-même et il sera sacrifié à son tour. C’est une position difficile. Ne pas compter sur les partis politiques discrédités mais toujours revanchards, se méfier d’une armée divisée, purgée et manipulée depuis tant d’années, quelle énigme ?
Quand un système de gouvernance anachronique a atteint sa saturation dans le refus de l’alternance et dans la répression et l’intimidation de ses adversaires, la tempête qui peut l’emporter viendrait parfois des milieux considérés « sous contrôle » et méprisés, plus que des acteurs en vue. Qui pouvait croire que la majorité mécanique des députés du parti du général Conté allait désavouer l’état de siège ? A force d’avoir verrouillé, l’eau passe par les failles de la bâtisse pour tout inonder. Les chefs de guerre somaliens ont vécu cette douloureuse expérience, malgré leur repêchage actuel à la faveur d’une invasion étrangère. Les « islamistes » étaient du nombre des laissés-pour-compte. Leur spectaculaire émergence a été le fait de la population excédée par l’oppression des chefs de guerre et de clans. C’est grâce au soutien de la population qu’ils réussirent à rétablir six mois durant l’ordre et la sécurité qui faisait défaut depuis plus de quatorze ans.
Il y a peu, un compatriote a caressé, sur le net, le même rêve d’homme providentiel que les travailleurs guinéens : « La personnalité du nouveau leader est très importante aux yeux des Tchadiens. Ces derniers veulent avoir comme dirigeant, un homme qui connaît les réalités politiques tchadiennes, intègre, rassembleur ayant une expérience pertinente de la gestion des affaires publiques et un projet de société qui tient la route. Le nouveau leader ne doit pas avoir seulement la volonté de changer et d’être tolérant mais aussi la capacité de faire du Tchad un pays viable, réconcilié, tourné vers l’avenir et capable de prendre son destin en main. Il doit aussi être capable de faire une analyse rétrospective et prospective de la situation. Autrement dit, il doit être en mesure de comprendre ce qui s’est passé, apporter des corrections, prévenir et faire des projections claires et réalistes pour les années à venir et ce dans l’intérêt des tous les citoyens. » (cf. Tchadactuel : Ce que le peuple tchadien attend ; Nassouradine A. Idriss, 01/1/07) Quelle utopie au pays des troglodytes vivants ? Peut-être un challenge pour le Dr Kassiré Coumakoye ? Le Tchad n’est pas la Guinée. Djibrine Assali et ses camarades le savent, avec les 2% de prime salariale en 2007.
mountmane@hotmail.com / mountaghabalde@yahoo.fr
Comme prevu, la délégation de la CEDEAO chargée de gérer la crise guinéenne est arrivée ce vendredi 2 mars à Conakry. Avec à sa tête, non pas Ibrahima Babangida, mais, le secrétaire éxecutif de l'organsaition sous régionale Mohamet IBN Chambas. L'ancien président nigerian a dû s'excuser pour des raisons que l'on ignore pour le moment. Dans la même délégation, on a remarqué la présence de Abdallah Ould, le repésentant de Ban Ki Moon en Afrique de l'Ouest.
16:20 Publié dans Mountmane Actualité Guinéenne à la seconde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.02.2007
Actualité de la semaine
Lansana Kouyaté, le nouveau Premier Ministre de Guinée
Premier Ministre Nomé lundi 26 février 2007
Le décret vient de tomber. C’est Lansana Kouyaté qui a été choisi pour remplacer Eugène Camara à la primature. Qui est le nouveau Chef du Gouvernement guinéen ?
Lansana Kouyaté est né en 1950 à Koba, petite bourgade à environ 200 km de Conakry, précisément dans la préfecture de Boffa, une ville située en Basse-Guinée.
Titulaire du Diplôme d'études supérieures de l'Ecole nationale d'administration de l'Université de Conakry, l'actuel Représentant de la Francophonie en Côté d'Ivoire a fait l'essentiel de sa carrière dans la diplomatie.
M. Kouyaté effectue un bref passage dans l'administration guinéenne où, il occupe successivement les postes de directeur de la Main d’œuvre (1976-1977) et de directeur du Commerce, des Prix et des Statistiques à l'Office de la coordination financière pour l'industrie, regroupant un ensemble de 44 entreprises d'Etat..
Entre 1982 et 1983, il est appelé à seconder le Directeur général adjoint d'un projet de développement rizicole conjointement financé par l'Agence américaine pour le développement international (USAID), la Banque africaine de développement (BAD) et le Fonds international de développement agricole (FIDA).
Il entre en diplomatie pour ne plus en sortir à partir de cette année 1983, quand il est nommé conseiller à l'ambassade de Guinée en Côte d'Ivoire, spécialement chargé des relations entre le gouvernement de Conakry et la BAD. Il occupe ce poste jusqu'en juillet 1985, date à laquelle il est rappelé à Conakry où il se voit confier le poste de chef du département Afrique et Organisation de l'unité africaine au ministère guinéen des Affaires étrangères.
Lansana Kouyaté, est promu ambassadeur de Guinée en Egypte, au Soudan, en Turquie, en Jordanie, en Syrie et au Liban, avec résidence au Caire en 1987, poste qu'il quittera 1992 pour New York où il, devient Représentant permanent de son pays auprès des Nations-unies. A ce titre, il est porté à la vice-présidence du Conseil économique et social de l'ONU.
La confiance du secrétaire général de l'organisation mondiale, Boutros Boutros Gali lui vaudra d'être désigné comme son représentant spécial en Somalie de février 1993 à janvier 1994.
Sa gestion du complexe dossier somalien accentue, à son égard, la confiance de l'administration onusienne où il se voit porté, en juin 1994, au rang de sous-secrétaire général chargé des affaires politiques pour l'Afrique, l'Asie de l'Ouest et le Moyen Orient auprès du Conseil de sécurité. Il ne quittera ces fonctions qu'en 1997, quand la Guinée fait de nouveau appel à lui pour remplacer, Edward Benjamin, alors malade, au Secrétariat exécutif de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) .
Aujourd’hui, Lansana Kouyaté, est Représentant de la francophonie en Côte d’Ivoire.
Marié et père de trois enfants, il est auteur de deux ouvrages dont le premier sur les questions financières et le second sur la géopolitique:
"Le financement international des entreprises d'Etat en Guinée: problèmes et perspectives",
" La Fin de la Guerre froide et son impact sur les pays du Tiers monde".
Il a été décoré de plusieurs titres honorifiques au nombre desquels celui de Commandeur de la Légion d'Honneur (France), de Commandeur de l'Ordre du Mono, la plus haute distinction du Togo et African Star du Liberia.
Au regard du parcours de l’homme et de l’œuvre accomplie, sans nul doute, résultat de la volonté politique qui a toujours caractérisé ce grand diplomate, il serait bien capable de combler les attentes du peuple de Guinée. Car, les compétences, les carnets d’adresses nécessaires, l'homme en possède, conclut un haut cadre guinéen. Wait and see!
Rabiatou Sérah, l'intrépide de Guinée. Leader syndicaliste, elle incarne, malgré les intimidations, l'opposition au régime du Président.
De son bureau il ne reste rien, hormis une petite écritoire sur laquelle elle a écrit à la main son nom et sa fonction : «Rabiatou Sérah Diallo, secrétaire générale de la Confédération nationale des travailleurs de Guinée». «Ils ont tout cassé, ils m'ont tout pris, mon ordinateur, mes dossiers, l'argent de nos adhérents», raconte cette petite femme qui mène depuis des semaines le combat contre le président-dictateur guinéen, Lansana Conté. «Ils», ce sont les bérets rouges, membres de la garde présidentielle, envoyés pour intimider la syndicaliste et ses militants. Il en faut plus pour décourager Rabiatou Sérah, qui a gardé une détermination de jeune militante pour mener l'un des plus importants combats de sa vie de syndicaliste. «Le président Lansana Conté a signé un décret concédant la nomination d'un Premier ministre, chef de gouvernement. Il doit l'appliquer, un point c'est tout.» (lire ci-contre).
Etat de siège.
Depuis le lancement par l'intercentrale syndicale CNTG-USTG (Union syndicale des travailleurs de Guinée), le 10 janvier, d'un troisième mouvement de grève générale exigeant le changement en Guinée, 120 personnes ont trouvé la mort au cours de manifestations violemment réprimées par les forces de l'ordre. Violences notamment exercées par l'armée, qui a eu les pleins pouvoirs durant l'état de siège qui a duré douze jours.
Déterminée, Rabiatou Sérah dit «l'avoir toujours été», ajoutant que «c'est naturel». Tout d'abord quand elle était secrétaire à la présidence, durant la dictature du père de l'indépendance guinéenne, Ahmed Sékou Touré, pour qui elle «a dû travailler dur, dans la discipline, parce qu'on ne pouvait pas faire autrement, surtout quand on était une femme». Puis ce furent les greffes des tribunaux de Conakry, dans les années 80, avant de rejoindre la magistrature, dix ans plus tard, avec six enfants à élever. «On en a ras le bol de ne pas avoir d'électricité, pas d'eau, d'avoir une monnaie qui ne vaut plus rien, alors que nous sommes l'un des pays les plus riches de l'Afrique de l'Ouest», s'énerve Rabiatou Sérah.
«Toi, l'héroïne».
A presque 60 ans, ce petit bout de femme toujours vêtu d'un boubou de tissu coloré dit n'avoir jamais eu peur de mener ce combat. C'est elle qui déclencha, en février 2006, le premier mouvement de grève générale de toute l'histoire de la Guinée indépendante. Très largement suivi, le mouvement déboucha sur deux autres grèves, en juin 2006 puis en janvier 2007.
Sa ténacité suscite l'admiration des travailleurs, anonymes, parents et amis qui se bousculent pour venir saluer «Hadja Rabiatou», la seule femme africaine sur le continent noir à diriger l'ensemble des syndicats d'un pays. Dans les couloirs de la Bourse du travail, devenue le symbole de la résistance du peuple guinéen au régime de Lansana Conté, certaines griottes de Conakry chantent «Rabiatou Sérah, toi, l'héroïne qui a honoré les Guinéens de sa bravoure». L'objectif de la syndicaliste est clair : «Parler au maximum de la Guinée pour que la communauté internationale prenne ses responsabilités et empêche ce pays de sombrer, parce que la Guinée ne mérite pas cela.»
L'histoire de deux généraux, l'un généreux, l'autre défectueux.
Les députés de ‘l’assemblée nationale’ ont joué leur rôle. Ne jugeons pas les intentions mais plutôt les actes. Les ‘députés’, malgré Somparé et sa conduite légère, ses menaces puériles, son suivisme enfantin et son manque de convictions, ont joué leur rôle patriotique dans le match Peuple de Guinée contre Lansana Conté. Les ‘députés’ ont ainsi évité de prendre une triste place sur l’échiquier maléfique de Lansana Conté. Cet acte est un excellent centre à la David Beckham que vient de faire ‘l'assemblée’ au Peuple, mais avec des Materazzi (Kerfalla / Arafan / Sidimé / Kamano / Eugène/ Yacine/ Somparé et j’en passe) dans la défense (catenaccio) de Lansana Conté, le centre n'est pas sûr de passer la vigilance d'un Buffon (Lansana Conté) !
En tout cas, en voilà bien un échec cuisant pour le clan des va-t-en-guerre et une gifle cinglante assenée à Lansana Conté et Somparé, pour autant qu’ils comprennent les messages de l’histoire et en retiennent les leçons.
Mais Lansana Conté, qui se repaît du sang des innocents, valse à l’écho des souffrances du peuple, se glorifie du déclin de la Guinée , ne craint ni honte, ni le déshonneur et encore moins les gifles et les directs où qu’ils lui soient décochés. Ce qui lui faut c’est plutôt un billet aller simple pour Wawa afin que lui et son entreprise maléfique disparaissent à tout jamais de la Guinée , y compris jusqu’ à leur souvenir pour que le peuple de Guinée et la Guinée toute entiere renaissent et fleurissent de toute leur beauté, de toute leur magnificence. Que Lansana Conté devienne un objet d’attraction à Wawa, comme l’homme qui voulut détruire le pays, mais l’unité nationale l’en empêcha.
Conté et son clan ayant déclenché les hostilités, ayant utilisé l'argument de la force, il faut les vaincre par la force des arguments et des idées justes.
Lansana Conté et son clan, sans comprendre encore la dynamique en cours, ni en prendre toute la mesure, constatent déjà qu'ils ne peuvent plus faire tout ce qu'ils veulent comme par le passé (c’est la crise au sommet) et que le peuple de Guinée ne peut plus et ne veut plus vivre comme par le passé (c’est la crise à la base), toutes choses indispensables à un changement en profondeur dont la Guinée a tant besoin.
Après l’acte salutaire des ‘députés’ le Vendredi 23 Février 2007, il faut cependant se garder de parader devant cet accident de parcours rencontré par le clan qui garde encore intacte par devers lui sa capacité de nuissance à travers la corruption, la répression aveugle, la traîtrise et la destruction. Il faut garder toute notre lucidité et notre vigilance pour renforcer la pression sur ce qui reste de système respiratoire à Lansana Conté et à ses prolongements afin de les asphyxier définitivement et asseoir la Guinée nouvelle.
Les vœux ne suffisent pas. C'est maintenant que nous devons redoubler d'effort, c'est maintenant que nous devons prendre l'assaut final de la colline Lansana Conté. Toute la stratégie d'intensification de la lutte populaire, prônée de-ci de-là ces derniers temps, doit être mise en œuvre pour ne laisser ni l’initiative, ni le répit à ce plan malfaisant. Il faut accélérer le dénouement de la confrontation déjà ouverte et qui a fait trop de martyrs au niveau du peuple pour refuser un nouveau round de négociations stériles, dont le but inavoué par le clan Conté est de gagner du temps et de vaincre à l’usure la résistance populaire. Cet acte des ‘députés’ est au mieux un revers, que Lansana Conté verra certainement comme une autre technique de Somparé pour mieux l’asseoir lui Conté sur son trône. De répit, il ne doit point y avoir.
Alors que fait Lansana Conté fasse au rejet populaire unanime ? Une comparaison s’impose.
Quand éclate en France le mouvement de contestation politique, sociale et culturelle connu sous le nom de Mai 68 et qui déboucha sur une grève générale paralysant la vie économique du pays, le Général Charles de Gaulle, alors président des Français, soumit son pouvoir au référendum du peuple afin d'éviter, selon ses termes, que la chienlit s'installe. Ayant perdu la consultation populaire, il démissionna le jour même de la proclamation des résultats.
En Guinée en 2007, face à une « contéstation » aussi vaste et unanime depuis plusieurs années et plus intense depuis deux, le ‘Général’ Lansana Conté choisit la répression violente et aveugle, semant la mort, les souffrances et les destructions les plus horribles. Il fait tout sauf s’avouer que c’est lui qui est « contésté » et que c’est son départ qui est réclamé de façon unanime et répétitive. Point de consultation du peuple qu’il dit représenter.
En France en 1968, l'ordre était contesté pas le Général de Gaulle en personne, un des plus grands hommes d'Etat du 20e siècle et qui avait une très haute idée de l'Etat français et de l’Etat moderne en général. En Guinée en 2007 et bien avant, sont rejetés à la fois l'ordre et le “Général” Conté, un des piètres hommes d'Etat que ce millénaire comptera.
Le premier démissionne et se retire dans toute la dignité que son pays lui reconnaîtra, le second se cramponne, massacre son propre peuple et sortira à coup sûr par la cheminée, que dis-je par la poubelle de l'histoire.
Voilà l'histoire des deux généraux, l'un généreux, vertueux, grand parmi les grands et respectueux de la volonté de son peuple, l'autre défectueux, incompétent, malfaisant et méprisant la vox populi.
Vive Une Guinée Nouvelle,
Vive Une Guinée Plus Egalitaire
Vive Une Guinée Plus Juste
Vive Une Guinée Mieux Eduquée
Vive Une Guinée Plus Prospère et
Vive Une Guinée Unie.
La Guinée en Flamme
La Guinée est en flamme. Le Peuple se révolte. Le régime impopulaire de Lansana Conté est aux abois. La grande question qui se pose est de savoir comment sortir de cette violente crise. Avant de tenter une quelconque réponse à cette question, force est de constater que cette crise à nulle autre précédente a atteint le point de non-retour. Les énormes ressources naturelles du pays ne sont pas exploitées pour le bien-être des populations tout entières pendant que les deniers publics servent de compte privé au dictateur et à ses acolytes. Les libertés politiques restent muselées par le régime contrôlant l’information à son seul avantage.
Les effets conjugués de tous ces facteurs négatifs engendrent l’indicible misère matérielle dans laquelle croupit la majorité des dix millions de Guinéens, tandis que les favoris du régime vivent dans l’opulence la plus criarde et insolente. Par voie de conséquence, le peuple est las du régime. Le dictateur bien que gravement malade n’a rien perdu de sa détermination de nuire, voire de tuer. Les forces de l’ordre fauchent les manifestants par rafales. Le pays est au bord de l’implosion. Le signal politique que le peuple envoie au régime est que rien ne sera plus comme avant, en Guinée. C’est pour cela que l’Afrique et le monde observent et jugent les choix faits par les différents acteurs, en ce moment historique de l’évolution de la nation.
Comme beaucoup de dictateurs d’aujourd‘hui et d’antan, Lansana Conté use de la violence et de la corruption pour se maintenir au pouvoir. Cela relève du crime pur et simple. Conscients du fait qu’il a déjà trop de squelettes dans son armoire, ses fidèles purs et durs et lui-même tentent de s’accrocher au pouvoir jusqu’au bout du souffle, quitte à le faire remplacer par un homme de main ou un proche parent (son fils Ousmane, à en croire au rumeurs) pour lui couvrir les arrières. Jeter son valet Fodé Bangoura en pâture aux lions dans son cirque politique ne change rien à l’équation politique. Ce cercle est trop vicieux pour que la nation se permette de le tolérer plus longtemps.
En regardant de près les événements se déroulant actuellement en Guinée, il est loisible de noter que les dirigeants syndicaux à la tête du mouvement ont jusqu’ici joué leurs cartes avec courage, lucidité et peut-être un peu trop de prudence. Ils semblent plus modérés que les manifestants qu’ils encadrent. Ceux-ci revendiquent le départ pur et simple du dictateur alors que ceux-là négocient sa retraite dorée et par surcroît progressive à la Pinochet. Les dirigeants des partis politiques d’opposition semblent plus timorés encore. En général, ils brillent par leur absence sur la place publique et leur silence.
Les officiers supérieurs des forces armées de leur côté conservent un mutisme ambigu. Qu’est-il devenu de leur engagement du 3 Avril 1984 de défendre l’intérêt supérieur de la nation, donc du peuple Guinéen? Il servent à tout le moins de relais des ordres du gouvernent d’ouvrir le feu sur les manifestants dans le seul but de défendre le régime chancelant envers et contre le peuple. Résultat: plusieurs citoyens abattus à Conakry, Labé, Kissidougou, Kankan, Mamou et N’Zerekoré.
En marge de ces manifestations massives qui soufflent comme un ouragan aux quatre coins du pays, il n’est pas étonnant de voir quelques femmes de Boulbinet ou d’ailleurs tenter d’offrir le piteux spectacle de contre-manifestation en faveur de ce régime vomis par l’écrasante majorité des guinéens. La leur n’a lieu que moyennant des sommes d’argent distribuées par le dictateur et ses proches à leur clientèle de toujours. Elle a, au moins le mérite de démontrer les limites de la base politique réelle par trop exigue du régime. En d’autres termes, les événements ont débordé le gouvernement. La vacance du pouvoir est patente. Hélas! Personne n’a eu le courage politique et physique de la déclarer solennellement et d’en tirer les conséquences. Les corps constitués ayant charge d’y procéder ont lamentablement manqué à leur devoir civique et patriotique. L’histoire ne manquera pas de leur étendre son verdict à ce sujet.
A cette croisée des chemins, deux choses semblent urgentes: la création d’une direction unifiée du mouvement pour le changement en Guinée et la révision de la plate-forme politique à la hausse. Le départ immédiat de Lansana Conté doit être le mot d’ordre comme il est déjà scandé par les manifestants partout dans le pays. En ce qui concerne les dirigeants du mouvement, la collégialité reste la meilleure garantie de succès, vu que l’on n’improvise pas un Lech Walesa, un Amadou Toumany Touré, encore moins un Triumvirat. L’unité d‘action politique dans la détermination et le courage est le moins qu’on puisse attendre des hommes et femmes qui ont la chance et l’honneur de relancer l’histoire au pays de Soundjata Keita, El Hadj Oumar Tall, Almamy Samory Toure’ et Alpha Yaya Diallo. Cette responsabilité historique est lourde et exaltante.
A ce stade de la lutte, toute décision politique concernant le type de gouvernement serait prématurée. Il est par contre impératif de rester intransigeant sur trois principes fondateurs de l’Etat: l’unité nationale, la forme républicaine de l’Etat et l’Etat de droit. Ceci, maintenant et toujours. Encore, faudrait-il mettre les officiers de l’armée en garde contre toute tentation de coup aventurier dans la veine tentative de freiner l’histoire. Quant à l’attitude du mouvement populaire pour le changement face au régime, il est vital d’éviter l’erreur d’accorder au dictateur acculé le temps qu’il ne manquera pas de mettre à profit pour vider de son contenu un éventuel accord de sortie de crise négocié avec lui. Au demeurant, lui permettre la fuite en avant serait lui sauver la mise. En politique, tout peut arriver en un an; la période de transition d’un an et demi proposée par certains est donc une éternité. En poursuivant avec fermeté l’objectif final du mouvement, la direction collégiale se doit aussi de faire montre de son honnêteté politique.
Pour éviter de futures querelles de chefs, elle a grand intérêt à rassurer les populations de son intention de se retirer du pouvoir au bout d’une période de transition d’un an au plus. Ce temps sera mis à profit pour écrire une nouvelle constitution assortie d’une loi électorale équitable et démocratique à faire valider à travers un referendum populaire transparent, pour ensuite organiser des élections présidentielles et législatives supervisées et certifiées par les organisations africaines et internationales chevronnées dans ce genre de restructuration démocratique.
Une telle constitution devrait limiter à deux mandats de quatre ans chacun pour tout citoyen élu à la magistrature suprême. Pour être vraiment crédible, elle devrait exclure de la première élection présidentielle tous les membres du gouvernement et du corps législatif provisoires, quitte à eux de se présenter aux élections législatives immédiates et aux élections présidentielles suivant la fin du premier mandat présidentiel issu de la nouvelle république.
N’est-il pas mieux d’être un Amadou Toumany Touré qu’un Robert Guei? Le soutien massif des populations guinéennes est à ce prix. C’est le but des manifestations massives de populations dans les différents villages et villes du pays. C’est ce que demandent les manifestants guinéens de Dakar, Paris, Londres, New York et Washington. Et par-dessus tout, il s’agit de la rédemption de la nation. La communauté internationale à son tour rendrait justice au peuple guinéen en assumant une attitude responsable niant finalement tout soutien à ce régime honni et agonisant.
Lansana Conte et sa clique doivent quitter le pouvoir immédiatement; demain il sera trop tard!
Accord en Guinée, où la grève générale s'achèvera mardi
CONAKRY (Reuters) - La grève générale en Guinée s'achèvera mardi, le président Lansana Conté ayant accepté de choisir un nouveau Premier ministre parmi quatre noms proposés par l'opposition, ont annoncé dimanche les médiateurs.
L'accord a été conclu à l'issue de plusieurs jours de négociations intenses sous l'égide d'un groupe de médiateurs de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) dirigés par l'ancien président nigérian Ibrahima Babangida.
"Le président de la République a accepté de nommer un nouveau Premier ministre de consensus (...) Les centrales syndicales ont décidé de suspendre le mot d'ordre de grève sur toute l'étendue du territoire national et appellent les travailleurs à reprendre le travail à compter du mardi 27 février 2007", dit un communiqué lu à la presse par Mohamed Ibn Chambas, secrétaire exécutif de la Cedeao.
"Nous allons suspendre la grève (...) La reprise du travail se fera mardi", a dit aux journalistes Ibrahima Bangoura, de la Confédération nationale des travailleurs guinéens (CNTG).
Auparavant, le chef de l'Etat était revenu sur sa décision d'imposer Eugène Camara, l'un de ses proches, au poste de Premier ministre.
Il a finalement accepté de nommer à la tête du gouvernement une personnalité issue d'une liste de quatre personnes arrêtée par des représentants des syndicats, des partis politiques et de la société civile.
UNE LISTE DE QUATRE PERSONNALITES
Le président Conté a accepté cette solution lors d'une rencontre tard samedi soir avec Babangida.
Le mouvement de grève générale paralyse le premier producteur mondial de bauxite depuis le 12 février, à la suite d'une première grève observée en janvier.
L'accord est intervenu moins de quarante-huit heures après l'expiration, vendredi à minuit, de l'état de siège décrété par le chef de l'Etat pour réprimer par l'armée les manifestations de rue. Vendredi, les députés avaient défié l'autorité du chef de l'Etat en refusant de prolonger cette mesure d'exception.
D'après des sources liées aux négociations, le chef de l'Etat, un septuagénaire affaibli par la maladie et l'usure du pouvoir, fera connaître le choix du futur Premier ministre d'ici le 2 mars.
Il aura à choisir entre quatre personnalités dont trois ont l'expérience d'organisations internationales: Mohamed Béavogui, qui travaille pour le Fonds international de développement agricole (Fida), qui dépend des Nations unies; Lansana Kouyaté, ancien secrétaire exécutif de la Cedeao ; Kabinet Komara, qui travaille au Caire à la Banque africaine d'import-export (BAIE), et Saidou Diallo, qui dirige le Fonds de la Sécurité sociale guinéenne.
La grève générale a été accompagnée de violences et d'affrontements avec les forces de l'ordre qui ont fait plus de 120 morts - des civils, pour la plupart - depuis janvier.
Les syndicats jugent le chef de l'Etat, au pouvoir depuis le coup d'état militaire de 1984, inapte à gouverner le pays.
A Conakry il est 15:09 nous venons d´avoir une conversation téléphonique avec nos confrères journalistes de la pressé privée à Conakry. Ils sont très nombreux pour le moment au palais du peuple la profession dit, malgré les menace de mort, selon Abdoulaye Diallo du journal "Le Populaire"" que les nouvelles sont bonnes.
La mission de la CEDEAO conduite par l'ancien président Nigérian, le Gl Ibrahima Babanguida mandaté par Blaise Comparé en tant que président en exercice de la CEDEO , pense que nous sommes mûr pour trouver une solution à nos problèmes sans faire recours aux institutions Européennes. Dans ce contexte, la CEDEO vient de faire un pas en avant pour trouver une solution provisoire à la crise guinéenne en réunissant tous les protagonistes au tour d'une table .
Pour le moment, il semblerait que le président Lansana Conté aurait accepté de nommer un premier ministre de consensus. les noms comme Lansana Kouyaté de l'OIF, Mohamed Beavogui responsable de la région Afrique/FIDA et Kabinet Komara, directeur administratif de la FEXIBANK , au Caire etc.. etc...sont les grands favoris, mais dans la Guinée profonde on se demande ce qu'un premier ministre peut faire quand on sait que le problème se trouve avec le président en personne dont entres autres son incapacité de diriger le pays semble être une réalité et la source principale de tous les problèmes dont souffre notre pays la Guinée .
Et mieux ce PM aura-t-il les coudées franches car volonté du Général Président malade semble être claire et est prêt a utilisé la force pour se maintenir au pouvoir. A Conakry tout semble être mis en oeuvre pour que cette fois-ci la volonté du peuple soit respecté à travers les points de revendication des syndicats qui ont pour le moment mis en veilleuse le départ du vieux Général .
Hier, suite à notre posting qui demandait à tous les guinéens d’appeler le Général Kerfala Camara, le crapaud qui n’arrête de Coasser, nous avions reçu par le canal de nos amis de Néoleadership le message suivant :
« Ps : Nous nous sommes permis d'appeler le no. de téléphone indiqué dans cet article. Il s’avère qu’il s’agit du numéro d’un certain Momo Kerfalla Camara lieutenant Colonel. L’intéressé travaille au génie route et nie catégoriquement avoir participé aux massacres perpétrés par des soldats tout dernièrement.
Depuis que la grève a commencé selon M. Momo Kerfalla Camara du génie route, il se trouve à son bureau à Sangoya. Il est lui même un personnage protégé dit-il.
Il prie les guinéens de ne pas continuer de lui harceler au téléphone même s’il dit comprendre les frustrations nées ces dernières semaines à cause des douloureux événements…
Il a par ailleurs profité de l’occasion pour rappeler que le système de commandement de l’armée guinéenne n'est pas toujours bien compris par les civiles qui attendent beaucoup de l’armée. Mais les choses ne sont pas si aisées qu’on le croit… Moi même je ne peux disposer que de mon pistolet et pas plus, tout est verrouillé a-t-il conclu.»
Suite à ce message nous venons vous demander de continuer d’appeler le même numéro: 224 60 21 66 69 . dites Merde !
Nous vous avions aussi promis que nous mettrons à votre disposition d’autres numéros, si pour une raison ou une autre celui-ci ne marche pas . Nous vous livrons ici donc tous les numéros de la hiérarchie DES ASSASSINS :
Gl. Kerala Camara
224-6021-76-84 : Portable
224-60-41-33-68 : Bureau
Col. Jaques Toure Gendarmerie Nle
224-60-41-22-58 : Bureau
224-60-21-76-63 : Portable
224-60-20-75-82 : Portable
224-60-58-10-26 : Portable
Cdt Mougne Donzo
224-60-41-11-20 : BUREAU
224-60-33-83-38 : PORTABLE
224-60-23-01-31 : BUREAU.
compatriotes , guinéens et guinéennes , appellez la hiérachie de l’armée des Violeurs et dites MERDE , MERDE !
Quand l’homme refuse il dit NON !
Quand le Peuple se revolte il dit MERDE !
La grève continuera tant que nous n’aurons un Premier Ministre que nous voulons. Allez-y paitre ailleurs en attendant le TPI, pour crimes de sang , violes et voles à mains armée, Haute trahison et importation de mercenaires Bissaois pour tuer les enfants
.
MERDE ! MERDE ! MERDE !
Les jours de Lansana semblent "Conté"
Dans nos démocraties bananières le fait est suffisamment rare, sinon inédit, pour être passé sous silence : une Assemblée nationale convoquée en session extraordinaire qui désapprouve le Président de la République ; l'histoire retiendra en tout cas que c'est une première sous nos tropiques.
Et une fois encore, c'est la Guinée en crise depuis cette grève générale déclenchée par l'intersyndicale le 10 janvier 2007 qui s'invite à l'actualité sous-régionale ouest-africaine.
Conakry et sa banlieue n'avaient pas encore fini de compter leurs morts que Lansana Conté, sans doute le dernier vestige de la coloniale, décrétait l'instauration de l'état de siège le 12 février.
Cent vingt tués en un mois, et une privation totale de liberté sans oublier les difficultés quotidiennes pour manger, boire (le comble dans ce qui est considéré comme le château d'eau de l'Afrique de l'Ouest) ou pour avoir de l'électricité, depuis toujours, rare comme les larmes d'un chien) ; le palmarès de Conté, roi de Guinée, frise la dictature pure et dure. Et les élus du peuple ne pouvaient plus le suivre dans ses égarements.
Et lorsqu'au terme du délai constitutionnel de l'état de siège, le fétiche de Wawa s'avisa donc de faire voter la loi martiale le vendredi 23, c'est un revers cinglant que l'Assemblée nationale lui opposa à l'unanimité.
Une Assemblée de 114 élus, dont 90 du Parti de l'Unité et du Progrès (P.U.P.), la formation politique présidentielle, qui oppose une fin de non-recevoir à une volonté présidentielle, qui plus est en Guinée, on croit rêver. Ce niet solennel des Législateurs résonne comme une invite faite au successeur du non moins sanguinaire Ahmed Sékou Touré de débarrasser le plancher.
Témoins privilégiés de ce nouvel acte de la tragédie guinéenne, le général nigérian Ibrahim Badamassi Babanguida et la délégation de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), venus proposer leurs bons offices à Conakry. L'occasion était trop belle pour le front syndical de réitérer son refus de lever le mot d'ordre de grève générale tant que le Président Conté maintiendra à son poste le Premier ministre de salon, Eugène Camara, dont la nomination ne répond à aucune norme consensuelle.
Malgré l'injonction faite aux grévistes par le chef d'état-major de l'armée, le général Kerfala Camara, de reprendre le chemin des bureaux à partir de ce lundi, les syndicats maintienne à la provocation du gardien du temple, qui se trompe d'adversaire.
N'aurait-il pas, en effet, fait oeuvre utile en décidant courageusement du sort de Conté, le péril guinéen ?
A l'évidence, c'est difficile pour ce général qui a côtoyé Lansana, toute une vie durant, de se faire passer pour le messie du Fouta Djalon, mais il aurait eu l'absolution du peuple guinéen s'il avait seulement osé.
Hélas, le chef d'état-major a refusé d'envoyer ses troupes à l'assaut du palais de Conakry, se mettant objectivement sur la voie d'un dégagement collectif quand se refermeront les portes de l'enfer guinéen.
Voici, en effet, un général dont tout le monde attend quelque chose et à qui tous les signaux ont été envoyés, mais qui refuse obstinément de voir le crocodile qu'on lui montre, préférant s'intéresser au bois mort qui nage à côté. Il est vrai que dans ces Etats policiers où tout le monde épie tout le monde, sa marge de manœuvre est particulièrement étroite, alors, qu'il n'aggrave pas son cas en intimant l'ordre aux manifestants de reprendre le chemin du travail comme si c'est lui qui leur avait enjoint de décréter la grève générale illimitée.
En attendant donc la fin annoncée de ce régime décadent, on lève peu à peu les barricades dans les rues de Conakry, comme pour mesurer l'ampleur des dégâts causés durant les folles journées de la répression militaire qui a accompagné la grève générale.
Que de bâtiments administratifs saccagés ; de stations- service incendiées, de véhicules privés et étatiques hors d'usage, ... que de blessés graves qui triment dans les salles de soins obscures des hôpitaux !
La voix de Conté, rongé par la maladie et éprouvé par la sénilité, ne porte plus au-delà du manguier de Wawa ; son isolement par ses pairs de la sous-région ; son lâchage par sa propre formation politique et la misère de plus en plus croissante des Guinéens sont autant de raisons pour tirer la conséquence qui s'impose.
Mais le roi Conté sera-t-il assez lucide pour quitter les choses avant qu'elles ne le quittent ?
Nous en doutons fort. Car ils sont encore nombreux dans cette Afrique qui préfèrent qu'on montre leur tombe plutôt que leur maison de retraite.
Reste seulement à espérer que la leçon donnée par le Parlement guinéen fasse école dans nos monarchies, pourvu seulement que tout cela ne soit pas que du cinéma pour pouvoir dire : "Vous voyez, on me traite de dictateur alors que je ne peux même pas faire ce que je veux, puisque mes propres députés s'y opposent". Alors, la désapprobation parlementaire pourrait procéder d'un fin calcul politique pour se passer un petit vernis démocratique et amener ses contempteurs, même les plus acharnés, à se dire qu'il n'est pas si monstrueux que ça.
Mais si c'est le cas, personne ne se laissera prendre à ce petit jeu, et les syndicalistes, qui ont déjà commis la bêtise une première fois, ont raison de ne pas lever leur mot d'ordre, surtout qu'au-delà de la nomination-provocation d'Eugène Camara, c'est Conté lui-même qui pose problème, nous ne cesserons de le dire. A l'allure où vont les choses, les jours de Lansana semblent "conté", sinon comptés.
Le refus des députés, du pipeau ou c'est pour de vrai ?
En Guinée, sur les 114 députés que compte l'Assemblée nationale, 86 viennent de voter ce vendredi 23 février 2007, contre la prorogation de l'état de siège ainsi que le demandaient Lansana Conté et son premier Ministre. Et il faut savoir que sur ces 114 députés, 90 sont des députés de la majorité (PUP/PCN). Par ailleurs, et tenez-vous bien, ce vote a eu lieu à l'unanimité à main levée. Incroyable mais vrai : face à ce régime qui ne passe pas pour un tendre, il s'est trouvé des députés, qui plus est de la majorité, pour jeter comme ça au visage : «Eh bien, nous ne te donnerons pas ce que tu demandes parce que nous en avons assez ! Les syndicalistes et le peuple souffrent trop de cet état de siège ; alors en tant qu'élus du peuple, nous disons Non ».
Il faut savoir en effet que «Selon la loi fondamentale du pays, l'état de siège décrété le 12 février ne pouvait excéder 11 jours sauf avis favorable du parlement par un vote majoritaire en session extraordinaire. Ce fût la raison du rassemblement et du refus des députés ce vendredi à Conakry » ( in Guinée : Les députés recalent le Président ContéallAfrica.com 23 Février 2007 par Aliou Goloko Washington, DC).
Voilà donc une cinglante baffe qui n'est pas sans poser des problèmes graves. En effet, que va faire le président Conté face à un tel désaveu ? En démocratie, lorsqu'il y a un tel décalage entre les organes de l'Etat, entre le président et une assemblée soutenue par le peuple, il y a un besoin de remettre à niveau le mandat. Alors de deux choses l'une : ou bien Lansana Conté dissout l'Assemblée nationale pour rechercher à travers la drogue électorale, une nouvelle légitimité, ou bien il tire les conclusions immédiates de cette gifle pour rendre le tablier.
Mais de la manière dont les choses se déroulent, au lendemain de ce vote que tout le monde qualifie d'historique, on ne voit pas se dessiner une quelconque de ces options, ce qui nourrit bien des extrapolations.
En tout premier lieu, le vote des députés guinéens avait tellement paru gros qu'il n'en a pas manqué pour y détecter une manÅ"uvre. Devant le blocage de la situation, qui met face à face les syndicalistes et le pouvoir, chacun défendant bec et ongles ses positions, on pouvait aller tout droit à la catastrophe. Alors les députés auraient pu être mis en condition pour venir sortir tout le monde de cette situation inextricable. En prenant sur eux de défier Lansana Conté pour satisfaire les syndicalistes et donner ainsi prétexte (avec la non reconduction de l'état de siège) à la levée du mot d'ordre de grève, les parlementaires enlevaient une épine du pied à Lansana Conté. Bref, il y aurait eu là une espèce de cote mal taillée pour permettre de reprendre les négociations sur de nouvelles bases.
Mais cette vision des choses semblait immédiatement après contredite par les faits puisque l'armée décrétait la fin de la grève, invitant les commerçants et les opérateurs économiques à reprendre leurs activités normales en précisant qu'il s'agissait d'une réquisition.
Comme il fallait s'y attendre, les syndicalistes qui ont vu rouge, ont immédiatement répondu en affirmant non seulement que le mot d'ordre de grève serait maintenu mais qu'il fallait plus que jamais changer de premier Ministre. A noter cependant que la décision de l'Etat-major avait été prise avant le vote de l'Assemblée nationale et qu'en début d'après-midi, le samedi 24 février, l'Etat-major annonçait la levée de tout le dispositif lié à l'état de siège.
Il faut seulement espérer que cette dernière mesure fasse retomber la colère des syndicalistes et que les efforts titanesques que semble déployer l'ancien président Babangida donnent véritablement l'occasion à la CEDEAO de jouer son rôle et aux protagonistes de la crise de rentrer dans un dialogue constructif.
Le dernier coup de grâce des barons du pup a Conté
Il est recommandé à tout bon musulman de dire ‘’A OUZOU BILAYE MINA CHEYTAN RAHIM’’après avoir dit le nom de Conté synonyme d’ingratitude que Dieu a fermement condamnée pour l‘avoir désobéit. Nous nous demandons aujourd’hui qu’est-ce qui pousse cet homme sans vision ni foi à avoir cette haine envers le peuple qui a fait de lui ce qu’il est malgré tout? Au peuple martyr de Guinée qu’il est supposé défendre et servir, il l’oppresse et l’assassine pour égoïstement garder son fauteuil maintenant vomit par le peuple.
Comment pourrait-on admettre que Conté que rien ne le prédestinait à la magistrature suprême soit propulsé au devant de la scène politique par le hasard de l’histoire se consacre uniquement à la destruction de notre pays?
Et plus apatrides et historiquement honteux et irresponsables nous l’aidons dans sa salle besogne en lui laissant toujours une certaine marge de manoeuvre sachant bien son incapacité physique et morale, son manque de vision et son passé catastrophique en bilan dans tous les domaines, y compris même ses innombrables remaniements ministériels… Comment pourrait-on insister toujours auprès de la source de tous nos maux (Conté) à continuer à occuper le fauteuil présidentiel qui est aujoud’hui plus que jamais contesté par le people. C’est lui demander de nous exterminer et détruire au tant qu’il peut le pays et hypothèquer l’avenir des futures générations?
Ne nous laissons pas tomber dans la gueule du loup il nous avalera tous soyons patriotes, nationalistes, conséquents historiquement vis à vis de nous-mêmes et vis à vis du peuple. Défendons contre vents et marrées le peuple et ses acquits , ne nous dérobons jamais de notre ligne de conduite et ne tombons jamais dans la tentation et dans la confusion restons ce que nous sommes parceque connaissant les réalités de notre pays et de ses hommes. Soyons tous des KABILAS quand nous négocions avec Conté.
Après les derniers accords qu’il a signés et violés, qu’est-ce que nous voulons de lui maintenant? Il nous a montré ses limites, alors comprenons-le!
Pour ma part, si comme le disait tout récemment encore M. Fofana je cite’’NOUS APPLIQUONS LA VOLONTÉ DU PEUPLE À SAVOIR LE DÉPART DU PRÉSIDENT’’
Cela ne devrait pas être un vain mot, mais une réalité, car M. Fofana a effectivement exprimé le voeu du peuple.
Après ce désaveu cinglant asséné au président par ses propres hommes, et après la déclaration fantaisiste de TANTIE Karfala, les barons du PUP choqués se sont mobilisés pour aller voir le président de l’Assemblée Nationale Somparé pour le charger de dire au président Conté de réviser sa position car la souffrance du peuple est telle qu‘il est temps de trouver une solution de sortie de crise.
La solution de sortie de crise pour le peuple de Guinée c’est le départ de Conté du pouvoir. Nous ne voulons plus de lui cela a été exprimé par le peuple et le voeu du peuple doit être respecté.
C’est maintenant qu’il doit s’éclipser à jamais, et la diaspora doit plus que jamais continuer la pression allant jusqu’à l’interdiction de séjours des ministres de Conté à l’extérieur, après leur état de siège imposons le nôtre sur ses ministres et familles à l’extérieur jusqu’à la chute du gouvernement.
Vaillant peuple de Guinée, le temps n’est plus au découragement ni au désespoir mais à la consolidation de nos positions et convictions afin de venger nos martyrs victimes des balles de Conté.
Après le camouflet de ses députés à l’Assemblée Nationale et le désaveu asséné secrètement par les barons du PUP à travers Somparé une seule option reste ouverte: LA DÉMISSION POUR CONTÉ pour le bonheur de tout le peuple guinéen dans son ensemble, s’il lui reste toujours un brin de conscience.
L'histoire de deux généraux, l'un généreux, l'autre défectueux.
Les députés de ‘l’assemblée nationale’ ont joué leur rôle. Ne jugeons pas les intentions mais plutôt les actes. Les ‘députés’, malgré Somparé et sa conduite légère, ses menaces puériles, son suivisme enfantin et son manque de convictions, ont joué leur rôle patriotique dans le match Peuple de Guinée contre Lansana Conté. Les ‘députés’ ont ainsi évité de prendre une triste place sur l’échiquier maléfique de Lansana Conté. Cet acte est un excellent centre à la David Beckham que vient de faire ‘l'assemblée’ au Peuple, mais avec des Materazzi (Kerfalla / Arafan / Sidimé / Kamano / Eugène/ Yacine/ Somparé et j’en passe) dans la défense (catenaccio) de Lansana Conté, le centre n'est pas sûr de passer la vigilance d'un Buffon (Lansana Conté) !
En tout cas, en voilà bien un échec cuisant pour le clan des va-t-en-guerre et une gifle cinglante assenée à Lansana Conté et Somparé, pour autant qu’ils comprennent les messages de l’histoire et en retiennent les leçons.
Mais Lansana Conté, qui se repaît du sang des innocents, valse à l’écho des souffrances du peuple, se glorifie du déclin de la Guinée , ne craint ni honte, ni le déshonneur et encore moins les gifles et les directs où qu’ils lui soient décochés. Ce qui lui faut c’est plutôt un billet aller simple pour Wawa afin que lui et son entreprise maléfique disparaissent à tout jamais de la Guinée , y compris jusqu’ à leur souvenir pour que le peuple de Guinée et la Guinée toute entiere renaissent et fleurissent de toute leur beauté, de toute leur magnificence. Que Lansana Conté devienne un objet d’attraction à Wawa, comme l’homme qui voulut détruire le pays, mais l’unité nationale l’en empêcha.
Conté et son clan ayant déclenché les hostilités, ayant utilisé l'argument de la force, il faut les vaincre par la force des arguments et des idées justes.
Lansana Conté et son clan, sans comprendre encore la dynamique en cours, ni en prendre toute la mesure, constatent déjà qu'ils ne peuvent plus faire tout ce qu'ils veulent comme par le passé (c’est la crise au sommet) et que le peuple de Guinée ne peut plus et ne veut plus vivre comme par le passé (c’est la crise à la base), toutes choses indispensables à un changement en profondeur dont la Guinée a tant besoin.
Après l’acte salutaire des ‘députés’ le Vendredi 23 Février 2007, il faut cependant se garder de parader devant cet accident de parcours rencontré par le clan qui garde encore intacte par devers lui sa capacité de nuissance à travers la corruption, la répression aveugle, la traîtrise et la destruction. Il faut garder toute notre lucidité et notre vigilance pour renforcer la pression sur ce qui reste de système respiratoire à Lansana Conté et à ses prolongements afin de les asphyxier définitivement et asseoir la Guinée nouvelle.
Les vœux ne suffisent pas. C'est maintenant que nous devons redoubler d'effort, c'est maintenant que nous devons prendre l'assaut final de la colline Lansana Conté. Toute la stratégie d'intensification de la lutte populaire, prônée de-ci de-là ces derniers temps, doit être mise en œuvre pour ne laisser ni l’initiative, ni le répit à ce plan malfaisant. Il faut accélérer le dénouement de la confrontation déjà ouverte et qui a fait trop de martyrs au niveau du peuple pour refuser un nouveau round de négociations stériles, dont le but inavoué par le clan Conté est de gagner du temps et de vaincre à l’usure la résistance populaire. Cet acte des ‘députés’ est au mieux un revers, que Lansana Conté verra certainement comme une autre technique de Somparé pour mieux l’asseoir lui Conté sur son trône. De répit, il ne doit point y avoir.
Alors que fait Lansana Conté fasse au rejet populaire unanime ? Une comparaison s’impose.
Quand éclate en France le mouvement de contestation politique, sociale et culturelle connu sous le nom de Mai 68 et qui déboucha sur une grève générale paralysant la vie économique du pays, le Général Charles de Gaulle, alors président des Français, soumit son pouvoir au référendum du peuple afin d'éviter, selon ses termes, que la chienlit s'installe. Ayant perdu la consultation populaire, il démissionna le jour même de la proclamation des résultats.
En Guinée en 2007, face à une « contéstation » aussi vaste et unanime depuis plusieurs années et plus intense depuis deux, le ‘Général’ Lansana Conté choisit la répression violente et aveugle, semant la mort, les souffrances et les destructions les plus horribles. Il fait tout sauf s’avouer que c’est lui qui est « contésté » et que c’est son départ qui est réclamé de façon unanime et répétitive. Point de consultation du peuple qu’il dit représenter.
En France en 1968, l'ordre était contesté pas le Général de Gaulle en personne, un des plus grands hommes d'Etat du 20e siècle et qui avait une très haute idée de l'Etat français et de l’Etat moderne en général. En Guinée en 2007 et bien avant, sont rejetés à la fois l'ordre et le “Général” Conté, un des piètres hommes d'Etat que ce millénaire comptera.
Le premier démissionne et se retire dans toute la dignité que son pays lui reconnaîtra, le second se cramponne, massacre son propre peuple et sortira à coup sûr par la cheminée, que dis-je par la poubelle de l'histoire.
Voilà l'histoire des deux généraux, l'un généreux, vertueux, grand parmi les grands et respectueux de la volonté de son peuple, l'autre défectueux, incompétent, malfaisant et méprisant la vox populi.
Vive Une Guinée Nouvelle,
Vive Une Guinée Plus Egalitaire
Vive Une Guinée Plus Juste
Vive Une Guinée Mieux Eduquée
Vive Une Guinée Plus Prospère et
Vive Une Guinée Unie.
20:05 Publié dans Mountmane Actualité Guinéenne à la seconde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.02.2007
Actualité Guinée Conakry (étape8) de la grêve
Guinée: le changement ou le chaos, SYNTHÈSE ET RECOMMANDATIONS
La déclaration de l’état de siège le 12 février par le président Lansana Conté et la mise en
place d’un couvre-feu permanent par l’armée après les violences des jours précédents on mené la Guinée au bord du gouffre. Toutes les villes de Guinée s’étaient mobilisées lorsque la grève générale illimitée déclenchée le 10 janvier 2007 s’est muée en une contestation populaire du régime sans précédent
La répression sanglante des manifestations depuis le 10 janvier (plus d’une centaine de morts au total), puis la nomination d’Eugène Camara, un proche de Conté, au poste de Premier ministre, ont montré que le régime Conté était prêt à tout pour défendre sa pérennité. La communauté internationale, qui s’est illustrée par son incapacité à prévenir les tueries, doit aujourd’hui apporter une contribution active et éviter la plongée du pays dans un chaos généralisé, qui pourrait bien s’étendre au-delà de ses frontières
Affaibli par la maladie mais accroché à ses privilèges présidentiels, plus intéressé par la gestion de ses immenses domaines agricoles que par l’avenir de son pays, écartelé entre les avis contradictoires de ses courtisans obsédés par sa succession et la préservation de leurs rentes, Lansana Conté a répondu à la fronde syndicale par un mélange de désinvolture, de maladresse et de violence. Sa décision, le 27 janvier 2007, d’accepter de déléguer ses pouvoirs à un Premier ministre qui dirigerait le gouvernement ne garantissait en rien son effacement effectif ni la fin du système Conté. Elle ne l’exonérait pas non plus des massacres, en janvier déjà puis en février, des manifestants non armés.
Le choix du Premier ministre porté le 9 février sur Eugène Camara, ministre d’État en charge des Affaires présidentielles du gouvernement sortant, est une décision aux conséquences tragiques accueillie comme une provocation par la population. Des émeutes suivies d’une répression meurtrière ont immédiatement repris. Les « bérets rouges » de la garde présidentielle et les « forces anti-gang » de la police ont répondu à nouveau aux manifestants par des tirs à balles réelles. La violente répression n’a pourtant pas empêché le début des pillages, des destructions des symboles de l’état et des attaques ciblées contre les biens appartenant aux membres du gouvernement, à l’entourage présidentiel et à tous ceux qui sont associés de près ou de loin au pouvoir.
La Guinée est désormais le théâtre de deux scénarios possibles. Il reste un espoir de changement politique réel, négocié entre les acteurs guinéens et accompagné par la communauté régionale et internationale. Mais en s’enferrant dans une logique militaire sans issue, Conté et son entourage pourraient entraîner la Guinée dans un bain de sang d’une ampleur dramatique : une insurrection populaire chaotique et violente qui se terminerait par une prise de pouvoir permanente et sanglante par l’armée, préfigurant une descente aux enfers comparable à celle de ses voisins.
Le désastre ne s'arrêterait pas aux portes de la capitale. Si la Région Forestière , partie du territoire guinéen aux confins du Liberia, de la Sierra Leone et de la Côte d'Ivoire, basculait également dans le chaos, ces pays particulièrement fragiles pourraient très bien ne pas échapper à une grave déstabilisation. Ce pourrait également être le cas de la Guinée Bissau , dont le président Joao Bernardo Vieira semble vouloir soutenir directement la répression menée par son ami de longue date Lansana Conté. La stabilité politique à laquelle tiennent à la fois les populations guinéennes, les pays voisins, les chancelleries occidentales et les firmes multinationales qui exploitent les immenses ressources naturelles de ce pays ne saurait être brandie comme argument pour justifier la sauvegarde du système Conté. Les acteurs guinéens et la communauté internationale doivent mettre en œuvre d’urgence des actions pour susciter un vrai changement tout en prévenant une escalade de violence.
RECOMMANDATIONS
Aux responsables syndicaux, aux autres organisations de la société civile, aux partis politiques :
1. Soutenir un schéma de sortie de crise négociée et non violente, et appeler notamment à l'arrêt des pillages de biens publics et privés, des destructions et des règlements de comptes individuels qui ont accompagné les manifestations de colère des populations depuis le 9 février 2007.
2. Demander aux autorités religieuses (le Conseil chrétien de Guinée et le Grand Imam de la mosquée Fayçal) de renouer le dialogue avec le pouvoir et de servir de médiateurs entre le président Conté, la hiérarchie militaire et les centrales syndicales, pour négocier une sortie de crise sur la base des cinq points suivants :
(a) la suspension immédiate de l’état de siège, de la loi martiale et du couvre-feu, l'arrêt de toutes les violences commises par les forces de sécurité et le retrait immédiat des éléments de la Garde présidentielle des artères de Conakry ;
(b) le limogeage immédiat d'Eugène Camara et la nomination d'un nouveau Premier ministre choisi sur une liste de noms qui serait approuvée par les centrales syndicales ;
(c) des garanties constitutionnelles aux pouvoirs du Premier ministre ;
(d) l'acceptation de la tenue, dans les plus brefs délais, d'un dialogue national pour décider de l'avenir de la nation ;
(e) l'annonce publique de ces engagements par un message à la nation du président.
3. Négocier avec le régime un amendement constitutionnel pour :
(a) garantir les pouvoirs et les attributions du Premier ministre ; et
(b) faire de lui le dauphin constitutionnel du président en cas de vacance du pouvoir, en précisant qu'il sera inéligible dans ce cas à toute élection organisée pendant sa présidence intérimaire.
4. Appeler à la convocation dans les plus brefs délais d'un dialogue national pour définir les priorités économiques et politiques du nouveau gouvernement. Ce dialogue pourra notamment se prononcer sur :
(a) les mesures économiques immédiates à prendre pour garantir une trêve sociale ;
(b) le report des élections législatives de quelques mois pour permettre une meilleure organisation avec le soutien actif de l'Union européenne (UE) et des Nations unies, puis le lancement d'une procédure de révision constitutionnelle approfondie par la future Assemblée nationale suivie de l'organisation d'élections présidentielles anticipées ;
(c) la création d'un groupe de travail sur la réforme du secteur de la sécurité (armée, police, gendarmerie) composé de civils et de militaires, chargé notamment de redéfinir le rôle des forces de sécurité en Guinée et de mettre en place des mécanismes efficaces de contrôle civil sur les forces de sécurité.
5. Exiger que le mandat de la commission d'enquête sur les crimes et les exactions commis par les forces de sécurité au cours des manifestations du mois de janvier prévue par l’accord du 27 janvier comprenne également les tueries du mois de février et que ses conclusions soient publiées avant la fin mars.
Au président Lansana Conté :
6. Accepter l'engagement politique en cinq points décrit plus haut et, notamment, nommer rapidement un nouveau Premier ministre acceptable par toutes les parties.
À la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), à l'Union africaine et au Secrétaire général des Nations unies :
7. Condamner publiquement les nouvelles tueries commises par les forces de sécurité du régime et interpeller nommément le président Lansana Conté, le chef d'état-major des armées, le général Kerfalla Camara, son adjoint, le général Arafan Camara, le chef d'état-major de la gendarmerie, le général Jacques Touré, le directeur général de la police nationale, Mohamed Sékouba Bangoura, et le fils du président, le capitaine Ousmane Conté, sur leur responsabilité individuelle pour les crimes commis par les forces placées sous leur autorité.
8. Inviter le président du Ghana, John Agyekum Kufuor, président en exercice de l'Union africaine (UA), membre de la CEDEAO , à s'impliquer personnellement dans une médiation auprès du président Lansana Conté pour le convaincre de respecter l'esprit et la lettre de l'accord du 27 janvier 2007 et de souscrire aux nouveaux engagements prescrits ci-dessus.
9. Créer un groupe international de contact sur la Guinée , composé de représentants de l'UA, de la CEDEAO et du Secrétariat général des Nations unies, qui sera chargé :
(a) du suivi de la mise en œuvre de l’accord du 27 janvier et des accords politiques ultérieurs ainsi que d'informer le Conseil de paix et de sécurité de l’UA et le Conseil de sécurité des Nations unies de l'évolution de la situation dans le pays ; et
(b) de la coordination de l’appui international à un éventuel groupe de travail guinéen sur la réforme du secteur de la sécurité.
10. Insister sur la participation d'experts internationaux mandatés par la CEDEAO et le Haut Commissariat des Nations unies pour les droits de l'Homme aux travaux de la commission d'enquête sur les violences commises depuis le début de la grève générale le 10 janvier 2007.
Au président du Conseil de sécurité des Nations unies :
11. Inscrire en urgence l'examen de la situation en Guinée à l'ordre du jour du Conseil en vue de produire une déclaration soutenant la médiation du président Kufuor.
À l'Union européenne et aux bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux :
12. Prendre l'initiative d'organiser une table ronde des donateurs, réunissant autour d'un nouveau gouvernement guinéen, tous les partenaires extérieurs intéressés, notamment la France , le Royaume-Uni, l’Allemagne, les États-Unis, le Japon, la Banque africaine de développement, la Banque mondiale, le Fonds monétaire international, le Programme des Nations unies pour le développement afin de définir les modalités d'une assistance financière et technique d'urgence dans les domaines de la gouvernance économique et de la réforme des institutions.
À la France et aux États-Unis :
13. Utiliser les canaux privilégiés de communication qu'ils entretiennent avec les forces de sécurité guinéennes grâce à leur coopération militaire respective pour faire passer aux officiers guinéens un message ferme réaffirmant :
(a) le rejet de tout coup de force au prétexte d’instaurer une transition politique monopolisée par l'armée ;
(b) la responsabilité individuelle pour les violences commises sur les civils depuis le début de la grève générale en janvier ; et
(c) la nécessité d’adhérer à un programme de réforme du secteur de la sécurité avec une assistance extérieure.
Dakar/Sénégal
Baldé Mountagha Dakar
Email : mountmane@hotmail.com
Guinée: les syndicats refusent de négocier avec les autorités
Les syndicats à l'origine d'un mouvement de contestation qui secoue la Guinée depuis janvier ont refusé samedi de reprendre une réunion entamée jeudi avec des responsables de l'Etat et de l'armée pour tenter de trouver un début de solution à la crise, ont-ils annoncé à l'AFP. Les différentes parties étaient censées se retrouver samedi, mais les syndicats demandent au préalable la levée d'un état de siège très contraignant décrété par le président guinéen Lansana Conté le 12 février.
"Les réunions sont interdites, tant en public qu'en privé pendant l'état de siège. Nous n'irons pas au palais", a déclaré à l'AFP Yamoussa Touré, secrétaire général adjoint de la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG), une des centrales à l'origine de la grève générale lancée le 10 janvier et réactivée le 12 février.
"Pour l'instant, la réunion est annulée. Nous demandons la levée de l'état de siège, la sécurité des syndicalistes, l'arrêt des perquisitions de nuit et des tueries", a confirmé Rabiatou Sérah Diallo, secrétaire générale de la CNTG.
Mme Diallo avait participé jeudi à une première réunion avec le président de l'Assemblée nationale, Aboubacar Somparé, des représentants du Conseil économique et social, du patronat, de l'armée et des chefs religieux. La Guinée a rejeté vendredi l'envoi d'une commission d'enquête internationale après plusieurs semaines de manifestations hostiles au pouvoir qui ont fait au moins 113 morts et conduit le président Lansana Conté à décréter un état de siège très sévère.
Dans le même temps, la France a indiqué être prête à évacuer plusieurs milliers de ressortissants étrangers, soulignant les inquiétudes de la communauté internationale devant une crise qui n'est toujours pas résolue même si l'état de siège a abouti à un retour au calme dans le pays. Les violences de janvier-févier ont fait l'objet de nombreuses condamnations, dont celles du Parlement européen qui a appelé à l'envoi sur place d'une commission d'enquête internationale.
Dans la soirée, le ministre de la Justice Alsény René Gomez a rejeté un telle idée, estimant que "dès l'instant où une commission d'enquête a été mise en place au niveau national, la question d'une commission internationale ne se pose pas". Le garde des Sceaux a expliqué qu'une commission nationale avait déjà été créée avec des magistrats, des gendarmes, des responsables du Conseil national des organisations de la société civile et des syndicats, précisant toutefois que l'Organisation guinéenne des droits de l'Homme (OGDH) et le groupement des avocats guinéens avaient refusé d'y participer.
"Nous sommes favorables à une enquête internationale car on ne croit pas à l'objectivité de cette commission", a précisé à l'AFP le président de l'OGDH Thierno Maadjou Sow. Le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (UA) a pour sa part décidé vendredi d'appuyer une enquête nationale guinéenne sur les violences.
Dans les rues de Conakry, la présence militaire a été allégée vendredi. Seuls quelques barrages ont été maintenus à des points sensibles de la capitale et - fait inédit - des hélicoptères de l'armée ont survolé le centre-ville dans l'après-midi. Dans la capitale et en province, aucun trouble n'a été constaté vendredi par l'AFP et des habitants joints au téléphone. Mais la situation préoccupait toujours la communauté internationale.
Lettre ouverte de Mory Sangaré à Aboubacar Cissé, Directeur de Communication des Affaires étrangères
Cher frère Cissé, qui est étranger aux problèmes Guinéens ? L’appel à la grève de nos patriotes syndicalistes n’a été qu’un effet déclencheur de la révolte justifiée des Guinéens, toutes tendances confondues. La bombe était là, prête à exploser spontanément.. De quelle main invisible, parlez vous ? Faisons bien attention aux articles de ce soit disant correspondant diplomatique, qui est en fait un des leviers du pouvoir moribond de Conakry qu’il défend avec bec et ongles.
En effet, Aboubacar Cissé, est un haut fonctionnaire de l’Administration guinéenne, actuel Directeur des services de Communication du Ministre d’état aux Affaires étrangères, Mamadi Condé. Lisez bien son premier article intitulé : "délégation onusienne de droit de l’homme attendue en Guinée" paru dans Guineenews du 15/02/07, au lieu de parler de tuerie, de carnage, de bain de sang causé par le pouvoir sauvage de Lansana Conté, pour couvrir cet évènement affreux, il parle d'un "incident"…
Voilà encore, dans ce deuxième article intitulé : "Et si la Guinée était victime de mains invisibles de l’étranger ? ".
Ce monsieur qui vit en Guinée, mais qui est aveuglé par le bien être que lui procure ce régime au détriment de la majorité des Guinéens…, est un lâche. Un traître.
Monsieur le "correspondant diplomatique", est ce que c'est une main invisible qui bafoue l'éducation Guinéenne ? Qui entretient le manque de courant électrique ? Le manque d'eau potable, pour un pays considéré comme le château d’eau de l’Afrique de l’Ouest ? Le manque de routes ? D'infrastructures ? Qui bafoue la démocratie et le respect des droits de l’Homme ? Qui change la loi fondamentale à son profit ? Qui crée l'insuffisance alimentaire ? Qui donne aux Guinéens un salaire de misère ? Soyez sérieux!
Voilà entre autres, ces quelques maux facilement curables qui font révolter les Guinéens honnêtes. Sans exception. Faites un examen de votre conscience et reconnaissez que ces maux sont dus à l’incapacité d’un homme longtemps dépassé par un monde à géométrie multiple de plus en plus compliqué. Vous faites honte à la presse Guinéenne.
Malheureusement, vous ne vous rendez pas compte de votre attitude indigne, irresponsable et suicidaire. C’est dommage !
Comme lui, le Vendredi 16 Février, un autre défenseur du régime, Michel Kamano, Président du Conseil Economique et Social, alias Mano Dibango, parlant des manifestations populaires qui paralysent le pays, fait abstraction des problèmes sociaux qui assaillent les Guinéens, en invoquant les appétits des puissances étrangères qui en veulent à la Guinée pour sa richesse. Quel cynisme !
"L’enfer ce sont les autres", dit-on. La preuve est donnée. C’est ce représentant de l’Etat qui cherche les poux dan la tête des autres, alors que la situation chaotique qui prévaut dans le pays est le résultat catastrophique de la gabegie, de la corruption, du détournement des deniers publics, de l’injustice, de l’impunité… du régime auquel il appartient, qui est sensé, à l’aide du dialogue ; trouver une porte de sortie de crise profitable au peuple de Guinée. Mon œil !
La misère actuelle du peuple de Guinée est un problème de gouvernance. De ce fait, il est intellectuellement malhonnête d’aller chercher les racines du mal guinéen ailleurs.
Révolue, l’époque d’intoxication et de désinformation. L’opinion publique guinéenne a évolué. Elle a Changé. Ces types de discours sont tombés en désuétude. Le seul acte qui vaille est le résultat. Il n’y a pas d’autres subterfuges possibles. De tout ce qui précède, de nos jours, ce qui fonde tout pouvoir moderne et responsable, c’est plus le langage de vérité, l’action, la volonté, les initiatives d’entreprise et de réalisation au bénéfice du pays…., que le mensonge, l’intimidation, la répression ; l’usage de la force, l’entêtement, bref un système basé sur le règne d'un clan politico-militaire qui pille et dilapide les immenses ressources de la Guinée.
Laurent Gbagbo soutiendrait Lansana Kouyaté pour la primature guinéenne
Il est à nouveau question dans les hautes sphères du pouvoir à Conakry de nommer un Premier Ministre ! Ce sujet ne devrait pourtant plus être à l’ordre du jour puisque les syndicats, après la nomination contestée d’Eugène Camara à ce poste, ont demandé le départ de Conté et que les jeunes, les populations sont dans la rue partout dans le pays et paient de leur sang pour ce combat légitime.
Or, à en croire des source proches de la présidence de la République , Lansana Kouyaté qui est arrivé de Côte d’Ivoire, au plus fort moment de l’état de siège et des massacres perpétrés contre les populations civiles guinéennes, après avoir réussi à obtenir l’appui de Laurent Gbagbo, un fidèle soutien de Lansana Conté dans la sous région, et à faire son entrée en Guinée dans l’avion personnel de ce Chef d’Etat ; négocierait en ce moment sa nomination à la primature, en lieu et place de Eugène Camara. Vrai ou faux ? Attendons de voir la suite.
Auparavant, plusieurs émissaires ivoiriens étaient venus lui préparer le terrain, sous couvert de missions de "bons offices" face à la crise sanglante qui secoue le pays. Et Lansana Kouyaté a déjà informé ses amis à l’extérieur de sa nomination imminente, rapportent les mêmes sources, dignes de foi.Pour l’opinion, ce qui est incompréhensible, à la limite choquant, c’est la démarche de Lansana Kouyaté, par ailleurs connu pour étant un représentant de la Francophonie dans le conflit ivoirien, à venir s’agenouiller devant Lansana Conté dans le contexte actuel de la Guinée.
Pendant que le peuple se bat unanimement dans la rue pour arracher pacifiquement mais avec conviction le départ du Chef de l’Etat, voici un homme qui ne rêve que d’être le Premier Ministre de ce dernier. Tout prouve que si il le devenait, il ne serait ni libre, ni capable de s’opposer à l’ingérence abusive du n° 1 guinéen dans la gestion du Chef de Gouvernement. Accords secrets entre les deux hommes obligent !
Pour un cadre guinéen qui a souhaité garder l’anonymat, Lansana Kouyaté bien placé au sein de son Organisation, a très mal compris l’esprit et la lettre de la Déclaration de Bamako.
Pour mémoire, ce document de référence, adopté en novembre 2000 au Mali par les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Francophonie , avait pris des engagements pour favoriser l’instauration et la consolidation de l’Etat de droit, de la démocratie, s’était prononcé en faveur d’une vie politique apaisée, d’élections libres et transparentes, du respect des droits humains, …, tout le contraire de ce que fait le Président guinéen depuis qu’il est au pouvoir.
Le Général Lansana Conté est arrivé à la période la plus sanglante de son règne, n’hésitant plus à faire tirer sur son peuple à balles réelles. Quel Guinéen souhaiterait-il encore devenir Premier Ministre d’un criminel, après tant de carnage qui nécessite à présent, l’arrestation et la condamnation des auteurs connus de ces crimes abominables contre l’humanité ?
Le Chef de l’Etat guinéen n’a plus sa place au Palais Sèkhutureya. Mais plutôt devant un tribunal pénal international. La compensation des sacrifices consentis par près ou plus de deux cent (200) citoyens massacrés pour le changement en Guinée ne se mesure pas à la nomination d’un Premier Ministre qui ne sera jamais, sous Lansana Conté, qui qu’il soit, indépendant pour mener à bien la feuille de route à lui confiée.
Aujourd’hui, les aspirations légitimes du peuple de Guinée résident dans le départ du Président Conté qui dirige le pays depuis 23 ans, avec un bilan on ne peut plus clair catastrophique pour la Guinée.
Quoi qu’il en soit, pour l’opinion publique guinéenne, la nomination d’un Premier Ministre n’est plus à l’ordre du jour. Syndicats, partis politiques et Société Civile, bref, le peuple souverain de Guinée l’a clairement exprimé.
En définitive, que les politiciens opportunistes qui luttent dans les coulisses pour récupérer la lutte populaire à leur compte, en se retrouvant à la primature retiennent que cette étape est franchie.
En Guinée, désormais, c’est le départ de Lansana Conté qui est à l’ordre du jour. La mise en place d’une transition, devant déboucher sur l’organisation d’élections libres et démocratiques. Il n’y a pas une autre alternative.
Le Forum des Jeunes encourage le peuple de Guinée à la résistance contre l’oppression
Dans un communiqué de presse du Forum des Jeunes de la Société Civile Guinéenne, en date du 18 Février, envoyé à aminata.com, les jeunes de Guinée « demandent à l’ ONU de voter une résolution instituant une Commission d’enquête internationale et un Tribunal Pénal International sur la Guinée , en vue de sanctionner tous les auteurs et leurs complices de la violation des droits humains liée aux mouvements de grève de juin 2006 à nos jours ; et encourage le peuple de Guinée en général, et sa jeunesse en particulier, de poursuivre sans relâche, sa légitime et légale résistance historique à l’oppression, pour libérer définitivement le pays du joug dictatorial du régime de Lansana Conté. Voici in-extenso, le communiqué du Forum des Jeunes de Guinée :
Le Forum des Jeunes de la Société Civile Guinéenne DECLARATION N° 5
- Conscients de la gravissime crise socio politique et économique que traverse le pays ;
- Prenant acte du décret de nomination de Eugène Camara au poste de Premier Ministre, Chef de gouvernement, du 09 février 2007, en désaccord juridique vis-à-vis du protocole d’accord du 27 janvier ;
- Considérant l’état de siège décrété par le Président de la République , pour la première fois en Guinée, le 12 février dernier ;
- Constatant le manque de volonté manifeste du Chef de l’Etat quant à la résolution de la crise générale que connait le pays ;
-
Déplorant la timidité des instances internationales face à la crise guinéenne ;
-
Condamnant de la manière la plus ferme les assassinats, les pillages et les viols commis par des civils et des non civils ;
- Dénonçant les arrestations arbitraires des citoyens dans tout le pays et exigeant leur libération immédiate et inconditionnelle ;
- Saluant la solidarité agissante de la société civile internationale,
Nous, jeunes de Guinée
- Interpellons
la communauté internationale pour son devoir d’ingérence afin de venir en assistance, immédiatement et efficacement, à un peuple en danger avant qu’il ne soit trop tard ;
- Demandons
à l’ ONU de voter une résolution instituant une Commission d’enquête internationale et un Tribunal Pénal International sur la Guinée en vue de sanctionner tous les auteurs et leurs complices de la violation des droits humains liée aux mouvements de grève de juin 2006 à nos jours ;
- Lançons un appel pressant
à l’Armée guinéenne de prendre sa responsabilité républicaine pour être du côté du peuple qui a trop souffert, parce qu’elle est du peuple, par le peuple, et pour le peuple ;
- Encourageons fermement
le peuple de Guinée en général, et sa jeunesse en particulier, de poursuivre sans relâche, sa légitime et légale résistance historique à l’oppression, pour libérer définitivement le pays du joug dictatorial du régime de Lansana Conté.
Vive la jeunesse pour une nouvelle Guinée libre, démocratique et prospère !
Guinée: Des ONG dénoncent "des centaines" d'arrestations
Des "centaines" de personnes, selon des ONG locales, ont été arrêtées ces derniers jours en Guinée, où un état de siège donnant de larges pouvoirs à l'armée a été décrété le 12 février par le président Lansana Conté après plusieurs semaines de contestation anti-régime.
Depuis le Vatican, le pape Benoît XVI a appelé dimanche au "respect des droits humains et civils" en Guinée, souhaitant que le "dialogue" permette de surmonter la crise que traverse le pays. Un début de dialogue renoué cette semaine a été interrompu samedi par les syndicats à l'origine du mouvement lancé le 10 janvier. Ces derniers réclament la levée de l'état de siège décrété jusqu'au 23 février comme préalable à toute négociation.
La situation à Conakry et dans le reste de la Guinée demeurait relativement calme dimanche, sous la pression de l'armée et d'un couvre-feu très contraignant de 18 heures sur 24 qui paralyse quasi-totalement l'activité économique.
Pendant les heures où toute circulation est interdite, les autorités ont procédé à plusieurs centaines" d'arrestations, ont dénoncé dimanche des organisations locales de la société civile.
"Des centaines de personnes ont été arrêtées ces derniers jours pendant la nuit et généralement sur indication de responsables du parti au pouvoir", a déclaré dimanche à l'AFP Ben Sékou Sylla, président du Conseil national des organisations de la société civile.
Selon lui, il s'agit d'une "véritable razzia contre des militants et manifestants opposés au pouvoir", qui sont en général "conduits dans les camps militaires et les brigades de gendarmerie".
"Il y a beaucoup d'arrestations, notamment parmi les militants des partis d'opposition", a également accusé Thierno Maadjou Sow, président de l'Organisation guinéenne des droits de l'Homme (OGDH).
"Plus de la moitié de nos responsables fédéraux et régionaux ont été arrêtés ou obligés de s'exiler dans d'autres villes", a confirmé à l'AFP l'opposant Mohamed Diané, numéro trois du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG).
Selon des témoignages recueillis par l'AFP, ces interpellations ont notamment eu lieu à Koundara, Labé, Télémélé (nord), Siguiri, Dabola, Mamou, Kouroussa (centre), Guéckédou, Nzérékoré et Kissidougou (sud-est), Kérouané, Kankan, Banankoro (est), Sangaredi (nord-ouest) et dans la capitale, Conakry.
L'état de siège décrété par le président Conté donne notamment le droit aux forces de l'ordre d'arrêter "toute personne dont l'activité présente un danger pour la sécurité publique", et de "mener en tout lieu des perquisitions de jour et de nuit".
Les évêques de Guinée "m'ont exprimé leur inquiétude sur la situation de paralysie sociale, avec une grève générale et des réactions violentes, qui ont fait de nombreuses victimes", a déclaré dimanche le pape Benoit XVI, après la prière de l'Angélus.
"En demandant le respect des droits humains et civils, je prie pour que l'engagement commun à choisir la voie du dialogue permette de surmonter la crise", a ajouté le souverain pontife.
Les syndicats guinéens, qui ont refusé samedi de discuter avec les autorités pendant l'état de siège, devaient rencontrer dimanche des responsables religieux à la grande mosquée de Conakry, a annoncé à l'AFP Rabiatou Sérah Diallo, secrétaire générale de la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG).
La CNTG est, avec l'Union nationale des travailleurs de Guinée (USTG), à l'origine des manifestations hostiles au pouvoir et soutenues par l'opposition qui ont fait au moins 113 morts depuis janvier. L'instauration de l'état d'urgence par le président Conté, au pouvoir depuis 23 ans, a été largement dénoncée par la communauté internationale ces derniers jours.
Cette mesure avait suivi la reprise de la grève générale illimitée-suspendue le 27 janvier après un accord avec la présidence-provoquée par la nomination le 9 février au poste de Premier ministre de Eugène Camara, jugé trop proche du chef de l'Etat par les syndicats.
Source : AFP
" La Guinée est un pays très important pour la CEDEAO ", dixit Ibrahim Babangida
" La Guinée est un pays frère. Nous ne voulions pas le voir tomber dans une situation chaotique. Il y a déjà des exemples passés de la Sierra-Leone et du Liberia. La Guinée est un pays très important dans la Sous-région. C ’est pourquoi les dirigeants de la CEDEAO essaient de trouver une solution", déclare l’émissaire de l’Organisation sous-régionale, le général Ibrahim Babangida, avant son départ de Conakry.
La délégation de l’Organisation sous-régionale qui a rencontré Lansana Conté, a expliqué que son arrivée en Guinée consiste à s’enquérir des informations sur la situation qui prévaut dans le pays. Avant de formuler, ses vœux d'y voir le calme revenir. La stabilité aussi par le biais du dialogue et de la concertation.
Ensuite, elle a rencontré la déléguée de l’Union Européenne, la Représentante du PNUD, les Ambassadeurs d’Allemagne, de France, de Grande Bretagne… au grand hôtel de l’indépendance.
Si la CEDEAO fait appel à la relance du dialogue social, pour sortir de la crise, la liberticide loi martiale instaurée dans le pays, source de l’aggravation des conditions de vie déjà misérables des populations et de tous les excès perpétrés par les forces de l’ordre, est contraire à la volonté de négociation exprimée par le pouvoir de Conakry.
En effet, opposées au préalable de la levée de l’état de siège et de la démission du Premier Ministre, Eugène Camara, exigée par l’Inter-Centrale, les autorités guinéennes ne font montre d’aucune démarche tendant à désamorcer la crise socio-politique.
D’ailleurs, le Président de l’Assemblée Nationale, Elhadj Aboubacar Somparé, affirmait aujourd’hui à Conakry, qu’il "laissait le temps aux syndicats jusqu’à lundi 19 Février pour rejoindre la table de négociations. Avant d’en tirer toutes les conséquences". Quelles interprétations faut-il donner à cette déclaration ? Menace contre les leaders syndicaux ? Abandon de négociation ? Attendons de voir la journée du lundi.
Pour un observateur bien averti de la scène politique guinéenne, les responsables des institutions Républicaines savent très bien, que le problème se trouve au niveau de Lansana Conté. Nulle part ailleurs. Il a bénéficié de dix jours pour trouver un Premier Ministre qui répond au portrait robot, issu des accords tripartites. Aujourd’hui encore, il s’entête dans son choix porté sur Eugène Camara, auquel il a demandé la formation du Gouvernement, pouvant enregistrer l’entrée de personnalités appartenant à la société civile, aux partis politiques voire aux syndicats. Mais, pas question de le changer.
Les institutions Républicaines qui n’ont aucun pouvoir devant Lansana Conté, prétendent parler en son nom, s’engagent dans les promesses irréalisables, donnant l’impression qu’elles jouent pour la sortie de la crise, alors qu’elles ont pour mission secrète de défendre les intérêts premiers du Président guinéen. Car, alors que le pays est à feu et à sang, le décret présidentiel contesté, Eugène Camara s’évertue à former son équipe.
De ce point de vue, la conspiration du Chef de l’Etat et des institutions Républicaines, pour sauver le régime aux abois, sans avoir donné satisfaction aux revendications populaires légitimes, est patente. En la matière, il n’y a pas l’ombre d’un doute.
En tout état de cause, le meilleur gage de démontrer le contraire de ces allégations, est la levée immédiate du régime d’exception injustement imposé au peuple de Guinée.
Enfin, selon un sondage lancé par aminata.com, portant sur la double question du départ de Lansana Conté et de la nomination d'un Premier Ministre de consensus, le premier sujet recueille largement l'opinion des Guinéens, avec 86% des suffrages. Un score qui en dit long, sur la crise actuelle sur fond de contestation du pouvoir impopulaire de Conakry.
Le CNOSCG décline l’offre de Eugène Camara et prône la rupture
Dans le communiqué de Presse n° 23 du CNOSC, en date du 15 Février, envoyé à aminata.com par l’institution dirigeante de la Société Civile guinéenne qui, après avoir décliné l’offre de Eugène Camara qui l’invite à s’associer à la formation d’une nouvelle équipe gouvernementale, a signifié au très contesté Premier Ministre que "la volonté du peuple de Guinée est de rompre définitivement avec les mœurs politiques actuelles destructrices du tissu social et de l’économie nationale". Voici in-extenso, le communiqué de presse du CNOSCG :
"Le Jeudi 15 Février 2007, Monsieur Eugène Camara a demandé à rencontrer le Conseil des Organisations de la Société civile.
Au cours de la rencontre, Monsieur Eugène Camara a demandé aux représentants de la société civile, de lui fournir une liste de personnes acceptables qui pourraient faire partie de son équipe gouvernementale. Les représentants du CNOSCG surpris devant une telle demande réalisèrent que le Premier Ministre nommé semble ignorer le sens de la réaction populaire dès après sa nomination.
En réponse à cette demande, les représentants du Conseil ont insisté sur la volonté du peuple de Guinée de rompre définitivement avec les mœurs politiques actuelles destructrices du tissu social et de l’économie nationale, que les jeunes guinéens ont réclamée au prix de leurs vies.
Les responsables du CNOSCG ont indiqué que la raison de l’exacerbation de la crise actuelle est due à sa nomination au poste de Premier Ministre en violation des accords du 27 Janvier 2007.
Le Conseil lui a signifié qu’il n’incarne pas cette rupture réclamée par tous les Guinéens. Ce qui a été confirmé par Monsieur Eugène Camara qui a informé ses interlocuteurs qu’en plus de ses 10 années au Gouvernement, il est membre du Bureau Politique du PUP.
Le Conseil, par la voix de ses représentants, a indiqué à Monsieur Eugène Camara qu’il devrait mettre à profit sa position actuelle pour engager le pays sur la voie de sortie de la crise. Cela devrait se faire par une concertation entre les forces vives que sont les syndicats, les partis politiques, les organisations de la société civile, l’armée, les représentants des Eglises et les imams.
Les représentant du CNOSCG ont indiqué que les préalables à cette rencontre sont :
La levée de l’état de siège
La démission du Gouvernement
Le CNOSCG en appelle à un débat autour d’une transition acceptée et indispensable basée sur les propositions de sorties de crise.
Un Chef du Gouvernement de consensus proposé par des forces vives, syndicales et politiques apparaît comme une solution transitoire pour sortir de la crise aiguë actuelle qui voit tous les jours les populations exposées aux exactions des forces armées. En vue de mettre le pays sur la voie d’un changement réel, les pouvoirs élargis du nouveau gouvernement et de son chef seraient entérinés par les changements constitutionnels adéquats".
Le général Ibrahim Babangida et Mohamed Chambas attendus à Conakry
Après plusieurs reports liés au refus de Lansana Conté, c’est aujourd’hui que l’envoyé spécial de la CEDEAO , ancien Président du Nigeria, en compagnie de Mohamed Chambas, Secrétaire exécutif de l’institution régionale ouest-africaine arrive ce Samedi 17 Février à Conakry, note à aminata.com, un responsable, proche du gouvernement.
Les émissaires de la CEDEAO seront reçus par le général Lansana Conté, retranché depuis le lundi 12 Février, au camp Almamy Samory Touré, situé à Kaloum, centre administratif et des affaires, précise notre source.
Sans nul doute, l’objectif de cette visite à Conakry porte sur les événements sanglants et meurtriers qui ont endeuillé des familles guinéennes, portant des atteintes graves aux droits d
23:30 Publié dans Mountmane Actualité Guinéenne à la seconde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.02.2007
Actualité Guinée Conakry (étape7) de la grêve
Mountagha Baldé l'homme de Tougué et fiere de son pays
Les jours à venir, un problème inédit va être soumis à ce qu’on appelle la communauté internationale. Posons rapidement les données. La Guinée de Lansana Conté un homme jusqu´ici inconnu du grand monde vient de se faire un palme d´or sur l´échiquier mondial, son pays a retenu la Une des médias internationaux.
Habité par un peuple pacifique, modéré, développé et avide de vivre dans une société démocratique, mais soumis à une dictature d’un autre âge. Ce pays n’intéresse personne, car il ne mérite ni égard, ni attention vu ce qui vient de se passer. Il n’y aura ni dollars, ni euros, d’ailleurs l’UE vient de réitérer son intention de geler ses aides envers la Guinée. Non pardon ! envers le peuple de Guinée. Les USA chantre de la démocratie ont évacué leurs ressortissants, la France a envoyé son navire et reste en embuscade au cas où ...car elle n´a plus d´amitié avec ce pays, la preuve que la Guinée est aux antipodes des nations, est son absence criard lors du sommet France-Afrique, c´est dire que l´axe Conakry-Paris est brouillée.
La communauté internationale se contente d´un discours complaisant a l´égard du régime de Conakry alors que la barre fatidique de 100 morts est dépassée. Oui! on vit dans un siècle à deux vitesses où il y a deux poids deux mesures. Jamais on a aussi parlé de ce petit pays de l’Afrique de l’ouest, depuis son « non » historique à la France de De Gaule. Mais subitement les presses hexagonales et francophones et même la presse Anglo-saxonne se tiraient la ‘’manchette’’ sur ce pays si immensément riche en sous sol mais pauvre de ses dirigeants.
Dans leurs colonnes ou la plupart sur leur amorce ou Lede, ne parlait que de ce pays. Comme pour dire on ne vous oublie pas!.Au début on croirait à un canular, car jamais ce pays ne s’est distingué dans la presse étrangère comme ces jour-ci, il restera historique. Dans le fil de leur publication on se rend compte que la Guinée vient de s’inscrire dans le registre des « nations accusées » qui font tort à leur peuple.
Par la faute de ses dirigeants, longtemps restée dans l’anonymat de ses pairs dans le ballet diplomatique des nations, en présentant à la face du monde, les corps inanimés des centaine de ses fils tombés sous les balles des inconditionnels, à la face du monde et sur la table du tout nouveau secrétaire général, Ban Ki- Moon,dirait-on que le ton est donné et le décor bien planté. Son président a confisqué toutes les libertés individuelles et collectives dont le droit à des manifestations pacifiques en instaurant "un état de siège". Il s’est fait ‘’élire’’ par 99% et des poussières. Nul n’a de doute concernant le résultat des négociations entamées depuis le 10 janvier. Elle va lui donner ce qu’il exige : l’impunité, la présidence à vie et le droit de déposséder les traîtres à sa personne de leur nationalité. Or toute La Guinée , bâillonnée et fliquée comme nulle autre population au monde, rejette avec horreur une telle perspective.
Malgré une répression qui s’emballe, la résistance démocratique s’intensifie et prépare la riposte au putsch constitutionnel en marche à défaut d´une option militaire . Parmi les mesures qu’elle envisage, une plainte aux Nations Unies, au lendemain de la mort des martyrs du 22 janvier 2007. La plainte portera sur la confiscation de la souveraineté du peuple guinéen à travers une ‘’consultation et gestion ’’ trafiquée de bout en bout et donc illégale. Elle s’accompagnera d’une demande d’invalidation de ce régime et la non- reconnaissance de la légitimité du pouvoir de Conakry en découlant.
Pour beaucoup la démarche relèverait d’une opération de publique relation à la limite de la bouffonnerie. Au cas où la bureaucratie Onusienne répondrait à cette plainte inhabituelle, ce sera probablement pour nous apprendre que l’ONU, n’est pas en mesure de la considérer, car son mandat ne le lui permettant pas de s’immiscer dans les affaires intérieures d’états souverains. Il serait d’ailleurs grand temps de mettre à jour ce concept. Il a commencé par signifier le droit d’un peuple à ne pas dépendre d’un état étranger. Il a fini par ‘’légitimer ‘’l’oppression de ce même peuple par son Etat national se considérant le maître absolu d’une population, à l’abri de toute critique vite baptisée ingérence étrangère. Il est devenu patent de nos jours que la souveraineté nationale, cet autre nom du droit à l’autodétermination- n’a de sens qu’a deux conditions : L’interdépendance dans l’égalité à l’extérieur et la démocratie à l’intérieur.
Aucun peuple ne peut se prétendre souverain à l’intérieur de ses frontières s’il n’a pas les trois libertés fondamentales qu’est la liberté d’expression, d’association et d’élection. C’est cette souveraineté que les dictatures violent en se comportant comme un véritable régime d’occupation interne. Le combat pour la démocratie est devenu dans ces conditions un véritable combat pour une seconde indépendance. Mais arrêtons-nous aux deux raisons qui rendent la plainte irrecevable par ce syndicat des Etats qu’est l’ONU.
Primo, Il n’existerait pas de textes donnant le droit à un peuple de porter plainte contre son gouvernement, de contester ses méthodes et encore moins sa légitimité. Il n’y aurait donc aucune base légale pour prononcer, pour un pays donné, le non constitutionnalité d’une loi sur la presse ou sur les associations, encore moins invalider des élections aussi visiblement trafiquées soient –elles.
Secundo, il n’existe pas de structure capable de traiter une telle plainte. Ne parlons pas de l’absence d’une force capable d’imposer ses décisions au cas où elle viendrait à exister. En fait le message implicite est clair. Si vous voulez vous débarrasser de votre dictature, faites comme tout le monde.
Descendez dans la rue. Faites vous hacher menu par les mitraillettes comme cela s’est fait partout. Si vous l’emportez, on sera bien content pour vous. Si vous n’y arrivez pas, on sera bien obligé de continuer de traiter avec votre dictateur sur lequel nous ne nous faisons aucune illusion par ailleurs. Les honnêtes gens, continueront donc à traiter sans états d’âme, avec des voisins volant et violant sous leurs propres yeux, au lieu d’appeler la police ou de cesser d’avoir la moindre relation avec eux On reconnaît par là même dans le saint des saints du droit international, que dans le cas d’espèce, il n’y a pas de solution de droit mais seulement une solution de force. Une telle attitude de la bureaucratie Onusienne est inacceptable car les textes permettant l’invalidation de tous ces référendums bidon existent bel et bien.
L’article 25 du Pacte des droits civiques et politiques, que la Guinée a ratifiée, reconnaît le droit à des élections libres comme l’un des droits fondamentaux de l’homme. On peut aussi invoquer l’article 2 de la déclaration du droit des peuples à l’autodétermination de décembre 1960 et les accords de Cotonou dont la Guinée est signataires. A quoi serviraient des textes, nous dira-t-on, s’ils n’y a pas d'instances pour les imposer ? A quelle structure judiciaire peut s’adresser la société civile nationale ou internationale pour demander justice face à un pouvoir coupable de violer les textes et de tirer sur les peuples qui fondent aujourd’hui la légalité internationale ?
Le cas Guinéen est justement là pour souligner l’existence d’un trou important dans le dispositif que l’humanité essaye depuis cinquante ans de mettre en place pour que le droit prévale sur la force. Appelons cette structure virtuelle la Cour Constitutionnelle Internationale. Elle pourrait invalider les faux referendums, les élections truquées, comme il y en a tant dans les pays du sud, ainsi que pratiques scélérates s’attaquant aux libertés fondamentales ou protégeant la torture comme instrument du terrorisme d’Etat. Cette structure pourrait exiger que les élections soient refaites sous contrôle de l’ONU. En cas de refus, les sanctions pourraient être prononcées. Elles ne prendraient pas l’aspect grossier des embargos qui mettent dans le même sac le peuple et ses bourreaux, mais distinguerait la population, l’Etat et le régime. Ainsi, elle pourrait par exemple demander aux Etats de droit de renvoyer les ambassadeurs du régime félon, mais pas les fonctionnaires du consulat chargés des affaires des citoyens, et encore moins pénaliser les citoyens du pays en question comme celui avancé par l’UE dans le cas de la guinée. Les hommes clé du régime désigné hors la loi par la CCI , seraient eux, et seulement eux, la cible de l’embargo.
Montrés du doigt, interdits de voyage dans l’espace de droit, voyant leur compte de banque cachés à l’étranger gelés et leur dossier transmis devant le tribunal criminel international pour ceux impliqués dans les affaires de torture ; Ces hommes ivres de pouvoir et habitués à l’impunité apprendraient à mieux gérer leur mégalomanie et leur agressivité. Certes, on est encore loin de ce rêve, mais ne dit-on pas que c’est le premier pas qui compte. C’est à la société civile internationale, de faire ce premier pas. Elle peut dans un premier temps, en jeter elle-même les bases sous forme d’un tribunal Russel de la Démocratie.
Dans un deuxième temps plus ou moins lointain, elle obligerait les Etats à l’incorporer dans l’appareil judiciaire international comme ce fut le cas du tribunal pénal international. Son existence rendrait l’exercice de la dictature encore plus périlleux, écourterait sa durée en renforçant la résistance démocratique. Elle serait aussi une pièce maîtresse dans le maintien de la paix dans le monde puisque ce sont le plus souvent, des dictateurs à moitié fous qui ont déclenché les plus terribles guerres.
Bien sûr, les guinéens ne vont pas attendre que leur liberté soit récupérée par de tels mécanismes, encore loin dans le futur. Ils devront, Hélas, beaucoup se sacrifier pour la mériter. Par contre il est à espérer qu’a l’occasion du débat autour du problème Guinéen, on voit s’amorcer une réflexion collective sur les diverses stratégies, dont la CCI , pour éradiquer la dictature au même titre que la lèpre ou de la peste, maladies beaucoup moins mortelles pour l’homme et infiniment moins dangereuses pour l’humanité.
Mountagha Baldé DAKAR
mountmane@hotmail.com
40 personnes arrêtées à Kouroussa
L’état de siège servirait-il aux arrestations, violations des droits de l’Homme, viol, vols, massacres perpétrés contre les forces de l’ordre et de sécurité… ? Depuis l’instauration de la loi martiale, imposée le lundi 12 Février à l’ensemble du pays par Lansana Conté, sensée ramener la sécurité des citoyens, c’est bien à la terreur quotidienne des citoyens par les forces de l’ordre que nous assistons aujourd’hui.
La banlieue de Conakry qui vit les affres du régime d’exception décrété par le Président guinéen, enregistrant tous les jours des cas flagrants de torture, d’exactions et de crime contre l’humanité, commis par les forces de sécurité et de défense auxquels, le général Kerfalla Camara a donné le permis de tuer, voler, violer, maltraiter, brigander…, à travers le pouvoir de perquisition et d’utilisation des armes à feu, donner aux forces armées.
A Kouroussa, une ville située en haute Guinée, une quarantaine de citoyens ont été arrêtés Vendredi à leur domicile par l’armée et conduits à la prison civile de la localité, rapportent à aminata.com, de nombreux témoignages à Hamana.
Une preuve éloquente de la violation des libertés fondamentales des citoyens, une occasion donnée au régime d’agir dans la plus grande impunité, contre les populations, des manifestants accusés d’avoir saccagé les résidences des dignitaires militaires et civils du régime, originaires de la ville, le poste de police, la préfecture….
Selon un proche du Gouvernement qui a exigé garder l’anonymat : "L’état de siège permet au régime de sévir davantage, de cibler, de rechercher, d’arrêter voire d’éliminer les leaders du mouvement populaire, qu’ils appartiennent aux syndicats comme Dr Ibrahima Fofana qui a osé, au nom de l’Inter-Centrale, demander le départ de Lansna Conté, à la société civile et aux partis politiques, une épée de Damoclès pèse sur les principaux acteurs de la contestation anti-Conté".
"Le droit de perquisition donné à l’armée, ne sert à rien d’autre qu’à cette fin. Les autorités affirment que même si la Communauté Internationale fait le scandale, si elles retrouvent principalement Dr Ibrahima Fofana, pour avoir demandé le départ du Président Conté, il payera de sa vie", ajoute t-il.
Aux dernières nouvelles, selon les échos des indiscrétions parvenus à aminata.com, le n° 1 guinéen se dit opposé à la démission de Eugène Camara, et qu’il accepterait par contre, que ce dernier forme son Gouvernement en incluant l’ensemble des forces vives du pays.
Si cette information se confirmait dans les jours à venir, elle expliquerait davantage et largement l’impuissance des institutions Républicaines, toutes subordonnées au Chef de l’Etat, et l’inutilité du dialogue récemment amorcé, pour sortir de la crise.
Enfin, le combat du peuple de Guinée devrait se trouver ailleurs : c’est difficile, mais maintenir la mobilisation et la pression face au pouvoir de Conakry, de plus en plus isolé aujourd’hui, acculé par la Communauté internationale qui, face au refus du régime d’accepter l’arrivée des enquêteurs internationaux dans le pays, ne tarderont pas à prendre des sanctions ciblées contre Lansana Conté et les principaux responsables politico-militaires, auteurs des massacres des populations civiles. L’Union Européenne se dirigerait vers cette voie.
Une dépêche de Paul Moussa DIAWARA
Crime contre l’humanité-Enquête internationale : La Guinée défie la Communauté Internationale
Hier Vendredi 16 Février, le régime du général Lansana Conté a officiellement rejeté la création d’une commission d’enquête internationale indépendante, exigée par la Communauté internationale et l'opinion publique guinéenne, suite aux massacres perpétrés par des éléments de la garde présidentielle, des forces de sécurité et de défense du pays.
"Le problème se pose, quand le pays où, il y a eu des événements refuse de mener l’enquête. Mais, la Guinée n’a jamais refusé. S’ils veulent maintenant nous aider à nous appuyer techniquement, nous ne voyons pas de problème. Nous pensons que nous sommes capables de faire ce travail nous mêmes. Nous n’acceptons pas qu’on vienne faire le travail à notre place", déclare le Ministre guinéen de la Justice , Alseny Réné Gomez.
"Les enquêteurs internationaux ne viendront pas faire le travail à notre place. Il faut que ça soit clair. Si nous en avons besoin, d’accord. Parce que nous pouvons nous retrouver face à des problèmes techniques que nous ne pouvons pas résoudre, en ce moment, nous pouvons faire venir des spécialistes de l’étranger, pour venir nous aider avec leur spécialisation. On ne peut pas imposer à la Guinée une enquête internationale", affirme t-il.
A rappeler que, contrairement aux allégations du Ministre de la Justice , Garde des Sceaux, la Guinée est signataire des accords de Cotonou ainsi que de toutes les conventions internationales, portant sur la protection des citoyens et la défense des droits de l’Homme.
Mieux, tout récemment, l’Ordre National des Avocats de Guinée, qui a contesté avant de s’opposer aux méthodes du Garde des Sceaux, Alseny Gomez, envisageait "le plus tôt que possible" de déposer une plainte auprès de la Cour pénale Internationale, "seule capable de retrouver, de juger et de condamner aussi bien les auteurs des tueries que leurs commanditaires".
Ce que le Ministre guinéen de la Justice feint oublier, en Juin 2006, près d’une trentaine d’élèves et de citoyens ont été tués par les forces de l’ordre. Le Gouvernement de Conakry qui avait promis des enquêtes, n’a jamais tenu ses engagements. Depuis Janvier jusqu’à nos jours, les massacres perpétrés par la garde présidentielle de Lansana Conté, les forces de sécurité et de défense contre les manifestants, ont provoqué la mort de près de 200 personnes et d’un millier de blessés à travers tout le pays.
Le lundi 12 Février, avec la loi martiale imposée par le Président guinéen, exactions, viols, vols, tortures, tueries sont commis par les militaires sur des populations civiles désemparées, terrorisées, humiliées…
Erigée en mode de Gouvernement, l’impunité, intimement liée à l’exercice du pouvoir en Guinée, devrait très rapidement amener la Communauté internationale, loin de reculer devant les déclarations démagogiques et souverainistes du régime guinéen, qui n’a jamais tenu ses promesses, à faire usage de tous les moyens nécessaires pour faire plier Lansana Conté.
A propos, le barreau guinéen affirme : "Cette culture de l’impunité est aux antipodes de l’engagement de l’Etat à respecter les dispositions de la loi fondamentale relatives aux droits et libertés individuels ainsi que les instruments juridiques internationaux de protection des droits de l’homme dûment ratifiés par la Guinée ".
En conséquence, le gèle des avoirs du Président guinéen ainsi que des dignitaires militaires et civils de son régime à l’étranger, la suspension du 9ème FED, le mandat d’arrêt international contre les criminels et les commanditaires des massacres clairement identifiés à ce jour, appartenant à la garde présidentielle, à la Police Nationale et à l’Armée, la création d’un Tribunal Pénal International pour la Guinée , le refus de visas…, sont entre autres mesures à envisager d’urgence, en vue de réprimer le crime commis contre l’humanité par les massacres des populations civiles guinéennes.
L’un des derniers dictateurs du continent, Lansana Conté qui est au pouvoir depuis 23 ans, a conduit son pays, l’un des plus riches d’Afrique : première réserve mondiale de bauxite, à la misère, la pauvreté, au chômage, bref ; une gestion catastrophique dont les conséquences sociales incommensurables ont finalement engendré la grève générale et les manifestations populaires légitimes.
En effet, sans électricité, ni transports décents, ni routes, avec un accès difficile à l’eau potable et aux soins de santé, malgré l’immense aide financière internationale apportée pour le développement local, la Guinée a été classée en 2006, par Transparency International, le quatrième pays le plus corrompu du monde.
Aujourd’hui, face à cette descente aux enfers, syndicats, partis politiques et société civile sont tous unanimes sur le départ du pouvoir du plus ancien Chef d’état de la CEDEAO , atteint de la leucémie, du diabète aigu…, mais maintenu aux affaires par son entourage, éclaté en plusieurs clans politico-militaires, qui se livrent une impitoyable guerre de succession; préjudiciable aux idéaux de paix, de justice, de liberté et de démocratie auxquels aspire le peuple de Guinée.
Nous y reviendrons
Vers l’envoi d’une mission Ua-Cedeao à Conakry
Cannes – Le président ghanéen, John Kufuor a annoncé, hier à Cannes, dans le sud de la France , l’envoi « imminent » d’une mission conjointe Union africaine-Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) en Guinée, pays placé depuis lundi dernier sous Etat de siège.
« Nous sommes préoccupés par ce qui se passe actuellement en Guinée. Nous envisageons d’envoyer très rapidement une mission conjointe Cedeao-Ua », a affirmé le chef de l’Etat ghanéen, également président en exercice de l’Union africaine.
S’exprimant à la clôture de la conférence de presse du 24e sommet Afrique-France de Cannes, le président Kufuor a assuré que « l’Afrique ne peut pas laisser la Guinée s’enfoncer ». « Ce qui se passe en Guinée préoccupe toute l’Afrique de l’Ouest. Ce pays est important pour la stabilité de cette partie importante de notre continent », a-t-il ajouté. Le président français, Jacques Chirac a, pour sa part, indiqué que le Liban a demandé à la France d’évacuer ses 4.000 ressortissants de Guinée, « si la situation venait à se dégrader ». « Nous avons pris les dispositions pour évacuer nos ressortissants mais aussi ceux des autres pays qui en ont fait la demande. C’est le cas du Liban qui nous a demandé d’évacuer ses ressortissants », a dit le président Chirac. « J’espère que nous n’en viendrons pas à avoir besoin d’intervenir pour évacuer nos ressortissants. Les autorités guinéennes doivent retrouver la raison et envisager une solution à la crise que connaît leur pays », a-t-il ajouté.
une aide suspendue depuis trois--*) ans
L’avertissement adressé par l’Europe à Conakry cette semaine, suite à l’instauration de l’état de siège, aux violations des droits de l’homme et aux répressions sanglantes contre des civils, pourrait conduire à l’ouverture de consultations politiques avec la Guinée , au titre de l’article 96 de l’accord de Cotonou. Des consultations susceptibles de déboucher sur des sanctions. Mais auparavant, les Européens veulent voir si toutes les voies du dialogue ont bien été explorées, ils attendent aussi les décisions de la CEDEAO pour agir en concertation avec elle, comme c’est devenu l’habitude ces dernières années. Par ailleurs, l’aide financière européenne à la Guinée est, de facto, déjà suspendue depuis trois ans.
A la fin de l’an dernier, le commissaire européen au Développement, Louis Michel, avait rencontré, à Conakry, des membres du gouvernement ainsi que des responsables de l’opposition et de la société civile. Tous avaient dit leur espoir d’un réel changement négocié entre tous les acteurs guinéens et avaient demandé à l’Europe de reprendre son aide sans plus tarder. En réponse, Bruxelles envisageait de débloquer les montants gelés. Après l'accord politique conclu en décembre entre le pouvoir et l'opposition et dans la perspective des élections législatives prévues en juin prochain, la Commission européenne était en train de reprogrammer tout l’argent encore disponible pour la Guinée , soit au total 89 millions d’euros.
Ce montant doit, selon le règlement en vigueur dans l’accord de partenariat euro-ACP, être utilisé en 2007 faute de quoi l’argent sera perdu. La dégradation de la situation aura donc bloqué net ce début de reprise de la coopération avec la Guinée.
Si nouvelles sanctions il y a, elles iraient dans le sens de sanctions ciblées comme c’est le cas pour le Zimbabwe ou la Côte d’Ivoire par exemple. Elles pourraient consister en la suppression des visas et le gel des avoirs en Europe du président Lansana Conté, de ses proches collaborateurs et des responsables des violations des droits de l’homme perpétrées depuis un mois. De son côté, le Parlement européen a appelé cette semaine à l’envoi sur place d’une commission d’enquête internationale
15:40 Publié dans Mountmane Actualité Guinéenne à la seconde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.02.2007
Aillées putier de la population qui ne réclame que leur droit (étape6)
Auteur de ces publications pour le sort de la Population Guinéenne (Internaute) « Mountagha Baldé
E-mail : pauldiawara@yahoo.fr / mountmane@hotmail.com / mountmane@yahoo.fr
Il faut que sa change maintenant de « 1958 – 2007 » de dictature
Rester connecter dans mon web je vous renseigne tout
À Paris comme à Conakry, seule la lutte paye !
Leurs armes?? Leur détermination, leurs bras, leur solidarité et la grève générale. Leurs ennemis?? Un dictateur et sa clique, qui depuis plus de 20 ans les oppriment économiquement, socialement et politiquement, sans que la France et la communauté internationale ne les condamnent.
La CNT salue la détermination des camarades syndicalistes de ce pays qui doivent faire face à un État corrompu qui n’a qu’une seule attitude, la répression (100 morts au moins depuis le début de la grève générale, et depuis lundi 12 février, l’État d’urgence sous contrôle militaire), et qui montre sa véritable nature en ne respectant pas les accords signés il y a une dizaine de jours avec l’Intersyndicale guinéenne CNTG-USTG.
Parce que les syndicalistes guinéens ont réussi à entraîner la majorité de la population sur des bases de classe, au-delà des ethnies ou des clans, et ont su allier leurs combats quotidiens pour des conditions de vie et des salaires décents, à des revendications plus globales telles que les droits syndicaux, les libertés publiques, et la lutte contre un régime qui a surtout servi de relais aux pilleurs internationaux (les multinationales françaises, les conglomérats miniers et autres) et de protection des plus forts (Lansana Conté a fait récemment libérer au mépris des lois du pays, le patron des patrons guinéens, pourtant reconnu coupable de malversations).
Parce qu’ils ont prouvé que le syndicat et la grève générale reste l’arme incontournable, indispensable des travailleurs et de leurs familles pour la construction d’un autre futur, sans chaînes, ni oppresseur. Pour ces raisons, la CNT réitère, comme elle le fait depuis déjà les premières grèves générales du printemps 2006, tout son soutien à la lutte légitime et exemplaire des travailleurs et jeunes guinéens et e leurs organisations syndicales.
A Khadan (ça suffit)?!
Aujourd’hui avec les travailleurs guinéens, demain avec les travailleurs du monde entier. Les États et le capitalisme nous divisent, le syndicalisme nous unit?!
Guinée:Le malade imaginaire, le peuple vigilant, et le coût (coup?)
économique de la répression Le malade imaginaire
Tout d’un coup Lansana Conté se porte à merveille. Depuis combien de temps déjà les désinformateurs officiels du clan Conté nous rabâchaient des messages fallacieux comme ceux-ci : Conté est malade, ou encore il serait à l’article de la mort, puis il serait incapable de marcher, ou il n’est pas au courant de ce qui ce passe, ou il serait amnésique, et j’en passe. Eh bien, voici un scoop pour nous. Lansana Conté est bel et bien portant, il se porte à merveille, et contrôle tout. Sa santé, si elle a jamais été déficiente, s’est très vite rétablie quand il s’est agi de massacrer son peuple pour se maintenir au pouvoir. Sa santé se rétablit d’une manière époustouflante quand son trône usurpé tremble. Sa santé soi-disant chancelante se rétablit tel un éclair quand il faut donner des ordres machiavéliques à l’état-major des forces armées. Donc retenons tous que Lansana Conté se porte bien et est sain d’esprit même si ses décisions font sombrer le pays dans l’abîme de la tristesse, de la souffrance extrême, de la désolation et de la mort. L’état de santé de Lansana Conte n’a de toute façon jamais constitué une excuse à ses crimes.
L’usurpation et l’abus du pouvoir, le massacre de manifestants aux mains nues et les violations des libertés fondamentales, bref la tragédie dans laquelle est plongé le peuple de Guinée semble incompréhensible pour beaucoup, mais elle s’inscrit dans la logique maléfique de Lansana Conté, celle de son maintien au pouvoir à tout prix. La priorité de Lansana Conté, n’est pas la Guinée et son devenir. Sa priorité, c’est lui-même, son pouvoir et son clan. Lansana Conte et son clan sont conteens avant d’etre Anti-Guineens.
Le peuple vigilant
Aujourd’hui, tel Dracula, Lansana Conté et son clan se repaissent du sang du peuple courageux de Guinée. Demain, la justice s’occupera d’eux comme le soleil des vampires. Le peuple de Guinée leur donnera la chance de se défendre, car nous les présumerons tous innocents jusqu’à l’établissement de la preuve (preuve que le peuple constitue chaque jour en nombre de crimes contre le peuple, contre l’économie, contre notre conscience et notre mémoire collective). Les preuves nous les constituons chaque jour en nombre de morts, de familles endeuillées et attristees.
Indépendamment des actions que le Tribunal Pénal International (TPI) sera amené à entreprendre contre eux, ils recevront en Guinée ce qu’ils nient et refusent aujourd’hui à tout un peuple, les droits et la justice. Les tribunaux guinéens séviront de toute la force et de la mesure de la loi afin d’établir à jamais l’état de droit en Guinée. L’état de droit sera établit en Guinée.
Alors où en sommes-nous en ce jour x de la parodie d’état de siège abusivement et injustement imposée à notre peuple ? Le choc initial de ce pseudo état de siège, l’abasourdissement, le fatalisme, l’incompréhension, la rage, la haine, le découragement, le désespoir, la rancœur, la fatigue et la surprise ne doivent pas être de mise. Ils doivent très vite céder le pas aux vertus mobilisatrices de fierté et de bravoure du peuple debout, d’espérance en la liberté bientôt recouvrée et de foi en un avenir radieux. Le peuple guinéen est à une marche du sommet de la victoire. Ses hautes vertus combatives doivent être magnifiées pour permettre à l’avant-garde de briser et faire voler en éclats le cocon artificiel dans lequel le « décrèteur » en chef croit avoir confiné le peuple de septembre qui comme hier avec les hordes coloniales et néocoloniales boutera hors du pouvoir Lansana Conté et sa clique. Petit a petit le peuple ressortira de cette coquille temporairement créée par le decreteur en chef.
Comme diront les adeptes du football, nous avons joué la ligne et l’arbitre de touche (l’état-major des forces armées et avant lui la paire assemblée nationale - cour suprême) n’a pas levé le drapeau du hors-jeu. Lansana Conté vient juste d’égaliser contre le Peuple de Guinée. Mais l’arbitre central (les militaires non apatrides) ne s’est
pas encore dirigé vers le rond-point central. But validé ou pas validé ? Le replay montre bien un hors-jeu flagrant (un acte anticonstitutionnel et anti-guinéen de la part de Lansana Conté). Le suspense est fort, mais le dénouement est clair.
Quelle que soit la décision de l’arbitre central sur ce but, le match sera gagné par le Peuple de Guinée. Un peuple qui, tel une équipe qui brille par son fair-play, marche pour sa liberté, avec une détermination – face aux balles scélérates, un collectivisme – tous unis comme un seul homme, une qualité de dribble face aux tacles d’anti-jeu (balles des militaires), une vision du jeu – bonheur pour tous, et un acharnement sans faille pour marquer le but final de la libération. La victoire de la raison sur la barbarie sera le score final du match Lansana Conté contre le Peuple de Guinée, une victoire éclatante du Peuple.
La situation se complique certes car les enchères ne font que monter. Personne ne veut d’une solution armée, car le problème de la Guinée ne sera pas résolu par les balles. Une solution politique s’impose avec le départ de Lansana Conté, la raison devant prévaloir sur la barbarie. Lansana Conté tarde à comprendre qu’il ne pourra plus jamais contrôler le Peuple de Guinée qui ne le suivra plus désormais après tout le mal qu’il vient d’infliger à la patrie.
Maintenant venons-en à l’aspect économique des choses. Eh bien oui, il faut bien y penser. La question est de savoir si après l’état de siège, l’économie va s’améliorer ? Deux réponses : non tant que Lansana Conté reste président, et oui (dans plusieurs années) si Lansana Conté est chassé maintenant. Dans cette deuxième perspective plus réjouissante, il ne serait pas superflu d’évaluer le coût de la barbarie afin de prévenir par l’éducation le règne de la déraison et la propension à la violence dans la gestion des conflits sociaux.
Faisant abstraction des vies qui sont arrachées à notre affection et à la communauté nationale, quel est le coût des balles perdues et de celles ayant atteint leurs cibles ainsi que les coûts associés et du manque à gagner depuis le 10 Janvier 2007. Cette somme dépassera de loin les 22 millions USD qui ont fait couler tant d’encre.
Les économistes et spécialistes de la cour des comptes et des structures appropriées devront chiffrer le coût de la répression aveugle qui s’est abattue sur le peuple de Guinée suite à la revendication d’une meilleure gouvernance de la chose publique, de la république. Il leur incombe de formaliser et de généraliser sous toutes ses coutures la valeur économique et financière de ces moyens colossaux d'oppression, de situer le niveau de leur imputation budgétaire et de définir les procédures d’acquisition, de stockage, de sortie, d’utilisation et de contrôle de ces ressources en temps de paix, de crise et de guerre.
Il s'agit ici d'introduire la notion de poids économique de la répression et des divers actes anticonstitutionnels perpétrés avec l'argent public et les ressources fournies par les contribuables pour protéger et qualifier leur vie et non pour ôter la vie à des Guinéens demandant plus de liberté. Ce poids, une fois chiffré, devra être payé intégralement par ceux qui ont ordonné et exécuté ces crimes odieux contre leurs concitoyens. Ce paiement se fera à concurrence des ressources recensées au niveau de ces assassins de l'ordre et de la quiétude comme défini par la justice. A défaut, ils devront compenser les montants dus par les travaux d'utilité sociale toute leur vie, étant entendu que toute la dette devra être épongée jusqu'au dernier cauri.
Il n'est pas question que la Guinée s'endette pour acheter des balles qui seront remboursées par la jeunesse que nos forces de défense et de sécurité s’aventurent à mutiler et à tuer aujourd’hui. Plus jamais de balles perdues, de balles réelles ou blanches, de boulets de canons, de grenades et d'armes de guerre utilisés contre la liberté de pensée et d'expression, un acquis de la philosophie des Lumières au 18e siècle. Oui depuis le 18e siècle. Introduisons le principe du tireur payeur, du tireur liberticide sur les foules et sur les manifestants non armés qui doit acquitter les coûts des tueries et sur toute la chaîne de commandement et d’exécution depuis le «décrèteur», commandant en chef jusqu’aux fous de la gâchette facile.
Maintenant que nous avons le temps d’y penser sous l’état de siège, réfléchissons aux conséquences et alternatives car Lansana Conté après deux semaines d’armistice a pris sa décision. Sans lui la guerre et avec lui le pouvoir absolu et la famine pour le peuple. Le peuple de Guinée quant à lui a choisi la paix et le bonheur dans une Guinée plus juste, mieux éduquée et plus prospère. A présent, le peuple et les soldats patriotes doivent décider du dénouement et de la nouvelle Guinée qui en sortira.
Rencontre gouvernement-syndicats en Guinée
Représentants des syndicats et du gouvernement se sont rencontrés jeudi à Conakry pour tenter de mettre fin à la grève générale qui paralyse la Guinée et a conduit le président Lansana Conté, jugé par les syndicats inapte à gouverner, à décréter l'état de siège. Le calme est revenu dans les rues de la capitale, où patrouillent des militaires fortement armés après l'imposition d'un couvre-feu valable 18 heures sur 24 pour tenter de mettre fin aux violences.
Plus de 110 personnes, presque toutes des civils, ont trouvé la mort depuis le début de la grève générale, le 10 janvier.
Les syndicats récusent la nomination d'Eugène Camara, un proche du chef de l'Etat, au poste de Premier ministre et ont relancé le mouvement.
"Nous dénonçons les abus et le choix du chef du gouvernement", a déclaré Boubacar Biro Barry, membre de la délégation syndicale, à l'issue de la rencontre de jeudi avec des responsables officiels, dont le président de l'Assemblée nationale.
"Nous avons clairement dit que nous ne voulons pas de ce Premier ministre. Ils ont répondu qu'ils allaient voir le président pour en parler", a-t-il dit, ajoutant qu'une nouvelle réunion était prévue samedi.
De son côté, le général Ferfala Camara, chef d'état-major des forces armées guinéennes, a déclaré à la radio nationale: "Nous regrettons les tirs sporadiques émanant d'éléments incontrôlés, parfois en tenue militaire". Il a précisé que les forces de l'ordre continueraient néanmoins à rechercher les chefs de file du mouvement.
L'Union africaine a, après le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, appelé le président Conté, au pouvoir depuis son putsch militaire de 1984, à contenir les excès de l'armée et à respecter l'accord politique de janvier passé avec les syndicats sur la nomination d'un Premier ministre aux pouvoirs étendus.
"Je condamne avec fermeté l'usage disproportionné de la force qui a entraîné la perte de tant de vies humaines en Guinée", écrit le président de la Commission de l'UA, le Malien Alpha Oumar Konaré, dans une lettre au chef de l'Etat guinéen datée du 13 février et dont Reuters a obtenu une version.
"Je demande qu'une enquête soit ouverte pour identifier et traduire en justice les auteurs des tueries".
Il ajoute: "Je suis préoccupé que l'imposition de l'état de siège ne fasse qu'exacerber la violence et débouche sur une instabilité accrue".
Amorce de dialogue en Guinée sous la pression internationale
Autorités et syndicats ont repris, jeudi, le fil de la négociation en Guinée, où l'état de siège décrété par le président Lansana Conté a donné lieu à des exactions de militaires et à une suspension de nombreuses libertés condamnées avec force par la communauté internationale.
Réunion
Cette amorce de dialogue intervient après une vague particulièrement meurtrière de contestation du chef de l'Etat, au pouvoir depuis 23 ans: au moins 113 personnes ont été tuées dans des affrontements entre forces de sécurité et manifestants depuis début janvier. Une réunion a rassemblé des représentants du patronat, des chefs religieux et deux officiers envoyés par le chef d'état-major des armées, le général Kerfalla Camara. Ce dernier est le véritable détenteur du pouvoir depuis que M. Conté a décrété le 12 février un état de siège extrêmement contraignant, prévoyant notamment un couvre-feu de 18 heures sur 24.
"Tout s'est bien passé, chacun s'est exprimé et nous nous sommes donné rendez-vous samedi", a déclaré Ousmane Bah, un opposant présent au titre de membre du bureau de l'Assemblée nationale. Selon M. Bah, les représentants des institutions de l'Etat ont demandé aux syndicats la levée du mot d'ordre de grève générale et ont indiqué qu'ils rendraient compte de la réunion "à qui de droit".
Etat de siège Dans son intervention, Rabiatou Sérah Diallo, leader de la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG), une des centrales syndicales à l'origine de la grève générale lancée le 10 janvier et réactivée le 12 février, a demandé le retrait de l'état de siège.
L'état de siège, destiné à faire taire une contestation croissante, a donné lieu à de nombreuses exactions des forces de l'ordre, qui ont tué neuf personnes depuis lundi soir. Un apaisement relatif a toutefois marqué la journée de jeudi dans l'ensemble du pays, à l'exception de la localité de Banankoro, au sud-est du pays, où selon des témoins un manifestant a été tué et deux autres blessés par des militaires.
Inquiétude
Ces récents événements ont alimenté l'inquiétude de la communauté internationale. Dans une lettre adressée au président Conté, le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Alpha Oumar Konaré, a condamné "l'usage disproportionné de la force contre les populations civiles", craignant que l'état de siège "ne conduise à une instabilité encore plus grande".
Le Parlement européen a demandé jeudi la création d'une commission d'enquête internationale placée sous la responsabilité de l'ONU, pour identifier et traduire en justice les responsables de "massacres" et de violations des droits de l'homme en Guinée.
L’organisation des jeunes manifestants condamne la rencontre syndicats-Institutions Républicaines
Nous, jeunes travailleurs et manifestants de Conakry sommes réunis ce matin du Vendredi 16 Février pour définir notre plan de revendication et nous nous sacrifierons pour le changement dans notre pays la GUINEE.
Pour cela, nous demandons clairement aux dirigeants syndicalistes d'adopter une position claire, tout en prenant compte qu'il y a eu plus de 158 morts et plus de 754 blessés dans tout le pays.
Nous demandons à la maman des travailleurs de GUINNEE madame HADJA RABIATOU DIALLO d'être claire comme l'eau de roche car, son déplacement hier Jeudi pour discuter avec les institutions de la République irresponsables, a été pour nous une des plus grandes erreurs commises dans cette crise. Nous devrions être soit avec le peuple ou contre le peuple. Nous sommes déterminés à mourir, pour sauver la GUINNEE dans la main de ses bouchers. Après tous ces massacres, toutes ces tueries, il n'est plus question que Lansana Conté reste au pouvoir. Il doit partir. C'est tout.SOIT ON EST AVEC LE PEUPLE OU SOIT ON EST CONTRE LE PEUPLE
VIVE LA GUINNEE
VIVE L'UNITE SYNDICALE
A BAS LES TRAITRES
Les Guinéens de France font le siège du Parlement Européen et du Palais des Festivals de Cannes
Les Guinéens s’attendaient à un transfert de pouvoirs, de compétences de la part de Lansana Conté à un premier ministre de consensus aux pouvoirs élargis ; mais il préféra décréter l’état de siège, la concentration de tous les pouvoirs au Général Kerfalla Camara, à l’armée et toutes les forces répressives…
Alors que le peuple guinéen est assiégé, affamé et persécuté, une délégation de la communauté guinéenne de France (invitée par Harlem Désir et son groupe socialiste et le groupe libéral), sous la houlette de la coordination des associations guinéennes de France (CAGF), a pris d’assaut toute la journée du 14 février 2007 le parlement européen de Strasbourg pour y exposer à tous les groupes parlementaires, la situation chaotique, dramatique qui prévaut en Guinée suite au déclenchement de grèves illimitées et largement suivies sur tout le territoire national depuis février 2006 ; mais ces mouvements sociaux ont toujours été réprimés dans le sang (juin 2006, janvier 2007 et depuis le week-end dernier) dans l’indifférence de la communauté internationale par le pouvoir de Lansana Conté soutenu par des mercenaires venus de la Guinée-Bissau , de la Sierra Léone et du Libéria.
L’objet de cette démarche est d’inciter la communauté internationale à sortir de ce mutisme et de cette indifférence et, à l’instar de Bernard Kouchner, à condamner et à mettre fin aux massacres de populations qui luttent pour l’amélioration de leurs difficiles et insoutenables conditions de vie, et surtout pour le départ de Lansana Conté qui n’a pas respecté les accords tripartites signés avec les partenaires sociaux le 3 mars 2006, le 27 janvier 2007 et le décret de février 2007.
La délégation, conduite par Ibrahim Sorel Kéita président de la CAGF et Banlieues du Monde, était composée de Cissé Oumar (Organisation), Badére Kaba (Affaires extérieures), Nabbie Ibrahim « Baby » Soumah (Communication et presse/ Président d’honneur du Club Demain La Guinée (DLG)), Mme Kaba Rougui Barry dite RBB (membre du BE de l’UFR, ex-maire de Matam et présidente de l’ONG « ADD ») et Lanciné Camara (Président de l’association internationale des journalistes africains et de l’AGRE).
Les forces de sécurité commettent des exactions contre la population au nom de la loi martial
Le gouvernement doit poursuivre les forces de sécurité responsables des meurtres, des viols et des vols.
Dakar, le 15 février 2007) – Le gouvernement guinéen a failli dans son contrôle des forces de sécurité responsables de viols, de vols et de plus de 110 meurtres depuis la mijanvier, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Après l’imposition de la loi martiale, le 12 février dernier, les forces de sécurité ont commis de nombreuses exactions lors de perquisitions effectuées maison par maison, à la recherche d’armes dont un petit groupe de manifestants violents s’était emparé préalablement dans des postes de police et autres bâtiments gouvernementaux. (« Les forces de sécurité guinéennes se servent de la loi martiale comme excuse pour terroriser les citoyens ordinaires », a déclaré Peter Takirambudde, directeur à la division Afrique de Human Rights Watch. « Sous prétexte de rétablir l’ordre, les membres de ces forces se comportent en criminels de droit commun, battant, volant et brutalisant la population qu’ils sont supposés protéger ».
Human Rights Watch a interrogé de nombreux témoins dans la grande banlieue de Conakry. Selon eux, au cours des derniers jours, les forces de sécurité, en particulier la garde présidentielle, sont allées de maison en maison, défonçant les portes et emportant toutes les choses de valeur se trouvant à l’intérieur, notamment les téléphones portables, les appareils photo et de l’argent. Lors de ces perquisitions, des membres des forces de sécurité ont violemment passé à tabac des personnes à l’aide de matraques et de crosses de fusil. Ils ont même tiré et blessé des gens qui protestaient contre le vol de leurs biens.
La terreur suscitée par les forces de sécurité a réussi à effrayer la plupart des familles de Conakry, surtout dans les banlieues, et ce, suffisamment pour qu’elles restent enfermées chez elles.
Les forces de sécurité sont responsables d’au moins 22 meurtres commis au cours des cinq derniers jours. D’après un témoin interrogé par Human Rights Watch, des membres de la garde présidentielle ont fait feu sur un groupe de personnes devant une mosquée de la grande banlieue de Conakry, tuant un homme d’une soixantaine d’années. Selon d’autres sources dignes de foi, au moins trois femmes vivant dans la banlieue de Conakry ont été violées au cours des quatre derniers jours par du personnel en uniforme, dont des soldats et des membres de la garde présidentielle. Au moins une des victimes aurait subi un viol collectif.
« La réaction du gouvernement face aux manifestations contre la situation économique est devenue de plus en plus meurtrière, aboutissant au bain de sang auquel nous avons assisté ce mois-ci », a déploré Takirambudde. « Il est impératif que le gouvernement guinéen mette au pas les forces de sécurité, qu’il enquête et réclame des comptes aux responsables des récentes exactions ».
La crise actuelle a débuté après que les syndicats eurent décrété, début janvier, une grève générale pour protester contre la détérioration des conditions économiques, notamment l’inflation galopante et la corruption. Selon des témoins interrogés par Human Rights Watch, presque toutes les personnes tuées ont été abattues par des membres des forces de sécurité, à savoir la garde présidentielle, la police et la gendarmerie. Les troubles ont perdu de leur intensité pendant plusieurs jours après que le Président Lansana Conté, souffrant, eut accepté de nommer un premier ministre de consensus. Néanmoins, la nomination par Conté, le 9 février, d’un allié proche au poste de premier ministre a abouti à une nouvelle vague de protestations et à l’instauration de la loi martiale.
Pendant le week-end, des manifestants furieux de la nomination du nouveau premier ministre ont attaqué, dans tout le pays, des installations gouvernementales, incendié les habitations privées de fonctionnaires du gouvernement et de l’armée. Ils ont également fait main basse sur des armes dans des postes de police, bloqué des routes, attaqué des voitures et des passants, et échangé des coups de feu avec les forces de sécurité.
Le décret instaurant la loi martiale, pris par Conté le 12 février dernier, interdit toutes les manifestations et réunions, et impose de sévères restrictions à la liberté de circulation de la population. Il autorise par ailleurs l’armée à appréhender et à assigner à résidence quiconque est considéré comme un danger pour la sécurité publique, à mener des perquisitions de biens privés et à contrôler tous les moyens de communication sans mandat, et à appliquer des restrictions draconiennes à l’encontre des médias.
Avant le décret, l’armée avait déjà pénétré de force dans une station de radio privée. Elle avait ensuite détruit son matériel et arrêté certains de ses employés.Human Rights Watch a appelé le gouvernement à veiller à ce que les forces de sécurité respectent les obligations qui incombent à la Guinée aux termes du droit international et à prendre les mesures qui s’imposent contre les auteurs d’exactions. Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), ratifié par la Guinée en 1978, permet certaines restrictions des droits dans le cas où une situation d’urgence publique qui menace l’existence de la nation est proclamée par un acte officiel. Selon le Comité des droits de l’homme, l’organe composé d’experts chargés de surveiller le respect du PIDCP, toute atteinte aux droits lors d’un cas de danger public doit être exceptionnelle et temporaire et ne peut avoir lieu que « dans la stricte mesure où la situation l’exige ».
Certains droits fondamentaux, à savoir le droit à la vie et le droit de ne pas être soumis à la torture et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants, doivent toujours être respectés.
Human Rights Watch a également appelé les forces de sécurité guinéennes à se conformer aux Principes de base de l’ONU sur le recours à la force et l’utilisation des armes à feu par les forces de l’ordre lorsqu’elles maintiennent l’ordre à l’occasion de manifestations. Ces principes stipulent que les autorités, dans l’exercice de leurs fonctions, doivent dans la mesure du possible recourir à des moyens non violents avant de faire usage de la force. Lorsque le recours légitime à la force est inévitable, elles doivent faire preuve de modération et agir proportionnellement à la gravité du délit. Pour de plus amples informations, veuillez contacter:
A Dakar , Thierno Mountagha Baldé (English, French): +2215926788 (mobile)
Plongés dans la crise, les étrangers de Guinée évacuent leurs familles
Dans la salle d'enregistrement bondée de l'aéroport de Conakry, Nathalie, 42 ans, s'apprête à embarquer sur un vol Air France, "soulagée" de quitter la Guinée et son couvre-feu, après plusieurs semaines de manifestations antirégime qui ont fait au moins 113 morts "Mes enfants sont partis en vacances forcées dès le début de la première grève. Nous sommes restés avec mon mari mais maintenant je les rejoins", explique cette documentaliste de 42 ans employée au lycée français de Conakry.
"Le lycée a encore fermé. Je pense que cela va prendre du temps avant de voir un retour à la normale", poursuit-elle, indiquant qu'elle "reviendra à la fin des vacances scolaires... si ça s'est calmé".
"Tout est bloqué, on ne peut pas travailler, alors je pars bosser ailleurs. Ma femme et mes enfants sont encore là, mais je vais bientôt les +remballer+", renchérit de son côté Dominico, un Italien de 52 ans, également inscrit sur le vol Air France affrété plus tôt que prévu.
"C'est le vol commercial de samedi qui a été avancé à vendredi. La liaison de dimanche a également été avancée d'une journée et il est très probable qu'il y ait un vol supplémentaire dimanche", a indiqué à l'AFP Paul Lens Hébrard, directeur d'Air France en Guinée.
Devant l'enlisement de la crise, de nombreux résidents étrangers commencent à évacuer leurs familles par précaution, attentifs à l'évolution de la situation. "On est en train de se débrouiller pour faire partir ma mère et ma sœur vers Tunis. Ce n'est vraiment pas une situation pour elles", explique le Tunisien Sami, gérant d'un hôtel depuis cinq ans à Conakry.
"Moi je vais rester car je pense que ça va s'arranger d'ici quelque temps", assure-t-il, posté à la réception de son établissement.La Guinée vient de vivre plusieurs semaines de manifestations hostiles au pouvoir qui ont fait au moins 113 morts et conduit le président Lansana Conté à décréter le 12 février un état de siège mettant le pays sous le contrôle de l'armée.
Devant cette crise qui perdure, le président français Jacques Chirac à annoncé vendredi que Paris se tenait prêt à évacuer les 2.000 Français, 4.000 libanais et 5 à 600 Américains officiellement dénombrés dans ce petit pays d'Afrique de l'Ouest.
Un responsable de l'ambassade de France a Conakry a toutefois tenu à préciser à l'AFP qu'"aucune évacuation n'a été programmé pour l'instant". En revanche, selon le bureau régional des Nations unies à Dakar, l'ONU "a commencé à évacuer une partie du personnel non essentiel" en Guinée.
Pourtant, il n'y a pas "vraiment de danger", estime le Libanais Mahmoud, installé dans le Kaloum, le quartier administratif de la capitale.
"La plupart d'entre nous, dans la communauté libanaise, ont envie de rester car il n'y a pas le feu à la maison. L'armée s'impose, il n'y a pas d'opposition armée en face donc pas vraiment de danger", assure-t-il.
"Ceux qui n'ont pas trop investi peuvent partir, mais moi je suis né ici et j'ai mis beaucoup d'argent dans l'immobilier. Si un jour ça se gâte vraiment, je trouverai toujours une porte de sortie grâce à mes relations", soutient-il, confortablement installé dans son salon.
"La loi martiale sera maintenue, tant que les syndicats feront grève", dixit général Kerfalla Camara
Le chef de l'état-major de l'armée guinéenne, le général Kerfalla Camara, a prévenu vendredi que la loi martiale serait maintenue tant que les syndicats continueraient de faire grève et d'organiser des manifestations. Syndicats et représentants du gouvernement doivent à nouveau discuter samedi.
Les deux camps doivent parvenir à un accord avant toute levée de la loi martiale, a affirmé à l'Associated Press le général Camara. "L'état de siège ne pourra jamais être levé tant que les négociations n'auront pas abouti à une solution", mais pourrait être "réexaminé s'il y a un changement dans le comportement des gens", a-t-il poursuivi.
Il a ajouté qu'une commission avait été formée pour enquêter sur les accusations d'abus visant l'armée. Des habitants des faubourgs de Conakry, la capitale, affirment que des soldats chargés de fouiller les voitures et maisons à la recherche d'armes ont violé des femmes.
Le président Lansana Conté, au pouvoir depuis 1984, a décrété lundi soir la loi martiale jusqu'au 23 février, après des émeutes et affrontements qui ont fait au moins 64 morts depuis le 10 février, selon les organisations de défense des droits de l'Homme. Les dirigeants de l'opposition et des principaux syndicats ont appelé au départ du chef de l'Etat, l'accusant d'avoir violé un accord sur le partage du pouvoir.
Les syndicats ont appelé à une grève générale cette semaine. Les violences semblaient s'apaiser ces derniers jours, bien que les hôpitaux continuent à faire état de personnes blessées par balles. De précédents mouvements, mi-janvier, avaient également entraîné des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre, faisant au moins 59 morts.
Les dernières violences ont éclaté après la désignation par Lansana Conté d'un nouveau Premier ministre, Eugène Camara, un de ses proches. Le poste était vacant depuis que le président avait limogé Cellou Dalein Diallo en avril dernier. Le chef de l'Etat avait accepté le mois dernier de nommer un Premier ministre qui ne soit pas membre de l'actuel gouvernement. Or Eugène Camara est ministre depuis 1997.
"Profitant du trouble provoqué par une manifestation d'étudiants à proximité, des détenus de la prison civile ont défoncé une porte, attaché un gardien et mis le feu au toit en paille pour tenter de s'échapper", a-t-il raconté.
Selon le gardien, la prison abritait "environ 146 détenus, dont certains étaient enchaînés".
"Le toit a pris feu, les prisonniers qui étaient enchaînés et d'autres détenus ont été asphyxiés", a-t-il expliqué.
Les prisonniers survivants ont été transférés dans un camp militaire, selon la même source.
23:40 Publié dans Mountmane Actualité Guinéenne à la seconde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Au Secoure à la Nation Guinéenne (étape5)
Auteur de ces publications pour le sort de la Populations
Guinéennes (Internaute) « Mountagha Baldé »
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Il faut que sa change maintenant de « 1958 – 2007 » de dictature
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Lansana, pars s’il te reste un brin de conscience !
Je suis fortement peiné par la situation qui s’est installée en Guinée à cause de la boulimie du pouvoir de M. Lansana Conté. Je suis fortement peiné par tous ces morts et mutilés occasionnés par son cynisme incomparable. Je suis peiné par ce silence complice de la communauté internationale. Quant aux semblants de réactions de certains dirigeants du continent autant responsables que Lansana du désarroi du peuple africain, c’est purement le sacre de l’hypocrisie. Le maître mot reste le départ immédiat et sans condition de ce dictateur qui bafoue, dans le sang de ses concitoyens, la souveraineté de son peuple. La Guinée regorge d’une élite intellectuelle de haute facture capable de relever le défi de la paix, de la concorde et du développement concerté et durable de ce pays bien fourni en richesses de toutes sortes. J’interpelle le peuple guinéen à ne pas verser dans la fatalité ; la Guinée debout est un rêve possible, debout, ce peuple frère peut venir à bout de cette plaie qui le ronge et qui a pour nom Lansana Conté.
Je loue, encore une fois, la détermination de la Raddho à associer sa voix à celle de toutes ces personnalités guinéennes et du peuple guinéen dans son ensemble pour sensibiliser le monde entier sur ce drame qui inquiète plus d’un. Lansana utilise la leçon de Machiavel avec dextérité : ‘La ruse du renard ou la force du lion.’ Malheureusement, sa ruse est mise à nue et sa force ne peut ébranler la volonté de changement affichée par son peuple qui sait que personne ne peut arrêter la mer avec ses bras. Je sais que les intellectuels guinéens et la presse vont continuer à accompagner cette marche légitime de ce peuple en direction de sa délivrance.
J’interpelle les forces de l’ordre à prendre leur responsabilité en refusant d’exécuter tout ordre illégal donné par Lansana Conté ou leurs chefs répondant aux désirs criminels de ce dernier parce que partageant avec lui ses bassesses. Refusez qu’ils vous poussent à tirer sur vos propres femmes, sœurs et frères, vos mères et pères, vos propres cousines et cousins, votre propre peuple. Lansana ne tire pas sur ses enfants ni sa femme. Il ne tire pas sur ses proches parents. Pourquoi devriez-vous le faire pour satisfaire son désir de demeurer le bourreau de votre peuple ? Que chaque famille qui compte dans les rangs des services de sécurité républicains un membre prenne le temps d’écrire à celui-ci une lettre signée par le reste de la famille pour lui demander de refuser de tirer sur ses propres sœurs et frères, sur son peuple. Le secret pour vous tirer d’affaire face à ce criminel, vous le connaissez mieux que quiconque. C’est parce que je me sens concerné en tant qu’Africain par ce mal qui vous assaille que je me suis permis d’avancer ma petite contribution à votre combat en vous souhaitant un plein succès.
Lansana, pars s’il te reste un brin de conscience, une parcelle de patriotisme. Pars pour éviter à ton peuple un bain de sang inutile. En prenant ton petit déjeuner, pense à tous ces Guinéens qui n’ont plus la possibilité de le faire à cause de ta mauvaise politique à la tête de ce pays. En prenant le déjeuner, dis-toi que c’est devenu un luxe pour une grande partie de ton peuple à cause de ton incapacité à apporter les solutions politiques idoines aux problèmes liés au panier de la ménagère. En prenant ton dîner, dis-toi que tu manges et bois à la sueur confisquée de ton peuple. En te réveillant au petit matin, je sais que tu sais que ton peuple, lui, a perdu son sommeil à cause de la médiocrité que tu as érigée en système de gestion politique. Mes chers frères guinéens, utilisez la recette d’un leader d’opposition africain pour lui voler à votre tour son sommeil par le biais d’un concert de casseroles à l’échelle nationale s’il le faut à une heure bien précise de la nuit. Peut-être qu’il comprendra que même Hitler n’a pas survécu à sa propre cruauté.
Que la résistance à l’arbitraire s’organise à la base, dans les familles, les quartiers, les villages, les villes. Neutralisez le dragon avant qu’il ne s’évertue, tout confiant, à cracher le feu sur vous. Encore une fois, chères forces de l’ordre, refusez qu’on vous transforme en véritables forces du désordre pour les beaux yeux d’un président périmé qui veut s’accrocher au pouvoir au prix du sang versé de votre peuple souverain. Faites-le pour vos enfants, pour votre pays car vous, autant que les autres, êtes conscients de la souffrance des vôtres. Votre peuple qui vous a vu naître et grandir, qui vous a tout donné, mérite de vous autre chose que des balles. Arrêtez cette tuerie insensée orchestrée par des gens insignifiants aveuglés par le gain, leurs privilèges malhonnêtes. Votre fierté d’Africain soucieux de la sauvegarde de ses valeurs tel que le respect de la vie humaine vous impose de refuser qu’on vous change en de vulgaires assassins de votre propre peuple. Si Lansana, face à ses ambitions personnelles, a choisi de tronquer son patriotisme, vous, vous devez garder le vôtre intact. Votre mission est de protéger votre peuple contre tout danger quelle que soit son origine et non de le canarder sous les ordres fallacieux d’un dictateur sanguinaire.
Votre pays est à un moment décisif de son histoire. Si la communauté internationale continue à faire dans la politique de l’autruche avec le monstre, prenez vos responsabilités. J’étais très sceptique lorsqu’il avait dit avoir accepté la revendication des syndicalistes de nommer un Premier ministre consensuel et conscient de la gravité de la situation socio-économique de la Guinée. A beau chasser le naturel, il revient au galop. C’est un devoir pour tout citoyen de ce pays de prier et d’œuvrer pour le départ dans la paix de ce vieux renard qui, à vrai dire, n’en peut plus.
Vive le peuple guinéen !
Vive l’Afrique !
Thierno Mountagha Baldé Guinéen Résident au Sénégal Dakar
Etat de siège : Misère et insécurité supplémentaires pour les populations
L’état de siège instauré en Guinée pour mettre fin aux manifestations populaires dans la cité, crée plus de misère, de galère et constitue une véritable menace pour la survie des pauvres populations, démunies bien avant le mouvement social qui paralyse tout le pays, davantage plus pauvres aujourd’hui, au mode de vie incompatible avec le régime d’exception. Vol, viol, torture, exactions, sévices…, les forces de sécurité et de défense se livrent à des pratiques inhumaines et criminelles sur les citoyens guinéens.
Ce Jeudi 15 Février, le château d’eau de l’Afrique de l’ouest qui, même en période normale se trouve confrontée à une crise paradoxale d’eau potable, a connu un mouvement des femmes à travers de nombreux quartiers populaires de la capitale, portant bidons et sceaux à la recherche des puits d’eau, indiquent à aminata.com, des témoignages de nombreux habitants de la banlieue.
Une situation qui en dit long sur les conséquences immédiates de la privation des libertés fondamentales aux citoyens guinéens, un état qui exprime clairement, que le peuple de Guinée est en danger, et que la Communauté internationale à laquelle appartient le pays, serait accusée, comme cela a déjà été le cas ailleurs, dans d’autres crises, de responsable pour non assistance d’un peuple en danger. Opprimé et bâillonné par le pouvoir criminel de Conakry, abandonné par une Communauté internationale, spécialiste des grandes déclarations, le peuple héroïque de Guinée.
Combien de temps attendra la communauté internationale, pendant que chaque jour qui passe, des Guinéens se font massacrer, violer, voler, humilier ?
« Quand les militaires arrivent dans les familles, ils demandent aux gens de sortir leur cellulaire. Si par malheur, il n’y a pas de téléphone portable dans la famille, alors, la compensation est le viol d’une fille », affirment les nombreux témoignages rapport à aminata.com
« Ils arrivent qu’ils regroupent plusieurs personnes de tous âges : jeunes garçons et filles, des pères et des mères de famille. Il n’y a aucune distinction. Tout le monde est déshabillé. En slip, à quatre pattes, les citoyens maltraités et humiliés doivent ramper sur des longues distances. Les soldats estimant que, c’est comme ça qu’on peut être militaire en Guinée », rapportent les mêmes sources.
« Pire encore, une autre femme qui a été violée dans une mosquée en construction à Bambeto, a été victime des soldats à cause du fait qu’elle n’a pas de portable à les offrir. Après avoir été violée, les militaires l’ont abandonné dans le sang et le coma. Et c’est la Croix rouge qui est venue à son secours », ajoutent nos informateurs.
A retenir que la plupart de ces exactions et autres sévices sont commis en banlieue de Conakry, dans des quartiers bien ciblés notamment à Bambeto, Koloma, Hamdallaye….
A suivre
Une dépêche de Amadou M’boné DIALLO
Guinée: les syndicats invités à rencontrer des responsables du régime
Les syndicats de Guinée ont été invités jeudi à rencontrer des responsables de plusieurs "institutions de la République ", en présence de représentants du patronat et de chefs religieux, a annoncé à l'AFP le président de l'Assemblée nationale Aboubacar Somparé.
"Nous avons invité les syndicats à venir rencontrer les institutions de la République , le patronat et des chefs religieux au Palais du peuple (qui abrite l'Assemblée nationale) ce (jeudi) après-midi", a déclaré à l'AFP M. Somparé, sans préciser l'ordre du jour de la réunion.
Plusieurs responsables syndicaux ont accepté l'invitation, à l'exception











