23.11.2006
La seule solution qui vaille est le changement radical de régime. Pour cela, les forces vives de la Nation guinéenne (Partis politiques, société civile, soldats patriotes et autres) doivent se retrouver dans un large front uni anti-démocratique pour mettr
(MOUNTMANE Guinée 20/11/2006)
C’est toujours avec empressement qu’un immigré espère retrouver la terre natale de Doumbélane mais, hélas, une fois la terre ferme foulée à l’aéroport de Conakry-Gbessia que les désillusions commencent notamment par l’accueil des agents de la Police des frontières et de la Douane. Ces derniers toujours enclins à vous dépouiller de vos petits sous sans même parfois contrôler vos bagages. L’essentiel est de chercher la dépense du lendemain, précarité de l’existence oblige. C’est malheureux mais c’est ainsi en Guinée de Lansana Conté « Fory Coco ».
De l’aéroport au domicile, c’est une galère avec des routes défoncées de crevasses béantes et de déviations multiples dues aux sempiternels travaux qui n’en finissent pas. La chaleur suffocante aidant dans une ville ou le manque d’électricité engendre une pénombre devenue naturelle pour le guinéen et favorise le grand banditisme avec son lot quotidien de braquages dans certains quartiers comme Lambandji et autres de la haute banlieue. Le lendemain, une petite promenade matinale dans les quartiers vous fend le cœur à la vue des conditions d’existence des populations guinéennes. Des enfants dont on fait la toilette quasiment aux abords des rues, la marmite qui chauffe ou des étalages de fortune de beignets, de gâteaux et autres victuailles foisonnent de ci de là et tout cela dans la plus grande indifférence des services sanitaires qui n’existent quasiment plus. Où sont les services de la protection de l’environnement et d’Hygiène ? Aux oubliettes et ce n’est qu’un vague souvenir. Les eaux stagnantes et polluantes attirent les moustiques, les mouches et autres insectes du genre sans oublier le manque cruel de soins médicaux adéquats.
Allons faire un tour au célèbre marché MBallia de Madina. Ici, le constat est amer car le marché a été quasiment vendu aux commerçants privés. Pourtant, c’est un domaine public. Le pourtour du marché est désormais ceinturé de magasins à étage qui poussent comme des champignons. L’espace se réduit comme une peau de chagrin et bientôt, les petites vendeuses risquent, à terme, de se retrouver dans les rues du quartier. L’Administrateur ou les administrateurs s’en foutent royalement de cette situation dramatique car, l’essentiel est d’empocher le maximum de fric au détriment des pauvres vendeuses, vendeurs et ménagères.
Par ailleurs, on constate une valse extraordinaire des prix des produits de première nécessité, et cela de façon quotidienne voire hebdomadaire. Une simple indication sur des prix pratiqués vous laisse pantois malgré vos petits Euros changés au cours parallèle de 8.400 FG pour 1 Euro ou 6.500 pour 1 USD. - 1 sac de riz de 50 Kg vaut entre 140 000 et 160 000 Fg - L’huile végétale de 20 L se négocie entre 130 000 à 150 000 Fg - Le sac d’oignons pour 90 000 à 100 000 Fg. Le Kg vaut 4 500 – 5 000 Fg - La pomme de terre made guinea se négocie à 4 000 FG/ Kg - La Tomate fraîche à 6 000 FG/ Kg - Le manioc de 1 000 à 1 500 FG/ unité - La petite botte de salade à 1 000 FG - Le bidon de 20 L d’huile de palme de 100 000 à 130 000 Fg - Le petit poisson populaire « bonga : ethmalose » à 500FG/ unité ou 3 pour 2000 Fg le fumé. - Le célèbre poisson Konkoë fumé se négocie entre 10 000 et 38 000 FG/ unité selon la grosseur. La douzaine fraîche se négocie à environ 250 000 FG - La viande devenue une denrée rare pour le guinéen est passé à 13 000 – 14 000 FG/ Kg pour le tout venant et il faut compter 16 000 FG/ Kg pour le filet ou le foie. - Un bœuf moyen se négocie entre 1.200.000 et 2.000.000 Fg même plus selon la robe et la grosseur. - Le petit mouton valse entre 350 000 et 650 000 Fg selon la robe et la grosseur, il en est de même de la chèvre. - Le Poulet bicyclette se mange entre 20 000 à 40 000 FG et, quant au poulet importé, il faut débourser au minimum 15 000 FG/pièce de 900g à 1 Kg. - Le pain qui est généralement très consommé coûte entre 1000 FG (petit) et 2000 FG (moyen).
La plupart des enfants vont désormais à l’école sans petit déjeuner à base de pain. Que dire alors du riz du pays qui coûte plus cher que l’importé ainsi que les fruits et légumes : - une petite banane à 500 FG ou 3 pour 2 000 Fg voire plus. L’ananas se déguste entre 3 000 et 5 000 FG/pièce sans compter les oranges (souvent cueillies vertes) ou la pastèque et autres fruits comme la papaye et le corossol dont le guinéen moyen ne connaît plus le goût. C’est devenu un vague souvenir pour lui. Tous les céréales connaissent une augmentation anarchique du prix : fonio, mil, arachide sèche, maïs etc. - L’eau source essentielle de vie manque cruellement et elle se vend désormais plus chère aussi dans les bidons de récupération de 20 litres d’huile végétale. A nous écouter et nous lire, vous êtes enclins de dire que c’est exagéré et que ce n’est pas possible mais, la plupart de nos compatriotes « diaspos » le savent car, ils sont obligés d’envoyer tous les mois au moins 100 Euros ou 100 USD pour la dépense de leurs familles. Il n’est un secret pour personne que la quasi-totalité de nos parents vivent grâce à nos maigres ressources obtenues dans les conditions difficiles de l’exil. Que faire pour sortir de cette impasse ?
Quant au transport urbain et interurbain, c’est sans commentaires tellement les tarifs sont énormes voire exorbitants. En zone urbaine de Conakry, on taxe par tronçon à raison de 1 000 FG. Ainsi quelqu’un qui habite Enta débourse par jour environ 10 000 FG (AR). Le prix du carburant demeure toujours exorbitant malgré la baisse sur le marché international. Fait bizarre, le gasoil (5 200 FG/L) est plus cher que l’essence (5 000 FG/L). C’est du jamais vu, sauf en Guinée de Lansana Conté. Aujourd’hui rien ne se négocie à moins de 500 FG. Pour preuve, le petit sachet d’arachide grillée de bouche se vend à 500 FG. Généralement, le billet de 1 000 FG est en passe de devenir unité monétaire. Comme dit l’autre, même les mendiants demandent les billets de 1 000 FG et, certains refusent carrément les jetons de 50 FG.
Au niveau des matériaux de construction, c’est la même chose. Le sac de ciment local (Soprociment) est à 46 000 FG voire 50 000 FG soit l’équivalent de 10 litres d’essence. Face à cette situation catastrophique que faire ? La seule solution qui vaille est le changement radical de régime. Pour cela, les forces vives de la Nation guinéenne (Partis politiques, société civile, soldats patriotes et autres) doivent se retrouver dans un large front uni anti-démocratique pour mettre hors d’état de nuire ce régime de prédateurs dont Lansana Conté est le principal obstacle. A ce sujet toute l’opinion internationale se pose la question de savoir pourquoi, malgré la maturation des conditions objectives, les populations guinéennes ne se révoltent pas ? Principale cause : division des forces d’opposition qui doivent jouer le rôle d’avant-garde pour conduire le combat libérateur. Mais hélas ! Certaines pesanteurs sociopolitiques empêchent cette démarche salutaire. C’est pourquoi, il est temps qu’elles taisent leurs petites querelles de personnes dans l’intérêt supérieur du peuple martyr de Guinée. Nous osons espérer que dans les prochains mois, une telle solution verra le jour pour barrer la route à l’action néfaste des prédateurs, et cela, dans le strict respect des principes démocratiques.
Chers compatriotes, après ce que j’ai vu et vécu au pays natal, il est plus que temps que nous conjuguions nos efforts pour abattre ce régime barbare et sanguinaire qui vit du sang de nos pères, mères, frères, sœurs, fils et filles. La seule alternative qui vaille est l’unité combattante des forces vives de la Nation. Enfin , Osons oser.
THIERNO MOUNTAGHA BALDE
Date : 23.11.2006
DAKAR
Visiter le site de: MOUNTAGHA : http:mountmane.hautetfort.com
01:35 Publié dans Mountmane Actualité Guinéenne à la seconde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Mountmane Information Guinée Conakry
La seule solution qui vaille est le changement radical de régime. Pour cela, les forces vives de la Nation guinéenne (Partis politiques, société civile, soldats patriotes et autres) doivent se retrouver dans un large front uni anti-démocratique pour mettr
(MOUNTMANE Guinée 20/11/2006)
C’est toujours avec empressement qu’un immigré espère retrouver la terre natale de Doumbélane mais, hélas, une fois la terre ferme foulée à l’aéroport de Conakry-Gbessia que les désillusions commencent notamment par l’accueil des agents de la Police des frontières et de la Douane. Ces derniers toujours enclins à vous dépouiller de vos petits sous sans même parfois contrôler vos bagages. L’essentiel est de chercher la dépense du lendemain, précarité de l’existence oblige. C’est malheureux mais c’est ainsi en Guinée de Lansana Conté « Fory Coco ».
De l’aéroport au domicile, c’est une galère avec des routes défoncées de crevasses béantes et de déviations multiples dues aux sempiternels travaux qui n’en finissent pas. La chaleur suffocante aidant dans une ville ou le manque d’électricité engendre une pénombre devenue naturelle pour le guinéen et favorise le grand banditisme avec son lot quotidien de braquages dans certains quartiers comme Lambandji et autres de la haute banlieue. Le lendemain, une petite promenade matinale dans les quartiers vous fend le cœur à la vue des conditions d’existence des populations guinéennes. Des enfants dont on fait la toilette quasiment aux abords des rues, la marmite qui chauffe ou des étalages de fortune de beignets, de gâteaux et autres victuailles foisonnent de ci de là et tout cela dans la plus grande indifférence des services sanitaires qui n’existent quasiment plus. Où sont les services de la protection de l’environnement et d’Hygiène ? Aux oubliettes et ce n’est qu’un vague souvenir. Les eaux stagnantes et polluantes attirent les moustiques, les mouches et autres insectes du genre sans oublier le manque cruel de soins médicaux adéquats.
Allons faire un tour au célèbre marché MBallia de Madina. Ici, le constat est amer car le marché a été quasiment vendu aux commerçants privés. Pourtant, c’est un domaine public. Le pourtour du marché est désormais ceinturé de magasins à étage qui poussent comme des champignons. L’espace se réduit comme une peau de chagrin et bientôt, les petites vendeuses risquent, à terme, de se retrouver dans les rues du quartier. L’Administrateur ou les administrateurs s’en foutent royalement de cette situation dramatique car, l’essentiel est d’empocher le maximum de fric au détriment des pauvres vendeuses, vendeurs et ménagères.
Par ailleurs, on constate une valse extraordinaire des prix des produits de première nécessité, et cela de façon quotidienne voire hebdomadaire. Une simple indication sur des prix pratiqués vous laisse pantois malgré vos petits Euros changés au cours parallèle de 8.400 FG pour 1 Euro ou 6.500 pour 1 USD. - 1 sac de riz de 50 Kg vaut entre 140 000 et 160 000 Fg - L’huile végétale de 20 L se négocie entre 130 000 à 150 000 Fg - Le sac d’oignons pour 90 000 à 100 000 Fg. Le Kg vaut 4 500 – 5 000 Fg - La pomme de terre made guinea se négocie à 4 000 FG/ Kg - La Tomate fraîche à 6 000 FG/ Kg - Le manioc de 1 000 à 1 500 FG/ unité - La petite botte de salade à 1 000 FG - Le bidon de 20 L d’huile de palme de 100 000 à 130 000 Fg - Le petit poisson populaire « bonga : ethmalose » à 500FG/ unité ou 3 pour 2000 Fg le fumé. - Le célèbre poisson Konkoë fumé se négocie entre 10 000 et 38 000 FG/ unité selon la grosseur. La douzaine fraîche se négocie à environ 250 000 FG - La viande devenue une denrée rare pour le guinéen est passé à 13 000 – 14 000 FG/ Kg pour le tout venant et il faut compter 16 000 FG/ Kg pour le filet ou le foie. - Un bœuf moyen se négocie entre 1.200.000 et 2.000.000 Fg même plus selon la robe et la grosseur. - Le petit mouton valse entre 350 000 et 650 000 Fg selon la robe et la grosseur, il en est de même de la chèvre. - Le Poulet bicyclette se mange entre 20 000 à 40 000 FG et, quant au poulet importé, il faut débourser au minimum 15 000 FG/pièce de 900g à 1 Kg. - Le pain qui est généralement très consommé coûte entre 1000 FG (petit) et 2000 FG (moyen).
La plupart des enfants vont désormais à l’école sans petit déjeuner à base de pain. Que dire alors du riz du pays qui coûte plus cher que l’importé ainsi que les fruits et légumes : - une petite banane à 500 FG ou 3 pour 2 000 Fg voire plus. L’ananas se déguste entre 3 000 et 5 000 FG/pièce sans compter les oranges (souvent cueillies vertes) ou la pastèque et autres fruits comme la papaye et le corossol dont le guinéen moyen ne connaît plus le goût. C’est devenu un vague souvenir pour lui. Tous les céréales connaissent une augmentation anarchique du prix : fonio, mil, arachide sèche, maïs etc. - L’eau source essentielle de vie manque cruellement et elle se vend désormais plus chère aussi dans les bidons de récupération de 20 litres d’huile végétale. A nous écouter et nous lire, vous êtes enclins de dire que c’est exagéré et que ce n’est pas possible mais, la plupart de nos compatriotes « diaspos » le savent car, ils sont obligés d’envoyer tous les mois au moins 100 Euros ou 100 USD pour la dépense de leurs familles. Il n’est un secret pour personne que la quasi-totalité de nos parents vivent grâce à nos maigres ressources obtenues dans les conditions difficiles de l’exil. Que faire pour sortir de cette impasse ?
Quant au transport urbain et interurbain, c’est sans commentaires tellement les tarifs sont énormes voire exorbitants. En zone urbaine de Conakry, on taxe par tronçon à raison de 1 000 FG. Ainsi quelqu’un qui habite Enta débourse par jour environ 10 000 FG (AR). Le prix du carburant demeure toujours exorbitant malgré la baisse sur le marché international. Fait bizarre, le gasoil (5 200 FG/L) est plus cher que l’essence (5 000 FG/L). C’est du jamais vu, sauf en Guinée de Lansana Conté. Aujourd’hui rien ne se négocie à moins de 500 FG. Pour preuve, le petit sachet d’arachide grillée de bouche se vend à 500 FG. Généralement, le billet de 1 000 FG est en passe de devenir unité monétaire. Comme dit l’autre, même les mendiants demandent les billets de 1 000 FG et, certains refusent carrément les jetons de 50 FG.
Au niveau des matériaux de construction, c’est la même chose. Le sac de ciment local (Soprociment) est à 46 000 FG voire 50 000 FG soit l’équivalent de 10 litres d’essence. Face à cette situation catastrophique que faire ? La seule solution qui vaille est le changement radical de régime. Pour cela, les forces vives de la Nation guinéenne (Partis politiques, société civile, soldats patriotes et autres) doivent se retrouver dans un large front uni anti-démocratique pour mettre hors d’état de nuire ce régime de prédateurs dont Lansana Conté est le principal obstacle. A ce sujet toute l’opinion internationale se pose la question de savoir pourquoi, malgré la maturation des conditions objectives, les populations guinéennes ne se révoltent pas ? Principale cause : division des forces d’opposition qui doivent jouer le rôle d’avant-garde pour conduire le combat libérateur. Mais hélas ! Certaines pesanteurs sociopolitiques empêchent cette démarche salutaire. C’est pourquoi, il est temps qu’elles taisent leurs petites querelles de personnes dans l’intérêt supérieur du peuple martyr de Guinée. Nous osons espérer que dans les prochains mois, une telle solution verra le jour pour barrer la route à l’action néfaste des prédateurs, et cela, dans le strict respect des principes démocratiques.
Chers compatriotes, après ce que j’ai vu et vécu au pays natal, il est plus que temps que nous conjuguions nos efforts pour abattre ce régime barbare et sanguinaire qui vit du sang de nos pères, mères, frères, sœurs, fils et filles. La seule alternative qui vaille est l’unité combattante des forces vives de la Nation. Enfin , Osons oser.
THIERNO MOUNTAGHA BALDE
Date : 23.11.2006
DAKAR
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