13.02.2008

GANDES MAGOUILLES DANS LA GESTION ADMINISTRATIFS GUINEEN

Grandes magouilles dans la gestion de la chose publique !

La session ordinaire du Conseil des ministres tenue à Conakry mercredi dernier sous la présidence du PM chef de Gouvernement Lansana Kouyaté,  a examiné un certain nombre de points au compte desquels la question liée aux audits internes des départements ministériels.

Sur ce sujet, c’est l’anarchie totale dans la gestion budgétaire, celle ressources humaines et du patrimoine bâti public se passe de commentaires. En effet, entre dépense injustifiée, véhicules administratifs détournés ou encore des fonctionnaires fictifs, les résultats provisoires des audits internes des départements ministériels sont révélateurs de la magouille à grande échelle qui a caractérisé la gouvernance en Guinée ces dernières années.
 
Selon les résultats des audits effectués dans 27 départements ministériels sur 29 c’est un véritable feuilleton en deux épisodes : plus de 200 milliards de francs guinéens de déficit de gestion de recettes internes perçues et non f4d9b4b1abbbb5e2cae040d8019a5cb5.jpgversées au trésor public ; pas moins de 300 véhicules immatriculés VA détournés et quelques 13392 fonctionnaires fictifs c'est-à-dire qui ne sont pas légalement enregistrés dans le fichier général de l’administration (FGA) au niveau de la fonction publique.

Outre la publication des résultats provisoires des audits internes des départements ministériels, le Conseil des ministres a également planché sur l’épineuse question de l’extension du Port Autonome de Conakry (PAC). A ce sujet, il a été demandé aux ministres des transports et de l’économie de présenter au prochain conseil des ministres du mercredi prochain, létat d’avancement de ce projet.
 
A rappeler que concernant ces audits internes des départements ministériels, certains grands départements pourtant budgétivores par leur charge ont refusé de coopérer avec les auditeurs, c’est le cas de l’économie, de l’éducation, de la santé, de l’intérieur. Des directions nationales comme les impôts, de la douane et du trésor public. La Banque centrale de la République de Guinée- La BCRG elle, s’est opposée systématiquement à l’audit arguant le fait qu’elle est rattachée au secrétariat général de la présidence de la république. Une situation qui s’annonce déjà très difficile pour l’équipe de Kouyaté qui a obligation de respecter et de faire respecter la loi. Parviendra-t-il ? C’est toute la question. PAR : mountmane@gmail.com

Nouvelle pénurie d'essence en Guinée

Conakry, Guinée - Les habitants de Conakry, la capitale guinéenne, ont eu, ce mercredi, du mal à se déplacer de leurs lieux de résidence vers le centre de la ville où est concentré l'essentiel des activités à cause d'une pénurie d'essence, a constaté la PANA sur place.

Le ministre guinéen du Commerce, Mamady Traoré, a déclaré à la télévision publique que cette pénurie, qui a commencé lundi dernier, est consécutive à "la défaillance du fournisseur" dont le bâteau, attendu au port de Conakry entre le 6 et le 10 février, n'a pas accosté.

Une importante société pétrolière installée en Guinée devrait fournir, mercredi, 400.000 litres d'essence, a dit le ministre, ajoutant que cette crise cyclique d'essence, consatée presque tous les deux mois, est relative à l'importation du carburant dans des pays voisins où les prix sont alléchants.

"En janvier dernier, quelque 20.000 m3 d'essence ont été débarqués contre 16.000 m3 entre octobre et décembre derniers", a souligné le ministre.

Le litre d'essence, vendu initialement à 4.300 Francs guinéens (1 dollar US = 4.300 FG) se négocie au marché noir entre 8.000 et 10.000 FG.

« 13000 fonctionnaires morts continuent de percevoir des salaires… »

Lansana Kouyaté, Premier ministre de la Guinée Conakry n’est pas peu fier du travail accompli en16c0d1d4840ff71e17d8d7d78629c2ac.jpg moins d’un an par le gouvernement d’union qu’il dirige. « Demandez aux populations qui vivent cette situation au quotidien. Elles savent que la ville de Conakry n’a jamais eu autant d’électricité que maintenant depuis plus de 20 ans, ni autant d’eau… », déclare-t-il. Il n’en reconnaît pas moins que les audits ont révélé que « près de 13400 fonctionnaires principalement dans l’éducation, qui sont décédés et dont on continue de payer les salaires ». Dans l’entretien accordé à l’envoyé spécial de Sud Quotidien, il dresse l’état des lieux, fait de la prospective et parle sans détours du différend surgi récemment entre lui et la présidence de la République.

Monsieur le Premier ministre où en est la situation politique et sociale de votre pays ?

La situation politique et sociale s’améliore comme chacun peut le constater aujourd’hui. Depuis sa mise en place en 2007, le gouvernement veille à appliquer la feuille de route qui lui avait été tracée par les accords. Un comité de veille et de suivi a été crée pour une meilleure application des accords signés en janvier et février 2007. C’est un comité qui comprend les institutions républicaines, les syndicats, les coordinations régionales, les partis politiques, le gouvernement pour que tous, ensemble, on puisse savoir à quelle cadence ces accords sont appliqués. Les réunions ont commencé ce matin (jeudi 6 février 2007 date de l’entretien Ndlr) avec tout le monde et je crois que la prochaine séance est pour mardi et tout cela pour voir point par point comment l’accord est appliqué et voir comment ce qui n’a pas été appliqué peut l’être.

Bien naturellement, il y a des menaces à la prime parce que les syndicalistes disent que si l’on continue de bloquer l’action gouvernementale, ils iront en grève à la fin du mois de mars. Espérons que la sagesse prévale puisqu’on peut régler ces problèmes-là, et c’est ce qui est en tain de se faire à l’Assemblée nationale, sans recourir aux grèves qui coûtent toujours chères au pays.

Qu’en est-il exactement des informations faisant états d’incompréhensions qui auraient surgi entre la Primature et la présidence ?

Vous savez qu’entre un Président et un Premier ministre, il y a toujours des moments où il faut s’expliquer sur tel ou tel autre sujet. En décembre, je n’étais pas là. J’étais en pèlerinage à La Mecque quand il y a eu des textes qui ont été signés et je crois que c’est la lecture de ces textes, de ce décret qui empiétait même sur les prérogatives du chef de l’Etat, le Premier ministre n’était pas que la seule victime, le Président aussi l’était. Mais, cela a été discuté. Ensuite, il y a eu le problème de ce fameux discours qu’on a prêté au chef de l’Etat le 31 décembre dernier. À ce moment aussi, j’ai fait connaître ma position en assumant que ce n’était pas venu du chef de l’Etat et j’en avais toutes les preuves. Bref, par la suite, un certain entourage a joué. Mon ministre de la Communication qui a lu une déclaration que moi j’ai faite a été limogé. Cela a créé un petit problème qui est en train de se résorber. Je viens de parler au Président (jeudi 6 février Ndlr) et je crois que cette parenthèse est close. L’important est maintenant d’éviter que de telles incompréhensions n’arrivent pas à l’avenir.

Qu’en est-il de la tentative de médiation du président sénégalais, Me Wade annoncée dans la presse de votre pays ?

Il n’y a eu pas de médiation de la part du président Wade. Le président Wade est quelqu’un qui soutient le président Conté, qui me soutient et qui aime intensément la Guinée. Il a été le premier chef d’Etat à venir après la constitution de ce gouvernement de consensus. L’autre jour, il est arrivé en provenance de Ouagadougou. Malheureusement, le Président Lansana Conté n’a pas pu venir à sa rencontre, mais ils ont convenu d’une rencontre prochaine. Le Président Wade sera là bientôt ; pas dans un cadre de médiation parce qu’il n’y a pas, mais c’est toujours dans le cadre du rapprochement des relations entre nos deux pays, et surtout dans l’optique d’un axe fort Dakar-Conakry.

L’opposition vous prête l’intention de retarder les législatives pour les coupler à la présidentielle pour votre propre compte. Que lui répondez-vous ?

Personne ne m’a entendu parler de tout cela. Mais, vous savez que quiconque serait aujourd’hui à ma place, on va lui prêter des intentions que qu’il n’a pas. Après tout, c’est le jeu politique qui est comme ça. On me prête des intentions que je n’ai jamais exprimées. Je suis venu dans le cadre d’une feuille de route dont les syndicats, la société civile, les institutions républicaines et le gouvernement d’alors ont été les principaux soutiens. Les partis politiques n’étaient pas signataires. Je suis venu et l’on me disait que les partis politiques n’avaient joué aucun rôle. Malgré tout, je les rencontre par intervalles réguliers, sur la base d’une proposition de calendrier régulier que je leur ai fait. Depuis lors, je tiens cette périodicité. La première fois qu’on a fixé une date pour les élections, je précise que ce n’est pas le gouvernement qui l’a fixé. Je leur ai demandé qu’on fixe une date pour les élections. Ils ont indiqué eux-mêmes qu’il y avait des préalables à remplir bien avant. Une administration centrale presque démantelée avec la grève et les violences qu’on a eues. Sur 33 préfectures, 30 ont été touchées avec la destruction des mairies, des prisons, des commissariats etc. Il fallait rebâtir et cela demande une trentaine de milliards de nos francs. Dieu merci : ce programme se poursuit. J’ai fait connaître toutes les difficultés qu’on avait. On est venu et l’on n’a rien trouvé dans les caisses, aucun budget et il a fallu travailler en cherchant à contrôler nos dépenses et à améliorer nos recettes tout en négociant l’effacement de dettes, la reprise du gouvernement avec le Fonds Monétaire International. Le résultat est hautement positif.

Justement ces élections législatives sont prévues pour quand ?

IL y avait trois écoles de pensée au niveau des partis politiques à ce propos. Ceux qui disaient qu’il fallait les faire en décembre dernier. Ceux qui avançaient le premier trimestre de 2008 et ceux qui estimaient qu’on ne devait même pas parler de ça maintenant. J’avoue que la majorité voulait que ce soit pour décembre 2007. Je l’ai accepté. Quand on a vu qu’on ne pouvait pas tenir la date, le gouvernement n’a pas décidé de reporter unilatéralement la date. J’ai dit aux partis politiques que je n’entendais plus modifier de date et c’était le froid dans la salle à part ceux-là qui avaient proposé que cela soit reporté. Quand j’ai demandé la date, ils ont dit d’attendre que la Ceni soit mise en place. Et, nos partenaires et les partis politiques et le gouvernement, nous tous, nous pensons qu’il ne faut pas fixer une date au pifomètre ; il faut le faire sur la base d’un chronogramme séquentiel. Fixer une date comme ça et essayer de le remplir après, c’est toujours des problèmes. Il faut dire quand est-ce on va faire la liste électorale, la commande du matériel et sa disposition sur place, installer la Ceni , en établir les démembrements à l’intérieur. Une fois que ce chronogramme aura été ficelé, on pourra alors arrêter une date qui pourrait être respectée si nous en respections les séquences. Mon souhait est d’avoir des élections crédibles, transparentes, démocratiques, sincères, honnêtes. Que cela se tienne dans trois mois si on peut le faire ; mais à condition que ça soit transparent, crédible et démocratique.

Comment allez-vous concilier l’impatience des populations guinéennes en prise avec un faible pouvoir d’achat et le temps nécessaire à l’administration pour se déployer ?

Je crois que c’est une question de lecture. Je trouve une parfaite identité entre l’appréciation des institutions de Brettons Wood sur la situation actuelle et celle des populations guinéennes. Demandez aux populations qui vivent cette situation au quotidien. Elles savent que la ville de Conakry n’a jamais eu autant d’électricité que maintenant depuis plus de 20 ans, ni autant d’eau. Des quartiers qui n’ont jamais eu que de l’eau de pluie ont été étonnés de voir le liquide précieux arriver à leurs portes. Ces populations n’ont jamais vu leur monnaie stable sur un temps aussi long. A notre arrivée, l’Euro était à 9500 francs guinéens. Actuellement, il tourne au marché autour de 4800 à 5000 francs guinéens et depuis des mois et des mois, il est resté à ce niveau-là.

En fait, c’était même à un niveau encore plus bas, mais les institutions nous ont recommandé par mesure de prudence de laisser remonter un peu. Même le dollar qui était à 8000 francs à notre arrivée est retombé à 3800 francs à la Banque , 3100 sur le marché. Les gens ont dit à l’époque que c’était un effet passager. Je leur ai dit d’attendre parce que mon but était de transformer le conjoncturel en structurel. C’est ce qui est arrivé parce que depuis six mois, cela n’a pas bougé. Et c’est là un effet mesurable. J’ai trouvé un taux d’inflation à 40% et les derniers chiffres donnés par la Banque mondiale et le Fonds Monétaire International sont à 12, 5%. Ça, c’est le chiffre de décembre.

De façon pratique, le prix du pain a augmenté partout sauf en Guinée. Là où ça n’a pas augmenté, on a diminué la quantité. Allez demander si cela est le cas en Guinée. Ceux qui sont allés en pèlerinage l’année dernière ont payé pour 16 500 000 francs guinéens alors que pour cette année, ils n’ont payé que 12 millions de francs guinéens. Même le prix de la puce du téléphone est devenu un cadeau puisque qu’il ne s’achète plus qu’à 5000. Le riz par contre ne peut ne pas augmenter à cause de la hausse de son prix sur le marché international. Le problème de la Guinée face aux prix les plus bas de la sous-région, c’est que nous avons aussi les revenus les plus bas de la sous-région. Le gouvernement a décidé dans le cadre de l’amélioration du pouvoir d’achat d’augmenter les salaires indiciaires des travailleurs de la Fonction publique en 2008. C’est déjà dans le budget et ça doit commencer. Pour le reste de la population, ce sont les effets induits des investissements qui seront faits, la création d’emplois. Tout l’engouement qu’on ressent Dans le domaine des mégas projets miniers, de l’hôtellerie, dans le domaine agricole, tout cela va produire des effets.

Mais cela n’est pas pour demain, M. le Premier ministre ?

Savez-vous à quel point cette économie est détruite. Ce qui est fait relève déjà du miracle. Allez dans les hôtels. Vous y trouverez difficilement de la place. Les investisseurs se bousculent à nos portes. On ne peut pas avoir à court terme ce qui ne peut être obtenu qu’à moyen terme, mais on a déjà obtenu tout ce qui peut l’être à court terme. Même au niveau sécurité, nous avons obtenu des résultats tangibles. Au moment des grèves, une trentaine de prisons ont été cassées, des prisonniers se sont évadés, des émeutes ont eu lieu dans des casernes et des armes ont été emportées. Ce n’était pas évident qu’on ait un taux de sécurité identique à celui d’aujourd’hui.

Pour revenir sur ce qui semble avoir été votre différend récemment d’avec la présidence de la République  : la Banque centrale de Guinée. Est-elle indépendante ?

Notre Banque centrale est de facto indépendante. Tout le monde sait que le décret qui a été signé n’est pas appliqué à ce jour. Celui qui en a été l’auteur, le Secrétaire général à la présidence a reconnu à mon retour que ce n’était qu’une copie…Le gouvernement a mis sur pied une commission dont la troisième rencontre sera la dernière pour mettre en marche maintenant les recommandations que le gouvernement aura acceptées. Cette petite parenthèse, cette petite coquille comme l’a dit l’auteur qui vient de se passer, n’entame en rien cette marche vers plus d’autonomie de la banque centrale. Demandez, si dans la pratique, il y a eu un changement ? Il n’y en a pas eu. À mon arrivée, les bons du trésor vis-à-vis de la Banque centrale étaient indescriptibles. Si la monnaie s’est stabilisée c’est que tout cela a été endigué. C’est le secret de la stabilité monétaire. Il n’y a pas autre chose. La masse monétaire n’était pas contrôlée : voilà la réalité. Cela veut dire que notre Banque ne souffre d’aucune anomalie. Au contraire, on est en train de tout faire pour améliorer son fonctionnement.

Qu’en est-il des résultats des audits ? Seront-ils suivis d’effet au plan juridique ?

Vous avez certainement dû suivre le Conseil des ministres d’hier (mercredi 6 février Ndlr). Nous avons rendu publics les résultats des 27 audits sur 29. Il ne reste que deux ministères : le ministère des Finances et celui des Travaux publics dont la synthèse des résultats avait déjà été faite ; malheureusement, les termes de référence n’ont pas été exactement suivis de ce côté-là. C’est pourquoi cela a été retourné au groupe d’inspecteurs qui s’en étaient occupés pour une bonne adéquation. Pour les autres audits, les résultats ont été donnés hier (mercredi 6 février). Je peux en citer quelques chiffres. Pour 2006 et seulement trois mois de 2007, il y a eu près de deux cents milliards de francs guinéens qui ont été reconnus par les inspecteurs comme déficit sectoriels, ou sujets de détournements. Il y a près de 400 matériels roulants dont 300 véhicules qui ont théoriquement disparu des inventaires des différents ministères et des provinces (l’équivalent des départements et communautés rurales au Sénégal Ndlr). Il y a près de 13400 fonctionnaires principalement dans l’éducation, qui sont décédés et dont on continue de payer les salaires. Ce sont là seulement quelques chiffres. Les biens matériels, l’immobilier qui ont été pris dans ce cadre, les terrains nus, le patrimoine non bâti qui ont été illégalement occupés, tout cela n’est que pour une année et quelques mois seulement. Le compte-rendu du gouvernement a bien spécifié tous ces résultats qui ont été donnés hier (mercredi 6 février Ndlr).

Quand les audits des deux autres ministères seront achevés, on va faire une consolidation et le détail va être transmis aux institutions républicaines, à la société civile, aux syndicats. Le ministre du contrôle économique et financier fera dans le même temps, une conférence de presse pour en préciser les détails. La procédure en Guinée veut que l’Agent judiciaire de l’Etat soit saisi. Nous le ferons, mais nous avions d’abord un devoir d’information parce que nous avions été commis à ces audits. On rend compte. Maintenant, la vérification de la véracité des choses alléguées appartient à la procédure judiciaire et aux juges.

EXERGUES

1/ Vous savez qu’entre un Président et un Premier ministre, il y a toujours des moments où il faut s’expliquer sur tel ou tel autre sujet…

2/ Le président Wade est quelqu’un qui soutient le président Conté, qui me soutient et qui aime intensément la Guinée.

3/ Pour 2006 et seulement trois mois de 2007, il y a eu près de deux cents milliards de F guinéens qui ont été reconnus par les inspecteurs comme déficit sectoriels, ou sujets de détournements. Il y a près de 400 matériels roulants dont 300 véhicules qui ont théoriquement disparu des inventaires des différents ministères et des provinces…

Guinée: Vers l'organisation des législatives en fin 2008

Conakry, Guinée - La commission ad hoc chargée d'élaborer un projet de chronogramme des élections législatives en Guinée a proposé, mardi, au ministère de l'Intérieur, l'organisation du scrutin dans la période se situant entre le 23 novembre et le 14 décembre 2008, a appris mercredi la PANA de source officielle.

Selon la même source, cette proposition envisage la tenue des législatives avant la fin de l'année 2008, une organisation efficiente du processus électoral et une gestion éventuelle du contentieux électoral.

La commission ad hoc estime que la tenue des législatives à la période sus-mentionnée risque d'être compromise si des préalables d'ordre technique, matériel, entres autres, ne sont pas satisfaits.

Il s'agit notamment de l'opérationnalisation de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), la livraison des matériels électoraux, le démarrage effectif des opérations d'enregistrement des électeurs et le financement total des opérations électorales.

La proposition de la commission ad hoc sera examinée et discutée prochainement par les partis politiques.

On rappelle que la CENI , mise en place depuis décembre dernier, n'a pas encore officiellement démarré ses activités, faute de moyens. La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a récemment offert une enveloppe de 500.000 dollars US à l'institution, pour l'aider dans ce sens.

Le mandat de cinq ans des membres de l'Assemblée nationale, arrivé à son terme en juin 2007, a été prorogé à la suite de la grève générale de janvier et février 2007 ayant entraîné la mise en place d'un nouveau gouvernement, rappelle-t-on.

Pratique des affaires en Afrique : La sécurité juridique et judiciaire, un impératif

mercredi 13 février 2008.

La Cour commune de justice et d’arbitrage de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (CCJA/OHADA) a organisé du 5 au 7 février 2008 en Guinée- Conakry, un atelier de sensibilisation au profit des opérateurs économiques et des organes de presse de la zone OHADA. L’ouverture des travaux a été présidée par le Premier ministre guinéen, Lansana Kouyaté.

"Le droit OHADA à l’épreuve de la pratique"

Sous ce thème a été organisé en Guinée-Conakry du 5 au 7 février, un atelier de sensibilisation au profit des opérateurs économiques et des organes de presse. L’objectif recherché par la Cour de justice et d’arbitrage de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (CCJA/OHADA) à travers cette activité est le suivant : "donner l’occasion aux opérateurs économiques et aux médias de s’imprégner des règles du droit uniforme et des tendances jurisprudentielles de la haute juridiction communautaire sur un certain nombre de questions importantes". L’atelier visait également selon le président de la CCJA /OHADA, M. N’Dongo Fall, "l’évaluation de l’impact des décisions de la Cour dans les pays membres de l’OHADA". Le Premier ministre guinéen, Lansana Kouyaté a salué cette initiative car dit-il, en général les magistrats ne sont pas enthousiastes à l’idée de sortir de leur palais de justice. Pour lui, le rythme d’adoption et la qualité des Actes uniformes de OHADA imposent le respect et prouvent que cette organisation est "le meilleur moyen d’intégration africaine dont nous disposons aujourd’hui".

L’OHADA en effet, régit à titre exclusif, le droit commercial général, les sociétés commerciales et groupements d’intérêt économiques, l’organisation et l’harmonisation de la comptabilité de l’entreprise, les sûretés, les procédures simplifiées de recouvrement et les voies d’exécution, les procédures collectives d’apurement du passif et les contrats de transport de marchandises par, la route. Le Premier ministre guinéen a, par ailleurs, regrette le fait que l’acte uniforme du 22 mars 2002 relatif aux contrats de transport de marchandises par la route n’ait pas fait l’objet d’un thème de communication à cet atelier.

Très bientôt annonce-t-il, "le droit du travail sera unifié pour l’ensemble des seize Etats de l’OHADA". Cela constituera une avancée en termes de création d’entreprises et de disponibilité de la main d’œuvre dans la zone. Lansana Kouyaté a également relevé que les commerçants, les chefs d’entreprises et magistrats ont la responsabilité de faire vivre l’OHADA pour que "le rêve panafricain soit une réalité". L’OHADA, selon lui, doit raffermir sa base par l’extension des matières harmonisées et l’élargir progressivement en recevant en son sein, tous les Etats africains qui le souhaitent.

La sécurité juridique et judiciaire

"Face aux difficultés économiques persistantes et à la crise judiciaire, il est impératif de poser des actes dans le sens de garantir aux investisseurs, une sécurité juridique et judiciaire". Tel est l’avis du chef du Projet d’appui institutionnel du Fonds africain de développement (FAD) à la CCJA /OHADA, Mme Andréa Marie Elise Agbo. Pour elle, plus que jamais, le droit doit se mettre au service du développement. La ministre de la Justice et des Droits de l’homme de la Guinée a ainsi salué l’appui technique et financier du FAD/BAD. Et de conclure que même si "le présent atelier ne tranche aucun contentieux, il a une vertu inexplicable" Du 5 au 7 février 2008 en effet, la centaine de participants des 16 Etats de l’OHADA ont eu droit à deux communications par jour. "L’arbitrage institutionnel de la CCJA de l’OHADA" est le thème de la première communication. Présentée par Jacques M’Bosso, premier-vice président de la CCJA , cette communication fait ressortir les éléments suivants dans une première partie intitulée "régime juridique de l’arbitrage CCJA" : les textes de base constitutifs du régime juridique de l’arbitrage CCJA, le champ d’application du droit de l’arbitrage CCJA.

Dans une deuxième partie, il a été question de l’administration et du déroulement de la procédure arbitrale de la CCJA. A ce niveau, Jacques M’Bosso a fait ressortir le double rôle de la CCJA (attributions administratives et attributions juridictionnelles). D’autres questions comme la mise en œuvre de la procédure CCJA, la constitution du tribunal arbitral, la remise du dossier à ou aux arbitres, l’établissement du procès verbal constatant l’objet du litige et fixant le déroulement de la procédure, le déroulement de l’instance arbitrale, la contestation de la validité de la sentence, l’exécution volontaire ou forcée de la sentence ont également été traités par l’exposant.

A sa suite, M. Maïnassara Maïdagi, magistrat à la CCJA /OHADA, a donné un "aperçu sur le droit commercial général" . Après avoir fait un état des lieux avant et depuis les indépendances, le magistrat nigérien a d’abord fait une présentation général de l’Acte uniforme de l’OHADA. Il ressort que le document comprend 289 articles subdivisés en 5 livres traitant respectivement des sujets suivants : le statut des commerçants, le registre du commerce et le crédit mobilier, le bail commercial et le fonds de commerce, les intermédiaires de commerce, la vente commerciale. Chacun de ses sujets a été développé par Maïnassara Maïdagi. Il est ensuite revenu sur "les innovations liées à l’adoption de l’acte uniforme". Pour lui, les innovations les plus significatives portent sur la définition des actes de commerce, sur le registre du commerce et du crédit mobilier, du le bail commercial et sur la vente commerciale. La troisième communication est un "aperçu sur les sociétés commerciales et les groupements d’intérêt économiques".

Ce thème a été développé par Amadou Sakho, directeur du Centre de formation et de documentation judiciaires de la Guinée. Il a dans une premier temps, parlé des statuts de la société, des apports, de la nullité de la société, de la personnalité morale, de la participation aux bénéfices et aux pertes, la décision collectives, des dirigeants sociaux, des commissaires aux comptes, des liens entre sociétés, de la dissolution de la société.

La 2ème partie de l’exposé de M. Sakho a concerné "les règles propres à chaque type de société". Il s’agit notamment de la société en nom collectif, la société en commandite simple, la société à responsabilité limitée, la société anonyme, le groupement d’intérêt économique. Enfin, Amadou Sakho a dressé un tableau comparatif des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt économique sous l’angle du capital, du statut des associés, de la direction, de la responsabilité des associés ou membres, des commissaires aux comptes inscrits au tableau des experts agréés. La quatrième communication faite par Felix Onana Etoundi porte sur "le recouvrement des créances". Magistrat camerounais, docteur d’Etat en droit des affaires, Félix Onna E. est juriste à la CCJA /OHADA.

Son intevention a porté sur deux points : "le recouvrement des créances par les procédures simplifiées et le recouvrement des créances par les voies d’exécution". En conclusion, l’intervenant a dit que théoriquement, "la reforme des procédures simplifiées de recouvrement des créances et des voies d’exécution de l’OHADA a considérablement augmenté les chances du créancier de pouvoir contraindre son débiteur à honorer ses engagements". Mais dans la pratique, les contestations systématiques du débiteur créent un contentieux parfois lent et coûteux qui en limite l’efficacité.

Le droit des affaires dans tous ses états

Encore que s’agissant de l’injonction de payer, l’on se demande si le legislateur OHADA avait besoin de l’étendre à n’importe quel montant alors que le droit antérieur, lui, ne concernait que les petites créances civiles et commerciales. Aussi, l’on se demande si la saisie-attribution des créances a suffisamment mieux combattu l’insolvabilité qu’elle était censée combattre par rapport à la saisie-arrêt traditionnelle qu’elle a remplacée. La cinquième communication portant sur "les entreprises en difficulté" a été faite par Fodé Bangoura, président du tribunal de première instance de Kaloum. Cette communcation compte 4 volets : la prévention des difficultés de l’entreprise, le redressement, la disparition de l’entreprise (la liquidation), les sanctions.

Le droit des entreprises en difficulté, spécialement celui des procédures collectives, a été profondément renouvelé avec l’adoption de l’Acte uniforme portant organisation des procédures collectives d’apurement du passif à Libreville, le 10 avril 1998. Il est entré en vigueur le 1er janvier 1999. Il est applicable aux procédures ouvertes à compter de son entrée en vigueur. La sixième et dernière communication est intitulée : "l’intervention de la Cour commune de justice et d’arbitrage de l’OHADA en matière consultative et contentieuse". Elle a été présentée par Boubacar Dicko, magistrat et juge à la CCJA /OHADA. Sa communication a consisté d’abord en une présentation de la CCJA. Puis , il est revenu sur les attributions, les compétences et les procédures de la CCJA et enfin, les effets des décisions de la CCJA.

La CCJA assure entre autres rôles, l’interprétation et l’application commune du traité, des règlements pris pour son application et des actes uniformes. Pour M. Dicko, en guise de conclusion, on retiendra essentiellement une autonomie et un détachement des arrêts de la CCJA de tout ordre juridique national ainsi que des contingences diverses de celui-ci. Il en résulte, à tout le moins, simplification, célérité et efficacité, toutes choses pouvant exercer une certaine séduction des investisseurs. C’est là un des objectifs importants du traité institutif de l’OHADA.

Les pères fondateurs de cette organisation ont créé " la CCJA pour assurer et garantir la sécurité juridique et judiciaire des investisseurs économiques nationaux et étrangers dans les Etats membres". Pour permettre l’atteinte de cet objectif, les participants au présent atelier, ont formulé deux recommandations. Il s’agit de la révision des articles 12 et 30 de la procédure simplifié de recouvrement et de la procédure d’exécution. Aussi, ils ont estimé que la multiplication de ce genre d’atelier et la traduction des actes de l’OHADA en espagnol, en anglais, en portugais apportera un plus à l’OHADA.

Un opposant guinéen libéré après plusieurs semaines de détention

Lansina Komara, secrétaire administratif du Rassemblement du Peuple de Guinée ( RPG, dirigé par Alpha Condé, opposition) a recouvré la liberté dans la soirée lundi, après avoir passé près de 2 mois dans une prison de Conakry, a appris APA auprès de la Direction de la formation politique.

Ce cadre du RPG qui est également professeur à la faculté des sciences de l'Université de Conakry, avait été arrêté le 15 décembre 2007, puis incarcéré au PM3, une brigade de gendarmerie, en plein c?ur de Conakry.

Le parti avait alors alerté l'opinion nationale et internationale sur cette arrestation, qu'il avait qualifié d' « arbitraire », estimant parce qu' « aucun motif » n'avait été donné à la famille de Komara pour cette interpellation.

Durant sa détention, l'opposant est resté sans contact avec on avocat, souligne les partisans du Secrétaire administratif du RPG, dont les proches avaient commencé à s'inquiéter de l'état de santé.

Aucune information n'a été donnée sur les circonstances de la libération, a-t-on constaté dans la capitale guinéenne.

Avant Lansana Komara, le fils d'un ancien ministre de Sékou Touré, Kéita Fodéba, fondateur des célèbres Ballets Africains de Guinée, avait lui aussi été gardé au secret durant plusieurs semaines, l'année dernière, pour des raisons non élucidées.

Baba Kéita, qui vit en France, était en visite en Guinée. Son interpellation par avait eu lieu à la frontière avec le Mali. Des sources dignes de foi indiquent que c'est le Président Lansana Conté, en personne, qui avait demandé sa libération.

21.03.2007

INFO DU JOUR 21 MARS 2007

 PAR Mountagha Baldé « info Guinée » :

Université de Labé: Les Etudiants menacent d'être

dans les rues à nouveau

En moins d'un mois, le centre Universitaire de Labé, est en sa 3ème phase de grève. Les étudiants menacent à nouveau d'être dans les rues dans la ville de Karamoko Alpha mo Labé. 

Demain Jeudi une rencontre est prévue à 8 heures au stade Régional Elhadj Saïfoulaye Diallo point retenu pour le départ de la marche de protestation. " Les raisons je les ignore" nous dit Dr Alkaly Bah Directeur Général de l'Université dans un entretien. " ... mais au moins j'irai au stade demain moi aussi..." a t-il rajouté. 

"En attendant le jour, je privilégie le Dialogue entre les étudiants et moi; c'est pour cela que mon téléphone, mes portes restent tous ouverts jusqu'au matin pour toute proposition afin d'éviter le pire..." rajouta le DG

Affaire à suivre....

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Guinée Conakry

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Luanda, 21/03 - La sélection nationale olympique de football a quitté Luanda en début d`après-midi, à destination de Conakry, où elle affrontera dimanche ...
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baldehautetfort@yahoo.fr

Lansana Conté galvanise

le Syli National

Conakry, 17/03 - Le président Lansana Conté a exhorté la sélection de la Guinée à aller décrocher la victoire contre la Gambie , le 24 mars prochain, dans le cadre de la 3ème journée des éliminatoires de la Coupe d`Afrique des Nations (CAN) de football, prévue au Ghana en 2008.

Le président Conté, qui rendait visite, jeudi, aux agents de la Radiotélévision guinéenne (RTG) sur leur nouveau site de Koloma, en haute banlieue, a indiqué au cours d`un bref entretien qu`il a accordé à bord de sa voiture, que le Syli National devrait remporter son prochain match pour se relancer dans la course à la qualification de la CAN.

Il a promis de rendre visite aux joueurs en regroupement à Conakry avant leur départ pour Banjul, afin de leur prodiguer de "bons conseils".

"Les troupes doivent toujours partir tôt de chez elles si elles veulent remporter des victoires", a laissé entendre le général Conté.

 

Avec seulement 1 point en deux sorties, la Guinée est dernière de son groupe, composé de la Gambie , du Cap-Vert et de l`Algérie.


L`équipe est entraînée depuis quelques mois par le Français Robert Nouzaret, qui fera son premier match à Banjul, désigné en remplacement de son compatriote Patrice Neveu limogé pour "mauvais résultats".

 

L’orgueil de Kassory! Une gifle à la nation

La Guinée s’apprête à changer le cours de son histoire, à rompre avec les pratiques séculaires, et à résorber la scission ethnique, résultat d’une manœuvre du régime machiavélique de Conté qui s’en est servi jusque là pour assurer sa longévité. La Guinée vit un moment historique ! Elle savoure sa victoire contre la médiocratie. La nation s’apprête à vivre une nouvelle ère débarrassée des prédateurs économiques.

Cependant, c’est le moment que choisit Kassory Fofana pour jouer les trouble-fêtes, dénuer la victoire populaire de son sens historique. Cet acteur de la récession économique en Guinée, revient au pays, au moment où on s’y attendait le moins.

Ce retour subit est d’autant plus insolite qu’il intervient à une période où le dernier rempart du régime qui l’a crée, cède sous le poids de la résistance populaire.

Rappelons nous que Kassory, ministre de l’économie et des finances entre 1996 et 2000 avait quitté le pays précipitamment laissant l’opinion perplexe quant aux vraies raisons de son limogeage. Car aux yeux de l’opinion publique, rien ne semblait expliquer le remerciement anticipé, de « l’enfant chouchou » du régime de Conté. Kassory était celui qui pouvait faire et défaire toute personne au sein du régime. Les rumeurs ont d’ailleurs rapporté un moment qu’il serait derrière le limogeage de l’ancien premier ministre, Sidya Touré.


A peine arrivé à Conakry, que « le filou politique » s’engage par voie de presse, à convaincre l’opinion qu’il serait un saint et un génie comparé à d’autres dignitaires qu’il qualifie de « techniquement incompétents ». Plus déroutant, Kassory va jusqu'à flanquer une gifle en pleine figure à la nation guinéenne qui n’a pas fini de faire le deuil de ses illustres disparus lors des récents événements.


Dans sa campagne d’explication, et d’autodéfense, Kassory n’hésite pas à lancer à la presse avec arrogance : «Je défie quiconque de mettre à la place publique tout dossier qu’il aurait contre moi…je n’ai été mêlé ni de près ni de loin, à aucune malversation…», pour reprendre ses propres termes. Se rend-t-il compte que ses propos scandalisant à la presse ont été ressentis par les Guinéens comme un coup de tonnerre dans un ciel serein avec un grand effet de résonance au sein de l’opinion publique?


Alors au cas où il serait « contaminé » par une amnésie qui aurait abrégé sa mémoire, nous l’invitons à analyser avec le peuple la conjonction des faits suivants, et qui sait, peut-être qu’il arriverait à recouvrer sa courte mémoire et à réaliser que « son sale dossier » n’est un secret pour personne.


       En effet, ce mythomane pendant les années qu’il a passées au ministère des finances, avait peu de temps à consacrer à son travail. Apparemment, il passait le plus clair de son temps à courir les petites filles, suffisamment jeunes pour être ses filles. Elles furent nombreuses à alimenter son harem. Il les arrosait de cadeaux parmi lesquels les voyages d’études, des loisirs et des véhicules de luxe pour ne citer que ceux la.


Comme l’habitude est une seconde nature, l’homme n’hésite pas à trimballer avec lui aux USA, son style de vie répugnant. L’une de ses dulcinées dans ce pays, la dernière en date, à notre connaissance, roule dans un 4x4 sorti d’usine qu’il lui a acheté avec de l’argent comptant !


       En prélude à son limogeage, une diversion habilement programmée pour lui permettre de sortir du pays sans poursuite, la somme faramineuse d’environ 6 milliards de Francs guinéens aurait disparue dans les caisses de l’Etat entre 1998 et 1999. A sa destitution déguisée, en 2000, Kassory se rend séance tenante aux USA où il déclare 6 millions de dollars aux douanes américaines (d’ailleurs, nombreux sont ceux qui s’accordent à dire que la vraie somme serait sous estimée). A moins qu’il n’eut gagné à la loterie à son aéroport de débarquement, où pouvait il se procurer un tel montant? En tout cas ce n’est pas sa fonction de ministre qui le lui aurait rapporté.

Alors si Kassory veut se donner bonne conscience, qu’il apporte la lumière sur cette histoire. Car nous nous avons du mal à digérer ses salades à la presse.


Et, comme il prétend avoir les mains propres, qu’il nous indique la source des $80 000 ayant servi au financement de ses deux années d’étude aux Etats-Unis. Mieux encore, qu’il nous dise comment quelques minables années de service au ministère de l’économie et des finances ont pu lui garantir l’achat d’une maison dans un quartier chic de l’Etat de Virginie chez l’oncle Sam.


A présent, levons un autre coin d’équivoque ! A travers, plusieurs dépêches de presse, on apprend que Kassory est le seul ministre qui a réussi à donner un souffle nouveau à l’économie guinéenne, cette affabulation largement répandue semble donner des ailes à Kassory qui s’en vante sans vergogne.


Que ceux qui mettent à l’actif de Mr Fofana, le léger regain de vitalité de l’économie guinéenne en son temps ne se laissent pas prendre au piège de l’apparence. Qu’ils se détrompent et prennent le temps d’analyser le contexte et les circonstances de cette amélioration qui d’ailleurs n’était qu’éphémère, car son départ coïncidera avec un véritable gouffre financier.


Les finances de l’époque doivent leur équilibre à l’ancien Premier Ministre, Mr Toure. Toutefois, le mérite de ce bon résultat sera reconnu à Kassory, puisqu’il influencera le chef de l’Etat pour récupérer le portefeuille des finances auparavant rattaché à la primature.

Sidya Touré que tout les Guinéens ont vu à l’œuvre s’était engagé dans une vaste campagne d’assainissement du fichier de la fonction publique et avait réussi à imposer un contrôle sévère sur les finances de l’Etat. Ce qui permit de mettre un frein au abus des hauts fonctionnaires qui se plaisaient sans scrupule à galvauder les deniers publics.

C’est ainsi que la stabilité économique avait été atteinte – loin des fabrications fallacieuses de Kassory aux inspecteurs du Programme d’Ajustement Structurel du FMI/BM ou véritable Programme d’Appauvrissement Structurel qui fait l’objet de beaucoup de controverses sur le continent africain.


Ainsi donc, si Mr le «Kasseur» pense réussir à travers une conférence de presse, à se propulser sur le devant de la scène politique en Guinée! Nous lui disons qu’il n’a aucune chance. Oui, pas de chance aux voleurs des deniers publics, car ils représentent des ennemis et non des citoyens d’Etat.


A Kassory, nous disons également: ne sois pas pressé, tout sera clair et les responsables du mal de la Guinée recevront chacun leurs châtiments. Ils seront tous jugés, successivement par le tribunal humain et par le tribunal divin.

Mountagha Baldé

Dk

mountmane@yèahoo.fr

Guinée: Kouyaté se presse lentement

La mise en place du nouveau cabinet guinéen se fait toujours attendre. Le dossier se révèle à la limite si complexe que l’on se demande si Lansana Kouyaté ne se heurte pas à ces difficultés sempiternelles qui hantent les esprits au moment de composer toute équipe gouvernementale presque partout en Afrique : le dosage ethnique, l’équilibre régional, etc. Chassez le naturel, il revient toujours au galop.

On l’a vécu récemment lors du premier tour de la présidentielle en Mauritanie : une femme a reconnu publiquement avoir choisi de voter pour un candidat uniquement du fait de ses origines négro-africaines. Sans doute le poids des discriminations et d’une certaine histoire dure à assumer.

La Guinée , on le sait, a toujours souffert des clivages ethniques et des discriminations en tous genres. Et cela depuis le défunt président Ahmed Sékou Touré. On se rappelle à ce propos l’odieux assassinat du pionnier de l’unité africaine que fut et demeure le Secrétaire général Diallo Telli. Parce que, selon certaines versions, ce dernier était Peulh, et le régime Touré vivait sous la hantise d’un complot ourdi par des éléments de cette ethnie.


M. Kouyaté, de par son nom, devrait logiquement appartenir à la célèbre caste des griots qui ont de tous temps hautement magnifié et glorifié l’histoire et les grandes valeurs de l’Afrique de l’Ouest en particulier. L’un des plus beaux exemples ne nous vient-il pas d’ailleurs de Guinée avec le célèbre chanteur Kouyaté Sory Kandia qui a laissé un héritage lourd à porter par les générations de musiciens ouest-africains ? On ne saurait non plus oublier le rôle éminent qu’ils jouent actuellement dans le cinéma, le théâtre, la musique, la comédie et tant d’autres secteurs. C’est dire combien important est l’apport des Kouyaté, et au-delà d’eux les griots, dans la construction culturelle de nos pays. Ceci pour répondre à ceux qui n’hésitent jamais à nous ramener en arrière pour sauvegarder des intérêts égoïstes. Qui sait si l’avènement de M. Kouyaté n’est pas en soi un signe des cieux, dans ce pays si profondément croyant ?


Sans prétendre que le nouveau Premier ministre fait réellement face à des difficultés ethniques, il faut cependant s’inquiéter et s’interroger. Et dans les spéculations, on ne peut pas occulter l’ambiance combien délétère dans laquelle peuvent se mener les tractations devant conduire à l’émergence d’une équipe compétente, crédible et consensuelle.


Y aurait-il des réticences à donner son accord ? Des personnes consultées ou retenues ne voudraient-elles pas prendre le risque de se compromettre face à leurs groupes d’appartenance ? Quelles pressions retardent réellement la formation du cabinet ? La marge de manœuvre se serait-elle encore réduite avec le groupe Conté et l’Armée, cet élément-clé de la vie nationale ? L’opinion africaine voudrait bien savoir ce qui se passe.


Les syndicats ont bien fait de s’exclure, de demeurer loin de ces consultations. Mais ils doivent continuellement veiller au grain car, jour après jour, on voit bien que la bataille est loin d’être terminée.


Cette lenteur à trouver de nouveaux dirigeants peut paraître curieuse. D’autant que la Guinée regorge de cerveaux ayant fait leurs preuves à l’intérieur comme à l’extérieur. Il suffit de faire preuve d’ouverture d’esprit et d’oser entreprendre les recherches nécessaires pour les dénicher. M. Kouyaté et son entourage le savent. Associer étroitement les Guinéens de la diaspora s’avère important pour ce nouveau départ et pour l’unité nationale à consolider. Car, depuis le régime Sékou Touré, ce pays a atrocement souffert de l’exode de ses cadres. Des générations se sont formées et vivent à l’extérieur. Une expertise rarissime et qui attend d’être mise à profit pour la construction de la Guinée nouvelle.


Cadre africain de très grande valeur et dont la nomination est consensuelle, le nouveau Premier ministre n’aurait vraiment pas dû traîner autant pour composer son équipe. Certes, il ne faut pas nommer un gouvernement pour un gouvernement. Mais le peuple guinéen, vaillant et patient, a déjà consenti de lourds sacrifices pour arriver à ce stade. Tout le monde a payé durant cette crise. Les balles perdues ne connaissaient ni Soussou, ni Peulh, ni Mandingue. Le peuple de Guinée ne mérite pas qu’on lui assène de nouveaux coups du genre de ceux émanant des fourberies que l’histoire africaine a enregistrées.


Si Lansana Kouyaté a eu le mérite de limiter le nombre de ses ministres, et d’entreprendre des réformes qui dérangent, c’est davantage pour sortir le pays de la crise. Ses compatriotes doivent le comprendre et se donner avec lui de nouvelles chances. Surtout favoriser l’arrivée sur les scènes politique, économique et financière de femmes et d’hommes capables de conduire le pays vers des rivages prometteurs.


Descendant de griots ou pas, sa stature d’homme politique compétent, ouvert et bien positionné sur l’échiquier international constitue un atout pour M. Kouyaté face aux investisseurs. Les Guinéens ne doivent pas le négliger. À supposer que son appartenance à la grande lignée des griots d’Afrique de l’Ouest soit un handicap pour des individus, que ceux-ci sachent que l’Afrique d’aujourd’hui en quête de repères a justement besoin d’hommes et de femmes de cette trempe pour aider le continent à se réconcilier avec son histoire, sa culture. Il faut oser l’assumer à présent. C’est en assumant leur culture que les Asiatiques se sont imposés à travers le monde.


Les nouvelles générations veulent évoluer dans la mouvance des démocraties républicaines avec d’égales chances pour tous, sur fond de respect des droits humains, de justice sociale et de progrès réels.

LE PREMIER DROIT D’UN HOMME EST DE NE PAS ETRE EXCLU DE TOUTE DECISION CONCERNANT SA NATION.

Si nous avons accepte le silence notoire devant les multiples crimes commis au sein de notre nation par nos dirigeants actuels, c’est que nous n’avons pas fait notre devoir vis a vis de notre peuple.

Que chacun de nous sache maintenant que le premier droit d’un homme est de ne pas être exclu de toute décision concernant sa nation.

Sa dignité et sa responsabilité doivent être conformes au rôle qu’il joue non seulement au sein de sa famille, son village, sa région mais aussi au sein de son pays.

Nous avons commence à récolter le fruit de la lutte collective, qui permettra à tout Guinéen d’avoir une vision claire sur l’orientation du futur programme sur l’avenir de nos citoyens afin de leur permettre de vivre libre et heureux.


Il ne s’agit plus de rester indifférent dans la reconstruction nationale.


Chacun doit pouvoir apporter sa part de contribution à l’élaboration de l’édifice nationale. Le salut de la nation y dépend mes chers compatriotes.


Nous devons renforcer notre devoir à tous les niveaux politiques, sociales, culturels et religieux.
Ceux qui ont été à la base des massacres de la population doivent s’attendre à un procès, afin de créer l’impartialité dans le pays, véritable gage d’une réconciliation nationale. Apprenons a critiquer objectivement nos leaders, nos responsables et nos dirigeants sans passion, sans démagogie afin qu’ils puissent raisonner le langage du peuple, qui ne demande que la transparence dans la gestion et dans les élections. Car dans la passion on perd le plus souvent la raison.

 

Notre peuple ne demande pas plus que la moyenne vitale pour son bien être afin de vivre libre et heureux. L’avenir de nos enfants est en danger et pourtant ils constituent le devenir de la nation toute entière. L’impartialité reste et demeure le facteur primordial pour toute réussite.

SI NOUS N’AVONS PAS LE COURAGE, L’HONNETTETE MORALE ET INTECTUELLE DE NOUS DIRE LES VERITES, EN FACE NOUS NOUS DECLINONS DEVANT L’HISTOIRE.

Voilà le malheur des gouvernants et nos cadres. Au lieu de se dire les vérités entre eux, ils préfèrent rire sous cape.

Cela ne traduit pas l’attitude de dignité de l’être. Bien qu’ils aient des qualités mais aussi des défauts, ils peuvent néanmoins se perfectionner. Voici la bonne cohabitation pour un peuple qui veut se faire un chemin pour l’avenir de sa nation.

Que chacun sache défendre sa part de responsabilité dans la construction nationale ! Ce message concerne tous les Guinéens, qu’ils soient de l’intérieur ou de l’extérieur du pays, a savoir le devoir vis à vis de la nation. Acceptons-nous, pardonnons-nous les un et les autres afin que l’on puisse bâtir dans l’unité, la paix, une nation viable digne et prospère. Voilà mes chers compatriotes ce que notre peuple attend de nous tous. La reconstruction nationale demande des sacrifices. Car chacun de nous peut apporter sa part de contribution a l’élaboration de l’édifice nationale. Que les dirigeants actuels sachent que le peuple leur observe dans leur comportement, dans leur gestion et dans leur langage face à la lutte collective de la nation.

La répartition des revenus de la nation doit être un travail collectif avec toutes les couches sociales du pays dans un consensus national.


Il ne s’agit pas de venir raconter des ragos aux citoyens, qui connaissent les réalités du pays.

Ensemble nous pouvons trouver les voies et moyens nécessaires a surmonter les obstacles.

Nous ne demandons que des actes, rien que des actes pour le bonheur du peuple de Guinée.

En créant l’harmonie dans le développement entre les différents secteurs clés de la nation , C’est a dire les secteurs prioritaires qui sont l’eau, l’électricité, l’hôpital, le transport, le travail et l’infrastructure qui ont toujours manque à notre peuple, nous avancerons.

Nous tournons dos aux promesses fallacieuses qui ont eu à drainer notre peuple dans la boue. Voilà l’étape nouvelle pour une nation qui aspire au bien être et pourtant toutes les conditions sont réunies pour cette satisfaction.


Le malheur chez nous, c’est que ce qui est charges de gérer les revenus de la nation ne le fait pas avec sincérité.


C’est plutôt une source d’enrichissement égoïste et malhonnête qui font que tous les projets fiables en Guinée ont été draine sur des chemins qui n’ont pas été utile à la satisfaction du bien être de la population.


.Le barrage garafiri est un exemple des sources d’enrichissement illégal des gouvernants sur les pauvres populations qui peinent et endurent la recherche du quotidien.


La plus grande escroquerie que la Guinée a connue depuis son indépendance.

Comment pouvons nous construire un barrage dans le mendialaji (mendicité) ?


En 23 années de règne, pouvons nous montrer une unité industrielle de la 2 République.?

ON
Les Guinéens doivent savoir maintenant que les temps ont changé.


L’intimidation, le trafic d’influence n’ont plus de place en Guinée et les gouvernants feront ce que le peuple demande.


Si nous exigeons nos droits du gouvernant face à ce que nous réclamons d’eux, alors nous devons faire aussi notre devoir vis a vis de la nation.


Car les fruits de la conquête collective doivent être équitables a tout niveau, afin que le développement sollicite par notre peuple soit harmonieux.


Voilà tout ce que le peuple réclame de ses futurs dirigeants : ( LA CONSCIENCE PROFESSIONNELLE DANS LA DIGNITE ).


Nous ne pouvons pas rester indifférents sans pourtant s’incliner devant les dépouilles de nos frères, sœurs tombes sous les balles de nos frères armés soit disant défenseurs des droits du peuple. .

Que les familles des victimes de loin au de près, qui ont perdu les leurs, sachent que leurs enfants sont morts en défendant une cause que nous considérons juste et noble !


Paix a leurs âmes et que leurs corps reposent en paix.


Vive la République.


Vive les forces vives pour le changement démocratique en Guinée.

mountaghabalde@yahoo.fr

 

Guinée : Le Gouvernement de Lansana Kouyaté serait publié dans la semaine

medium_le_20nouveau_20pm.jpgLa semaine qui commence sera décisive. Le gouvernement tant attendu n’est toujours pas rendu public. A en croire des informations dignes de foi, proches du cercle présidentiel, authentifiées par de nombreux hauts responsables guinéens, le Gouvernement de Lansana Kouyaté serait rendu public cette semaine.

Consultation, communication avant publication de la liste de l’équipe gouvernementale la plus attendue de la deuxième République, le diplomate, devenu Premier Ministre le 26 Février, qui aurait son gouvernement cette semaine, a rencontré l’ensemble des forces vives de la Nation. Une démarche longue mais nécessaire, malgré l’urgentissime situation socio-économique qui frappe le pays. Une stratégie efficace, du reste, globalement appréciée par l’opinion publique nationale, d’autant plus qu’elle a conduit chaque force socio-politique de s’exprimer sur les questions majeures du pays et de favoriser la restructuration du gouvernement, une nouvelle architecture qui annonce un nouveau mode de gestion politique axé sur la communication, l’action, la transparence, la lutte contre l’injustice et la corruption, le respect des droits de l’Homme…  

Qui sont ces hommes et ces femmes tant attendus ? A Conakry, des noms circulent. Des rumeurs aussi. Mais, il serait mieux de garder le suspense jusqu’au bout. 

Selon des informations concordantes, rapportées à aminata.com, trois postes de souveraineté qui reviennent au Président Conté, à lui conférés par la Constitution seront pourvus par les proches collaborateurs du Chef de l’Etat. 

Ainsi, à part la société civile qui a renoncé à participer au gouvernement Lansana Kouyaté, la majorité présidentielle, les syndicats, les partis politiques, même si ces derniers mettent l'accent beaucoup plus sur la tenue d’élections libres et transparentes, n’exclus pas leur entrée dans le gouvernement. Si ces informations se confirmaient dans les jours à venir, toutes les sensibilités du pays y seraient représentées. L’esprit d’un gouvernement de consensus serait respecté. 

Enfin, si la désignation aux postes de souveraineté revient à Lansana Conté comme le stipule la constitution de la République , il est très fort probable, de source syndicale et politique, corroborée par des responsables de l’Administration publique, que deux à trois Ministres actuels se retrouvent dans l’équipe Lansana Kouyaté à ces fonctions exclusivement réservées au Chef de l’Etat, mais sous la haute autorité du Premier Ministre comme l’exigent les attributions du nouveau Chef de Gouvernement. 

"La défense Nationale, les Affaires étrangères… sont des postes de souveraineté que le Président Conté ou son successeur ne partagera avec personne. C’est la loi qui le dit. Il en est ainsi en France, aux Etats-Unis, à Dakar, à Abidjan… Dans ce cas, n’importe quel Ministre du gouvernement actuel pourrait être reconduit à ces postes ministériels bien précis, pourvu qu’il n’ait jamais trempé dans la corruption. Ce serait loin de toute violation des accords tripartites", conclut un avocat guinéen.

Pénurie d'eau potable à Conakry : Le pire est à craindre

La Guinée jadis  affectueusement appelée les rivières du sud ou en encore château d'eau de l'Afrique occidentale, est l'un des pays les mieux arrosés du continent puisqu'il ne pleut pas moins de 6 mois par an. Mais hélas, cette renommée n'est plus qu'un lointain souvenir car, les Guinéens ne bénéficient point de ces avantages que leur procure la nature. Reportage.  

Pendant le week-end écoulé, nous nous sommes intéressés au problème d'eau qui se pose aujourd'hui avec acuité dans la capitale guinéenne. Dans les communes sillonnées, nombreux sont des quartiers qui ont leur robinets à sec depuis des lustres.

Dans les quartiers de Matam en passant par Bonfi, Dabondy, Hafia, Gbessia, Gbessia Port, Dar-Es-Salam, Makia Touré, Dabondy rails, Hamdallaye et Koloma, l'eau source de vie est presque introuvable. Et par manque de borne fontaine, les habitants de ces quartiers se rab